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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 09:42
 
 The Security Studies Center has just released a new paper in English:
  
  
Focus stratégique No. 38

 Building Security Institutions: 
Lessons Learned in Afghanistan

 

 

 
by Olivier Neola
Access and download this article at :
 

After its rapid military victory over the Taliban, the international community underestimated the resources, time and work that would be required enforce to Security Sector Reform (SSR) in Afghanistan. Even though the Afghan population was supportive of the coalition’s efforts at first, the light footprint approach, fostered by the Europeans, failed to provide with satisfying results as the insurgency made its way through popular frustration. After the security situation worsened in 2005-6, the US-led coalition intensified the build-up and the training of Afghan national security forces. But internal debates about the role they should play in such a fragmented society, particularly for the Afghan Police, created division between the United States and the other members (especially the European Union countries). On the eve of the withdrawal of ISAF combat troops, Afghan government seems unfit to handle its new security forces that sometimes are the only representatives of the state in remote areas and failed to stabilize the country. 

Olivier Neola worked for five years in NATO's Political Affairs Division. Since 2005 he served three times as political advisor for three successive EU Special Representatives to Afghanistan. In 2009, he was the Head of the IPCB Secretariat which coordinate international efforts to reform the Afghan police. He currently works for the EU Civilian Planning and Conduct Capability.

Bringing together researchers from the Security Studies Center and outside experts, the “Focus stratégique” series alternates articles on general security issues with more specialized analyses carried out by the team of the Defense Research Unit (LRD or Laboratoire de Recherche sur la Défense).
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 17:00

L'Union européenne a formulé hier ses propositions concernant le fonctionnement de la future Union bancaire. Voulues "aussi ambitieuses que possible" des mots-mêmes de la porte-parole de la Commission, Mme Pia Ahrenkilde-Hansen, elles reposent sur un accroissement considérable du rôle de la Banque centrale européenne en zone euro.

La BCE serait chargée de superviser les grands établissements "systémiques", tandis que les banques centrales nationales auraient pour tâche de surveiller ceux de plus petites envergures.

Quant au mode de supervision global, à l'échelle des 27, la Commission a proposé de conforter le rôle de l'Autorité bancaire européenne dont le statut sera officiellement présenté mi-septembre.

Notons que le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, s'est montré satisfait, estimant hier à la tribune du MEDEF qu'"il nous [fallait] avancer rapidement vers l'Union bancaire".

Le projet définitif de la Commission doit être présenté le 12 septembre prochain, à l'occasion du discours sur l'état de l'Union européenne.


 

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:34

Des centaines de personnes tomberaient chaque mois aux mains de trafiquants. S'ils ne payent pas, ils meurent.

Payer ou mourir. Depuis bientôt quatre ans, un lucratif trafic d'êtres humains sévit dans la péninsule du Sinaï. Redoutablement organisé, ce sinistre "commerce" frappe le plus souvent les migrants venus du Soudan, d'Éthiopie ou d'Érythrée, qui tentent de rejoindre Israël par ce petit bout d'Égypte. Kidnappés au cours de leur périple ou vendus par des passeurs véreux, les victimes n'ont pas d'autre choix que de payer si elles veulent s'en sortir. "Reclus dans de véritables camps de torture, les "prisonniers" sont enchaînés les uns aux autres et entassés dans des salles où ils sont parfois soixante-dix", explique Meron Estefanos, cofondatrice du Mouvement érythréen pour la démocratie et les droits de l'homme (EMDHR), basé en Suède. 

"Toutes les heures, ils sont torturés, poursuit-elle. Électrocutés, brûlés, violés ou forcés de se violer entre eux sous peine d'exécution immédiate, ils doivent téléphoner à leurs proches entre chaque session afin d'implorer de l'argent." Souvent, les proches des victimes sont contactés pendant les séances par les tortionnaires, afin de leur infliger le maximum de pression. "Comme ce sont généralement des gens très pauvres, qui ne peuvent réunir les sommes exorbitantes qui leur sont demandées - jusqu'à 40 000 euros -, beaucoup meurent et leurs organes sont revendus", raconte Meron Estefanos. 

Passeurs véreux 

Pour cette activiste, qui a interviewé des dizaines de rescapés, la complicité de certaines instances ne fait aucun doute : "Ce trafic est trop bien organisé pour ne pas bénéficier du soutien d'autorités corrompues. Au Soudan par exemple, la plupart des gens que nous avons interviewés ont été kidnappés par des soldats qui étaient censés les conduire dans des camps de réfugiés. Au lieu de cela, ils les ont vendus aux Bédouins !" s'offusque-t-elle. 

Des pratiques motivées par l'appât du gain :

... lire la suite sur Le Point.

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 15:47

Le Vieux Continent a besoin de plus d’intégration politique, or, face à la crise, le gouvernement allemand fait fausse route. Plaidoyer pour que l’Europe renforce son unité, une condition si elle veut continuer à peser sur l’ordre du jour de la politique mondiale.

La crise de l’euro reflète l’échec d’une politique européenne dépourvue de perspectives. Le gouvernement allemand n’a pas le courage nécessaire pour venir à bout d’un état des choses devenu insupportable. Malgré d’impressionnants plans de sauvetage et de nombreux sommets de crise, la situation de la zone euro depuis deux ans n’a cessé de se dégrader.

La conjoncture défavorable qu’affichent les pays en difficulté aggrave la situation fragile des banques, et les incertitudes croissantes quant à l’avenir de l’union monétaire font que les investisseurs sont de moins en moins disposés à acquérir les obligations des pays en difficulté. La hausse des taux pour les emprunts d’Etat et la situation économique compliquent les processus de consolidation.

Or la cause de cette déstabilisation qui s’amplifie est à rechercher dans le fait que les stratégies de maîtrise des crises se sont arrêtées au seuil d’un renforcement des institutions européennes sans le franchir.

La crise de la zone euro n’est pas seule à justifier qu’un pas décisif soit accompli vers l’intégration; un tel pas s’explique tout autant par la nécessité politique de trouver les ressources qui montrent que la zone euro fait front face au fléau qu’est devenu cet univers fantomatique bâti par les banques d’investissement et les fonds spéculatifs de l’économie productive réelle des biens et des services.

Les mesures de régulation ne peuvent cependant pas se concrétiser; d’une part, parce que leur mise en place dans un cadre strictement national serait contre-productive; d’autre part, parce que les mesures de régulation envisagées lors du premier G20, à Londres en 2008, nécessiteraient une action concertée au niveau mondial. Or celle-ci a, jusqu’ici, échoué du fait de la fragmentation politique de la communauté internationale.

Une puissance économique de la taille de l’Union européenne (UE) pourrait, à cet égard, jouer, au moins à l’échelle de la zone euro, un rôle d’avant-garde. Seul un renforcement en profondeur de l’intégration peut permettre de préserver la monnaie commune sans que soit nécessaire une suite sans fin de mesures d’aide qui ne manqueront pas, à longue échéance, de mettre à rude épreuve la solidarité des peuples nationaux européens. Pour cela, un transfert de souveraineté vers des institutions européennes serait inévitable, à la fois pour imposer une discipline fiscale et pour garantir la stabilité du système financier.

 

L’aggravation de la crise montre que la stratégie jusqu’ici imposée à l’UE par l’Allemagne repose sur un diagnostic erroné. La crise n’est pas une crise de l’euro, qui s’est au contraire révélé une monnaie stable. La crise n’est pas non plus une crise de la dette spécifique à l’Europe. Comparativement, l’UE et la zone euro sont bien moins endettées que les Etats-Unis ou le Japon. La crise est une crise du refinancement des Etats individuels de la zone euro dont l’origine est à rechercher dans une protection institutionnelle insuffisante de la monnaie commune.

L’escalade de la crise illustre l’insuffisance des ébauches de solution esquissées. C’est pourquoi l’union monétaire ne pourrait survivre sans un changement radical de stratégie. L’Allemagne semble partir de l’idée que les problèmes tiennent à un manque de discipline fiscale à l’échelle nationale et que la solution doit donc être recherchée dans la mise en place, par chaque pays, d’une politique d’austérité cohérente.

Dans les faits, cette politique mine le potentiel économique et fait croître le chômage. Malgré une politique d’austérité, les pays en difficulté n’ont pas réussi à limiter leurs coûts de refinancement. Le diagnostic et la thérapie préconisés par Berlin ont été élaborés de manière unilatérale. Or la crise est due à des problèmes systémiques. Les astreintes au niveau national n’y changeront rien. La seule solution pour éliminer ou, du moins, limiter le risque qu’un pays soit menacé par l’insolvabilité serait de mutualiser, pour les emprunts d’Etat, la responsabilité au sein de la zone euro.

Il n’existe que deux stratégies cohérentes pour surmonter la crise: le retour aux monnaies nationales dans l’UE, ce qui laisserait chaque pays faire face seul aux fluctuations imprévisibles du marché des devises, hautement spéculatif, ou la protection institutionnelle d’une politique fiscale, économique et sociale commune, ayant pour objectif plus ambitieux de faire qu’à un niveau transnational la politique regagne sa capacité d’action sur les impératifs du marché perdue au niveau national. A quoi est attachée aussi, au-delà de la crise, la promesse d’une «Europe sociale».

 

Ne serait-ce que parce qu’elle ouvre cette perspective, la seconde option l’emporte sur la première. Si l’on veut éviter à la fois le retour au monétarisme national et une crise de l’euro, il faut que le pas qui n’a pas été franchi à l’introduction de la monnaie commune le soit désormais: à savoir mettre en place les dispositifs conduisant à une union politique, et d’abord au sein des dix-sept membres qui constituent l’union monétaire.

Nous plaidons pour que l’on ne cache rien: on ne peut pas souhaiter maintenir l’union monétaire sans combler le déficit institutionnel dont elle souffre. Il serait plus conséquent de mutualiser la dette à chaque fois dans les limites des critères de Maastricht, et donc à hauteur de 60%. En ne disant pas ce qu’ils entendent faire dans les faits, les gouvernements ne font que saper les bases démocratiques fragiles de l’UE.

Souvenons-nous cependant de l’unification de l’empire allemand, qui s’annexa certaines régions de manière dynastique; l’Histoire doit sur ce point nous mettre en garde. Il ne s’agit pas seulement d’apaiser les marchés financiers au moyen de constructions compliquées et opaques tandis que les gouvernements s’accommoderaient que leurs peuples respectifs soient mis sous le couvert d’un exécutif centralisé sans avoir été consultés.

A ce stade, les peuples ont leur mot à dire. Si les référendums débouchaient favorablement, alors les peuples de l’Union retrouveraient au niveau européen la souveraineté qui leur a été dérobée par les «marchés». La stratégie de modification des traités vise à fonder un espace monétaire autour d’un noyau européen politiquement uni, ouvert à l’adhésion des autres pays de l’Union – en particulier la Pologne. Cela exige que l’on ait une idée claire, du point de vue de la politique constitutionnelle, de ce qu’est une démocratie supranationale permettant un gouvernement commun sans que soit pour autant adoptée la forme de l’Etat fédéral.

Dans le contexte européen, l’Etat fédéral n’est pas le bon modèle, ne serait-ce que parce qu’il requiert une forme de solidarité à laquelle les pays européens, historiquement autonomes, ne sont pas disposés. 

Pour renforcer ses institutions, la manière qui conviendrait à l’Europe serait peut-être de se laisser guider par l’idée que le noyau européen démocratique doit représenter la totalité des citoyens des Etats membres de l’union monétaire, mais de manière que chaque citoyen soit représenté en sa double qualité de citoyen de l’Union réformée et de citoyen d’un peuple associé à l’Union – ce qui, sous le premier aspect, l’impliquerait individuellement de manière directe et, sous le second, de manière indirecte.

Cette crise qui dure depuis quatre ans a provoqué un changement des thèmes à l’ordre du jour qui a attiré comme jamais l’attention des opinions nationales sur les questions européennes. Une prise de conscience a eu lieu quant à la nécessité de réguler les marchés financiers et de surmonter les déséquilibres structurels au sein de la zone euro. Pour la première fois dans l’histoire du capitalisme, une crise déclenchée par les banques n’a pu être amortie que parce que les gouvernements ont fait en sorte que leurs citoyens paient, en tant que contribuables, pour les dommages occasionnés.

Or, une barrière entre les processus systémiques et ceux du monde de la vie a été du même coup rompue. Les citoyens s’en sont indignés. Si le sentiment d’injustice s’est propagé, c’est que les processus anonymes du marché ont revêtu aux yeux des citoyens une dimension politique. Ce sentiment est lié à la rage, plus ou moins contenue ou ouverte, qu’a fait naître en eux leur impuissance. Et c’est à cette rage qu’une politique prétendant reprendre la main devrait s’affronter.

Une discussion sur la finalité du processus d’union offrirait l’occasion d’élargir le champ de la discussion publique, jusqu’ici confiné aux questions économiques. Etre conscient du glissement qui s’opère au niveau politique mondial et voit la puissance passer de l’Occident à l’Orient et être réceptif au changement des rapports avec les Etats-Unis sont des ressources qui peuvent placer les avantages d’une unification européenne sous un autre jour. Dans ce monde postcolonial, le rôle de l’Europe a beaucoup changé.

Les analyses prospectives prédisent à l’Europe une population en déclin, un poids économique moindre et une importance politique réduite. Les Européens doivent apprendre que, ensemble, ils peuvent encore porter haut leur modèle de société fondé sur l’Etat social et leur diversité nationale et culturelle. Mais s’ils veulent encore peser sur l’ordre du jour de la politique mondiale et influer sur les solutions qu’il faudra trouver aux problèmes de la planète, il faut qu’ils unissent leurs forces. Renoncer à l’intégration européenne serait prendre congé de l’histoire du monde.

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 14:05

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, s'est exprimé dans une tribune publiée hiermercredi 29 août, par l'hebdomadaire allemand Die Zeit, dans laquelle il défend la politique de l'institution qu'il préside.

M. Draghi rappelle que la politique monétaire "nécessite parfois des mesures exceptionnelles" et que l'institution "agira toujours dans les limites de son mandat".

Il annonce également l'intention de la BCE de réactiver son programme de rachats d'obligations publiques afin d'apaiser les tensions en zone euro. Or, cette intention est fortement critiquée par la Banque centrale allemande et le Parlement allemand. Ainsi, le Président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a qualifié de "drogue" le rachat d'obligations publiques par la BCE qui pourrait rendre les Etats"accros".

Mario Draghi a tenté de rassurer l'Allemagne : afin que le pays continue de prospérer, il doit "rester l'ancre d'une monnaie forte, au centre d'une zone de stabilité monétaire et dans une économie de la zone euro dynamique et compétitive".

Selon Mario Draghi, les craintes allemandes sont "irrationnelles".

Voir également à cet égard : 

 * La dette publique toujours en hausse au sein de l'Union européenne, malgré les efforts de consolidation

 *  L’Union bancaire sur les rails

 *  Accordons la licence bancaire au FESF et au MES pour redonner à la puissance publique la souveraineté qu'elle a perdue !

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 13:42

Avec la fin de l'été, reprennent les interminables consultations européennes pour sortir l'Europe de la crise.
Vieilles recettes, timidité et jeux de rôles expliquent pourquoi elle dure.

Au titre des premières on compte les demandes d'abandonner le sérieux budgétaire au profit d'une relance par la dépense dont on sait désormais qu'elle accroîtrait les difficultés, sauf à les réserver à des investissements d'avenir qui exigent une patience bien peu partagée. La crise a déjà chassé 11 gouvernements européens et l'on comprend les impatiences. Mais la riche Europe a vécu au-dessus de ses moyens et ne sortira pas de la situation actuelle sans une remise en ordre de ses finances. 
Il n'empêche, les extrêmes se nourrissent des difficultés présentes pour faire pression, à droite comme à gauche, sur des gouvernements à la peine. Les Pays-Bas menacent ainsi de tomber un peu plus sous la coupe de populistes des deux bords qui rivalisent d'excès.

La timidité, c'est de tenter des demi-mesures en espérant secrètement limiter les efforts dans l'attente d'un retour hypothétique de la croissance. 
La France a ainsi refusé d'insérer la règle d'or dans sa Constitution avec des arguments juridiques spécieux que seule la politique peut inventer. Les principaux partis des grandes démocraties européennes sont pourtant d'accord sur le fond des politiques à conduire mais le jeu électoral ne s'accomode pas de ces convergences. Dommage, car, 
assumées, elles permettraient d'expliquer clairement la vérité et surtout d'offrir de vraies perspectives aux citoyens en échange d'efforts temporaires: en continuant à se réformer l'Europe et l'Euro peuvent sortir renforcés de la crise et assumer un grand rôle dans le monde nouveau. 
La principale victime en est la construction européenne au sein de laquelle les égoïsmes gagnent sur l'esprit de coopération et l'entente entre les peuples.

Jeu de rôles ? Les gouvernements européens se disputent sur les solutions à la crise tout en sachant qu'ils sont condamnés à s'entendre et d'ailleurs ils finissent toujours pas tomber d'accord.
La seule institution fédérale de l'Union, la Banque centrale européenne, mène à cet égard une politique pédagogique particulièrement efficace, que son président assume désormais officiellement (Die Zeit - 29 août 2012). Quand les gouvernements acceptent les efforts et font un pas supplémentaire vers l'indispensable intégration économique, elle vient à leur aide de manière déterminante. 
Ainsi en fut-il pour la Grèce quand les gouvernements ont créé le Fonds européen de Stabilité financière, avec la situation de l'Irlande et du Portugual, qui a conduit à l'institution d'un véritable Fonds monétaire européen (MES). En échange du traité d'Union budgétaire (TSCG), la BCE a lancé un programme de refinancement des banques (LTRO) de 1000 milliards d'euros. Il en sera de même pour l'Italie et l'Espagne, dont les gouvernements ont le courage de réformes ambitieuses et difficiles, la plus importante étant celle du marché du travail. 
La BCE ne laissera pas les spéculateurs tuer les politiques courageuses de M. Monti et de M. Rajoy. Car ce jeu de rôles met à vif les nerfs fragiles des marchés financiers, mais il fait aussi progresser l'intégration économique et donc la résolution de la crise, bien plus vite que toutes les conférences diplomatiques. 
Rien ne sert donc de spéculer sans fin sur la sortie d'un pays de l'Euro ou l'échec de la monnaie unique. Consubstantielle du projet stratégique de pacification du continent, elle ne sera pas remise en cause.

En revanche, le temps approche où les gouvernements devront choisir. 
Ou poursuivre une lente intégration, sous la contrainte, ou abréger le supplice par un saut qualitatif vers l'Union politique qu'Angela Merkel a déjà souhaitée publiquement. 
Il ne s'agit pas de nier nos souverainetés, mais seulement d'en retrouver la plénitude par la mise en commun de nos règles économiques, indispensable quand on partage la même monnaie. 
Union bancaire, Union budgétaire, demain Union fiscale, sont ainsi naturellement au programme que certains gouvernements, paralysés par les échéances électorales, hésitent à assumer. On doit les rassurer en leur rappellant que l'inaction est l'assurance de l'échec et du désaveu populaire. Cela vaut bien un peu d'audace!
Le choix est simple. A continuer ainsi, la crise durera plus longtemps jusqu'à ce que nos lents efforts redonnent confiance dans l'Europe et dans l'Euro. Ce temps viendra assurément,  mais après de lourds dégâts économiques et sociaux qui peuvent être évités. En acceptant une rupture, un saut qualitatif limité aux nécessités d'une vraie gouvernance économique de l'Euro, et surtout en menant à bien les réformes nécessaires, on s'épargnerait du temps et bien des débats stériles dont la France politique, avec une année de combats électoraux accentuant le manque de leadership en Europe, semble aujourd'hui vouloir démontrer qu'ils sont toujours possibles.
Osons quand même le pronostic: L'Europe sortira renforcée de la crise. A ses Etats membres de choisir à quelle vitesse.

Editorial paru sur mon site: www.jd-giuliani.eu

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Published by Jean-Dominique Giuliani - dans Agir pour le monde que nous voulons
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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 19:34

PSE-Ecole d’économie de Paris constitue un pôle français de stature internationale en économiedans les divers champs de la discipline, et propose des formations sélectives du M1 au doctorat.
L’engagement novateur de la fondation est de participer à la fois à l’élaboration d’instruments d’analyse sophistiqués et à leur application au service de la politique économique et des entreprises.

  • PSE-Ecole d’économie de Paris constitue un centre d’attraction pour les meilleurs chercheurs français et étrangers en économie.
  • Elle offre des enseignements à la pointe de la discipline : masters et doctorats généralistes en économie ainsi que des masters thématiques (Politiques publiques et développement).
  • L’Ecole contribue à la diffusion d’une culture originale et féconde en entretenant des contacts étroits avec les décideurs publics et privés ; elle est une référence dans un vaste ensemble de domaines (politiques publiques, commerce international, risques et assurance, économie des réseaux, développement, économie du travail, etc. ).
  • Par les conférences et séminaires qu’elle organise, elle est un lieu d’échange privilégié entre chercheurs. Elle permet également la rencontre entre chercheurs et praticiens sur les grandes questions économiques d’actualité. Elle favorise ainsi la diffusion d’une meilleure culture économique en France.
  • Elle propose programmes de formation continue permettant aux professionnels d’acquérir la maîtrise des instruments de l’analyse économique contemporaine.


Créée le 21 décembre 2006, la Fondation PSE-Ecole d’Economie de Paris est l’une des treize premières « Fondations de Coopération Scientifiques » retenue par le gouvernement. Avec cette disposition de la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006, le Gouvernement a souhaité « à partir des meilleures unités françaises, favoriser l’émergence de hauts-lieux scientifiques en France, reconnus parmi les tout premiers au plan international ». Il s’agit de « rassembler, autour d’un noyau dur d’unités de recherche proches géographiquement, une masse critique de chercheurs de très haut niveau, fédérés dans le cadre d’une stratégie partagée autour d’un objectif scientifique commun ».
Fidèle à ce projet, PSE-Ecole d’économie de Paris fédère l’ensemble des équipes du campus Jourdan ainsi que le Centre d’économie de la Sorbonne de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

L’ambition de PSE-Ecole d’économie de Paris est d’atteindre les premiers rangs mondiaux en économie, et de développer des programmes pluridisciplinaires à la frontière entre l’économie et les autres sciences sociales.
PSE-Ecole d’économie de Paris repose sur une gouvernance innovante et sur un des partenariats entre institutions académiques et partenaires privés.

Actuellement, la fondation regroupe plus de 200 chercheurs et personnels permanents et 500 étudiants en master/doctorat. Depuis 2006, plus de cinquante conventions de recherche nationales ou internationales ont été signées à PSE. Trois Chaires de recherche y ont été créées : Banque de FranceMinistère du Développement Durable et ETA-Economics of Transparency and Accountability. Différents think-tanks sont animés directement par la fondation en partenariat avec des partenaires privés et publics : le G-MonDl’Economic Theory Groupl’Atelier Simiand et Experimental Economics.
Début 2012, PSE-École d’économie de Paris et le Centre de Recherche en Économie et Statistique (CREST) se sont associés pour assurer le développement de l’Institut des politiques publiques. L’IPP vise à promouvoir l’analyse et l’évaluation quantitatives des politiques publiques.


Télécharger le Rapport d’activité 2010-11 de PSE (12Mo) 
> Editorial de François Bourguignon
> Faits marquants de l’année académique 2010-2011
> Partie 1. ENSEIGNEMENT ET FORMATION
> Partie 2. RECHERCHE ET VIE SCIENTIFIQUE
> Partie 3. VIE DE LA FONDATION

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 11:34

Le pôle parisien de l’institut Panos, une ONG oeuvrant pour le pluralisme médiatique et le libre accès à l’information, publie, en collaboration avec l’Observatoire Méditerranéen de la Communication, une étude sur le thème suivant :”La mission de service public audiovisuel dans les pays du Maghreb et du Machrek”.

L’ONG entend s’adresser “ aux journalistes et professionnels des médias soucieux de réfléchir à leurs pratiques et à la production de contenus de qualité. [Elle] s’adresse également aux décideurs politiques désireux de saisir l’opportunité des mutations politiques pour participer à la construction d’une mission de service public mais aussi aux ONG actives dans le secteur des médias et aux citoyens qui souhaitent mieux comprendre le rôle vital des médias publics.”

Une étude très éclairante pour toutes celles et ceux qui s’intéressent aux problématiques de la communication à l’international en général et à la zone Moyen-Orient/Méditerranée en particulier.

Communiqué de presse

Bon de commande PSB

 Pour plus d’informations rendez-vous sur www.panosparis.org 

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 12:44
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Published by Patrice Cardot - dans La France et ses partenaires
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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 11:24

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, et son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, ont annoncé hier à Berlin la création d'un groupe de travail bilatéral sur la zone euro.

Les deux pays, fidèles à leur réputation, parfois controversée, de bimoteur de l'Union, souhaitent consolider leur réflexion commune : "Nous voulons rapprocher nos points de vue, qui ne sont d'ailleurs pas éloignés", a déclaré le ministre français.

Il y sera question d'enjeux urgents, concernant la mise en œuvre des décisions sur la Grèce et l'Espagne, mais aussi de débats de fond sur l'intégration bancaire de la zone euro notamment.

L'objectif affiché est d'"intensifier ces échanges dans la perspective du prochain Conseil européen les 18 et 19 octobre prochains" et ainsi d'éviter, dans la mesure du possible, de paraître désunis le Jour J.

M. Schäuble, conformément aux récentes déclarations d'Angela Merkel, a d'ailleurs d'ores et déjà fait part de son désir de consolider le système bancaire européen, insistant sur la nécessité de renouer avec "une croissance vigoureuse en Europe et dans la zone euro".

Voir également : 

Début de polémique au sujet de l'Union bancaire européenne

Trois évolutions - parmi d'autres - de l'UEM qu'il aurait fallu opérer ! 

Comment bâtir une union bancaire européenne crédible, par Jean Pisani-Ferry (Les Echos)


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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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