Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 10:26

Les discours eurosceptiques prônant la sortie de la zone euro des pays en difficulté se font à nouveau nombreux, et la question se pose à présent sans tabou. Face au constat d'un possible défaut de paiement prochain, plusieurs économistes se sont penchés sur les conséquences d'une telle situation pour la Grèce, mais aussi pour les autres Etats membres de l'UE.
Malgré un soutien de l'Allemagne pour qui, selon le porte-parole du ministre de l'Economie, l'"objectif commun est la stabilité de l'euro, et nous voulons que la Grèce reste membre de la zone euro", ce pays qui "a manifestement rempli ses engagements avec peu de fermeté" est pointé du doigt [Le Point].
Face à cette situation, Timo Soini du parti des Vrais Finlandais (extrême-droite) estime quant à lui que "ceux qui ne peuvent pas suivre les règles doivent sortir du système. Ou alors il faut que des pays comme la Finlande, les Pays-Bas ou peut-être l'Allemagne quittent la zone euro, parce qu'ils ne peuvent plus payer pour les autres" [NouvelObs].
Plusieurs analystes restent néanmoins unanimes sur les conséquences catastrophiques d'une telle sortie pour la Grèce, mais aussi pour les autres pays de la zone euro [Les Echos]. Ainsi, si un pays faible quittait la zone euro, il connaîtrait une longue récession caractérisée par "une baisse de la croissance, 'une forte dégradation du pouvoir d'achat' due à l'inflation, conséquence de la dévaluation et de la monétisation des dettes publiques tant que le déficit extérieur persiste" [Le Figaro]. Le coût par habitant serait estimé entre "9.500 et 11.500 euros […] au cours de la première année, soit entre 40 et 50 % de son PIB. L'addition diminuerait, mais resterait salée les années suivantes : entre 3.000 et 4.000 euros annuels par personne " [Les Echos].
Pour l'économiste Jean Pisani-Ferry cependant, trois obstacles existent à la sortie d'un pays de la zone euro : un obstacle juridique car il n'existe pas dans le traité de Lisbonne une clause de sortie volontaire de l'euro ; un obstacle technique en raison du changement "coûteux et perturbateur" qu'entrainerait le retour au drachme, par exemple ; et enfin un obstacle économique entraîné par l'impossibilité pour les pays en difficulté "d'anticiper une dévaluation contrôlée de la nouvelle monnaie en raison de leur déficit de crédibilité" [Le Monde].

 

Source : Touteleurope.eu

 

Voir également sur ce blog, notamment : Il est temps de mettre un terme à ces débats stériles autour de l'abandon de l'euro !

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 13 septembre 2011.


 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

Recherche

Catégories