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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 09:57

L'éditorial du Monde du 17 novembre "Etudiants étrangers : la faute de la France" fait une présentation inexacte de la politique menée par le gouvernement en matière d'immigration professionnelle et de mobilité étudiante, je ne peux laisser sans réponse l'information erronée selon laquelle cette politique ne serait motivée que par la préoccupation du chiffre et négligerait les intérêts de la France.

La France est très attachée à sa tradition d'accueil des étudiants étrangers qui constitue un élément important de l'attractivité internationale de ses écoles et de ses universités.

Notre objectif est d'attirer les meilleurs étudiants en particulier en master et doctorat au bénéfice du rayonnement de notre enseignement supérieur et de notre culture, et dans l'intérêt des jeunes venus d'autres pays.

Le nombre de visas étudiants était de 46 000 en 2007. Il était de 60 000 en 2010 et sera encore de 60 000 en 2011.

En ce qui concerne la circulaire du 31 mai 2011, elle ne fait que rappeler la loi de 2006 qui crée pour les titulaires de master et de doctorat un droit à un titre de séjour salarié d'une durée de six mois afin de faciliter une première expérience professionnelle dans une activité correspondant aux enseignements suivis.

La circulaire ne crée aucune restriction à ce droit. Le nombre de changements de statut d'étudiant à salarié, du reste, augmente sur les dix premiers mois de l'année 2011, de 27,5 % par rapport aux dix premiers mois de l'année 2010.

J'ajoute que sensible aux appels d'un certain nombre de directeurs de grandes écoles et de présidents d'université, j'ai créé un canal particulier d'examen des dossiers que ceux-ci considèrent comme importants. Quatre cents dossiers sont déjà parvenus, la moitié a fait l'objet d'ores et déjà d'une décision favorable.

S'agissant maintenant de façon plus large de la question de l'immigration professionnelle en France, que les intéressés aient fait des études dans notre pays ou non, les demandes d'autorisation sont examinées au regard du droit commun, c'est-à-dire de la situation de l'emploi.

Si les demandes émanant de personnes de nationalité étrangère correspondent à des qualifications ou des métiers dans lesquels la France connaît des pénuries de main-d'oeuvre, les autorisations sont accordées. Si tel n'est pas le cas, elles sont refusées.

Les services de l'Etat apportent de surcroît une attention particulière à ce que le recours à l'immigration professionnelle ne soit pas une manière de servir des salaires inférieurs au niveau du marché.

J'ajoute qu'un autre élément d'appréciation, à mon avis, doit jouer. Je ne me résous pas pour ma part à assumer cyniquement le pillage des cerveaux dans les pays d'origine qui ont souvent besoin de se constituer une classe de cadres.

Cela fait plusieurs années que la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement alerte l'opinion publique mondiale sur cette réalité. Cette approche est contraire à la politique de développement solidaire menée par le gouvernement.

Tels sont les principes et les modalités de mises en oeuvre de la politique menée par le gouvernement.

 

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