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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 13:33

Hier, 23 novembre, les investisseurs ne se sont pas montrés très pressés d’acheter de la dette allemande. En effet, la dernière émission obligataire à dix ans de l'année n'a ramené que 3,6 milliards d'euros contre une offre au départ de 6 milliards d'euros. Cet incident souligne les faiblesses actuelles de l'Allemagne. En outre, le pays semble être de plus en plus isolé dans sa position de refus d'une plus grande intervention de la Banque centrale européenne.
"C'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase et mis à l'épreuve la résistance de l'euro" [La Tribune], "l'échec de l'émission d'hier a (…) fait l'effet d'un coup de tonnerre" [Les Echos], "signe d'un début d'assèchement du crédit aux Etats de la zone euro" [RTBF] : voici les commentaires présents dans les journaux aujourd'hui vis-à-vis du faible succès de la dernière émission de "Bund", pourtant titre de référence pour le marché européen. Lors de cette enchère, la demande des investisseurs s'est en effet montrée relativement faible.
Pour l'Agence financière allemande, l'organisme responsable de l'émission, "ce résultat ne signifie en aucun cas une pénurie de refinancement pour le budget allemand" [La Tribune]. Il met cependant en lumière les faiblesses de l'Allemagne. En effet, la Bundesbank a souligné que le déficit de l'Etat augmentera de 26 milliards d'euros l'an prochain contre de 22 à 24 milliards d'euros cette année [Les Echos]. Une augmentation qui fait écho à une autre critique faite récemment à l'Allemagne, à savoir le montant de sa dette. Pour Jean-Claude Juncker, patron de l'Eurogroupe, "la hauteur des dettes publiques allemandes est alarmante". Elle représente en effet 82 % du PIB en 2011, alors que la dette représente 64 % aux Pays-Bas et 49 % en Finlande. Face à l'annonce d'une nouvelle réduction d'impôts, "on espère que la Commission européenne sera aussi ferme avec Berlin qu’avec les autres", "la réduction de la dette [étant pour la Commission] la priorité des priorités" [RTBF]
L’autre sujet de tensions au sein de l'Union européenne est le refus allemand de renforcer l'intervention de la BCE pour régler la crise de la dette. Dans un discours aux députés du Bundestag, la chancelière allemande a souligné que la création d'euro-obligations, "c'était 'atteler la charrue avant les bœufs'" et que "cela ne va pas marcher" [AFP]. Elle a en outre rappelé que "la zone euro a une banque centrale qui est uniquement responsable de la stabilité de la monnaie, c’est son mandat, elle l’exerce en toute indépendance. (…) Il est très important que l’Europe puisse s’appuyer sur ces institutions indépendantes, et n’ait pas le droit de changer quoi que ce soit à ce mandat" [AFP].
Mais cette position est de plus en plus isolée. Se démarquant de sa philosophie traditionnellement proche de l'Allemagne, la ministre des Finances finlandaise, Jutta Urpilainen, a en effet indiqué que "si toutes les autres solutions tentées jusqu'à présent échouent, alors il faudra réfléchir au rôle de la BCE et à un rôle plus important pour le FMI" [Les Echos]. "A quel moment Mme Merkel entend-elle lâcher du lest ? Lorsque les taux italiens seront montés à 15 % et les taux français à 10 % ?" s'interroge Bruno Cavalier d'Oddo Securities dans Les Echos.

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commentaires

Girouette 25/11/2011 06:53

Et vous n'avez pas encore entendu les mauvaises nouvelles venant de Chine. Sortir du Communisme, c'est comme le retour à la vie civile, c'est démobilisant !

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/23/chine-l-activite-manufacturiere-ralentit-craintes-sur-la-croissance-mondiale_1607843_3234.html

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