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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 20:33

Le chef de l'Etat a donné le coup d'envoi des commémorations de la Première guerre mondiale. Les 72 nations belligérantes participeront au défilé des Champs-Elysées.

François Hollande a lancé jeudi 7 novembre les commémorations du centenaire de la "Grande Guerre" de 14-18 par un discours solennel à l'Elysée, dans lequel il a évoqué les valeurs de la Nation et de la République. Lors de cette intervention, le chef de l'Etat a dévoilé les grands rendez-vous qui rythmeront 2014.

"Réformer, réunir et réussir"

Confronté à la révolte "des bonnets rouges" bretons contre l'écotaxe sur fond de multiplication des plans sociaux, François Hollande a établi un parallèle avec la gravité de la situation actuelle.

Il a fixé au pays comme "ordre de mobilisation" la nécessité de "réformer, réunir et réussir". "Pour cela, la France doit avoir confiance en elle-même, en son histoire, en ses forces, en ses capacités, en ses atouts, en son destin", a dit le chef de l'Etat.

Le souvenir de la Grande guerre rappelle "l'impérieuse nécessité de faire bloc si nous voulons gagner les batailles qui, aujourd'hui, ne sont plus militaires mais économiques, et qui mettent en jeu notre destin et notre place dans le monde", a déclaré François Hollande.

"Cette leçon de la Première Guerre Mondiale ne doit jamais être oubliée : rien n'est jamais acquis, rien n'est irréversible mais rien n'est fatal non plus. Tout dépend toujours de la volonté humaine."

La Grande Guerre "nous rappelle d'abord la force d'une nation quand elle se rassemble, la capacité de la République à préserver la démocratie, y compris dans la tourmente. Elle nous rappelle la nécessité de mobiliser les énergies au delà des intérêts particuliers, des sensibilités, au delà même des différences. Elle nous rappelle la solidarité qui permet de donner un sens à ce qui nous réunit."

"Elle nous rappelle l'intransigeance que nous devons avoir face aux haines, face au racisme, face à toutes les atteintes aux principes, aux valeurs qui nous constituent, elle nous rappelle combien nous devons être exigeants pour préserver la dignité humaine."

72 nations sur les Champs-Elysées

François Hollande a aussi insisté sur la force du souvenir. "Le souvenir de la Grande guerre est présent dans chaque village, dans chaque ville", a-t-il dit, mentionnant les monuments aux morts. "La France ne peut oublier, un siècle plus tard, ceux des siens qui sont descendus au fond de l'abîme."

Lors des commémorations, "la France sera l'hôte de toutes les nations" qui ont participé à la guerre, indique le chef de l'Etat, les 72 pays belligérants seront invités à participer aux cérémonies du 14-Juillet, "des soldats, avec leurs drapeaux et leurs uniformes, mais aussi des civils".

Une visite du président allemand

Puis, "le 3 août, la France célébrera dans la gravité et le recueillement l'entrée en guerre", a déclaré François Hollande. "J'ai proposé que le président de la République Fédérale, M. (Joachim) Gauck vienne en France à l'occasion de l'évocation de cet acte tragique, il l'a accepté et je l'en remercie."

François Hollande apporte également son soutien à la demande d'inscription des sites funéraires au patrimoine de l'Unesco.

Le chef des armées a aussi salué la mémoire de tous les soldats venus de l'empire colonial pour se battre sur le front, et à l'égard desquels la France "a une dette d'honneur", ce qui contribue à justifier à ses yeux l'intervention française au mali.

Les fusillés de guerre au musée des Invalides

Outre les commémorations, le président devait trancher l'épineuse question des 740 soldats français fusillés, "pour l'exemple" ou d'autres motifs, durant la guerre, qui a fait l'objet d'un rapport remis au gouvernement début octobre. Réhabilitation générale, au cas par cas, déclaration solennelle... Lionel Jospin, Premier ministre, en 1998, puis Nicolas Sarkozy dix ans plus tard, ont ouvert la voie à une réintégration des fusillés dans la mémoire collective.

François Hollande a annoncé dans son discours son intention de faire "une place à l'histoire des fusillés au musée des Invalides, dans ce lieu qui porte l'histoire de la guerre. (...) Il ne s'agit pas de juger, et encore moins de rejuger. Il s'agit de se souvenir." "La mémoire ne divise pas, elle rassemble toute la nation", a insisté le chef de l'Etat. Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a d'ailleurs salué  "un très beau discours qui était celui que l'on attendait".

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/premiere-guerre-mondiale-centenaire/20131107.OBS4162/hollande-lance-le-centenaire-de-la-grande-guerre-de-14-18.html

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