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Publié par ERASME

"On peut s'amuser à défaire les contours des continents, à en faire d’autres. On voit le Sahara comme grande césure entre deux Afrique. C’est une pure construction. Au Moyen Âge, il est en réalité traversé par des flux. Et quelques millénaires plus tôt, il est radicalement différent. Ses assemblage de contours ont une très grande fluidité dans le temps, et c'est cela aussi qu'il faut restituer. Commençons par nous déprendre de l'idée selon laquelle tous les savoirs au sujet de l'Afrique seraient toujours dépendants d'un certain ordre du discours ou d'un régime de connaissances produits par... des regards, des intentions, des attractions et des répulsions, des projets extérieurs... Régime de connaissances que l'on pourrait appeler "régime de la découverte". Idée qui apparaît intenable lorsqu'elle est ainsi exposée mais néanmoins bien présente comme toile de fond de certains discours politiques mais aussi ethnologiques ou muséographiques ; qui font voir l'Afrique comme un continent sans histoire, ou du moins un continent dont l'histoire ne pourrait nous être connue, ou nous être accessible puisque, nous, extérieurs à l'Afrique n'étions pas là pour attester de cette co-présence de l'Afrique au cours de l'histoire" [...] Directeur de recherche au CNRS et titulaire, de la chaire "Histoire et archéologie des mondes africains" au Collège de France, l'historien-archéologue François-Xavier Fauvelle analyse aujourd’hui et demain "Comment l'Afrique ne fut pas découverte". Il s’interroge en particulier sur la façon dont les mondes africains ont pu être appréhendés dans les mappemondes médiévales. Il revient sur "la place qu’occupe l’Afrique dans la représentation ptoléméenne du monde au XVe siècle", entre héritage antique et découvertes contemporaines, liées à l’expansion européenne."

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