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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 11:47

Bruxelles donne son feu vert à la France. La Commission européenne a validé, vendredi 15 novembre, le budget 2014 présenté par Paris, qui doit être voté d'ici la fin de l'année au Parlement. "Le plan budgétaire est considéré comme en ligne avec les exigences du Pacte de stabilité et avec la recommandation" faite par la Commission au printemps, indique l'exécutif européen, qui valide la trajectoire de la France en matière de réduction des déficits pour 2013 et 2014.

La Commission pointe toutefois "l'absence de marge de manœuvre" du gouvernement français. Bruxelles estime par ailleurs que le pays ne semble progresser que de façon limitée sur le plan des réformes structurelles.

Une procédure inédite

Pour la première fois, l'exécutif européen dispose d'un droit de regard sur les budgets des 17 pays de la zone euro, et peut exiger des changements s'ils ne sont pas conformes aux objectifs de déficit ou à ses recommandations économiques.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait dès lundi admis que le projet de budget présenté par la France pour 2014 était "globalement satisfaisant" même si la politique fiscale atteint, selon lui, "les limites de l'acceptabilité".

"Si la Commission valide notre stratégie budgétaire, ce sera une belle récompense aux efforts faits par les Français", avait déclaré jeudi le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, invitant à cesser de jeter un regard "systématiquement dubitatif" sur la France et son économie.

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 11:41

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Avec le Pacte civique, nous voulons penser, agir, vivre autrement en démocratie. Les élections municipales, qui se profilent pour le mois de mars 2014,  l'occasion rêvée de faire vivre ces ambitions !
Cette campagne des municipales est un magnifique moment de débat, d'engagement et de vie pour le Pacte civique.
Pour tous ses adhérents et sympathisants, c'est une période à privilégier pour passer à l'implication et à l'action!
Petit Rappel utile: Le Pacte civique est un dispositif, tout simple, de conduite du changement. A partir d'un diagnostic largement partagé (résorber simultanément les 3 dettes financière, sociale et écologique), il s'appuie sur un socle référent de 32 engagements, essentiel pour le vivre ensemble, et propose comme moteur pour agir, 4 impératifs: Sobriété / Justice / Fraternité / Créativité. Transpolitique, il n'est ni de Droite, ni de Gauche, il est Devant.

Alors pour agir concrètement dans cette séquence, sur le terrain, en local, séquence dont chacun mesure bien toute l'importance, le Pacte civique a élaboré une plateforme outils toute simple et opérationnelle que vous aussi pourrez enrichir de vos contributions et agendas partagés, sa composition:
- une grille-questionnaire, support d'évaluation des programmes des listes candidates et d'aide à la coconstruction citoyenne des projets municipaux
- un ensemble de propositions précisant les orientations locales du pacte civique, à mettre en débat
- une charte déontologique définissant les principes du Pacte civique à respecter

Pour ouvrir cette boîte à outils sur le site de travail du Pacte civique, munissez vous de vos identifiants (ou demandez les sur ce mail contact) et cliquez sur Boîte Outils Municipales 2014 ... Et faites-en bon usage ... Pacteciviquiennes, Pacteciviquiens, en avant, toute.
 

Claude Harout - Délégué Général du Pacte civique
Tél. : 01 44 07 00 06

www.pacte-civique.org

Images intégrées 1

 
Un appel à penser, agir et vivre autrement en démocratie, 
pour inventer un futur désirable par tous.


Un appel à penser, agir et vivre autrement en démocratie, 
pour inventer un futur désirable par tous.

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 07:08
À l'ouverture de sa session, à 10 heures, le Conseil, commencera par entendre un exposé de la Commission, qui présentera son programme de travail pour 2014 (cf. Programme de la travail de la Commission pour 2014 ).
Il se penchera ensuite sur le Semestre européen (cf. à cet égard  Comprendre mieux ce qu'est le 'semestre européen' ! ainsi que La Commission européenne va surveiller plus strictement les budgets ).
La présidence lituanienne et la prochaine présidence grecque présenteront une feuille de route sur la mise en œuvre du Semestre européen 2014, et la Commission fera un exposé au sujet de l'examen annuel de la croissance en 2014.
Le Conseil prendra note du projet d'ordre du jour annoté de la réunion du Conseil européen des 19 et 20 décembre.
Enfin, les ministres examineront un rapport de la présidence sur la mise en œuvre des conclusions du Conseil européen. Rappel : Les missions du Conseil des Affaires générales du l'Union européenne
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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 06:59

Good evening. First and foremost, I would like to thank President Holland for organising this conference. Youth unemployment is, without a shadow of doubt, one of the most pressing issues facing Europe.

That is why we are here today, with over 20 presidents and prime ministers in attendance, together with the ministers for employment and education.

In July, Chancellor Merkel invited the Member States to Berlin. Now, in November, we are meeting again here in Paris. We will hold another meeting in Italy next year, in the spring.

I put the topic of youth unemployment – and it is more than a mere topic – at the forefront of the agenda for the European Council back in June, and in October we reviewed the progress that had been made vis-à-vis our commitments for youth employment.

We will keep coming back to this issue in the European Council in future - for as long as it takes. For we simply cannot allow ourselves to ignore it – for human, social, economic and political reasons.

At the European Council in June, the 28 presidents and prime ministers, along with myself and the President of the Commission, called on all key players to make concerted efforts to enable young Europeans and motivated Europeans to find jobs or continue their training.

Today's conference is proof once again of the degree of involvement and commitment that exists.

Unfortunately, we know only too well that economic upturns do not lead to an immediate increase in employment. According to the latest estimates, employment is set to rise in 2014 and, to an even greater extent, in 2015 (by around 1% in total) in the euro area and the EU, although unemployment will, unfortunately, remain too high.

I know of course that we need to be cautious when it comes to estimates, but it is to be hoped that, in 14 months from now, employment will have risen in nearly all the countries in the euro area. There are prospects, there is hope. This is of prime importance after years of difficulty, of extreme difficulty.

We know what we have to accomplish in order to make further progress. We are in agreement about what needs to be done. What matters now is to implement it, quickly.

First of all, we must continue to reform the labour markets so that they become more job-intensive. The problem of structural unemployment largely pre-dates the crisis. In the past, some countries managed to achieve a substantial reduction in structural unemployment, while others were completely unable to do so. Young people will be the first to benefit from global employment policies.

The labour market is a competence, and hence a responsibility, of national governments.

The role of the European Union is to act as a facilitator and driver, via the EU budget. The eight billion euro earmarked in the MFF are proof of this.

Secondly, the Member States must finalise their "Youth Guarantee" schemes without delay, or it will not be possible to make EU funding available as from 1 January 2014 in the most affected regions. This would be a real lost opportunity.

Thirdly, we must implement the decisions we took at the European Council in October to ensure that young people have sound digital skills. If we don't, we may find that from 2015 onwards we are confronted with a shortage of nearly 900 000 qualified workers in the digital sector – what a supreme irony in a period of high unemployment!

Fourthly, we must also encourage an entrepreneurial spirit in young people. After all, setting up in business is also an effective means of creating employment. Here again, the Union has developed new initiatives.

The fifth, and final, point is that we must make efforts to shore up the economic recovery which we are seeing today. In the end, it is economic growth which provides the main solution to unemployment. Monetary policy, flexible budgetary policies and a stable currency all contribute to this process. But growth is not enough; we need me asures which have a direct impact, especially for young people.

In conclusion, therefore, I intend to do everything in my power to keep the momentum going – and ensure that the issue is regularly reviewed in the European Council.

By March, when we meet again in Brussels (at the European Council meeting), and later in Italy, the EU's Youth Employment Initiative and the national plans for implementing the "Youth Guarantee" scheme should have been put in place and, it is to be hoped, should already be bearing fruit. This will be a good opportunity to look at the progress we have made and the next steps we need to take. It is more than an opportunity. It is our duty.

Our credibility is at stake. If Europe yields results, Europeans will have confidence in it.

 

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 06:56

Le lecteur trouvera ci-après les termes de l'accord sur le budget de l'UE pour 2014 :
http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_Data/docs/pressdata/fr/ecofin/139547.pdf

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 18:43

"Le succès consiste à aller d'échecs en échecs sans perdre son enthousiasme"

 

"Christophe Colomb fut le premier socialiste : il ne savait pas où il allait, il ignorait où il se trouvait… et il faisait tout ça aux frais des contribuables."

 

« Le vice inhérent au capitalisme consiste en une répartition inégale des richesses. La vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère. »

 

« C'est une belle chose d'être honnête, mais il est également important d'avoir raison. »

 

« L’Angleterre s’écroule dans l’ordre, et la France se relève dans le désordre. »

 

« Comité : Un groupe de personnes incapables de faire quoi que ce soit par elles-mêmes qui décident collectivement que rien ne peut être fait ! »

 

 

Sources :

http://www.evene.fr/citations/winston-churchill 

et http://www.babelio.com/auteur/Winston-Churchill/42789/citations

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 17:23

Le lecteur trouvera ci-après la communication de la Commission européenne relative à son programme de travail pour l'exercice 2014 : cwp 2014 fr cwp 2014 fr

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 17:16

Le Conseil dédié aux Affaires générales est la formation la plus importante de toutes les formations du Conseil de l'Union européenne.

Lors de ses sessions consacrées aux affaires générales, le Conseil examine des dossiers qui affectent plus d'une politique de l'Union, comme les négociations en vue de l'élargissement de l'UE, la préparation des perspectives budgétaires pluriannuelles ou des questions institutionnelles ou administratives.

Il coordonne la préparation et le suivi des réunions du Conseil européen.

Il remplit également une fonction de coordination du travail exécuté par les autres formations du Conseil dans les différents domaines politiques et traite tous les dossiers que lui confie le Conseil européen.

 

Source : http://www.consilium.europa.eu/policies/council-configurations/general-affairs?lang=fr

 

Voir également : Du rôle politique du CAG dans la préparation et le suivi des travaux du Conseil européen - nouvelle édition -  

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 17:12

En 2010, la planète a continué sa course folle propulsée par le moteur aux trois visages mondialisation-occidentalisation-développement qu'alimentent science, technique, profit sans contrôle ni régulation.

L'unification techno-économique du globe se poursuit, sous l'égide d'un capitalisme financier effréné, mais elle continue à susciter en réaction des "refermetures" ethniques, nationales, religieuses, qui entraînent dislocations et conflits. Libertés et tolérances régressent, fanatismes et manichéismes progressent. La pauvreté se convertit non seulement en aisance de classe moyenne pour une partie des populations du globe, mais surtout en immenses misères reléguées en énormes bidonvilles.

L'occidentalisation du monde s'est accompagnée du déclin désormais visible de l'Occident. Trois énormes nations ont monté en puissance ; en 2010, la plus ancienne, la plus peuplée, la plus économiquement croissante, la plus exportatrice intimide les Etats d'Occident, d'Orient, du Sud au point de susciter leur crainte d'assister à la remise d'un prix Nobel à un dissident chinois emprisonné.

En 2010 également, pour une première fois, trois pays du Sud se sont concertés à l'encontre de toute influence occidentale : Turquie, Brésil et Iran ont créé ce sans précédent. La course à la croissance inhibée en Occident par la crise économique se poursuit en accéléré en Asie et au Brésil.

La mondialisation, loin de revigorer un humanisme planétaire, favorise au contraire le cosmopolitisme abstrait du business et les retours aux particularismes clos et aux nationalismes abstraits dans le sens où ils s'abstraient du destin collectif de l'humanité.

Le développement n'est pas seulement une formule standard d'occidentalisation qui ignore les singularités, solidarités, savoirs et arts de vivre des civilisations traditionnelles, mais son déchaînement techno-économique provoque une dégradation de la biosphère qui menace en retour l'humanité.

L'Occident en crise s'exporte comme solution, laquelle apporte, à terme, sa propre crise. Malheureusement, la crise du développement, la crise de la mondialisation, la crise de l'occidentalisation sont invisibles aux politiques. Ceux-ci ont mis la politique à la remorque des économistes, et continuent à voir dans la croissance la solution à tous les problèmes sociaux. La plupart des Etats obéissent aux injonctions du Fonds monétaire international (FMI), qui a d'abord partout prôné la rigueur au détriment des populations ; quelques-uns s'essaient aux incertitudes de la relance

Mais partout le pouvoir de décision est celui des marchés, c'est-à-dire de la spéculation, c'est-à-dire du capitalisme financier. Presque partout les banques, dont les spéculations ont contribué à la crise, sont sauvées et conservées. Le marché a pris la forme et la force aveugle du destin auquel on ne peut qu'obéir. La carence de la pensée partout enseignée, qui sépare et compartimente les savoirs sans pouvoir les réunir pour affronter les problèmes globaux et fondamentaux, se fait sentir plus qu'ailleurs en politique. D'où un aveuglement généralisé d'autant plus que l'on croit pouvoir disposer des avantages d'une "société de la connaissance".

Le test décisif de l'état de régression de la planète en 2010 est l'échec de la personne la plus consciente de la complexité planétaire, la plus consciente de tous les périls que court l'humanité : Barack Obama. Sa première et modeste initiative pour amorcer une issue au problème israélo-palestinien, la demande du gel de la colonisation en Cisjordanie, s'est vu rejeter par le gouvernement Nétanyahou. La pression aux Etats-Unis des forces conservatrices, des évangélistes et d'une partie de la communauté juiver paralyse tout moyen de pression sur Israël, ne serait-ce que la suspension de l'aide technique et économique. La dégradation de la situation en Afghanistan l'empêche de trouver une solution pacifique au conflit, alors qu'il est patent qu'il n'y a pas de solution militaire. L'Irak s'est effectivement démocratisé, mais en même temps s'est à demi décomposé et subit l'effet de forces centrifuges. Obama résiste encore aux énormes pressions conjuguées d'Israël et des chefs d'Etat arabes du Moyen-Orient pour intervenir militairement en Iran. Mais la situation est devenue désespérée pour le peuple palestinien.

Tandis qu'Etats-Unis et Russie établissent en 2010 un accord pour la réduction des armes nucléaires, le souhait de dénucléarisation généralisée, unique voie de salut planétaire, perd toute consistance dans l'arrogance nucléaire de la Corée du Nord et l'élaboration probable de l'arme nucléaire en Iran. Si tout continue l'arme nucléaire sera miniaturisée, généralisée et privatisée.

Tout favorise les montées aux extrêmes y compris en Europe. L'Europe n'est pas seulement inachevée, mais ce qui semblait irréversible, comme la monnaie unique, est menacé. L'Europe, dont on pouvait espérer une renaissance de créativité, se montre stérile, passive, poussive, incapable de la moindre initiative pour le conflit israélo-palestinien comme pour le salut de la planète. Pire : des partis xénophobes et racistes qui prônent la désintégration de l'Union européenne sont en activité. Ils demeurent minoritaires, comme le fut pendant dix ans le parti nazi en Allemagne que nul dans le pays le plus cultivé d'Europe, dans le pays à la plus forte social-démocratie et au plus fort Parti communiste, n'avait imaginé qu'il puisse accéder légalement au pouvoir.

La marche vers les désastres va s'accentuer dans la décennie qui vient. A l'aveuglement de l'homo sapiens, dont la rationalité manque de complexité, se joint l'aveuglement de l'homo demens possédé par ses fureurs et ses haines.

La mort de la pieuvre totalitaire a été suivie par le formidable déchaînement de celle du fanatisme religieux et celle du capitalisme financier. Partout, les forces de dislocation et de décomposition progressent. Toutefois, les décompositions sont nécessaires aux nouvelles compositions, et un peu partout celles-ci surgissent à la base des sociétés. Partout, les forces de résistance, de régénération, d'invention, de création se multiplient, mais dispersées, sans liaison, sans organisation, sans centres, sans tête. Par contre, ce qui est administrativement organisé, hiérarchisé, centralisé est sclérosé, aveugle, souvent répressif.

L'année 2010 a fait surgir en Internet de nouvelles possibilités de résistance et de régénération. Certes, on avait vu au cours des années précédentes que le rôle d'Internet devenait de plus en plus puissant et diversifié. On avait vu qu'il devenait une force de documentation et d'information sans égale ; on avait vu qu'il amplifiait son rôle privilégié pour toutes les communications, y compris celles effectuées pour les spéculations du capitalisme financier et les communications cryptées intermafieuses ou interterroristes.

C'est en 2010 que s'est accrue sa force de démocratisation culturelle qui permet le téléchargement gratuit des musiques, romans, poésies, ce qui a conduit des Etats, dont le nôtre, à vouloir supprimer la gratuité du téléchargement, pour protéger, non seulement les droits d'auteur, mais aussi les bénéfices commerciaux des exploitants des droits d'auteur.

C'est également en 2010 que s'est manifestée une grande force de résistance informatrice et démocratisante, comme en Chine, et durant la tragique répression qui a accompagné l'élection truquée du président en Iran. Enfin, la déferlante WikiLeaks, force libertaire ou libertarienne capable de briser les secrets d'Etat de la plus grande puissance mondiale, a déclenché une guerre planétaire d'un type nouveau, guerre entre, d'une part, la liberté informationnelle sans entraves et, d'autre part, non seulement les Etats-Unis, dont les secrets ont été violés, mais un grand nombre d'Etats qui ont pourchassé les sites informants, et enfin les banques qui ont bloqué les comptes de WikiLeaks. Dans cette guerre, WikiLeaks a trouvé des alliés multiples chez certains médias de l'écrit ou de l'écran, et chez d'innombrables internautes du monde entier.

Ce qui est remarquable est que les Etats ne se préoccupent nullement de maîtriser ou au moins contrôler "le marché", c'est-à-dire la spéculation et le capitalisme financier, mais par contre s'efforcent de juguler les forces démocratisantes et libertaires qui font la vertu d'Internet. La course a commencé entre le désespérant probable et l'improbable porteur d'espoir. Ils sont du reste inséparables : " Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve " (Friedrich Hölderlin), et l'espérance se nourrit de ce qui conduit à la désespérance.

Il y eut même, en 1940-1941, le salut à partir du désastre ; des têtes de génie sont apparues dans les désastres des nations. Churchill et de Gaulle en 1940, Staline qui, paranoïaque jusqu'aux désastres de l'Armée rouge et de l'arrivée de troupes allemandes aux portes de Moscou, devint en automne 1941 le chef lucide qui nomma Joukov pour la première contre-offensive qui libéra Moscou. C'est avec l'énergie du désespoir que les peuples de Grande-Bretagne et d'Union soviétique trouvèrent l'énergie de l'espoir. Quelles têtes pourraient surgir dans les désastres planétaires pour le salut de l'humanité ? Obama avait tout pour être une de ces têtes, mais répétons-le : les forces régressives aux Etats-Unis et dans le monde furent trop puissantes et brisèrent sa volonté en 2010.

Mais le probable n'est pas certain et souvent c'est l'inattendu qui advient. Nous pouvons appliquer à l'année 2011 le proverbe turc : " Les nuits sont enceintes et nul ne connaît le jour qui naîtra. "

 

Né en 1921, philosophe et sociolgure, Edgar Morin est directeur de recherches émérite au CNRS, président de l'Agence européenne pour la culture (Unesco) et président de l'Association pour la pensée complexe. II a publié en 2010 " Pour et contre Marx " (Temps présent), " Ma gauche " (Bourin Editeur, 2010), " Comment vivre en temps de crise ? " (avec Patrick Viveret), aux éditions Bayard.

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog en février 2011. 

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 16:51

 

- L'agence Standard &Poor's a abaissé d'un cran, le vendredi 8 novembre, la note de la France, à AA avec perspective stable.

Jusqu'à présent, les dégradations de note n'ont pas eu d'effet sensible sur notre taux d'emprunt. On se souvient des quasi-non événements que furent les dégradations de S&P le 13 janvier 2012 de AAA à AA- et celui de Moody's le 20 novembre 2012 de AAA à AA1.

A l'époque, nous avions déjà expliqué cette impassibilité par les trois raisons suivantes :

- Les investisseurs institutionnels ont des limites d'investissement par tranches de notation et la dégradation d'un émetteur de AAA jusqu'à AA- a peu d'incidence sur leur comportement en matière d'allocation crédit. La France ne s'est donc pas retrouvée confronté à des phénomènes de ventes forcées sur la signature dégradée.

- D'un point de vue réglementaire (règles de solvabilité du Comité de Bâle), il n'est pas plus pénalisant pour une banque ou un assureur d'être investi sur des notations AAA ou AA puisque la réserve de fonds propres exigée sera la même, à savoir aujourd'hui nulle.

- Toujours d'un point de vue réglementaire, les nouvelles règles de liquidité Bâle 3 obligent les banques à constituer une réserve d'actifs liquides. Parmi ces actifs liquides dits de haute qualité, on trouve les titres d'Etat et supranationaux notés au-dessus de AA-. Ainsi la dette publique française est encore protégée.

- Les raisons de la dégradation
Oui, mais les raisons invoquées par S&P pour cette nouvelle dégradation mettent en avant l'incapacité du pouvoir politique à mettre en place les réformes de nature à renforcer la compétitivité et la création de richesses, conditions indispensables pour une reprise de la croissance et une baisse de l'endettement.

L'agence de notation affirme également : "il nous semble que les pouvoirs publics disposent désormais d'une marge de manoeuvre réduite pour augmenter les recettes [...] Nous considérons que les mesures de politique économique mises en oeuvre depuis le 23 novembre 2012 (date à laquelle S&P avait confirmé la note du pays) n'ont pas réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessus de 10%".

Et l'agence de poursuivre en soulignant "que le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme (sans faire référence explicitement à l'amateurisme et à la cacophonie gouvernementales sur nombre de sujets économiques, financiers et fiscaux)".

Voilà, tout est dit. S&P sanctionne l'incapacité désormais pour la France de lever plus d'impôts et donc de réduire sa dette dans le contexte politique et social que l'on connaît.

Les éternels naïfs et irréductibles optimistes viendront vous dire que les effets de la décision de S&P sur les taux longs français et sur l'écart des tarifs entre lesquels notre pays et l'Allemagne empruntent sont ridiculement insignifiants et que de toutes façons la dette publique française sera éternellement protégée.

- Alors pourquoi s'inquiéter ?
Après tout, il y a la répression financière -- on spolie les épargnants avec des taux à court terme maintenus artificiellement bas -- organisée par la réglementation ; quand ce n'est pas la répression financière organisée par le gouvernement lui-même (les relèvements de plafond du Livret A en octobre 2012 et janvier 2013 ont accru les possibilités pour la Caisse des dépôts et consignations de souscrire aux obligations françaises) ; il existera toujours un acheteur en dernier ressort avec une banque centrale qui pourrait monétiser (c'est-à-dire racheter en créant de l'argent à partir de rien) telle ou telle dette publique en tant que de besoin.

Mais le marché des OAT (Obligations des agence du Trésor, la dette souveraine de la France) est tenu par les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Le jeudi 7 novembre (premier jeudi du mois) correspondait à l'adjudication mensuelle d'OAT. Ces teneurs de marché n'ont en général pas intérêt à ce que les taux montent (ce qui correspond à une baisse des obligations) après une adjudication. En effet, les SVT achètent au taux ou prix moyen pondéré de l'adjudication. Ils engrangent une plus-value de marché si les taux ont baissé le lendemain de l'adjudication.

Il faudra donc attendre les semaines prochaines pour mesurer l'effet de la dégradation de la note française sur les taux longs français. Je ne suis pas persuadé que les marchés restent de marbre et je pense même qu'ils vont décortiquer la sanction de S&P. Je ne serais pas surpris que l'on assiste dans les mois qui viennent à ce que nos taux d'intérêt s'écartent de ceux de l'Allemagne dans la zone des 100-120 points de base. Nous emprunterions alors à 1% ou 1,2% de plus que l'Allemagne. Un tel écart a déjà été entrevu au quatrième trimestre 2011, lorsqu'il y eut contagion de la crise de la dette publique italienne à certaines dettes publiques de la Zone euro.

- Faut-il s'attendre à une mini crise de la dette publique française ?
Il existe beaucoup de similitudes avec les années 1990 et les crises du franc de 1992-1993 pourraient être remplacées en 2014-2016 par de violents krach obligataires sur la dette française avec les mêmes "prétextes" pour les marchés financiers : le manque de crédibilité des politiques (il y a 20 ans pour parachever la construction monétaire européenne, aujourd'hui pour réduire la dette publique).

En tout cas, lorsque 70% du stock de votre dette de 1 900 milliards d'euros est détenu par des investisseurs non-résidents comme cela est le cas pour la dette publique française, vous ne pouvez pas ou ne devriez pas ignorer les exigences des marchés et agences de notation. A moins de rejoindre l'absurde camp des extrêmes qui réclame tantôt un moratoire concernant la dette publique nationale -- donc un défaut partiel suicidaire, tantôt une sortie de l'euro et une monétisation totale de la dette par une Banque de France redevenue souveraine pour créer de l'inflation à deux chiffres comme au bon vieux temps. Sauf que cette fois, les salaires ne suivraient pas...

La fermeture de l'accès de la France aux marchés de capitaux rendrait les banques françaises insolvables (avec la dévalorisation considérable de leurs actifs investis en titres d'Etat français).

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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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