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Publié par ERASME

Vers une nouvelle prise en charge de la fin de vie ?

Entre douleur, respect et dignité humaine, la fin de vie reste, dans les sociétés occidentales, un tabou devenu difficile à aborder – surtout lorsqu’est évoquée la possibilité qu’elle soit volontaire et assistée.

Depuis une quarantaine d’années, notre approche de la mort a évolué, socialement, moralement, culturellement, médicalement aussi. Notre législation s’est transformée en conséquence, avec par exemple le droit à l’accès aux soins palliatifs (1999) et le développement des droits des malades en fin de vie (2002, 2005 et 2016), le pas n’a jamais été franchi. Malgré tout, dans notre pays, les décideurs n’ont ainsi, pour l’heure, jamais réussi à se pencher sur la question avec le recul qui permettrait d’aller au bout de la réflexion, malgré de nombreuses tentatives.

Signe des mouvements qui parcourent la société et ses membres, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) lui-même, véritable boussole sur ces questions en France, n’a cessé de faire évoluer ses avis. S’y opposant hier, il vient pour la première fois d’affirmer « qu’il existe une voie pour une application éthique de l’aide active à mourir, mais qu’il ne serait pas éthique d’envisager une évolution de la législation si les mesures de santé publique recommandées dans le domaine des soins palliatifs ne sont pas prises en compte ».

Alors que la Présidence française lance ce jour une concertation nationale sur le sujet, est-ce le signe d’un infléchissement de la législation dans l’Hexagone ? Professeur d'éthique médicale, Emmanuel Hirsch (Université Paris-Saclay) nous livre sa réflexion.

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