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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 18:24

Alors que la Hongrie vient de demander une aide financière au FMI et à l'UE, de nombreuses informations semblent annoncer un regain de la crise. Outre l'impasse concernant un accord sur la dette aux Etats-Unis, la récession pourrait être revue à la hausse au Portugal, la croissance à la baisse en Allemagne et le versement de la nouvelle tranche d'aide à la Grèce pourrait être compromis. Face à ces évènements, de nombreux appels ont été lancés à la Banque centrale européenne afin qu'elle intervienne davantage au sein de la zone euro.
Ayant déjà reçu une aide de 20 milliards d'euros de l'UE, du FMI et de la Banque mondiale en 2008, la Hongrie a de nouveau besoin d'une aide financière. Le FMI et la Commission européenne ont en effet confirmé avoir reçu une lettre de Budapest dans ce sens. Mais "toute aide susceptible d'être apportée [est pour l'instant] considérée comme une 'précaution'" souligne l'AFP. Cet appel va permettre aux protagonistes d'engager dès à présent des discussions.
De son côté, le Portugal a revu sa prévision de récession pour 2012. Rejoignant les chiffres de la Commission, cette récession devrait s'élever à -3 % du PIB contre -2,8 % estimé précédemment. Selon la Commission, "l'économie portugaise devrait connaître l'an prochain la plus mauvaise performance de l'UE" [AFP]. L'Allemagne a également revu ses chiffres, cette fois-ci de croissance. La Bundesbank a en effet révisé à la baisse sa prévision de croissance, tablant désormais sur une hausse entre 0,5 % et 1 % contre le 1,8 % prévu en juin dernier. La Bundesbank a souligné que cette "faible croissance [n'était] pas à exclure si la crise de la dette publique en Europe s'intensifie" [RTBF].
De nouveaux nuages sombres surplombent la Grèce. Alors que la nouvelle tranche d'aide (la sixième d'un montant de 8 milliards d'euros) est prête à être versée, un désaccord au niveau national vient perturber le bon déroulement du versement. A Bruxelles lundi, le nouveau Premier ministre Lucas Papadémos n'a pu apporter l'engagement écrit "réclamé par Bruxelles sur le respect du programme de redressement imposé par les bailleurs européens et le Fonds monétaire international (FMI)" [Les Echos]. Le leader du parti grec de la Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, ne souhaite en effet pas y contribuer. Or celle-ci s'avère nécessaire "afin d'éliminer les incertitudes et les ambiguïtés sur les actions qui seront prises dans le futur", et surtout pour s'assurer qu'il n'y aura pas de contestation de l'accord du 27 octobre dernier, précise le président de la Commission européenne [Les Echos].
Face à cette nouvelle situation de crise qui se profile, de nombreux appels ont été envoyés à la BCE afin qu'elle intervienne plus fortement au sein de la zone euro, notamment à travers le rachat massif d'obligations, permettant une baisse des emprunts. Le ministre des Finances polonais a ainsi vivement sollicité l'aide de l’institution : "Les dangers de contamination sont aujourd'hui plus grands que jamais, et les sommes dont nous avons besoin pour les stopper ont grandi car nous n'avons pas agi assez rapidement" a-t-il souligné. "Nous sommes devant un choix horrible. Dans l'ordre des horreurs, l'alternative est la suivante: soit une intervention massive de la BCE, soit la catastrophe" précise-t-il [AFP].
Mais pour Mario Draghi, président de la BCE soutenu par l'Allemagne, "la crédibilité de la BCE (…) repose sur une politique monétaire visant avant tout à maîtriser l'inflation". Il a dès lors renvoyé vers le Fonds européen de stabilité financière et s'est étonné que ce dernier ne soit toujours pas opérationnel [RTBF].

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