Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 14:29

La rencontre entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, hier à l'Elysée, a permis au couple franco-allemand de finaliser son projet de réforme des traités européens. Une lettre devrait être envoyée au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, comprenant l'ensemble des propositions. Mais ces modifications permettront-elles de faire face à la menace d'abaissement des notes de plusieurs pays européens annoncée par l'agence de notation Standard & Poor's ?
Lundi soir, Standard & Poor's a averti 15 pays de la zone euro qu'ils étaient sous surveillance avec perspective négative. Parmi eux figurent les six pays les mieux notés, à savoir l'Allemagne, la France, les Pays-Bas, l'Autriche, la Finlande et le Luxembourg. L'agence a justifié cette annonce en raison d'un "accroissement des tensions systémiques", dont font partie "les primes de risque plus élevées demandées pour des obligations souveraines (…), la persistance des désaccords entre dirigeants européens sur la manière de sortir de la crise, le niveau élevé d'endettement dans une bonne partie de la zone euro et un risque accru de récession dans la zone euro" [Le Monde].
Pour Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, cet avertissement est "follement exagéré et injuste", en précisant cependant qu'il n'était pas "troublé par ceci, mais (…) stupéfait, vu les efforts significatifs ces derniers jours pour surmonter la crise, notamment les programmes d'économies en Italie et en Irlande" [Le Monde]. Pour sa part, l'économiste en chef d'ING à Bruxelles Peter Van Den Haute analyse cette annonce comme "une pression supplémentaire pour chefs d'Etat et Premiers ministres d'aboutir à un bon accord lors du Sommet européen, cette semaine" [RTBF], bien qu'il s'estime surpris que l'avertissement de l'agence ait eu lieu juste après l'accord entre les deux chefs d'Etats.
La réaction de la France et de l'Allemagne ne s'est pas fait attendre : les deux pays se sont dit "pleinement solidaires [et] confirment leur volonté de prendre toutes les décisions nécessaires pour assurer la stabilité de la zone euro" [AFP]. Pour les deux dirigeants, "leurs propositions permettront de renforcer la gouvernance de la zone euro afin de rétablir la stabilité, la compétitivité et la croissance" [AFP].
La réunion d'hier leur a donc permis de mettre au point les propositions de réforme qu'ils présenteront jeudi et vendredi prochain au Conseil européen. Cette "feuille de route" [Euronews] comprend notamment un nouveau cadre institutionnel et des sanctions économiques automatiques pour les pays ayant un déficit supérieur à 3 %. Une nouvelle compétence serait attribuée à la Cour de justice de l'UE, qui devra "vérifier la conformité avec l'engagement de retour à l'équilibre budgétaire des règles d'or anti-déficit dont les Etats de la zone euro devront se doter", a déclaré Angela Merkel. Elle ne pourra cependant pas "déclarer un budget national nul et non avenu" a précisé le président Sarkozy [Les Echos].

 

Voir également à cet égard :

 * 'La réforme du système monétaire international : une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle' (Initiative du Palais-Royal) - première partie -

 * 'La réforme du système monétaire international : une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle' (Initiative du Palais-Royal) - seconde partie -

 * Retour sur les 'règles nationales budgétaires' adoptées le 11 mars 2011 par les chefs d'Etat ou de gouvernement de la zone Euro

 * Le "semestre européen", nouvel outil de coordination des politiques économiques et budgétaires (Europaforum.lu)

 * Pacte pour l'euro plus: un rapport dresse la liste des questions fiscales à discuter

 * Une réponse politique et institutionnelle à l'instabilité et à l'insécurité créée par l'incapacité de répondre efficacement aux chocs financiers systémiques

 * Le principe de sincérité des lois de finances et des lois de financement de la sécurité sociale (Sénat)

 * Et si A. Merkel et N. Sarkozy agissaient en fait pour mettre un terme à l'UEM telle qu'elle existe !

 * Une réponse politique et institutionnelle à l'instabilité et à l'insécurité créée par l'incapacité de répondre efficacement aux chocs financiers systémiques






 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

Recherche

Catégories