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Publié par ERASME

L’OCDE a annoncé des perspectives économiques  moroses pour la zone euro, emboitant le pas à la Commission européenne. L’organisation internationale recommande à l’UE d’accélérer sur l’Union bancaire. 

Comme le Fonds Monétaire International et la Commission européenne, l’OCDE a dévoilé aujourd’hui des prévisions économiques moroses pour les pays  de la zone euro  en 2014 et 2015. Si la reprise est au rendez-vous,  elle restera faible : 1% en 2014 puis 1,1% en 2015.

Pour les 34 pays membres de l'OCDE  - dont 21 sont membres de l’UE – les prévisions de croissance sont légèrement meilleures : 2.3 % en 2014 puis 2.7 % en 2015, contre de 1.2 % cette année.  

Capitalisation des banques insuffisantes 

Deux coupables pour l’institution : le niveau de chômage, en particulier chez les jeunes, et une crise financière dont les effets se font toujours sentir sur le niveau insuffisant de capitalisation des banques européennes et la difficulté d’accès au crédit.

« Le chômage atteint en  moyenne 8% dans les pays de l’OCDE. Et il continu à augmenter. Le taux de chômage des jeunes est quant à lui deux fois plus élevé  (16%) » relève le secrétaire général de l'OCDE, Angel Gurría. « La situation [du chômage des jeunes] est réellement dramatique. C’est ce qui va faire échouer ou réussir les politiques sociales en Europe » ajoute-il.

Dans la zone euro, les niveaux de chômage dépassent largement la moyenne de l’OCDE. En 2013, il touche 12% de la population et devrait légèrement grimper à 12,1% en 2014 avant d’entamer une légère décroissance en 2015.

L'OCDE également insisté sur la réforme du secteur financier de la zone euro. « Tous les moteurs traditionnels de la croissance sont grippés. Pour réparer le moteur de la croissance, il faut transmettre un message très clair en matière de réforme des banques  et séparer les activités de banques commerciales et banques d’investissement » a détaillé  Angel Gurría.

Avancer sur l'union bancaire

Pour faciliter l’accès au crédit, grippé par la crise économique et financière,  l’OCDE  appuie la stratégie de la Banque Centrale Européenne, qui vient de baisser son principal taux directeur de 0,50 à 0,25%, son plus bas historique. « La  Banque Centrale Européenne  a bien réagi en baissant les taux »  affirme Pier Calo Padouan. Pour l’OCDE, la BCE doit maintenir son taux au plus bas au moins jusqu’en 2015 pour espérer renouer avec la croissance.

« Il faut également réparer le secteur financier avec notamment des stress test transparents » a poursuivi  Pier Calo Padouan, faisant référence aux tests de résistance que la Banque Centrale Européenne doit réaliser sur les grandes banques européennes  afin d’évaluer leurs bilans.

Ce programme d’évaluation doit permettre d’identifier les lacunes dans les bilans des banques et prévenir de nouvelles faillites.  « Les banques européennes sont insuffisamment capitalisées » a affirmé Pier Calo Padouan, économiste en chef  de l’OCDE. Pour y remédier, l’institution recommande de recapitaliser les banques en cas de besoin.

Un mécanisme qui doit intervenir dans le cadre de l’Union bancaire, à laquelle « il faut dire oui » a insisté Angel Gurría. Un appel destiné à l’Allemagne, qui bloque les négociations depuis des mois et refusant catégoriquement la mise en place du mécanisme permettant à l’UE de recapitaliser directement  ses banques  en difficulté.

« Des progrès significatifs et rapides sur l'union bancaire restent la condition préalable pour résoudre la crise financière dans la zone euro » relève l’OCDE dans son rapport.

L’OCDE clémente sur l’excédent commercial allemand

Sévère sur l’union bancaire, l’OCDE a été plus clémente face à l’excédent commercial allemand, dénoncé successivement par le FMI et la Commission européenne. « L’Union économique doit faire face à des asymétries : certains pays connaissent des excédents d’autres des déficits » a rappelé l’économiste en chef.

Mais malgré un excédent commercial qui s’élève à 7% de son PIB, l’OCDE a estimé qu’il ne se faisait pas au détriment de l’UE. « L’Allemagne a un excédent alimenté par ses échanges commerciaux avec les pays externe à l’UE comme les Etats Unis.  Elle conserve  certes un excédent de 7% mais il ne se fait plus au détriment de ses partenaires européens » a affirmé  Pier Calo Padoua.

 

Source : http://www.euractiv.fr/services-financiers/ocde-appelle-ue-avancer-sur-unio-news-531809

 
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