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Publié par Patrice Cardot

Les économies avancées sont confrontées à un accroissement sans précédent de leur endettement public (1). Celui-ci a été accru de plus de 10 000 milliards de dollars depuis 2008 dans l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et pourrait représenter 100 % du PIB agrégé de ses membres à l’horizon 2012. Les plus grands émetteurs souverains ont pour le moment réussi à financer sans difficultés majeures ce surcroît massif d’endettement, mais les crises grecque et irlandaise ont brutalement rappelé aux pays développés qu’ils pouvaient eux aussi être un jour confrontés à la fermeture des marchés. Il s’agit d’une rupture importante pour des États qui, pendant trente années de mondialisation financière, s’étaient habitués à financer sans difficulté leurs déficits sur les marchés internationaux. Préserver une base durable de détenteurs des titres publics redevient donc une préoccupation majeure pour les émetteurs souverains. En outre, l’identité des porteurs de titres publics redevient une donnée essentielle pour mesurer l’exposition des acteurs financiers à une crise souveraine et prévenir les risques de crise systémique.

Cette étude propose d’examiner la structure de détention de la dette souveraine des grands pays avancés à partir des données publiques disponibles.

La première partie revient sur le rôle central joué par les différents acteurs financiers dans l’allocation de l’épargne au financement des dettes publiques. La deuxième partie analyse les ressorts qui ont conduit à l’internationalisation de la base de créanciers des États dans le contexte de la mondialisation. La troisième partie présente les différentes stratégies de financement de la dette mises en oeuvre suite à la crise financière et les inquiétudes réelles qui pèsent sur la capacité des économies avancées à maintenir des conditions de financement favorables dans les prochaines années.

 

(1) La définition statistique de la dette publique est différente selon qu’elle englobe ou non les administrations publiques distinctes de l’État central. Les statistiques disponibles dans l’Union européenne permettent de distinguer la dette de l’État de la dette totale des administrations publiques au sens de Maastricht. Aux États-Unis et au Japon, les données utilisées dans cette étude portent sur la seule dette de l’Etat.

 

Voir la note : DETTE-2011-03-28-BAG-2web DETTE-2011-03-28-BAG-2web

 

* Économiste et haut fonctionnaire, l’auteur de cette note a désiré conserver l’anonymat et publie cette note sous pseudonyme.

 

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