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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 15:35

Le pays à la tête du Conseil de l’UE espère faire avancer les négociations sur le marché transatlantique avec les États-Unis. La Commission storiouhaite les faire aboutir d’ici la fin de l’année 2014.       

À la tête du Conseil de l’Union européenne depuis le 1er janvier 2014, la Grèce célèbre aujourd’hui officiellement sa prise de fonction à Athènes, en présence du président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, et du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Placée sous le signe de l’austérité, la présidence grecque a d’ores et déjà annoncé un certain nombre de priorités, au rang desquelles le renforcement de la zone euro via l’achèvement de l’union bancaire, la croissance, l’immigration ou encore la politique maritime.

Un programme chargé pour le pays en crise, qui ne dispose en plus que d’une fenêtre de tir très courte pour laisser son empreinte. Les élections européennes de mai 2014 amputent en effet de plusieurs semaines la présidence tournante du pays.

Au-delà des grands dossiers annoncés, celui des négociations commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis va aussi échoir à la Grèce.

Contexte

Les négociations entre les États-Unis et l'Union européenne sur le partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement (PTCI) ont débuté en juillet. Si un accord est conclu, il concernerait plus de 40 % du PIB mondial et représenterait les plus grandes parts commerciales et d'investissement directs étrangers.

Bruxelles et Washington ont établi l'objectif ambitieux de conclure les négociations d'ici la fin 2014. La Grèce, qui vient de prendre la présidence tournante de l’Union européenne a inscrit ces négociations au rang de ses priorités. Elle passera ensuite le dossier à la présidence italienne, qui débutera le 1er juillet 2014. 

Accélérer les négociations

Lors d’un discours prononcé au cours du dernier Conseil européen le 20 décembre 2013, le premier ministre Antonis Samaras a insisté sur l’intention de son pays de faire avancer les discussions entre les deux partenaires. Le pays va donc « prendre des mesures concernant le commerce extérieur afin d’accélérer les négociations en cours sur les accords de libre-échange avec les États-Unis et les autres partenaires stratégiques », a détaillé le premier ministre.

En effet, depuis juillet, les Européens et les Américains ont entamé de vastes négociations afin de créer une zone de libre-échange. Ce partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) vise la suppression des droits de douane restant dans tous les secteurs d’activité afin de développer les échanges commerciaux entre les deux partenaires.

Pour l’heure, les négociateurs de l’UE et des États-Unis ont tenu trois cycles de négociation, dont le dernier s’est tenu en décembre à Washington. Ces premiers échanges ont notamment été marqués par le scandale du vaste programme d’espionnage Prism et le manque de transparence de négociations, pointé du doigt par les parlementaires européens.

La Grèce sera charge de faire avancer le dossier alors que se profile le quatrième cycle de négociation à Bruxelles en mars 2014.

Enjeu pour la France

Le TTIP reste un enjeu considérable pour la France. À l’occasion d’une rencontre à Paris , le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici, et le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, ont abordé les négociations du traité. « Nous sommes toujours en train de collaborer », a indiqué le secrétaire au trésor, affirmant que les États-Unis et la France étaient « de grands partenaires dans ce dossier ».

De son côté, Pierre Moscovici a affirmé que la France était « favorable à ces négociations commerciales ». Le ministre a insisté sur le potentiel qu’offrait le marché américain aux entreprises françaises, notamment les PME. « Ce partenariat doit permettre à nos entreprises d’aller chercher des marchés plus facilement outre-Atlantique », a expliqué le ministre.

Seul bémol, alors que la France a réussi à obtenir l’exclusion du sujet culturel du champ de négociation de la Commission européenne, certains secteurs tels que l’automobile, la protection des consommateurs et l’agroalimentaire inquiètent particulièrement Paris, qui restera d’une extrême vigilance sur le sujet.

Voir également les articles de la rubrique intitulée : L'intégration euroatlantique à l'oeuvre

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