Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 10:37

Dans le cadre de la préparation des élections européennes, la Commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen a publié une note qui s'intitule : Les enjeux de la participation électorale aux élections européennes de 2014 - Rétablir la foi des électeurs: perspectives et risques.

Résumé : La présente note examine les enjeux qui découlent de l'organisation desélections européennes en 2014. Après avoir évoqué l'évolution constitutionnelle de l'Union, elle analyse les possibilités et les risques que comporte la transformation des élections européennes en une course entre personnalités pour la présidence de la Commission européenne.

Voir la note :

http://www.europarl.europa.eu/document/activities/cont/201311/20131119ATT74714/20131119ATT74714FR.pdf

Repost 0
Published by ERASME
commenter cet article
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:14

Regard-citoyens.com invite ses lecteurs intéressés par ce sujet à prendre connaissance du rapport officiel de mission des services d'inspection de l'Etat intitulé Mission relative à la prise en compte des spécificités des services d'intérêt général dans la transposition de la directive 'services' et l'application du droit communautaire des aides d'état : http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/094000100/0000.pdf    

Voir également :

 * La dimension européenne des politiques sociales

 * Quel cadre juridique européen pour les services sociaux d’intérêt général ? par La Fonda

 * Connaissez-vous les services d'intérêt économique général (SIEG) et leur gestion ?  

 * Quel cadre juridique européen pour les services sociaux d’intérêt général ? par La Fonda (2008)

 

Repost 0
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:07

La directive du 12 décembre 2006 relative aux services dans le marché intérieur[1], dite « directive Services » ou « directive Bolkestein », est une directive de l'Union européenne présentée initialement par l’ancien commissaire européen au Marché intérieur Frits Bolkestein et adoptée dans le cadre de la procédure de codécision — après de multiples amendements qui ont modifié significativement le projet de directive —, par le Conseil européen le 24 juillet 2006 puis par le Parlement européen le 15 novembre 2006, en tant que directive 2006/123/CE[2]. La directive modifie marginalement la législation sur le marché des services au sein de la Communauté européenne, en simplifiant pour un prestataire de services d'un État membre les conditions dans lesquelles il peut opérer dans un autre État membre.

La proposition initiale de libéralisation des services, votée une première fois par le Parlement le 13 février 2003, a rencontré l'opposition d'une partie de la gauche et de syndicats de plusieurs pays, dont en particulier la France et la Belgique, ainsi que de plusieurs gouvernements (voir la section Débat ci-dessous). Ce projet de directive a également été largement utilisé comme argument par une partie de la gauche ainsi que la droite souverainiste lors de la campagne référendaire française sur le Traité constitutionnel européen en 2005, cristallisant le débat sur l'« Europe libérale » et sur l'allégorie du « plombier polonais ». L'échec du Traité constitutionnel européen n'a pas empêché le texte d'être adopté, après des amendements par le Parlement européen en février 2006 afin que le texte ne se réfère plus explicitement au principe du pays d'origine.

Voir la suite de cet article publié sur le site de Wikipedia (version française) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_Services

Voir également :

 * Prise en compte des spécificités des services d'intérêt général dans la transposition de la directive 'services' et l'application du droit communautaire des aides d'état (rapport officiel)

 * Les négociations plurilatérales sur un nouvel accord international sur le commerce des services aborderont des sujets des plus sensibles bien que personne n'en parle !

 

Repost 0
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 09:03

L'UE, Union Européenne compte 28 Etats en mars 2014, il s'agit, par ordre alphabétique de : Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lithuanie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède.

Les Français ont faits l'objet d'un sondage paru dans le Parisien/Ici en France, samedi 8 mars 2014. Les résultats de cette enquête d'opinion sont inquiétants. En effet, seulement 15% des sondés soit 972 personnes, considèrent que l'Europe est assez efficace et 1% qu'elle est très efficace.

A contrario, 57% jugent qu'elle est peu efficace et 26% qu'elle ne l'est pas du tout!

http://www.itespresso.fr/wp-content/uploads/2011/10/Commission-europ%C3%A9enne-UE-EU-Europe-Union-Europ%C3%A9enne-%C2%A9-morganimation-Fotolia.com_.jpg

Mais, tout dépend de ce que l'on entend par "EFFICACE" car aux détracteurs de cette Europe, on pourrait répondre que celà a déjà évité que nous nous fassions la guerre, ce qui prouve l'efficacité de la dite Europe.

Elle a aussi permis, que des pays comme la Grèce, ne sombrent pas après cette déconfiture de l'économie mondiale et du système bancaire qui l'a précipité en faisant tout et n'importe quoi...et qui d'ailleurs continue à se conduire  comme si de rien n'était.

Pour continuer l'examen du sondage en question, nous avons la confirmation qu'une proportion de citoyens français va utiliser cette élection pour désavouer le gouvernement en place: soit 30% et seulement 10% pour soutenir le gouvernement.

http://jeanmariecavada.eu/wp-content/uploads/2014/01/commission-europeenne.jpg

Heureusement 58% ne voteront pas pour ou contre le-dit gouvernement, c'est un chiffre en progression puisqu'en 2009, ils étaient seulement 51% mais ils s'exprimeront sur l'Europe politique; de droite ou de gauche?

En revanche, ceux qui veulent le sanctionner passent de 24% en 2009 à 30%, 6 points de +, ça n'est pas innocent.

Ceux qui veulent le soutenir qui étaient de 20% en 2009 passe à seulement 10%, là c'est un mauvais point pour le gouvernement français.

Voir le sondage : http://sondageselections.over-blog.com/article-communaute-europeenne-seuls-15-des-fran-ais-trouvent-l-europe-assez-efficace-122880088.html  

      

Repost 0
4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 08:34

Israël a décidé d’annuler la libération du dernier groupe de prisonniers palestiniens prévue dans le cadre des pourparlers de paix, a déclaré, jeudi 3 avril, un responsable israélien. Les négociateurs israéliens ont informé leurs homologues palestiniens du refus d’Israël d’honorer la promesse de relâcher vingt-six détenus au cours d’une réunion dans la nuit de mercredi destinée à éviter un échec des pourparlers, a ajouté ce responsable, qui a requis l’anonymat.

Israël réagissait ainsi à la décision de l’Autorité palestinienne de demander son adhésion à quinze accords et traités internationaux, a expliqué une source proche des négociations. Tel-Aviv réclame désormais un bilan de ces pourparlers directs, qui se déroulent sous l’égide des Etats-Unis. Le secrétaire d’Etat états-unien, John Kerry, avait appelé mardi « les deux parties à faire preuve de retenue ».

Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, avait annoncé mardi ces demandes d’adhésion, peu après l’annonce d’un nouvel appel d’offres par le gouvernement israélien pour la construction de sept cent huit logements dans le quartier de colonisation de Gilo, à Jérusalem-Est occupée et annexée.

Les Palestiniens ont rétorqué que le refus d’Israël de relâcher ce dernier groupe de prisonniers les libérait de leur promesse de ne pas chercher la confrontation avec Israël aux Nations unies ou au sein d’autres instances internationales.

ESCALADE DIPLOMATIQUE

Parmi les textes signés mardi par Mahmoud Abbas figurent les conventions de Genève, les traités internationaux fixant les règles de protection des personnes en cas de conflit armé et d’occupation. Les Palestiniens espèrent que leur adhésion à ces traités leur permettra de saisir plus facilement la Cour pénale internationale (CPI), notamment au sujet de la poursuite de l’occupation des terres palestiniennes saisies par Israël pendant la guerre de 1967.

Américains et Israéliens ont toujours dit que la stratégie de M. Abbas visant à obtenir la reconnaissance de l’Etat de Palestine par le biais d’une adhésion aux agences des Nations unies entraînerait de leur part des représailles. C’est ce qui s’est passé lorsque la Palestine est devenue membre à part entière de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), en octobre 2011, puis Etat observateur non-membre de l’Organisation des Nations unies, en novembre 2012.

Ainsi, parallèlement à cette escalade diplomatique, les Palestiniens multipliaient-ils les déclarations conciliantes. « Nous tourner vers certaines agences de l’ONU ne signifie pas que nous interrompons totalement le processus de paix », avait dit le négociateur palestinien Mohamed Chtayyeh.

La tactique onusienne des Palestiniens met en péril les négociations

Les négociations israélo-palestiniennes ont toujours comporté une part de psychodrame. En dépit d’une brusque détérioration des relations entre les deux parties, la décision de Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, d’adhérer à quinze conventions et traités internationaux pourrait relever, selon certains observateurs, d’un tel registre : « Les Palestiniens, explique un diplomate européen, ne pouvaient que réagir à la décision d’Israël de ne pas relâcher, comme il s’y était engagé, le dernier groupe de 26 prisonniers palestiniens. Ils ont choisi de le faire en commençant à mettre à exécution la menace qu’ils laissent planer depuis longtemps d’obtenir une reconnaissance des Nations unies. »

« Il est cependant probable que les Israéliens vont finir par relâcher ces prisonniers, et les Palestiniens, qui ont voulu, au travers de cet épisode, rétablir la crédibilité de leur menace, n’auront plus qu’à suspendre la démarche qu’ils viennent d’entreprendre », poursuit cet expert du dossier. Ainsi s’exprime la thèse optimiste. L’autre lecture des événements qui se sont succédé depuis quarante-huit heures incite à penser que l’atmosphère de crise n’est pas feinte, et que le processus de paix, relancé en juillet 2013 après trois ans de coma, est sur le point de s’effondrer.

La Palestine "va payer cher" son pas vers l’ONU

Les Palestiniens vont "payer cher" leur décision de relancer leurs démarches d’adhésion aux agences de l’ONU et traités internationaux, a averti mercredi un ministre israélien, les menaçant de sanctions économiques, voire d’annexion de territoires de Cisjordanie.

"S’ils menacent maintenant (de se tourner vers les institutions de l’ONU), ils doivent savoir une chose : ils le paieront cher", a déclaré à la radio publique le ministre du Tourisme Uzi Landau.

Annexion

Ce dernier n’a pas exclu la possibilité pour Israël d’annexer des portions de territoire palestinien occupé.

"L’une des mesures possibles serait pour Israël d’appliquer sa souveraineté sur des secteurs qui feront clairement partie de l’Etat d’Israël dans le cadre de toute solution future", a menacé M. Landau.

Le ministre faisait référence aux secteurs de la Cisjordanie occupée où sont implantés des colons juifs, Israël espérant conserver ces zones après un futur accord de paix. Israël pourrait aussi prendre des mesures de rétorsion économique en intervenant "pour bloquer leurs aides financières".

Adhésion

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé mardi que la direction palestinienne avait décidé de demander l’adhésion à 15 agences et traités internationaux.

Cette décision intervient peu après l’annonce d’un nouvel appel d’offres par le gouvernement israélien pour 708 logements dans le quartier de colonisation de Gilo, à Jérusalem-Est occupée et annexée.

Un accord conclu sous l’égide du chef de la diplomatie américaine John Kerry a permis la reprise en juillet pour neuf mois des négociations de paix, un délai arrivant à échéance le 29 avril.

Libération

En vertu de cet accord, la direction palestinienne avait suspendu jusqu’à la fin des pourparlers toute démarche d’adhésion aux organisations et conventions internationales auxquelles le statut d’Etat observateur obtenu en novembre 2012 à l’ONU lui donne accès.

En contrepartie, Israël s’engageait à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant les accords d’Oslo de 1993, dont les trois premiers groupes ont été relâchés. Mais le dernier contingent n’a pas été libéré comme prévu samedi dernier.

A la suite de l’annonce palestinienne mardi soir, M. Kerry a annulé une visite prévue mercredi à Ramallah pour rencontrer M. Abbas.

Source : http://www.jforum.fr/forum/israel/article/israel-palestine-fini-les

Repost 0
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 17:31

Le Président de la République a choisi Manuel Valls pour conduire la politique du Gouvernement. On sait aujourd’hui qu’il devra arbitrer le duo Montebourg/Sapin à l’Economie et aux Finances. Ce face-à-face, s’il risque d’être assez spectaculaire et s’il alimentera sans aucun doute les gazettes, est pourtant un faux-semblant.

Car Michel Sapin conserve, semble-t-il, les deux leviers principaux de Bercy, c’est-à-dire la tutelle sur la Direction du Trésor et la Direction du Budget. Autrement dit, la dépense et les recettes. Arnaud Montebourg n’aura quant à lui que la tutelle sur la Direction de l’Industrie et surtout sur le Ministère de la Parole. Il nous y avait habitués quand il était au Redressement productif : son arrivée à l’économie lui donnera certes une audience plus large et sa voix portera plus loin, mais il restera contraint par le pacte de compétitivité et par les engagements de restriction budgétaire dont Michel Sapin sera le garant vis-à-vis de Bruxelles… et de Berlin.

Cette situation conduit Manuel Valls et le gouvernement à une impasse pour une raison évidente : son gouvernement appliquera avec rigueur la même politique que les autres gouvernements européens. Une politique qu’auraient aussi bien pu appliquer Alain Juppé ou François Fillon, c’est-à-dire « euro-compatible », une politique d’austérité qui produit déjà ses effets puisque la stagnation s’installe durablement en Europe. Non seulement la croissance est nulle (y compris en Allemagne), mais partout les économistes agitent maintenant le spectre de la déflation.

Au-delà des indicateurs économiques qui dévoilent la contraction progressive de la masse monétaire, les politiques d’austérité répercutent leurs effets en cascade sur les donneurs d’ordre et les entreprises qui leur sous-traitent leurs services. Chacun peut le constater dans le business, en France comme en Allemagne comme au Royaume-Uni, mais plus encore en Espagne et en Italie, partout les prix baissent : dans les télécoms, dans les services, dans la grande distribution, dans l’automobile, dans les produits d’équipement, la concurrence organisée à l’échelle mondiale a conduit les entreprises à mettre la pression sur les prix et à organiser la déflation.

Cette déflation est mortifère. Elle est déjà l’œuvre d’une manière sous-jacente depuis 12 ans. Elle a conduit à la destruction de plus d’un million d’emplois industriels en France. Elle est en passe de devenir structurelle et évidente au sein de la zone euro. Tous les économistes le craignent désormais. Comme dans les années 30, la déflation ne peut conduire qu’au renchérissement du coût réel des intérêts bancaires (le différentiel entre le taux effectif nul ou positif et le coût de la vie négatif), à la baisse des investissements (on y est déjà : en 2013, par exemple, le nombre de permis de construire déposés a baissé de 30%), à la compression des salaires pour réduire encore plus les coûts de production, à la baisse du pouvoir d’achat donc à la baisse de la consommation, à l’amplification de la baisse des prix pour essayer d’attirer des consommateurs fuyants, au transfert accru de la production vers les pays à bas coût (Chine, Vietnam…), à la désindustrialisation irréversible du pays. Une spirale infernale dont il est très difficile de sortir.

Et bien entendu au chômage de masse : si l’on additionne les différentes catégories de chômeurs (jusqu’aux emplois à temps partiel de moins de 20 heures par semaine), on retrouve partout en Europe la même masse d’environ 20% de chômeurs, y compris en Allemagne où une très importante masse de chômeurs (ou de travailleurs) partiels vivent avec 400 € par mois. Dans certains pays comme l’Espagne, c’est 30%. Le chômage de masse est déjà là et rien n’interdit de penser qu’avec une politique d’austérité qui conduit directement à la déflation monétaire, cette masse ne va pas s’accroître encore. Avec les conséquences sociales et sociétales que l’on peut imaginer.

Manuel Valls n’a jamais caché son attachement sincère à cette politique « libérale ». Il s’en est fait le chantre au sein du parti socialiste dans la roue de DSK. Il est sans doute aujourd’hui le mieux placé pour l’appliquer. Michel Sapin sera son bras armé et consentant pour l’exécuter : comme François Hollande, il reste indéfectiblement attaché à l’euro, à la concurrence « libre et non faussée », aux engagements budgétaires européens, à la politique de l’euro fort (après celle du franc fort). Bref, à toute cette politique héritée de Jacques Delors (et de Jean-Claude Trichet) qui a fait tant de mal à la France et qui est en train de ruiner la zone euro. François Hollande s’en considère le digne héritier, Manuel Valls en sera l’administrateur.

Que va-t-il se passer maintenant ? Le gouvernement va mettre en œuvre son plan d’austérité. Il va essayer de négocier un petit délai avec Bruxelles. Peut-être l’obtiendra-t-il, mais le plan sera de toute façon appliqué. Comme les recettes budgétaires vont se contracter, un nouveau plan sera fabriqué pour amplifier le premier. Et de plans en plans, de contractions en contractions, de rigueur en austérité, la France va s’installer durablement dans la déflation. Et dans la dépression économique qui l’accompagne. Nous l’avons vu. Bien sûr, Arnaud Montebourg va s’agiter, courir au devant des entreprises qui licencient pour essayer de limiter les dégâts. Bien sûr, il va donner le change en s’affichant dans les médias pour rappeler qu’au gouvernement il soutient l’industrie. Mais de politique industrielle, il n’en a pas. En tout cas, aucune qui soit compatible avec le pacte de compétitivité que Valls et Sapin vont développer.

Quelles en seront les conséquences ? Les électeurs de gauche se sentiront toujours plus trahis par leurs élus, les électeurs de droite crieront au loup avec Copé et consorts, lesquels affirmeront que le gouvernement n’en fait pas assez dans la réduction budgétaire (alors qu’ils auraient fait la même chose s’ils étaient au pouvoir) : bref, la France va s’enfoncer dans le marasme et les divisions. Aucun grand projet  n’est à l’horizon, aucune vision positive ne se dégage, aucune espérance ne renaît. Le nouveau gouvernement à peine nommé est déjà dans une impasse. Manuel Valls est dans une impasse. Il sortira de cette aventure en guenilles et la France désemparée.

Source :  http://www.causeur.fr/impasse-manuel-valls,26940

Repost 0
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 10:17

Invité de l'émission Des paroles et des actes sur France 2, François Fillon s'est défini comme "l'homme de la vérité" citant le général de Gaulle tout en reconnaissant "ne pas lui arriver à la semelle". Face à la crise économique, sociale et politique qui se poursuit depuis 2009, l'Europe semble justement en panne d'hommes d’État.

Atlantico : Face à la crise économique, sociale et politique qui se poursuit depuis 2009, les dirigeants européens semblent totalement impuissants. Au-delà de ses problèmes structurels, l’Europe souffre-t-elle d’une pénurie d’hommes d’État ?

Philippe Braud : Je ne crois pas du tout que l’on puisse considérer les dirigeants européens comme impuissants face à la crise actuelle. Ce qui nourrit cette illusion dans l’opinion publique c’est la lenteur de leur temps de réaction. Elle est normale puisque le fonctionnement de l’Union européenne exige beaucoup de concertations pour tenir compte des situations nationales des 27 Etats (ou des 14 dans la zone euro) : celles-ci sont tellement différentes aussi bien sur le plan économique que politique. Paradoxalement, cette lenteur présente au moins un avantage majeur. En provoquant une aggravation temporaire de la crise, elle facilite la nécessaire évolution des mentalités.

Il a fallu que l’Italie se rapproche du gouffre pour que Mario Monti puisse succéder à Berlusconi et commencer la remise en ordre du pays. La démonstration de l’impossibilité du statu quo est, en démocratie, le seul vrai levier qui puisse faire accepter les douloureuses réformes de fond qui jettent les bases d’une authentique sortie de crise. Quant à la qualité de la classe politique européenne, c’est-à-dire aussi bien les dirigeants des États que les membres les plus importants de la Commission, on peut en toute franchise la trouver très honorable, même s’il existe des exceptions fâcheuses.

Christian Delporte : Que des dirigeants politiques paraissent dépassés par l’ampleur et la complexité de la crise, ce n’est pas nouveau. Quand est survenue la crise de 1929, et même lorsqu’elle s’est affirmée au début des années 1930, aucun n’en a mesuré le caractère exceptionnel et tous ont appliqué les mêmes recettes orthodoxes et inefficaces. Hoover, aux États-Unis, expliquait que la prospérité était "au coin de la rue", Tardieu croyait la France à l’abri et annonçait une "politique de prospérité", Brüning menait en Allemagne un plan d’austérité absurde, le travailliste Mc Donald ne faisait pas mieux en Grande-Bretagne… Bref, aveugles, sourds, sûrs d’eux-mêmes, ils étaient incapables de sortir de leurs schémas, car tous pensaient la même chose au même moment. C’est le problème aujourd’hui. Les dirigeants actuels ne sont ni meilleurs ni pires que leurs prédécesseurs (ils sont même mieux formés à l’économie), mais ils pensent tous pareil. L’homme d’État est notamment celui qui, par sa vision et sa lucidité, est capable de transgresser les conformismes ambiants.

Qu’est-ce qui distingue justement un homme politique de haut rang d’un homme d’État ?

Philippe Braud : La qualité "d’homme d'État" (quelque soit le sexe naturellement) suppose la capacité de tenir un cap au service d’une vision, mais aussi celle d’arracher des résultats majeurs et durables. Il existe des manières très différentes d’entrer dans ce club très fermé. On retient davantage le style flamboyant d’un Richelieu, d’un de Gaulle ou d’un Churchill. Mais la ténacité tranquille et la justesse de vision d’un Mazarin, d’un Adenauer ou même d’un Pompidou (si injustement sous-estimé) leur méritent aussi ce qualificatif. Les uns auront volontiers pratiqué un mode de gouvernement à la hussarde, les autres un sens tactique achevé. Mais, en dernière analyse, ce qui consacre, c’est le jugement a posteriori de l’Histoire appuyé sur une analyse froide des résultats.

Christian Delporte : Il est d’abord un homme politique comme les autres, capable, pour parvenir au pouvoir, de se plier aux mêmes compromis ou combinaisons. Un homme d’État n’est pas un saint, mais un homme qui croit à son destin et fait en sorte de pouvoir l’accomplir. C’est ensuite, en dominant les circonstances, que l’homme politique se révèle homme d’État. Comment ? En faisant valoir, à la faveur des événements, des qualités qui sortent de l’ordinaire. J’en citerai trois.

D’abord, une vision politique panoramique et diachronique. Parce qu’il est capable d’inscrire son pays dans la longue durée, celle qui relie l’histoire et le futur de la communauté nationale, parce qu’il est en mesure de comprendre comment ce pays se situe dans un monde en mouvement, l’homme d’État est à même de fournir les solutions qui projettent le pays dans l’avenir. Comme l’écrivait déjà au XIXe siècle le théologien James Freeman Clarke, l’homme politique pense à la prochaine élection, là où l’homme d’État songe à la prochaine génération.

Cette vision repose ensuite sur une conviction forte, elle-même fondée sur des valeurs claires qui s’expriment par l’action, le courage, la responsabilité. L’homme d’État, disait de Gaulle, est celui qui est "capable de prendre des risques". Cela ne signifie pas seulement résister aux pressions intérieures ou extérieures, aux groupes d’influence ou aux mouvements de l’opinion, révélés par les sondages, mais aussi savoir rejeter les pressions venues de son propre camp.

Enfin, dernier trait essentiel, l’homme d’État doit avoir le sens du destin collectif : être guidé, en toute circonstance, par l’intérêt commun, évaluer ses décisions à l’aune de la cohésion sociale et des valeurs profondes sur lesquelles elle s’établit. Cela ne veut pas dire céder au consensus mou, mais savoir rassembler, entraîner, dynamiser en ayant le souci de ne jamais diviser la communauté nationale. Visionnaire, sachant prendre de la distance, maîtrisant la complexité du monde, percevant l’intérêt commun, l’homme d’État doit aussi être lucide, c’est-à-dire savoir réajuster sa politique en fonction de l’évolution des circonstances, et non de son avenir personnel.

Qui pourraient être le général de Gaulle ou le Winston Churchill d’aujourd’hui ? Existe-t-il encore des hommes politiques de cette dimension ?

Philippe Braud : Il ne faut pas se tromper d’époque. Autant de Gaulle et Churchill étaient les dirigeants qu’exigeaient la résistance indomptable au fléau du nazisme, ou, s’agissant de la France, le sursaut contre la faillite des institutions de la IVe République en 1958, autant la crise que connaît aujourd’hui l’Union européenne risquerait d’être aggravée par ce type de personnalités. Le gouvernement d’un ensemble aussi vaste, et aussi neuf dans sa conception, que l’UE, n’a pas besoin de "grands hommes." Au contraire. Adulés chez eux, ils risqueraient de susciter des blocages supplémentaires dans les autres pays.

L’Union européenne ne peut se gouverner que comme un système de concertation politique permanent, avec des dirigeants compétents et intègres qui savent jouer collectif. Ce qui nous manque bien davantage aujourd’hui ce sont des intellectuels d’exception capables de penser à très haut niveau la trajectoire passée et le destin exceptionnel de l’entité européenne ; capables aussi de contribuer à la construction d’un rêve commun qui transcende les exigences de la politique au quotidien. Difficile ! Les intellectuels, comme l’a montré Schumpeter, sont trop souvent portés à multiplier les obstacles ou les embarras.

Christian Delporte : Ce sont les circonstances qui ont transformé de Gaulle ou Churchill en hommes d’État. Jusqu’en 1939, l’image du politicien dilettante, peu fiable, et même indécis collait à la peau de Churchill. Sans la guerre, aurait-il laissé l’empreinte de l’homme d’État ? Sans la crise algérienne de 1958, de Gaulle serait sans doute resté le retraité de Colombey, et, pour les livres d’histoire, l’homme du 18 juin. Pour qu’il y ait des hommes providentiels, il faut qu’intervienne la "providence", autrement dit que se noue un contexte exceptionnel qui les porte au pouvoir. Par ailleurs, c’est l’exercice du pouvoir qui forge les hommes d’État. On ne l’est pas a priori. Le cas typique est celui d’Helmut Kohl, longtemps moqué dans son propre camp, et qui s’est révélé à la faveur de la chute du mur de Berlin et de la réunification.

Le problème des hommes politiques actuels, c’est leur incapacité à prendre de la distance. "Le politicien suit le peuple, alors que le peuple suit l’homme d’État", disait Nixon. Leur projet se confond avec une batterie de réponses pratiques ou techniques censées satisfaire l’urgence des questions de l’opinion. Le dirigeant subit les événements, répond aux émotions mais demeure incapable de définir la société telle qu’il l’imagine dans dix, vingt, trente ans, grâce à sa politique et aux valeurs qui la fondent. Un temps où la réaction submerge l’action n’est guère propice aux grands hommes d’État.

Quand bien même ces hommes existeraient, les électeurs voteraient-ils pour eux ?

Philippe Braud : Sauf en temps de crise aiguë, les citoyens aux urnes privilégient les représentants qui préfèrent la facilité au courage, les fausses réformes aux choix douloureux, et qui tiennent un discours lénifiant ou déconnecté des réalités. C’est une donnée de la politique démocratique qui ne saurait être sous-estimée. Ceux qui ont l’étoffe d’homme d’État sont condamnés à porter bien des masques, voire à s’engager dans bien des compromissions, avant de pouvoir exister au sommet.   

Christian Delporte : En 1958, quatre mois avant que de Gaulle ne revienne au pouvoir, seuls 13% des Français le voyaient comme l’homme de la situation. On connait la suite… Ne flattons donc pas trop la grande clairvoyance de l’opinion ! L’homme d’État n’est pas celui qui arrive avec des remèdes miraculeux, mais qui, s’appuyant sur la force de son analyse et sa perception aiguë de l’intérêt commun, propose une méthode collective, rompt avec le cercle de l’impuissance et de la démagogie, bouscule les conformismes. Quand de Gaulle est revenu au pouvoir, il n’avait pas de "programme". Le programme, c’était lui, qui incarnait une certaine vision de la France. Aujourd’hui, où la politique se réduit à la gestion de l’immédiateté, il n’est pas sûr qu’un homme ou une femme proposant de se projeter dans l’avenir, soit cru(e) ou même entendu(e)…

François Hollande est souvent critiqué pour son indécision et son manque de charisme. La détermination et l’aura sont-ils forcément des éléments qui caractérisent les hommes politiques d’exception ?

Philippe Braud : Son manque de charisme ? Oui. Et cette lacune constitue certainement l’une des raisons de sa vulnérabilité politique. Son indécision ? Il faudrait sérieusement nuancer. L’opinion publique et les médias sous-estiment, je crois, la cohérence de sa politique et la continuité du cap adopté. Il en est d’ailleurs responsable car, par tempérament mais aussi par habileté tactique, il préfère avancer à pas comptés en dissimulant, au moins en partie, notamment à son propre camp, ses objectifs et ses convictions réelles. A jeter le masque il pourrait apparaître plus fort en tant que leader, mais il pourrait aussi courir le risque de se voir davantage encore affaibli par la révolte d’une partie de ses troupes.

Christian Delporte : Le charisme aide sans doute à faire partager sa conviction. Mais on peut être un homme d’État, à l’instar d’Antoine Pinay ou d’Helmut Kohl, sans se confondre avec un chef charismatique. A l’inverse, le charisme ne fait pas tout, sauf à affirmer que Silvio Berlusconi est un grand homme d’État. J’ajouterai qu’on trouve d’autant plus de charisme à un homme politique que sa politique réussit…

Au-delà de ces caractéristiques, la force morale qui permet de prendre des décisions difficiles et de bousculer les conservatismes est-elle ce qui manque à la classe politique actuelle ?

Philippe Braud : Le courage politique ? Oui. La classe politique actuelle en manque beaucoup. Mais dans une perspective d’efficacité réaliste, mieux vaut sans doute des dirigeants un peu lâches qui avancent dans la bonne direction (même si c’est trop précautionneusement) que des dirigeants si ouvertement courageux que le suffrage universel les brise. Cependant il est vrai que l’authentique homme d’État est celui qui, sachant évaluer la force réelle des résistances, ne se laisse pas intimider par des obstacles qui seraient en réalité surmontables.

Christian Delporte : Le temps politique est devenu très court. Partout, et particulièrement en France avec le quinquennat, le rythme de l’alternance s’est un accéléré. Depuis 1978 – et sauf en 2007 (mais dans les circonstances particulières d’un changement de Président) -, aucune majorité n’a été reconduite. Depuis plus de trente ans, la majorité en place a perdu toutes les élections intermédiaires. A peine le pouvoir est-il en place qu’il se trouve confronté à l’impopularité. La cote de Mitterrand est restée positive pendant plus de deux ans, celle de Sarkozy a résisté 8 mois. Hollande a plongé au bout de 4 mois… Dans ces conditions, les hommes politiques, le nez sur les sondages, courent après les électeurs, et les élus, qui ont peur pour leur siège, pressent le pouvoir de lâcher du lest. Le rythme court de la politique s’exprime dans la multiplication de lois de circonstance, censées répondre aux préoccupations de l’opinion. Alors oui, sans doute, la classe politique pèche par manque de force morale, mais la responsabilité est partagée. A entendre les Français, les hommes politiques font trop de promesses. Force est de constater, pourtant, qu’ils élisent ceux qui en font le plus. Rien qui encourage, alors, le regain de la force morale…


Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/sos-hommes-etat-mais-ou-sont-churchill-et-gaulle-xxieme-siecle-philippe-braud-christian-delporte-731705.html#i0h9iLhscOpEsOez.99

 

Repost 0
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 09:52

Incroyable mais vrai : il vaut mieux aujourd'hui être à l'extérieur qu'à l'intérieur d'une Union européenne dont les institutions et les Etats membres ne parviennent pas à se mettre en position de sortir des crises qu'ils n'ont pas voulu voir ni anticiperd et d''affronter les défis du moment comme ceux du XXI ème siècle, et pour cause : ce sont les mêmes qui tentent de soigner les plaies ouvertes par ce qu'ils ont créé !

" Ce n'est pas en taillant en pointe les oreilles d'un âne qu'on en fait un cheval de course ! "

Les Britanniques, qui adorent les sports équestres, l'ont compris !

Pour preuve cet audit qui les prépare à ne prendre de l'Union que ce qui les intéresse, à l'instar des Etats qui ont fait le choix de l'Espace économique européen et de l'union douanière, ou de l'Etat d'Israël qui jouit d'un statut privilégié !

Pour autant, ils joueront probablement une autre carte, la dernière avant de sortir de l'Union sans les difficultés que pourraient rencontrer ceux qui ont tout misé en adhérant sans réserve à tous les processus de l'Union (cf. "FRESH START PROJECT"  ainsi que Ne nous y trompons pas ! Le Royaume-Uni n'a aucune intention de quitter l'Union européenne ! )

Au nom de quoi la Grèce, si elle décidait de sortir de l'eurozone, ou l'Ecosse, si elle parvenait à gagner son statut indépendant, pourraient-elles se voir refuser de se voir accorder soit le statut britannique, soit le statut israélien ?

Et combien d'autres Etats membres de l'Union européenne qui patissent aujourd'hui des contraintes et dérives d'une Union européenne incapable de s'adapter à la réalité non complaisante du monde tel qu'il est, seraient candidats à en sortir tout en bénéficiant de ce même statut privilégié accordé à un Etat qui ne répond même pas aux critères d'adhésion ?

Les Européens n'ont plus d'autre choix que de cesser de se voiler la face !

Ils doivent choisir, en conscience et en responsabilité, et de manière véritablement démocratique, ce qu'ils veulent construire ensemble comme entité politique européenne !

Mais comment 'choisir en conscience et en responsabilité' sans avoir opéré un véritable audit de l'impact réel de l'acquis communautaire, des transferts, délégations et partages de compétences, du schéma institutionnel, politique et fonctionnel de l'Union et des processus réglementaires, législatifs et politiques qui lui sont attachés, sur la réalisation effective des objectifs européens et la préservation tout aussi effective des intérêts européens les plus essentiels dans le plein respect des aspirations démocratiques portées par les contrats sociaux-politiques dessinés dans les Etats-nations par leurs propres corpus constitutionnels et/ou de droit fondamental ? (cf. à cet égard Audit sur l'impact des compétences européennes sur les objectifs et les intérêts nationaux - et européens - : la France doit imiter le gouvernement britannique mais avec d'autres objectifs !)

Ce qui impose de vérifier simultanément que les objectifs et intérêts nationaux légitimes de chaque Etat-nation(s) ne sont pas sacrifiés sur l'autel d'un projet politique européen étranger à cet impératif démocratique et historique (cf. De la définition et de la défense des intérêts nationaux (première partie) ainsi que De la définition et de la défense des intérêts nationaux (seconde partie) ) !

La France, comme l'Allemagne et d'autres Etats membres aujourd'hui de l'Union européenne, plus que tout autre Etat membre en raison même de sa place singulière au sein du processus de construction européenne et du fait qu'elle a favorisé l'établissement de ce statut si privilégié accordé à des Etats tiers sans en avoir mesuré toutes les conséquences pour le projet politique européen lui-même, ne peut plus faire l'économie d'un tel audit ! (Audit sur l'impact des compétences européennes sur les objectifs et les intérêts nationaux : la France doit imiter le gouvernement britannique !)

Il appartient désormais à ses institutions démocratiques de prendre leurs responsabilités en la matière !

NB : Cet article a été publié à plusieurs reprises sur ce blog depuis l'été 2012.

Repost 0
2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 20:38

Les analystes politiques des grands médias français déploient leurs analyses politiques, qui ont parfois un niveau bien inférieur à celle des analyses du niveau de celles des cafés du commerce de notre pays, à l'aune de considérations strictement nationales et politiciennes !

Naturellement, la plupart de ces analyses présentent de l'intérêt ! Qui pourraient le nier ?

Mais les Français attendent aussi que ces mêmes analystes relèvent un peu leur regard pour proposer une autre nature d'analyse de la composition - subtile - de ce nouveau gouvernement ; composition qui ne peut pas simplement procéder d'une simple recherche d'équilibre entre des courants et des personnaltés du Parti socialiste !

Car l'agenda international comme l'agenda européen (qui n'en constitue qu'un sous-élément), comme les orientations géopolitiques et stratégiques de François Hollande et de la gauche sociale-libérale qui l'accompagne dans la conduite des affaires du pays, ont bien évidemment occuper une place particulière dans la corbeille des critères de choix des membres de ce nouveau gouvernement.

D'abord, le choix du Premier ministre : Manuel Valls !

Si l'on se limite à cette dimension internationale de la question, que savons-nous de lui ?

Rien de très visible n'apparait dans son CV qui puisse, en première lecture, nous donner des indications sur ses sympathies et orientations, à l'exception de son souci de ne pas déplaire aux communautés de toutes obdédiences et de toutes origines, son passage réussi à la tête de la ville nouvelle d'Evry lui ayant beaucoup appris en la matière !

Si l'on fouille davantage dans ses fréquentations quotidiennes, on découvre la présence de personnages connus pour leurs sympathies anglo-saxones (souvent les mêmes d'ailleurs qui entouraient déjà Nicolas Sarkozy, à l'instar de l'ancien Grand Maître du Grand Orient de France, Alain Bauer, omniprésent) !

Quoi de plus naturel, le direz-vous, eu égard à la très forte priorité accordée par son ministère de référence, le ministère de l'intérieur, à la lutte contre le terrorisme ; priorité qui l'a placé très naturellement en position de dialoguer sur des dossiers sensibles de préférence avec les services américains et anglosaxons ! 

De là à imaginer que Washington n'ait pas vu d'inconvénient à une telle nomination ....

Surtout que dans le même mouvement, Laurent Fabius, par 'pragmatisme intellectuel, diplomatique et stratégique ...', Jean-Yves Le Drian (par pragmatisme opérationnel et par réflexe culturel inhérent à son fort ancrage territorial : n'a-t-il pas été jusque récemment le président de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes d'Europe dominées par les régions de la façade atlantique) et par , et, dans une moindre mesure, Bernard Cazeneuve (plus réservé à ces différents égards mais néanmoins tenus, dans ses nouvelles fonctions, de faire preuve de beaucoup d'esprit d'ouverture ...), étaient confirmés ou nommé dans les fonctions régaliennes clés, à l'exception du poste de Garde des sceaux laissé à Madame Taubira. 

Or, plus personne n'ignore aujourd'hui le tropisme atlantique particulièrement marqué des deux premiers ....

Tropisme que confirment le choix résolu des titulaires des postes clés dans leur ministère respectif ainsi que les nominations les plus récentes ! 

Tropisme que confirmera demain ou après-demain la nomination de Fleur Pellerin au poste de secrétaire du commerce extérieur près le ministre des affaires étrangères et du développement international ... une personnalité troublante qui n'avait pas hésité à affirmer que les écoutes de la NSA ne lui posaient aucune sorte de problème .. comme d'autres comportements erratiques plus domestiques non plus (cf. à cet égard http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/la-france-suspectee-de-cyberespionnage-le-monde.html ou encore http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/apple-google-microsoft-et-cisco-optimisateurs-fiscaux-et-rentiers-de-la-dette-par-christian-chavagneux-alternatices-economiques.html) dans un secteur des plus stratégique (http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/marche-des-telecoms-et-securite-nationale.html) ! 

Sa nomination en pleine négociation du Tafta et d'un autre dossier tout aussi sensible pour l'avenir de l'économie européenne et de son modèle social (http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/les-negociations-plurilaterales-sur-un-nouvel-accord-international-sur-le-commerce-des-services-aborderont-des-sujets-des-plus-sensi) a de quoi en alerter et inquiéter plus d'un en France et en Navarre !

Naturellement, les heureux élus présentent tous la caractéristique - très française - de ne pas avoir de contentieux majeur - doux euphémisme - avec les mouvements favorables à la politique actuelle de l'Etat d'Israël même si ils n'y entendent rien et même si celle-ci n'a pas à être jugée aussi sévèrement qu'on se plait à la faire en France .... Le CRIF veille ! Et leur carrière politique est tellement importante .... 

Ce n'est évidemment pas le personnage haut en couleurs d'Arnaud Montebourg qui va peser dans ce bel équilibre !

Les questions européennes qui détermineront les grandes lignes du cadre stratégique dans lequel le ministre de l'économie pourra inscrire son action seront négociées sous la tutelle de Laurent Fabius, le Conseil 'Affaires générales' constituant la formation centrale du Conseil ! 

Garant d'une certaine othodoxie financière, rarement enclin à des débordements de langage, soucieux de l'intérêt général autant que du bon fonctionnement des institutions comme du dialogue social, souple et déterminé à la fois, Michel Sapin est incontestablement l'homme-clé de ce gouvernement resserré. Son engagement européen sincère n'en fait pas pour autant un eurobéat ébété !

Il saura faire entendre la voix de la France lors des G7, G20, au FMI, au sein des Conseils 'Ecofin' et de l'euro ou encore dans les dialogues à haut niveau qui s'instaurent avec les grandes puissances économiques et commerciales mondiales, une voix qui ne sera certainement pas sans énergie, sans tonalité, sans souffle !

Sa proximité avec le président de la République lui assurera la légitimité et le poids politique indispensables pour lui donner un écho fort lorsque les dossiers les plus complexes donneront lieu à des conflits d'intérêt avec les partenaires européens ou internationaux.

Quant à la nomination de la très attendue Ségolène Royal, qui occupe désormais un portefeuille de la plus haute importance où tout laisse à penser qu'elle y entreprendra des grandes réformes mais dans le cadre fixer par l'Union européenne - et elle le sait -,  elle participe à apporter aux militants les plus 'européistes' du Parti socialiste la caution européiste qui manque à un gouvernement par ailleurs très fortement marqué au sceau de l'euroscepticisme - un euroscepticisme de façade - (la plupart des ministres ont voté non lors du référendum relatif à l'adoption du traité instituant une constitution pour l'Europe en 2005), alors que Ségolène Royal appelait dès 2009 à l'émergence des Etats-Unis d'Europe autour d'un projet à la tonalité moins agressive.

Pour conclure, nous voyons bien qu'au fort tropisme atlantique du gouvernement Hollande-Ayrault succède un tropisme atlantique tout aussi marqué du gouvernement Hollande - Valls1 doublé d'un euroscepticisme de façade qui tient probablement davantage au souci de réinscrire de manière plus marquée, forcément en manoeuvrant dans la coulisse tout en affichant publiquement le contraire aux citoyens électeurs, la construction européenne dans une dynamique de globalisation où l''occident'  jouerait une partition à 6 mains (USA-Commonwealth-Etats-Unis d'Europe) de nature impérialiste autour d'un seul chef d'orchestre soucieux de ne pas se faire doubler dans son rôle d'hyperpuissance sans partage par quelque acteur stratégique que ce soit (cf. http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/carte-des-accords-de-libre-echange-des-etats-unis-2013-par-atelier-de-cartographie-de-sciencespo-diploweb.htmlainsi que http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/le-congres-americain-bloque-la-reforme-du-fmi-par-claire-guelaud-le-monde.html) qu'à celui d'offir aux européens les clés de la maitrise, en pleines souveraineté et autonomie (je n'ai pas dit, en pleine indépendance, car c'est désormais impossible), de leur destin au sein d'un monde multipolaire où les poles d'équilibre et de développement interpénétreraient leurs économies avec le souci de bénéfices mutuels, et sans chercher à détruire pour autant les identités respectives de chacun !

Souvenons-nous quand même que si Laurent Fabius, par calcul politique sur le long terme, a été celui qui a osé une posture incongrue sur le 'plombier polonais', il était Premier ministre de François Mitterand quand a été préparé puis conclu l'acte unique de l'Union européenne (cf. à cet égard 'La préparation de l'Acte unique européen ': http://www.cvce.eu/collections/unit-content/-/unit/02bb76df-d066-4c08-a58a-d4686a3e68ff/be52c2a6-47ec-4917-bf96-58eaa9ae8682/Resources), et qu'aujourd'hui, il est le plus fervent supporter, avec ses homologues américian et britannique, de la diplomatie polonaise, atlantiste parmi les plus atlantistes ... et anti-russe par réflexe patriotique d'un autre siècle !

D'autres choix étaient possibles pour de telles fonctions clés !

Des hommes politiques certainement plus brillants étaient disponibles !

A commencer par Pascal Lamy dont la conception de l'organisation du monde moderne a dû probablement déplaire au Prince ... et à ses amis et alliés extérieurs (cf. http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/renforcer-la-cooperation-avec-les-puissances-emergentes-et-mondiales-par-pascal-lamy-notre-europe-institut-jacques-delors.html)

"Prenez garde à celui qui se couvre du manteau de la vertu et qui, par ce moyen, trompe et trouble l'univers" 

(Tchouang-Tseu)

 

Repost 0
Published by Jacques Haddi
commenter cet article
2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 09:49

En janvier 2012, l'économiste Patrick Artus a publié un document intitulé " Qu’attendre de la « TVA sociale » ? ". (Voir le document : flushdoc flushdoc )

Son analyse peut se résumer ainsi :

Il existe une pression de plus en plus forte en France pour mettre en place la « TVA sociale », c'est-à-dire une hausse de la TVA compensant une baisse des charges sociales sur les salaires, sur le modèle de ce qui a été réalisé en Allemagne. Si on se place à un horizon temporel pas trop long (sinon il y a neutralité fiscale), la TVA sociale peut avoir trois objectifs :

  - favoriser la création d’emplois (dans tous les secteurs) en baissant le coût du travail (s’il s’agit d’une baisse des charges sociales des employeurs) et en taxant en compensation la consommation ; il s’agit alors d’une politique de l’offre qui réduit à court terme la demande ;

  - provoquer un transfert de revenus des titulaires de revenus du capital vers les titulaires de revenus du travail (il s’agit d’une baisse des charges sociales des salariés) ; ce transfert est d’autant plus faible que la propension à consommer les revenus du capital est faible, car alors la TVA et les charges sociales des salariés sont deux impôts très voisins ;

  - réaliser l’équivalent d’une dévaluation, puisque la TVA touche les produits importés et pas les produits exportés, et que pour les produits domestiques la hausse de la TVA et la baisse des charges se compensent (à peu près, voir ci-dessus).  

Commentaire : le général de Gaulle avait procédé à une réforme similaire en octobre 2008 par la substitution de la taxe sur les salaires par une hausse de la TVA de 3 points.  

Source : http://www.etudes-fiscales-internationales.com/archive/2010/12/25/de-la-tva-sociale-a-la-tva-emploi.html?utm_medium=email&utm_campaign=le+tapis+rouge+est+mit%C3%A9&utm_source=YMLP&utm_term=     

 

Voir à l'égard de la TVA sociale :

  * http://www.jeanarthuis-blog.fr/index.php?sujet_id=5322
  * Finances publiques : augmenter la TVA pour en finir avec les déficits chroniques préjudiciables au bon fonctionnement des Etats
  * De l'hypothèse d'un "emprunt européen" à la nécessité d'une réforme générale des prélèvements obligatoires en Europe ! (nouvelle édition)
  * Coût du travail : CSG contre TVA sociale, quelles différences ? par Samuel Laurent (Le Monde)
  * De nouvelles règles en matière de TVA applicables à partir du 1er janvier 2013 pour simplifier la vie des entreprises

 

Repost 0

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

Recherche

Catégories