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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:45

A présent, j'ai quelquechose à dire ; mais je ne sais pas si ce que j'ai à dire mérite réellement d'être dit ou non

(Tchouang-Tseu)

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 10:29

La ministre française de la Culture, Aurelie Filippetti, a réuni ses homologues européens pour mobiliser l'opinion autour du numérique et des financements.

La question de l’hégémonie américaine de géant de l’internet tel que Google ou Amazon sur le marché culturel numérique s’est rapidement  imposée au cours du forum de Chaillot, organisé les 4 et 5 avril à Paris sous la houlette de la ministre française de la Culture, Aurelie Filippetti

La rencontre organisée à  l’initiative de la ministre française, a réuni quinze de ses homologues  européens, le commissaire européen Michel Barnier, le président du Parlement européen, Martin Schultz ainsi qu’une ribambelle d’artistes parmi lesquels le réalisateur espagnol Costa Bravas ou la metteur en scène française Macha Makeïeff

Le « Forum de Chaillot - Avenir de la Culture, Avenir de l'Europe »  devait lancer le débat sur les questions des droits d'auteur, de diversité culturelle, mais aussi de financement et de régulation  de la création.

En France, l'arrivée de la plateforme américaine de diffusion en ligne de films et de  séries télé,  Netflix, qui envisage d'installer son siège européen au Luxembourg pour contourner la réglementation française, a soulevé l’inquiétude du secteur de la culture.

Une « richesse » mal défendue

«  La culture est une des plus grandes richesses de l’Europe mais aussi celle qu’elle défend le moins bien » a souligné Martin Schultz, président du parlement européen, précisant toutefois que les  compétences de l’UE en matières de l’UE étaient  « limitiées »

« Les services audiovisuels et le numérique, les fonds structurelles, le droits d’auteur la lutte contre la contrefaçon, toutes ces politiques reflètent des choix de politique culturelle si on s’y intéresse » a-t-il détaillé

Les industries culturelles représentent 4,5% du Produit Intérieur Brut (PIB) de l’UE et quelques 8 millions d’emploi. Mais malgré ce poids non négligeable au sein de l’économie européenne, « la crise a marqué la culture de plein fouet, les coupes budgétaires dans ce secteur ont été sévères » a reconnu le président du Parlement européen. Autre difficulté du secteur culturel européen, l’accès au financement bancaire.

Le constat de Martin Schultz est d’ailleurs partagé par les artistes invités à l’occasion du forum : «Dans trop de pays, la culture a été l'une des premières victimes des restrictions budgétaires. Or, artistes et créateurs apportent une contribution fondamentale aux valeurs des sociétés européennes ainsi qu'à leur économie. La culture représente une part importante de la richesse européenne et crée des emplois » écrivent-ils dans un texte commun intitulé l’appel de Chaillot.

Malgré des coupes budgétaires conséquentes dans les budgets européens dédiés à la culture, l’Union européenne a pour sa part maintenu les crédits dédiés à cette politique via le programme « Europe créative qui dispose d’un budget d’1,46 milliards d’euros pour les sept prochaines années. Les financements en faveur de la culture ont augmenté de 9%  pour la période 2014-2019, a rappelé Martin Schultz.

Parmi les avancés européennes en matière culturelle, le président du Parlement européen, également candidat à la présidence de la Commission européenne, a rappelés l’encadrement de la diffusion du patrimoine culturel orphelin ou le renforcement de la transparence des sociétés de gestion des droits collectifs en Europe.

Visite surprise de François Hollande

Le forum a pu également compter sur la visite surprise du Président de la république, François Hollande.

Le chef de l’Etat a affirmé qu’en France et en Europe, « la culture n'est pas une dépense superflue […]La culture est une chance pour l'économie européenne, une source d'emploi et d'activité » 

En France, le secteur de la culture représente 2% de l’emploi en France. La ministre de la culture a également insisté pour placer la culture comme un thème européen important. «Il faut reconnaître la culture comme un enjeu central en Europe» a-t-elle souligné.

Le chef de l'Etat a également appelé à la création de « champions du numérique européen » afin de faire  face à la concurrence américaine.

Objectif 2014-2019

De leurs côtés, les différents ministres de la culture se sont accordés en faveur du développement d’une stratégie européenne pour la culture à l’ère numérique proposée par la Aurélie Filippetti.

«  La France a proposé une cinquantaine d’actions concrètes qui pourront nourrir cette stratégie » a souligné la ministre dans un communiqué.

Parmi les propositions françaises figurent la mise en place d’un instrument européen de prêt à taux zéro pour le secteur culturel,  des mesures de soutien à la création audiovisuelle européenne à l’ère numérique ou encore des compétences renforcées pour la Commission en matière culturelle.

Mais la proposition la plus délicate à mettre en place demeure certainement la mise en œuvre d’une politique fiscale adaptée à la transition numérique. 

Source : http://www.euractiv.fr/sections/langues-culture/lappel-de-chaillot-veut-ranimer-le-financement-de-la-culture-en-europe?utm_source=EurActiv+Newsletter&utm_campaign=52afe7df60-newsletter_derni%C3%A8res_infos&utm_medium=email&utm_term=0_da6c5d4235-52afe7df60-55414033

LIENS EXTERNES: 
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 11:26

Selon les statistiques officielles, en 2011, le temps de travail hebdomadaire moyen aux Etats-Unis était de 34 h (source : Bureau of Labour Statistics / Résumé de la situation de l'emploi / novembre 2011 / en ligne à l'adresse suivante : http://www.bis.gov/news.release/empsit.nr0.htm  ) !

Surprenant, vous ne trouvez pas ? Qui le dit en France ?

Pour en savoir plus, lire : Le prix de l'inégalité, de Joseph Stiglitz

Voir également sur ce thème : Comparatif : le temps de travail dans les Etats membres (Touteleurope.eu)

 

 

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 09:25

Le déploiement industriel des nanotechnologies et de la biologie de synthèse sur les territoires, précurseur des manufactures du futur

Auteur(s) : ROURE Françoise, PILLET Didier, ALEXANDRE Sylvie, MAILLARD Christian, FARGEON Catherine, GAVINI-CHEVET Christine, MATHIEU Gérard, PLANCHENAULT Dominique, KALLENBACH Sacha

FRANCE. Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies ;

FRANCE. Conseil général de l'armement;

FRANCE. Conseil général de l'environnement et du développement durable;

FRANCE. Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux;

FRANCE. Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche

Editeur : Ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

Date de remise : Mars 2014 - 155 pages

Présentation

Le présent rapport restitue les travaux de la mission conjointe confiée au CGEIET, au CGEDD, au CGAAER, au CGARM et à l'IGAERN sur les politiques publiques relatives aux nanotechnologies et, parmi leurs domaines d'application, à la biologie de synthèse.

La mission était plus particulièrement chargée d'identifier les limites du système de gouvernance, actuellement défini et mis en oeuvre par plusieurs ministères, agences publiques et opérateurs de l'Etat, qui pourraient faire obstacle à leur déploiement industriel sur les territoires.

Voir le rapport : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/144000176/index.shtml

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 09:20

Le transhumanisme est encore quasi inconnu en France. Le terme "transhumanisme" remonte aux années 1950, mais sa popularisation date des années 1990. C'est à cette période que les chercheurs commencent à cerner les promesses de la convergence NBIC. Les nanotechnologies (N), la biologie (B), l'informatique (I) et les sciences cognitives (intelligence artificielle et sciences du cerveau) (C) progressent et convergent, en ce sens que les découvertes dans un domaine servent aux recherches dans un autre. Cette synergie décuple la puissance de la recherche et permet des avancées spectaculaires.   

Dans ce contexte, les transhumanistes soutiennent une vision radicale des droits de l'humain. Pour eux, un citoyen est un être autonome qui n'appartient à personne d'autre qu'à lui-même, et qui décide seul des modifications qu'il souhaite apporter à son cerveau, à son ADN ou à son corps au fil des avancées de la science. Ils considèrent que la maladie et le vieillissement ne sont pas une fatalité. La domestication de la vie pour augmenter nos capacités est l'objectif central des transhumanistes. Selon eux, l'humanité ne devrait avoir aucun scrupule à utiliser toutes les possibilités de transformation offertes par la science. Il s'agit de faire de l'homme un terrain d'expérimentation pour les technologies NBIC : un être en perpétuelle évolution, perfectible et modifiable jour après jour par lui-même.    

L'homme du futur serait ainsi comme un site Web, à tout jamais une "version béta", c'est-à-dire un organisme-prototype voué à se perfectionner en continu. Cette vision pourrait sembler naïve. En réalité, un lobby transhumaniste est déjà à l'oeuvre, qui prône l'adoption enthousiaste des NBIC pour changer l'humanité. Ce lobby est particulièrement puissant sur les rives du Pacifique, de la Californie à la Chine et à la Corée du Sud, soit - et ce n'est pas un hasard - à proximité des industries NBIC, qui deviennent le coeur de l'économie mondiale. L'entrisme des transhumanistes est impressionnant : la NASA et Arpanet, ancêtre militaire américain d'Internet, ont été aux avant-gardes du combat transhumaniste.   

Aujourd'hui, Google est devenu l'un des principaux architectes de la révolution NBIC et soutient activement le transhumanisme, notamment en parrainant la Singularity University qui forme les spécialistes des NBIC. Le terme Singularity désigne le moment où l'esprit humain sera dépassé par l'intelligence artificielle, censée croître exponentiellement dès les années 2045. Ray Kurzweil, le "pape" du transhumanisme, dirige en personne cette université. Ce spécialiste de l'intelligence artificielle est convaincu que les NBIC vont permettre de faire reculer la mort de façon spectaculaire dès le XXIe siècle. Il a été embauché par Google comme ingénieur en chef pour faire du moteur de recherche la première intelligence artificielle de l'histoire.   

Google s'intéresse également au séquençage ADN au travers de sa filiale 23andMe, dirigée par la femme de Sergei Brin, le cofondateur de Google. Sergei Brin a appris qu'il avait de très fortes chances de développer la maladie de Parkinson - car il est porteur de la version mutée du gène LRRK2 - en faisant analyser son ADN par sa filiale. De quoi accentuer son intérêt pour les NBIC ! On aura compris que Google nous emmène vers une civilisation transhumaniste.

Laurent Alexandre est Chirurgien urologue, Président de DNAVision

Source : http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/04/18/google-et-les-transhumanistes_3162104_1650684.html

Pour en savoir plus sur le transhumanisme  voir notamment http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme

Pour en savoir plus sur les NBIC, voir notamment sur ce blog :

 * Les neuf technologies du futur qui vont changer le monde (Up' Magazine)    

 * Du besoin de gouvernance des activités bio et nanotechnologiques convergentes  

 * Options for strenghening Responsible Research and Innovation (EU Report)

 * Global Risks Report 2013  

 * http://www.regards-citoyens.com/article-from-risk-to-opportunity-building-a-response-to-the-new-reality-outlook-on-the-global-agenda-2011-65965996.html

 * http://www.weforum.org/content/pages/risk-and-responsibility-hyperconnected-world

 * The overlapping stakes of security, defence and international responsibility in the field of convergent NBIC-type technologies (1) ;

 The overlapping stakes of security, defence and international responsibility in the field of convergent NBIC-type technologies (2)

 Securing the Promise of nanotechnologies : Towards Transatlantic Regulatory Cooperation, by Robert Falkner, Linda Breggin, Nico Jaspers, John Pendergrass and Read Porter

 * Evolution des Neurosciences : conséquences pour la défense, par Patrice Binder (Rapport CGARM 2012)

 * Introduction à la cyberstratégie, par Olivier Kempf       

 * 3015470143_5d9829dd7a_m.jpg 3015470143_5d9829dd7a_m.jpg

 * L'embryon, objet de valeurs, par Philippe Brunet (Le Monde)  

Le déploiement industriel des nanotechnologies et de la biologie de synthèse sur les territoires, précurseur des manufactures du futur (rapport officiel au gouvernement)

 * Pour un dialogue transatlantique structuré et permanent autour des enjeux croisés de sécurité, de défense et de responsabilité internationale dans le domaine des technologies convergentes  

 

     Prenons garde des pièges que nous tend cette nouvelle religion de l'innovation à tout crin !

     "Mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur du monde." (Albert Camus)       

     "La démocratie est d'abord un état d'esprit" (Pierre Mendès France)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:12
Cap sur un Internet libre en 2014 #StopArt20

 Mise à jour du 19 décembre:

la Loi de Programmation Militaire (LPM) 2014-2019 a été promulguée, à l’abri des regards dans le nuit du 18 au 19 décembre 2013. Ironique promulgation, au même moment était adoptée à l'unanimité par l'Assemblée Générale des Nations Unies (ONU) une Résolution portant sur la protection de la vie privée dans le cyberspace.   
 
Malgré une grande mobilisation et les actions de tous les signataires de la pétition #StopArt20 pour les interpeller, nos élus ne sont pas parvenus à dépasser les clivages politiques pour réunir les 60 signatures requises pour une saisine du Conseil Constitutionnel, signatures pourtant à portée de main. Une fois de plus, le sectarisme a eu raison de nos libertés individuelles.
 
Mais nous ne baisserons pas les bras! Notre action a permis, pour la première fois en France, de constituer un véritable mouvement citoyen pour défendre nos libertés sur Internet.
 
Et ce n'est que le début. Devant la défaillance manifeste de nos représentants, c'est à nous d’exploiter tous les recours démocratiques possibles pour stopper ces atteintes à nos droits au nom du "tout sécuritaire". 
 
Nos voix doivent être entendus lors des prochaines délibérations sur la vie privée et libertés dans le cyberespace et nous mettons le cap sur un Internet libre en 2014.

Signez pour rejoindre le mouvement #StopArt20 !

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La loi sur la programmation militaire vient d'être adoptée et avec elle un article controversé instaurant un "Patriot Act" à la française qui étend l'accès de l'État à nos données téléphoniques et informatiques, sans l'avis d'un juge.

Pourtant le gouvernement nous a assuré vouloir mener un moratoire sur toutes les nouvelles mesures de surveillance touchant les données Internet, avant de les intégrer dans des futurs projets de loi (le projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel, le projet de loi sur la consommation).

Pour Jérémy Zimmerman, de la Quadrature du Net, cette nouvelle loi est une "incroyable agression contre les droits fondamentaux".

Pour Gilles Babinet, EU "Digital champion": "cette loi, c'est le plus grand coup porté au fonctionnement de la démocratie depuis les lois d'exceptions pendant la guerre d'Algérie" (...). "Nous sommes à deux doigts de la dictature numérique".

Nous sommes donc à l'aube de "1984" de George Orwell… Il faut agir maintenant! Nos identités numériques nous appartiennent et notre liberté sur Internet est non-négociable.

Cet article 13 de la loi sur la programmation militaire (devenu entre-temps l'article 20, comme l'indique le site du Sénat) est selon nous, le peuple, contraire aux valeurs de la République. Nous devons donc convaincre 60 sénateurs ou 60 députés de saisir le Conseil constitutionnel (comme le prévoit l'article 61 de la Constitution) afin que celui-ci examine la conformité du texte avec nos droits fondamentaux.

Merci de signer et de diffuser cette pétition avec le mot-clé  #StopArt20 !

Plus d'infos dans L'Humanité:

Actuellement, seuls des agents des ministères de la Défense, de l’Intérieur et des douanes peuvent avoir accès aux métadonnées d’internautes, sans passer par un juge (le Prism à la française pour résumer). Et ce dans le cadre juridique de la loi antiterroriste de 2006. La LPM de 2014-2019 étendrait déjà ces prérogatives à Bercy (ministère des Finances et de l’Economie)

Ces agents auront droit désormais de "solliciter directement les réseaux" qui plus est "en temps réel". Donc non seulement ils se passeront de l’aval d’un juge, mais également de tout intermédiaire technique. Autrement dit, ils pourront en toute légalité aspirer de grosses quantité de métadonnées, sans contrôle a priori.

Seul un contrôle a posteriori et prévu. Ajoutons à cela que les fournisseurs d’accès ne seraient plus les seuls concernés si cet article était adopté tel quel, mais globalement tous les services en ligne (Dailymotion, Facebook, Google...).

Autres sources:

Conseil National du Numérique : http://www.cnnumerique.fr/libertes-numeriques/

Asic : http://www.lasic.fr/?p=603

Quadrature du Net : http://www.laquadrature.net/fr/loi-de-programmation-militaire-une-grave-atteinte-aux-libertes-et-aux-droits-fondamentaux-enterinee

Texte de la loi sur la programmation militaire 2014-2019

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 15:31
Donner à nos votes tout leur sens

"Participer de façon constructive au débat public et prendre part aux votes", c'est le second engagement des signataires du Pacte civique. Le premier tour des élections municipales et ses 36% d'abstentionnistes, comme les débats politiciens de l'entre deux tours, nous rappellent tout le travail qui reste à faire pour lutter contre la dégradation de notre vie démocratique et pour redonner confiance dans le politique, et cela d'abord sur le plan local.

Aux élections locales, régionales, nationales, européennes, nous sommes d'abord appelés à juger de la qualité des candidats, de leur mode de désignation, de la crédibilité de leurs programmes et de la façon dont sont impliqués les citoyens dans leur élaboration, dans leur mise en oeuvre, dans la prise en compte de projets nouveaux et dans l'évaluation des résultats obtenus.

Nous avons au Pacte civique une grille d'analyse qui peut nous aider à nous déterminer, tant dimanche prochain que pour les élections au Parlement européen le 25 mai prochain : examiner la façon dont les candidats et leurs partis envisagent de faire face à ces trois dettes que nous devons courageusement résorber simultanément : la dette financière en rendant plus efficiente et plus juste notre fiscalité et notre dépense publique, la dette sociale en réussissant la mobilisation en faveur de l'emploi pour tous à temps choisi et le rééquilibrage des comptes sociaux, la dette écologique en conduisant la transition énergétique.

Cette tâche, qui ne peut être menée sans une amélioration substantielle de notre démocratie à tous les échelons de la société, doit nous mobiliser aussi bien au niveau local qu'au niveau national et européen. Elle doit servir de tremplin et de transition vers une société plus durable, moins soumise au primat de l'économie et gérant ses conflits de manière plus civique et conviviale.

Cela passe par l'invention d'un modèle de société sobre, créatif, juste, fraternel, proportionnant les efforts demandés aux capacités de chacun, élaboré démocratiquement, mis en oeuvre collectivement, partagé et non imposé. C'est cette vision, et cette capacité de participation et d'adhésion qui font défaut aux politiques actuelles, trop instrumentales, ce qui explique en grande partie le discrédit dont elles souffrent et qui a contaminé les élections locales.

Ne pensons pas qu'un retour de la croissance économique suffira à réduire ces impératifs. Elle peut au mieux alléger temporairement, non les éluder.

Ne nous laissons pas abuser par ceux qui promettent à la fois d'augmenter les dépenses de police et de réduire les impôts tout en sauvegardant notre modèle social réduit aux seuls nationaux, oubliant au passage la dette financière et la dette écologique. Ils ont involontairement fait leur ce dicton d'Alphonse Allais : "il faut demander plus à l'impôt et moins au contribuable!".

Cherchons plutôt ensemble, dans nos manières de vivre et d'agir, dans le fonctionnement de nos organisations, un modèle de développement humain et durable, ce dimanche 30 mars dans nos communes et communautés de communes, et le 25 mai en Europe.

Contact : Joaquim Frager - coordinateur pacte civique

contact@pacte-civique.org Tél. : 01 44 07 00 06
www.pacte-civique.org        Mob: 06 72 15 98 97

Un appel à penser, agir et vivre autrement en démocratie, 
pour inventer un futur désirable par tous.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 15:09

Le portefeuille du commerce extérieur passe de Bercy au Quai d'Orsay et avec lui le dossier chaud du partenariat transatlantique. A gauche, on craint la vision atlantiste de Laurent Fabius.

La question du commerce extérieur a fait l’objet d’une lutte d’influence au sein des équipes du nouveau gouvernement français, et devrait finalement changer de ministère. Pour atterir, pour la première fois, au Quai d’Orsay.

Alors que la balance commerciale de la France est déficitaire depuis 10 ans, et que le déficit a tendance à se creuser, l'enjeu du commerce extérieur n'est pas un vain mot. Même si l'administration a peu de prise sur son évolution.

Le fait que les thèmes du commerce extérieur passent de la rive droite de la Seine à la rive gauche ne suppose pas un transfert de compétences énorme.

« Il s’agit d’une administration avec peu de moyens, les principaux effectifs sont les douanes dont la fonction est fiscale. Donc au final, les douanes vont rester à Bercy. Déplcaer le commerce extérieur ne déshabille pas vraiment le ministère de l'Economie et des Finances» assure une source à Bercy.

La diplomatie économique en ligne de mire

Le changement ne sera néanmoins pas totalement symbolique, dans la mesure où il permet de rapatrier au Quai d’Orsay des budgets de fonctionnement, pour aller « vendre la France » à l’export notamment. De fait les gros dossiers concernant l’armement ou le nucléaire auront plus leur place au Quai d’Orsay qu’à Bercy.

Mais c’est surtout pour les négociations internationales que le Quai d’Orsay s’est battu pour le commerce extérieur.

Le partenariat transatlantique au tournant

Parmi les sujets européens brûlants de ces prochaines années, les négociations engagées entre l’Union européenne et les Etats-Unis pour organiser un marché commun sans barrières douanières de part et d’autre de l’Atlantique suscitent des réactions très négatives en France.

>>Lire La fronde des sénateurs contre le partenariat transatlantique

Et pas seulement en France d’ailleurs, ce qui a poussé la Commission européenne à lancer une consultation sur une partie du sujet.

>>Lire Première consultation publique sur le Partenariat transatlantique

Dans les rangs les plus à gauche de la majorité, ce changement pose question. « On craint que la vision atlantiste de Laurent Fabius ne l’emporte sur les problèmes de fond posés par l'accord, et que la France avait identifié en amont » assure un membre du Parti socialiste.

Le mandat de négociation de Bruxelles et des Etats-Unis doit a priori exclure certains domaines, à la demande de la France. Il s’agit des services audiovisuels, des préférences collectives concernant la protection des travailleurs, de l’environnement et des consommateurs ainsi que des marchés publics de défense. Mais d’autres sujets font débat, comme la protection des données - ou le fromage.

Les opposants au partenariat transatlantique craignent que ces freins initiaux ne puissent être contournés, notamment lors de poursuites que pourraient intenter des entreprises contre des Etats.

Source : http://www.euractiv.fr/sections/agriculture-alimentation/le-partenariat-transatlantique-au-coeur-du-remaniement-301372?utm_source=EurActiv+Newsletter&utm_campaign=4f0286b716-newsletter_infos_de_la_semaine&utm_medium=email&utm_term=0_da6c5d4235-4f0286b716-55414033

RÉACTIONS: 

Valérie Pécresse, députée UMP, ancienne ministre du Budget, a jugé "absurde" le rattachement du Commerce extérieur au ministère des Affaires étrangères au détriment de Bercy car "c'est l'entreprise qui crée l'emploi, pas le Quai d'Orsay". "On crée un ministère de l'Économie et de l'Industrie, ce qui est plutôt une bonne idée, que l'on confie à Arnaud Montebourg avec un impératif: améliorer la compétitivité des entreprises françaises et donc renforcer la France dans la mondialisation. Or le commerce extérieur doit aller avec la politique de compétitivité. On est en train de priver Arnaud Montebourg d'un instrument de politique économique. C'est absurde" a estimé la député sur iTélé.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 12:21

Dans une splendide conférence prononcée à Athènes en 1955, Albert Camus distingue la tragédie, où les forces qui s’affrontent sont toutes légitimes, du mélodrame, où il n’y en a qu’une qui soit justifiable : « Antigone a raison, mais Créon n’a pas tort. De même Prométhée est à la fois juste et injuste, et Zeus qui l’opprime sans pitié est aussi dans son droit. La formule du mélodrame serait en somme : « Cela seul est juste et justifiable », et la formule tragique par excellence : « Tous sont justifiables, personne n’est juste ». C’est pourquoi le chœur des tragédies antiques donne toujours des conseils de prudence. » Et Finkielkraut de rappeler que « sous le choc de Hitler, le chœur tragique est devenu muet : le manichéisme moral se répand à nouveau, la vigilance antinazie assure le règne sans partage du mélodrame stupide sur les meilleurs esprits. » Traumatisées par la bête immonde, abruties au « plus jamais ça », les grandes âmes occidentales ont en effet opté pour la mise sous tutelle de la parole au moyen d’un solide arsenal juridique permettant la mise au ban immédiate de toute pensée jugée nauséabonde, sans passer par la case « déconstruction ». Puisque contre-argumenter reviendrait implicitement à légitimer, on préfère le procès en sorcellerie à la dispute civilisée convoquant à tours de bras « les heures les plus sombres de notre histoire » pour disqualifier d’entrée le puant adversaire. Patrick Cohen 1, Frédéric Taddeï 0.

Si l’objectif paraît louable, l’efficacité de la méthode ne convainc guère, tant du côté de ses  détracteurs… que de ses adeptes. « Si c’était à refaire, je ne le referais pas », savoureux lapsus de la bouche d’un ministre de l’Intérieur qui, au sujet de Dieudonné, reconnaît peut-être en son for intérieur l’inutilité, voire le caractère contre-productif, d’un tel procédé. Car il faut bien l’admettre : le comique le plus célèbre de France sort bel et bien renforcé de cette affaire, quoi qu’en disent les triomphalistes du moment qui ont fait de la lutte anti-M’bala M’bala leur fonds de commerce. Hommages appuyés sur les réseaux sociaux, festivals de « quenelles » à travers le monde, tous ses fans se mobilisent pour soutenir leur héros devenu en quelques jours la superbe victime d’un système réputé aux ordres de Tel-Aviv. Au final peu importe de savoir si les multiples provocations de l’artiste relèvent d’une idéologie de haine, l’apparente persécution qu’il subit lui offre aux yeux de ses innombrables groupies l’absolution inconditionnelle. Tel est le terreau fécond sur lequel se propage à vitesse grand V la pensée soralo-dieudonniste. Nul besoin de pousser la réflexion très loin pour comprendre que le délire paranoïaque qui caractérise le débat ambiant renforce puissamment ceux que nous prétendons combattre.

Sloterdijk nous rappelle qu’aux Etats-Unis, avant la montée du politiquement correct, «  il était légitime de défendre toutes les opinions, même les plus extrêmes, y compris antisémites et racistes, ce qui est beaucoup plus sain que de faire des suppositions sur les arrière-pensées éventuelles de l’autre.  Aujourd’hui, un climat de persécution a envahi l’espace public. Personne ne pense plus que l’autre dit ce qu’il veut dire. Le politically correctness déclenche un processus menant à la paranoïa généralisée. » En d’autres termes, il est préférable d’affronter les négationnistes dans un combat d’idées plutôt que de leur offrir sur un plateau la voie du martyre ! Voilà qui suppose la réhabilitation, dans l’espace public, de la figure de l’Ennemi Irréductible dont les propos doivent être combattus plutôt que caricaturés, et ce d’autant plus urgemment que les vieux remèdes ne fonctionnent plus.

Contrairement à la période dorée de l’antiracisme, où tout un peuple se mettait en ordre de bataille à la moindre injonction des belles âmes, rares sont ceux qui aujourd’hui tombent dans le panneau de la sacrosainte défense des valeurs républicaines. Au péril fasciste si souvent invoqué par des politiques en mal de projets, le peuple ne répond plus par la mobilisation mais par la dérision, convaincu avec Marx que l’histoire se répète toujours deux fois ; « la première fois comme une tragédie, la seconde fois comme une farce ». Pire, l’antiracisme serait vécu par certains comme un outil de domination, voire comme un ascenseur social qui profite à un cercle de privilégiés incarnés on ne peut mieux par l’actuel premier secrétaire du parti au pouvoir. La sauvegarde des valeurs républicaines, servie à longueur de journée sur nos ondes, agit de moins en moins sur les esprits et renvoie au contraire à la marque d’une idéologie dominante qui ne profite qu’à une caste. D’où le danger non négligeable de voir émerger demain une majorité de Français prêts à jeter le bébé (nos gouvernants) avec l’eau du bain (les valeurs auxquelles ils s’arc-boutent).

En se posant comme les plus fervents défenseurs de « nos valeurs», nos représentants, auxquels plus personne ne croit, sont les premiers à les mettre en danger. Il faut donc se résoudre à se salir les mains, c’est-à-dire à combattre vigoureusement l’ennemi sur son propre terrain plutôt qu’à le diaboliser sans relâche. En ce sens, la virulente mais drolatique diatribe anti-dieudonniste d’un Nicolas Bedos a sans doute contribué à davantage éveiller les consciences qu’une interdiction pure et simple du ministre de l’Intérieur confirmée par le Conseil d’Etat.

Lors de l’émission Des paroles et des actes, Valls concluait très justement face à Finkielkraut ; « Il y a le déclin et il y a la peur du déclin. Méfions-nous de la peur du déclin »… Ce à quoi le principal intéressé aurait pu répondre « Méfions-nous aussi de la peur de l’ennemi. »

Source : http://www.causeur.fr/dieudonne-liberte-expression,26216

NDLR Regards-citoyens.com : la politique de l'Union européenne en matière de droits de l'homme stipule :

19. La liberté d'opinion et d'expression est un droit fondamental de tout être humain, fondement essentiel de la démocratie, de l'Etat de droit et de la participation à la gestion des affaires publiques, ainsi que de la paix, de la stabilité et d'un développement durable pour tous. L'UE continuera d'agir pour défendre et renforcer la protection internationale de ces droits, sur Internet ou dans d'autres cadres, et accordera une attention particulière à la protection des journalistes et des blogueurs.  

20. La liberté de réunion et la liberté d'association sont essentielles à l'exercice d'autres droits de l'homme et des pierres angulaires de la démocratie; pourtant, la société civile est menacée dans de nombreux pays du monde du fait de restrictions d'ordre législatif ou autre. L'UE continuera de se préoccuper des restrictions imposées à la liberté de réunion et d'association, ainsi que des intimidations et du harcèlement dont sont victimes les militants des droits de l'homme et d'autres représentants de la société civile. En cette année du 10e anniversaire des orientations de l'UE concernant les défenseurs des droits de l'homme, l'UE est déterminée à protéger l'espace nécessaire à une société civile dynamique et à promouvoir un environnement sûr qui lui soit favorable. 

Source : Politique de l'UE en matière de droits de l'homme (10 fevrier 2014 )

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 10:37

Dans le cadre de la préparation des élections européennes, la Commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen a publié une note qui s'intitule : Les enjeux de la participation électorale aux élections européennes de 2014 - Rétablir la foi des électeurs: perspectives et risques.

Résumé : La présente note examine les enjeux qui découlent de l'organisation desélections européennes en 2014. Après avoir évoqué l'évolution constitutionnelle de l'Union, elle analyse les possibilités et les risques que comporte la transformation des élections européennes en une course entre personnalités pour la présidence de la Commission européenne.

Voir la note :

http://www.europarl.europa.eu/document/activities/cont/201311/20131119ATT74714/20131119ATT74714FR.pdf

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