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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 11:31

Dans un entretien accordé au journal portugais « Publico », António Vitorino analyse la situation de la zone euro et de l’UE en évaluant les résultats du récent Conseil européen. Notre Europe propose une version française de cet entretien, paru sous le titre : « Le problème de l’Allemagne n’est pas d’avoir raison mais de devoir apprendre comment avoir raison ».

Extraits

Il n’y a probablement personne qui, mieux qu’António Vitorino, peut nous conduire dans les méandres des décisions prises au dernier Conseil européen, considérées comme essentielles pour freiner la crise de l’euro. En réagissant encore à chaud, l’ancien commissaire et aujourd’hui président de Notre Europe attire l’attention sur les risques d’une réforme des traités hors du cadre de l’Union européenne ainsi que sur la nécessité de légitimation démocratique des décisions tout en recommandant plus de tolérance vis-à-vis de l’Allemagne.

La première question est, probablement, la plus difficile. Les résultats de ce sommet ont-ils été suffisamment convaincants pour ouvrir la voie à la résolution de cette crise et donner des garanties aux marchés ?

Nous aurons la réponse à cette question au cours des semaines qui viennent. Cependant, en tant qu’observateur attentif, j’avoue que ça me paraît insuffisant. Une réponse a été apportée à une partie importante du problème, qui concerne le « pacte budgétaire » : les indications pour le moyen terme concernant l’assainissement budgétaire et la construction d’une union économique sont là, dans leurs principaux éléments. Nous avons cependant réalisé moins que ce qui était attendu et, surtout, moins que ce qui était nécessaire en ce qui concerne les garanties de liquidité de court terme. Et sur ce dernier point, la balle est maintenant dans le camp de la BCE.

La BCE a alimenté avant le sommet certaines attentes d’une intervention plus forte, dans le cas où il y aurait ce « pacte », mais elle les a rejetées par la suite. Et aucun signe en ce sens n’a découlé du sommet, bien au contraire.

La BCE est déjà sur le terrain dans la facilitation de l’accès du système bancaire à la liquidité. Et ceci révèle une intervention plus active : des prêts avec des maturités élargies à trois ans, l’élargissement des collatéraux admis pour le refinancement du système bancaire. Il s’agit là de savoir si elle va être plus active dans son intervention sur les marchés de la dette souveraine. Et sur ce point, nous devons attendre pour voir. Les indications du président de la BCE ont d’une certaine manière été contradictoires. Mais il manque toujours un lien : la possibilité d’une intervention directe de la BCE dans le renforcement financier du FESF. Ceci ne s’est pas vérifié et à la place, les Etats ont engagé une voie parallèle à travers le renforcement du FMI, avec des dotations bilatérales des Etats membres d’un montant de 200 milliards d’euros, qui n’aura un effet de levier que si les autres partenaires mondiaux, notamment les Etats-Unis et la Chine, soutiennent ce renforcement…


Pour lire l'intégralité de l'article, télécharger la pièce jointe : http://www.notre-europe.eu/uploads/tx_publication/EntretienA.Vitorino_Publico_Dec2011_1_.pdf

 

Source : http://www.notre-europe.eu/fr/axes/competition-cooperation-solidarite/travaux/publication/entretien-avec-antonio-vitorino/

 

Voir également :

 * L'impasse des stratégies de sortie de crise, par Nicolas Baverez

 * Reconstruire la confiance dans la capacité des Etats à honorer leurs engagements, notamment politiques et financiers

 * Un accord utile mais qui ne peut être considéré comme l'alpha et l'omega ! (nouvelle édition)

 * Selon Pierre Moscovici, la position de renégociation est une position extrêmement réaliste

 *Quelle crédibilité accorder à l'accord conclu par les Chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro le 21 juillet à Bruxelles ?

 * Quelle confiance peut-on accorder à l'accord des 26 et 27 octobre ? ) ? 

 * Garantir à tout-va revient, quand on est hyperendetté, à ne plus rien garantir du tout ! (nouvelle édition) ) ?

 * Entretien avec António Vitorino, par Teresa de Sousa (Publico - 16 décembre 2011))

 * « Pour une gouvernance économique européenne au service de la croissance », par Europanova (Brief de février 2011)

 * Signez le "MANIFESTE POUR UNE EUROZONE SOLIDAIRE ET INTEGREE" (Confrontations-Europe)


 




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