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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 18:30

L’accord de coalition tend à montrer que les deux partis traditionnels ont conscience des attentes élevées des États membres vis-à-vis du nouveau gouvernement allemand. Cependant, le chapitre consacré à l'UE est submergé par les questions intérieures. Un article d'EurActiv Allemagne.

L'Europe n'est pas une priorité dans le texte d'accord de la nouvelle coalition, dévoilé le 27 novembre par les conservateurs d'Angela Merkel et les sociaux-démocrates (SPD).

Les politiques nationales dominent le chapitre consacré à l'Europe, intitulé « une Europe forte ». Les retraites, le salaire minimum, le travail temporaire, les investissements dans les infrastructures, le péage pour les véhicules particuliers, l'enseignement ou le droit d'adoption pour les couples homosexuels font partie des thèmes abordés.

Le message émanant du document de 185 pages est clair : la politique européenne de la chancelière allemande restera largement inchangée et ne comportera que très peu de modifications notables.

La coalition CDU/CSU-SPD est évidemment consciente des responsabilités de Berlin à la lumière des défis économiques, sociaux et institutionnels de l'Union européenne et de la zone euro. En tant que plus grande économie de l'Union et ancre de stabilité, l'Allemagne sait qu'elle assume une énorme responsabilité et que les partenaires européens attendent beaucoup du nouveau gouvernement allemand.

L'accord de la nouvelle coalition laisse penser que le gouvernement allemand sera en mesure de satisfaire ces attentes. Le rôle des États membres est également important, le document rappelle qu'ils ont également la responsabilité de surmonter la crise.

Les institutions européennes doivent aussi prendre la question à bras-le-corps, indique le document. Alors que les politiques européennes ont de plus en plus d'impact sur la vie des citoyens, les décisions de l'UE doivent être mieux expliquées, sinon la population perdra confiance. En d'autres termes, les partenaires de coalition souhaitent renforcer la légitimité démocratique de l'UE.

L'Allemagne campe toujours sur certaines positions : elle refuse de mutualiser la dette publique. Les socialistes européens l'avaient pourtant voulu. Chaque État membre reste responsable de son propre budget et de ses déficits, malgré la coordination économique renforcée convenue au cours de la crise de la dette de la zone euro.

Dans une critique voilée à l’encontre des États-Unis, l'accord gouvernement souligne la nécessité d'un nouveau cadre réglementaire international sur la gestion des données à caractère personnel. Le document fait référence au scandale d'espionnage américain. « Nous nous attendons à un engagement clair sur ce dossier et des mesures parallèles du gouvernement américain. » Les règles entre les partenaires doivent être clairement définies en vue de mettre sur pied des accords transparents pour protéger la vie privée des citoyens.

L'accord de coalition aborde très brièvement la relation particulière franco-allemande : « Le partenariat franco-allemand est unique dans sa diversité », malgré les faiblesses économiques et politiques actuelles de Paris.

Le passage consacré à la Turquie ressemble à un compromis entre la CDU/CSU et le SPD. Le texte indique que le processus d'adhésion à l'UE doit rester ouvert. Tant que l'UE n'est pas en mesure d'accepter la Turquie ou que le pays ne peut pas respecter ses obligations, sa « relation particulière » avec l'UE et l'Allemagne se poursuivra.

En matière de politique étrangère, la coalition appelle à un renforcement du rôle qui incombe au bureau de Catherine Ashton, le Service européen pour l'action extérieure (SEAE). Selon une demande claire adressée à Bruxelles, l'accord établit que « les questions de politique étrangère, la politique commerciale et la coopération au développement doivent être mieux associées et coordonnées. »                

 
Source : EurActiv Allemagne - traduit de l'anglais par Aubry Touriel
http://www.euractiv.fr/elections/accord-de-coalition-allemande-un-news-532016
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