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Publié par ERASME

D’abord, Berlin va devoir affronter les immenses problèmes posés par la démographie allemande, par l’évolution technologique et les impératifs écologiques, par les migrants… avec une classe politique divisée en six partis. Avec un gouvernement faible, une indécision consubstantielle et un protectorat américain plus ou moins défaillant, l’Allemagne livrée à elle-même va se fragmenter. A partir de ce constat dressé sans joie mauvaise, Edouard Husson énonce des recommandations qu’un gouvernement français sorti des routines de la “gouvernance” aurait grand avantage à prendre en considération.

Il faudrait bien entendu cesser de s’enfermer dans une relation bilatérale avec l’Allemagne, cesser de vouloir imiter le prétendu modèle allemand, cesser de croire que l’euro est une monnaie bienfaisante – sur ce point aussi, le livre est riche en rappels cinglants – et surtout, surtout, ne plus se mêler des affaires allemandes. Edouard Husson cite un texte de Heine (5), qui annonce en 1834 les terribles violences dont les Allemands vont en effet se montrer capables. Le poète conseille aux Français de se tenir tranquilles, de ne pas applaudir et de garder l’arme au bras. Ce conseil, nous ne l’avons pas suivi, après le traité de Versailles comme après la chute du Mur de Berlin. Par peur de l’Allemagne, nous avons précipité la catastrophe de l’entre-deux-guerres et c’est toujours par peur que François Mitterrand a voulu “clouer” la main de l’Allemagne par une monnaie qui est devenue l’instrument de la puissance allemande…

Voir l'article : La crise allemande selon Edouard Husson

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