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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 11:25

Les négociations menées cette nuit à Bruxelles sur les réformes institutionnelles ont donné lieu à des échanges qualifiés de « virils » entre le premier ministre Britannique, David Cameron, et d’autres chefs d’Etat et de gouvernement dont le président de la république.

Les Britanniques se sont toujours montrés de redoutables négociateurs. La dernière séquence nocturne le démontre. Mais, au-delà des prises de position et autres postures, la rupture constatée entre le Royaume-Uni et la majorité des Etats membres de l’Union autour de l’évolution de celle-ci face à la crise inquiète. Notamment sur son impact sur les dossiers de défense.

Il y a tout juste un an la France et le Royaume-Uni signaient un accord de coopération et un traité relatifs à la défense et à la dissuasion menant à un partage de souveraineté et à un renforcement des liens capacitaires et industriels. Ce sommet de novembre 2010 fut l’aboutissement d’un processus entamé dès 2008. Un an plus tard, a été décidé le report d’un sommet franco-britannique censé célébré la bonne marche de cette coopération. Mauvais présage. 

Ce report et le désaccord de cette nuit ne font qu’assombrir l’avenir de l’accord franco-britannique. Ce serait faire fausse route. Les bonnes raisons qui ont mené au sommet de 2010 demeurent : similitude des intérêts à défendre ; similitude des efforts budgétaires et formats des forces ; convergence des industries et centres de recherche,…

Aucun autre pays que le Royaume-Uni n’est aussi proche de la France sur les questions de défense. De plus, la défense européenne repose majoritairement sur les efforts de défense menés des deux rives de la Manche. Est-il aujourd’hui raisonnable de sacrifier cette réalité ? Que restera-t-il du potentiel militaire européen si le pilier franco-britannique s’effondre ?

Au cours des dernières années, les autorités britanniques ont accompli un revirement de leur approche des questions militaires, actant le désengagement américain en Europe. Peu de commentateurs et experts soulignent que l’accord franco-britannique de 2010 réunit deux Etats qui avaient pris deux chemins éloignés en matière de doctrine de défense depuis 1956 et l’échec de Suez ! Souhaitons que la rupture bruxelloise de cette nuit n’incite pas le Royaume-Uni de nouveau à virer de bord.

 

Source : http://www.francois.cornut-gentille.fr/2011/12/09/que-devient-laccord-franco-britannique-de-defense/

 

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