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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 11:03

Une fois encore, le président de la République a évoqué l'importance qu'il attache à une réduction des dépenses publiques - de fonctionnement - de manière à "reclasser la France" !

La baisse des dépenses publiques est maintenant un serpent de mer du discours politique, tout particulièrement depuis l'arrivée de François Hollande au pouvoir. Le président s'est avancé sur une diminution de 50 milliards, soit 4% de la dépense publique. L'ambition est nécessaire sur ce sujet, simplement, on voit mal comment elle va se mettre en place. Dès son arrivée au pouvoir, la gauche a remplacé la RGPP par la MAP, la modernisation de l'action publique, qui n'a produit aucun effet budgétaire concret à ce stade. Le président propose de mettre en oeuvre une autre méthode, ce qui sonne comme un désaveu de ce qui a été pratiqué depuis près de 2 ans maintenant. Il propose, pour ce faire, un énième comité qui se réunira tous les mois. Sur ce sujet, il est urgent de ne plus analyser, mais d'agir. Et l'action paraît bien éloignée...

Qui n'y est pas allé au cours de ces dernières années sur les économies à réaliser sur ce registre ! Une véritable liste de Prévert a fini par être établie et pourtant, ces dépenses peinent à baisser !

Parmi les économies qui pourraient être simples à réaliser - et de manière durable - figurent celles qui résulteraient d'une réduction appropriée des effectifs des promotions des grandes Ecoles destinées à la formation des agents de la Fonction publique de manière à les adapter à la voilure cible de la Fonction publique ! Celà vaut également pour les Ecoles militaires ! Car tout recrutement public excédentaire génère des dépenses pendant toute la vie d'adulte de l'individu bénéficiaire ! Et en la matière, ces dépenses atteignent un niveau particulièrement élevé !

Dans une interview réalisée en 2009, le Premier Secrétaire du Parti socialiste déclarait : « Si je ne faisais absolument rien à la Cour des comptes, je continuerais à gagner 15 000 francs par mois, 25 000 si je faisais des rapports, mais sans forcement en faire énormément. Je pourrais doser mon travail, rester chez moi quand je suis fatigué, aller à la Cour des comptes dans mon bureau pour passer des coups de téléphone. Bref, je serais totalement libre. Je serais un vrai privilégié comme je l’étais avant d’être élu député ».

Faut-il pour autant supprimer simultanément les grands corps de l'Etat dont les membres jouissent de privilèges et de rémunérations qui ne donnent de l'Etat cette exemplarité dont il prétend vouloir faire preuve ? 

Cette question a été soulevée depuis 30 ans sans qu'aucune évolution notoire n'ait été enregistrée, à l'exception de quelques fusions des grands corps techniques (justement ceux qui ont encore un rôle utile à jouer dans un Etat stratège qui serait enfin capable de ne pas céder aux pressions des lobbys et de s'adapter aux exigences nouvelles qu'introduit l'internationalisation des différents segments des chaines de valeur d'une économie globalisée) !

Il est à craindre que ceux qui sont actuellement à la tête de l'Etat prennent un soin méticuleux pour éviter de la soulever à nouveau, l'ensemble de ces corps y figurant en masse à des postes clé !

Or, si la sincérité de la volonté du président de la République d'opérer une véritable réforme des missions de l'Etat ne saurait être mise en doute, sa capacité à entraîner avec et derrière lui ses troupes pour agir là où celà parait indispensable pour que l'on ne reprenne pas toujours les mêmes pour conduire les réformes à leur terme paraît des plus compromise !

Parmi les causes de l'incapacité des politiques à mener à bien leurs projets de réformes, nous le savons tous, figure cet Etat dans l'Etat qui tire les ficèle de manière bien peu démocratique et qui empêche in fine les institutions de la République d'oeuvrer en toutes circonstances dans l'intérêt de la Nation !

L'illusion perdue de l'alternance démocratique, la défiance des citoyens pour la politique (cf. notamment à cet égard La défiance à l'égard de l'Union européenne bat des records en France, par Aline Robert (Euractiv.fr) ) et la croyance des Français dans l'existence d'un système qui leur imposerait ses volontés (cf. Est-il possible de démontrer le caractère vrai ou faux des théories conspirationnistes ? ) tiennent d'abord à cette situation !

Cessons d'agir comme si nous ne le savions pas !

Ayons le courage de nos convictions !

Oeuvrons ensemble à la restauration d'une République qui offrirait à la Nation et à ses citoyens un cadre et une référence sans faille pour leur épanouissement ! (nouvelle édition)

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