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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 10:45

La politique de développement et de lutte contre le changement climatique souffrent de la rigueur budgétaire européenne. Pour le ministre délégué en charge du développement Pascal Canfin, la taxe sur les transactions financières  européenne représente la meilleure option.

 

Il n’y aura pas d’accord climatique ambitieux à Paris en 2015 sans nouveaux financements. Pascal Canfin, ministre délégué au développement auprès du ministre des Affaires étrangères explique dans une interview à EurActiv que la taxe sur les transactions financières en discussion entre 11 États membres de l’UE « représente peut être la dernière fenêtre de tir pour dégager les financements nécessaires à la conclusion d’un accord climatique ambitieux à Paris ».

« Un des enjeux de la conférence de Paris sera de trouver les fameux 100 milliards de dollars décidés à Copenhague en 2009. Il s’agira de se mettre d’accord pour verdir les financements consacrés au développement. Mais il faudra aussi des financements additionnels consacrés au climat » détaille le ministre.

Le besoin d’argent frais dans la perspective de la conférence de Paris vise notamment à convaincre les pays du sud de s’engager dans le chantier de la lutte contre le changement climatique. « Car il est normal, que les pays du sud ne signent pas sans un engagement public additionnel » reconnaît le ministre.

« Avec la taxe européenne sur les transactions financières, on peut résoudre le problème des financements additionnels pour la lutte contre le changement climatique », affirme le ministre. « On a parfaitement conscience que si l’on ne parvient pas à trouver un accord à Paris, cela créa une désillusion définitive », poursuit-il.

Une version nationale moins ambitieuse

En France, une version nationale plus restreinte que le projet européen est entrée en vigueur depuis août 2012 et 15 % de ses recettes sont aujourd’hui reversées au budget de l’aide publique au développement. De son côté, l'Italie a introduit une taxe similaire au printemps 2013.

La version européenne soutenue aujourd’hui par 11 États membres a piétiné ses derniers mois faute de gouvernement en Allemagne. Mais elle reste aussi hautement controversée par les États membres et l’industrie financière, notamment sur sa portée. Cette dernière prévoit en effet de taxer les opérations dites « intra day », qui représente environ 40 % des opérations à la Bourse de Paris.

« L’enjeu de la taxe européenne est précisément de pouvoir faire ce qu’on ne peut pas faire au niveau national. Cette taxe est destinée à taxer des flux qu’on peut difficilement taxer seul », explique Pascal Canfin.

Malgré les réticences,  l’ancien député européen reste optimiste l’aboutissement du chantier. « Je pense qu’il est possible d’avoir cette taxe décidée politiquement avant le mois de mai et les élections européennes » affirme-t-il.

En cas d’accord politique entre les 11 pays européens participants à l’initiative, l’affectation de cette taxe reviendra probablement aux États membres. « François Hollande a affirmé à de nombreuses reprises qu’une partie significative de cette taxe devait être affectée au développement et au climat », rappelle Pascal Canfin

 

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