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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 10:57

L’opuscule édité par la Fondation Robert Schuman ne laisse pas de place au doute ou à l’ironie. L’auteur, ancien ambassadeur de France à l’OTAN et ancien porte-parole du Quai d’Orsay (NDLR : Pascale Andreani a été aussi, sinon, surtout, la conseillère Europe du Premier ministre ainsi que Secrétaire générale du Comité interministérielle pour les questions économiques - SGCI -), défend la réintégration de la France dans les structures de commandement de l’OTAN. L’intérêt de cet ouvrage réside surtout dans sa situation dans le contexte général. Pascale Andréani évoque ainsi ce lent processus entamé par des discussions informelles entre ambassadeurs français, allemand, britannique et américains à l’OTAN fin 1990 – début 1991 sous Mitterrand, poursuivi sous Balladur, avec un premier pas formel franchi sous Chirac, puis une seconde étape sous Sarkorzy. Une réintégration plus douce qu’il n’y parait en réalité et qui a, en fait, un objectif : récolter les fruits de l’engagement français.

Rétablir la confiance des alliés et peser davantage

Un processus qui a deux causes souligne l’auteur : la « nouvelle donne internationale » – avec la fin de la menace soviétique et le 11 septembre 2011 – et la « participation de la France à toutes les opérations de l’OTAN » (Bosnie 1995, Kosovo 1999, Afghanistan 2001) « sans peser à la hauteur de son engagement » (la France qui est tout de même 4e contributeur en troupes et en financements de l’Alliance !). La réintégration dans le commandement avait donc deux objectifs : premièrement, faire participer la France à la planification et assurer ainsi « une présence du début à la fin de la chaîne de commandement », deuxièmement « rétablir la confiance des Alliés ».

Quelques propositions

Quant à l’UE, l’ambassadrice fait quelques propositions, assez limitées, et qui ressemblent presque comme une copie à la proposition du secrétaire général de l’OTAN, A.F Rasmussen. Elle considère en effet que les deux organisations doivent « plus que jamais, coopérer ». Elle préconise de « renforcer les mécanismes de consultation et de coopération informels », en multipliant les rencontres des secrétaires généraux des deux organisations et de leurs secrétariats ; de « répondre progressivement à la demande turque de participer à l’Agence européenne de défense », d’accroitre la coopération entre les deux organisations sur les « questions capacitaires, comme le propose notamment ‘l’initiative nordique‘ ».

 

« La France, l’Otan et l’Union européenne », Pascale Andreani, Fondation Robert Schuman, 48 pages, 10 euros.


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