Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 17:45

Très controversés, les OGM, et notamment cet OGM TC 1507, pourraient s'insinuer dans les débats électoraux qui débuteront dans quelques semaines à l'occasion du processus électoral européen qui vise à renouveler les membres du Parlement européen.

En effet, la décision d'autoriser la culture de ce maïs transgénique au sein de l'Union européenne, qui intervient, fait du hasard ou non, au moment où l'Union négocie avec les Etats-Unis un traité sur le commerce des services (TTIP) où le sujet des OGM ne figure pas dans l'ordre du jour (*), alors que 19 Etats membres sur 28 s'y étaient opposés au sein du Conseil (cf. Le maïs TC1507, nouvel OGM autorisé à la culture dans l'UE (France Info)), laissant alors à la Commission européenne la responsabilité de déciser l'autorisation ou non, devrait susciter de nombreuses protestations qui n'épargneront ni les processus de décision au sein du Conseil, ni la Commission européenne très souvent objet de suspicions de "faiblesses" à l'égard des grands agents économiques internationaux (cf. notamment à ce sujet la récente décision relative à Google : http://www.euractiv.fr/innovation-enterprise/brussels-reaches-antitrust-deal-news-533311)

A quoi pense-t-on au sein des institutions européennes ? Pourrait-on cesser de continuer de laisser à penser qu'elles agissent hors sol ?

Pourrait-on éviter de renouveler l'épisode dramatique de la directive 'Bolkenstein" dont nous avons tous gardé en mémoire l'impact sur le processus d'adoption et de ratification du traité instituant une Constitution pour l'Europe ?

(*) L’Union sera-t-elle obligée de changer sa législation sur les organismes génétiquement modifiés (OGM)?

Non. Les actes législatifs de base, comme ceux qui concernent les OGM ou ceux qui visent à protéger la vie et la santé humaines, la santé et le bien-être animaux ou l’environnement et les intérêts des consommateurs, ne feront pas partie des négociations.

Conformément aux règles de l’Union, les OGM dont l’utilisation à des fins d’alimentation humaine et animale ou à des fins de culture a été autorisée peuvent déjà être vendus sur le marché européen. Les demandes d’autorisation sont évaluées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) puis soumises pour avis aux États membres. À ce jour, 52 OGM ont été autorisés. Les négociations ne modifieront en rien l’évaluation de l’innocuité des OGM réalisée par l’EFSA avant leur mise sur le marché, ni les procédures de gestion des risques.

L’Union et les États-Unis ont déjà échangé des informations sur les politiques, les réglementations et les questions techniques liées aux OGM. Une telle coopération permet de réduire au minimum les effets sur le commerce de nos systèmes respectifs d’autorisation des OGM. Nous voyons dans le partenariat transatlantique une occasion d’encourager cette coopération.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

Recherche

Catégories