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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 07:59

Rejeté le 5 juillet par le Parlement européen, le traité anticontrefaçon ACTA pourrait revenir par le biais d'un accord commercial entre le Canada et l'Union européenne, affirme Michael Geist, un professeur de droit canadien, sur son blog.

Le traité ACTA (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) avait été rejeté par 478 parlementaires européens sur 754, tant pour des raisons de forme, notamment le secret dans lequel le traité avait été négocié, que pour des raisons de fond, ayant trait par exemple à une procédure simplifiée permettant aux ayants droit d'obtenir des fournisseurs Internet (FAI) l'identité d'internautes soupçonnés de téléchargement illégal.

Tableau comparatif à l'appui, Michael Geist relève que le traité CETA (Canada-European Comprehensive Economic and Trade Agreement), actuellement négocié entre l'Union européenne et le Canada, contient, dans une ébauche datée de février 2012, de nombreux paragraphes communs avec ACTA.

On y retrouve par exemple, mot pour mot, les dispositions obligeant les FAI à fournir des informations sur les internautes soupçonnés de piratage.

Le traité ACTA doit également être examiné par la Cour de justice de l'Union européenne. Saisie en février par la Commission européenne qui considère que "protéger la propriété intellectuelle, c'est protéger les emplois européens et assurer la sécurité des consommateurs"., elle peut ouvrir la voir à un réexamen du texte au Parlement si elle juge celui-ci conforme aux libertés fondamentales.

Source : Le Monde

Voir également à propos de l'ACTA :

* Qu'est-ce que l'ACTA ?

* ACTA : le commissaire européen s’essuie les pieds sur le Parlement, par Gérard Larcher (linformaticien.com)

* Le Parlement européen rejette ACTA

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 07:54

Soulagement pour les étudiants de la rentrée prochaine aux Etats-Unis : le Congrès s'est finalement prononcé contre le doublement des taux d'intérêt appliqués aux prêts destinés à financer les études, renouvelant un statu quo qui coûte annuellement 5,8 milliards de dollars au pays. Le taux d'intérêt de ces prêts, subventionnés par l'Etat et accordés à des millions de jeunes, ne passera donc pas de l'actuel 3,4 % à 6,8 %, comme ce devait être le cas à partir du 1er juillet.

Cette question, qui peut paraître technique et mineure en France, est cruciale aux Etats-Unis, où les étudiants quittent l'université avec, en moyenne, 25 000 dollars de dettes. Un encours auprès des banques qui ne cesse d'augmenter, suivant une trajectoire inverse à celle de l'endettement des ménages, selon une étude de la Banque centrale américaine (FED) de New York publiée fin mai.

DEUXIÈME POSTE D'ENDETTEMENT DES MÉNAGES

Le double effet boomerang de la crise

"Les frais universitaires ont augmenté plus vite que n'importe quel autre secteur de l'économie américaine" ces dernières années, explique Patrick Callan, président du centre de réflexion National Center for Public Policy and Higher Education. "La tendance s'accélère avec la crise économique", les budgets publics se réduisant, et "la pression des coûts se déplace de plus en plus vers les étudiants et leur famille".

Une situation doublement injuste quand on sait que cette même crise va mettre face aux étudiants un taux de chômage qui stagne autour de 8 % en juin, après avoir effectué sa première hausse depuis huit mois en mai. Or, ultime paradoxe de ce cercle vicieux, les étudiants prolongeraient ou retourneraient à leurs études à cause des difficultés d'accéder à l'emploi. Selon Equifax, les demandes de prêts auraient ainsi augmenté de 4 % l'an dernier pour cette raison.

Problème : fraîchement émoulus de leurs universités, les Américains ne parviennent pas à rembourser ces prêts. Au 31 mars, le total des sommes empruntées et encore en souffrance s'élevait à 904 milliards de dollars. Les prêts étudiants sont ainsi devenus le deuxième poste d'endettement des ménages américains en 2010, derrière les emprunts immobiliers, mais devant les emprunts contractés par carte de crédit.

L'endettement atteint un tel point que certains n'hésitent plus à encourager les jeunes à... ne pas faire d'études. "Il faut arrêter de faire des études par automatisme, s'interroger sur leur but. Les études sont devenues une façon d'éviter de se demander ce qu'on veut faire", estime ainsi l'un de ces nouveaux apôtres de l'école de la vie, Peter Thiel, créateur du site de paiement en ligne PayPal. Il n'hésite pas à parler de "bulle" et à comparer cet investissement au secteur immobilier, anéanti par la déflagration des "subprimes" en 2007.

Car avec la crise qui continue de gronder, nombre de jeunes diplômés peinent à trouver un travail à la hauteur de leurs espérances, quand ils n'ont pas tout simplement du mal à trouver un emploi. Le cercle vicieux s'enclenche quand certains décident de prolonger ou de reprendre leurs études en raison de cette même difficulté d'accès à l'emploi.

Selon une étude du cabinet d'offre de crédit Equifax, les arriérés de plus de trois mois ont augmenté de plus de 14 % en 2011 par rapport à l'année précédente. Sur son blog, Equifax va jusqu'à conseiller aux anciens étudiants en état de surendettement de réunir la totalité de leurs dettes, scolaires y compris, via un rachat de crédits et d'attendre une procédure de mise en faillite. "Ce n'est pas l'option la plus morale, mais elle est légale", commente l'auteur du blog. Autre possibilité proposée par le spécialiste, aller travailler dans les Etats où leurs talents seront requis pour diminuer ou effacer leur dette.

"EXAGÉRÉ DE PARLER DE BULLE"

Mais pour Amine Ouazad, maître de conférence à l'Insead, il est "exagéré de parler de bulle : une bulle se caractèrise par des prix qui ne reflètent pas les fondamentaux". Or, pour lui, l'évolution des prêts (avec leur lot d'impayés) va de pair avec l'évolution des frais des universités, lesquels évoluent de concert avec les salaires.

Le calcul est le suivant : entre 1980 et 2010, les universités d'Etat, ou régionales, qui coûtaient aux alentours de 6 000 dollars l'année (sans les frais de logement) sont passées à 14 000 dollars, tandis que les universités privées sont passées de 13 000 à 32 000 dollars. Sur ces même trente ans, le "rendement" des études (la différence entre une paie avec ou sans diplôme) a lui aussi plus que doublé en passant de 15 à 40 %.

Si l'on reprend les chiffres de Suzan Dynarski, chercheuse à l'université du Michigan et qui fait autorité dans le monde de l'économie de l'éducation, le "rendement" d"une vie diplômée aux Etats-Unis est environ de 650 000 dollars. Or, en prenant l'université la plus onéreuse, Harvard (30 000 dollars par an), il y a encore un différentiel de 530 000 dollars pour un parcours de quatre ans. De quoi inciter quelques étudiants à user leurs culottes sur les bancs de la fac.

La hausse spectaculaire des frais universitaires aux Etats-Unis ne justifie pas d'abandonner l'idée de faire des études, abonde Philip Oreopoulos de l'université de Toronto. "Si l'on regarde les chiffres, c'est toujours mieux de faire des études que de ne pas en faire", affirme M. Oreopoulos. "Le taux de chômage reste toujours plus bas parmi les diplômés universitaires." Environ moitié moindre, selon le Bureau of Labor Statistics. 

DES AVANTAGES PLUS DIFFICILEMENT QUANTIFIABLES

Et puis c'est sans compter les avantages plus difficilement quantifiables que sont un réseau relationnel étoffé, une santé mieux protégée par une bonne mutuelle offerte par l'employeur, celle de la retraite... "Ou celle du marché du mariage, si l'on peut utiliser le terme, avec un conjoint qui aura un aussi bon niveau de vie", ajoute Amine Ouazad.

"Il y a effectivement un problème avec le crédit aux Etats-Unis, mais on peut considérer qu'emprunter pour ses études reste un bon investissement pour l'avenir", résume Philip Oreopoulos, qui conseille aux parents d'éviter les universités où la grande majorité des élèves doit contracter des emprunts et où ces mêmes élèves sont en revanche trop peu nombreux à finir leurs études. "Au final, c'est cela qui coûte cher : les études abandonnées."

Signe des temps, les "community colleges", des instituts de formation pratique en deux ans pour lesquels on peut débourser moins de 3 000 dollars, feraient désormais le plein d'après ce long reportage que leur consacre le site de la chaîne CNN. Selon une enquête de l'institut Pew publiée en mai, 57 % des Américains pensent désormais que "les étudiants n'en ont pas pour leur argent" et 75 % trouvent que le système universitaire est trop cher.

Un défi, à cinq mois de la présidentielle, pour le démocrate Obama, candidat à sa propre succession, et qui a fait campagne sur le sujet avec force discours, chiffres, cartes interactives et appels sur Twitter, où le mot-clef #DontDoubleMyRate a fait florès. "En Amérique, l'éducation supérieure ne peux pas être un luxe", a déclaré le président sortant, réaffirmant sans hésitation : "C'est un impératif économique que chaque famille doit pouvoir se permettre."

 

 

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 07:35

Alors qu'il était directeur du centre d'ingénierie financière de l'université Columbia à New York, le directeur de recherche au CNRS Rama Cont avait mené des auditions en 2010 au sein du groupe de travail de la Réserve fédérale américaine sur la transparence des marchés financiers. 

Au sujet des manipulations du taux Libor, Robert Reich, ex-secrétaire au travail de Bill Clinton, parle d'une "arnaque aux proportions cosmiques"...

On ne connaît pas encore l'ampleur des fraudes, au-delà du cas Barclays, mais les plus grandes banques sont citées. Les manipulations du taux Libor ont modifié les profits et le bilan des banques qui s'y sont adonnées, ce qui est assimilable à une fraude. Surtout, la responsabilité se situe forcément au plus haut niveau. Si aucune sanction n'intervient, ce sera grave. 

Deux dirigeants de Barclays ont démissionné... 

Si quelqu'un manipulait la boîte noire d'un avion pour modifier ses données, suffirait-il qu'il démissionne ou finirait-il au tribunal ? Pourquoi cette affaire est-elle si importante ? Le marché des contrats de dette indexés sur le Libor -le London Interbank Offered Rate, c'est-à-dire le taux interbancaire- atteint 450 000 milliards de dollars (366 085 milliards d'euros). Ce taux est si important qu'un dispositif de remplacement est prévu à 150 kilomètres de la City, pour que le Libor continue d'être fixé quotidiennement en cas d'attentat ou de menace majeure. 

Dans l'affaire du Libor, les acteurs de ces marchés comprenaient-ils qu'il y avait manipulation ? 

Je ne dirais pas cela. Les épisodes de 2005 et 2008 sont de nature différente. En 2005, on peut penser qu'il s'agit d'une fraude de Barclays - des traders demandant à leur trésorerie de fournir à la BBA (British bankers association) des estimations biaisées pour générer des mouvements de taux en leur faveur -, voire d'autres banques, qui procèdent de même. Mais fin 2008, la crise venue, les banquiers ont tous besoin d'afficher un taux plus bas que le taux réel pratiqué pour accréditer leur bonne santé. Certaines banques manipulaient le thermomètre et se débrouillaient pour qu'il n'indique jamais de fièvre. Ces manipulations ne pouvaient qu'être issues d'une collusion entre banques partageant des intérêts communs.   

Propos recueillis par Sylvain Cypel

Voir également :

 * A propos du Libor, le taux interbancaire de référence

 * Michel Barnier réagit face au scandale du Libor et de l'Euribor

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 06:40

Le Libor  - London Interbank Offered Rate - est un taux interbancaire de référence, publié chaque jour par l'Association des banques britanniques (BBA), qui en délègue le calcul à l'agence financière Thomson Reuters. Cette dernière recueille chaque jour auprès d'une vingtaine de grande banque le niveau du taux d'intérêt auquel elles empruntent, élimine le quart des valeurs le plus élevé et le quart des valeurs les plus faibles de l'échantillon et calcule la moyenne des valeurs restantes : celle-ci constitue le Libor.

Ces taux interbancaires ont deux fonctions : ils déterminent les intérêts des emprunts et autres contrats de dette, et fournissent aussi une indication sur la santé du secteur bancaire (son risque de crédit). Mais contrairement aux taux de marché, déterminés par l'offre et la demande, les taux monétaires des banques sont déclaratifs.

Le Libor est calculé quotidiennement pour 10 devises et 15 périodes de référence allant du jour le jour à 12 mois. 

Dans les marchés ce dette interbancaires, le prix du marché n'est pas transparent : l'investisseur ne peut savoir ce que paye son voisin sur un contrat similaire .. Or les montants sont tels (450 0000 milliards de dollars) que manipuler les taux de quelques centièmes de point peut rapporter de jolis profits.

Le Libor est si important qu'un dispositif de remplacement est prévu à 150 km de la City, pour que le Libor continue d'être fix quotidiennement en cas d'attentat ou de menace majeure, pour éviter le cataclysme que générerait une interruption des transactions interbancaires, même un seul jour.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 22:28

Dans un rapport publié lundi 9 juillet, par la Commission européenne, l'Union européenne (UE) et ses Etats membres apparaissent comme les premiers pourvoyeurs d'aide pour le commerce dans le monde, en fournissant près d'un tiers de l'aide totale au commerce en 2010, avec un montant de 10.7 milliards d'euros.

L'aide au commerce permet aux bénéficiaires, selon le communiqué de presse de la Commission, "d'élaborer des stratégies commerciales, de mettre en place une infrastructure liée au commerce et d'améliorer leur capacité de production en vue de favoriser la croissance et de réduire la pauvreté".

A ce propos, Andris Piebalgs, Commissaire en charge du Développement, a assuré que l'UE était "déterminée à rester le premier pourvoyeur d'aide pour le commerce au monde" tandis que Karel de Gucht, Commissaire européen au Commerce, a déclaré : "nous continuerons à aider les pays en développement qui en ont le plus besoin à exploiter de manière optimale l'ouverture des marchés et à réduire la pauvreté".

Voir le rapport : Rapport 2012 de la Commission européenne sur la responsabilité en matière de financement du développement

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 22:01

C’est plutôt rare en ce moment. Quand un ministre britannique dit tout le bien qu’il pense de l’Union européenne et de sa politique de défense, autant le signaler. Il est vrai que c’était à Paris et que cela émanait du ministre britannique des Affaires européennes. Mais David Lidington a rendu un vibrant hommage à l’Union européenne et au rôle qu’elle peut jouer, à travers la PSDC, pour la prévention des conflits et la sécurité internationale.

L’avantage compétitif de l’UE

Certes « l’OTAN est et restera le meilleur outil de l’Europe pour répondre aux situations de conflit de haute intensité tels que l’Afghanistan ou la Libye. Et l’ONU et d’autres jouent un rôle vital dans le développement à long terme et la stabilité »  « Mais l’UE dispose d’un avantage compétitif (« its own unique selling points ») quand il s’agit de la sécurité internationale » a-t-il expliqué. « Son avantage est de pouvoir relier de façon  large et complémentaire un ensemble d’outils : diplomatique, civil, militaire, de développement et financier – qu’il peut employer, de façon collective, pour promouvoir la paix internationale, souvent dans des lieux où l’OTAN et d’autres ne peuvent pas agir. » Et de poursuivre : « Les missions de la PSDC faire une différence réelle pour la sécurité internationale. Elles aident à maintenir la paix dans les Balkans. Elles sont là pour assurer la protection de la navigation internationale et de l’aide alimentaire face au fléau de la piraterie. Et elles contribuent en Afghanistan à assurer un avenir stable et sûr… Ces missions apportent des résultats tangibles et positifs au Royaume-Uni, à l’Union européenne et à la communauté internationale. »

Une politique à améliorer, surtout sur l’aspect des capacités civiles

Cependant le ministre explique que la PSDC « doit s’améliorer pour permettre aux Européens d’assumer leurs responsabilités de sécurité internationales de manière plus efficace. » Et d’ajouter : « Trop souvent les Etats membres ont concentré leur attention sur les discussions sur la grandeur future de la PSDC ou même son existence, plutôt que de savoir ce qu’ils peuvent faire de mieux »

Naturellement pour le Britannique, la mission de la PSDC se tourne davantage vers « l’élaboration de ces capacités civiles telles que la réforme du secteur de sécurité et des experts juridiques ». Et elle doit se mener dans le cadre d’une politique globale, avec des partenaires, un mot qui revient à plusieurs reprises dans son discours. Le « futur de la défense européenne est d’avoir une capacité réelle à prévenir et à réagir aux crises dans le cadre d’une stratégie globale de l’UE et, de plus en plus, en tandem avec de nombreux autres partenaires. »

Les Européens doivent prendre leur défense en main

Pour Lidington, comme pour d’autres responsables avant lui (américains notamment), les Européens « doivent prendre beaucoup plus de responsabilités pour leurs propres intérêts de sécurité.  Mais nous sommes, hélas, pas encore prêts à le faire. Trop de pays ne parviennent pas à construire et à entretenir les capacités militaires appropriées» Tout pousse cependant les Européens à davantage d’autonomie. La volonté américaine de se tourner davantage vers l’Asie-Pacifique, l’austérité des économies nationales qui entraîne une sévère contrainte sur les budgets de défense « pour plusieurs années à venir » tandis que la sécurité internationale reste « imprévisible ».

La Libye l’a montré : « les Européens peuvent réagir rapidement et résolument quand ils en ont besoin, ont le leadership adéquat et des capacités adéquates ». Mais « nous manquons de la volonté politique collective et des capacités militaires pour mener les opérations sans un soutien important des États-Unis ». Pour Lidington, il est donc essentiel d’avoir un engagement des Etats membres. « Nous devons nous engager à maintenir, développer et rendre disponibles nos capacités de défense qui pourraient être utilisés soit par la PSDC ou de l’OTAN ».

L’engagement franco britannique est de long terme

Le ministre a aussi défendu l’axe franco-britannique de la défense. Un engagement de « long terme et stratégique pour le gouvernement » a-t-il affirmé. « Nous avons ensemble des capacités – qui représentent 50% des dépenses européens – et nous avons la volonté politique de les déployer. » Une manière de dire que ce partenariat l’emporte sur le autres partenaires (allemand, italien…) plus « passifs » du côté opérationnel. Nous partageons l’ambition française de « revigorer la PSDC ».

Voir le discours sur mon site : http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/defense-ue-droit-doctrine-politique/un-plaidoyer-britannique-pour-la-pesdc.html

Voir également sur Regards-citoyens.com :

 * Peut-on sauver l'Europe en ne lui donnant pas un budget à la mesure des exigences qu'emporte l'obligation d'en faire un véritable acteur global ?

 * Bâtir une défense commune pour assurer l’autonomie politique et stratégique de l’Union européenne ! Du constat d’absence d’un tel projet politique dans l’agenda européen !

 * Mettons en oeuvre une coopération renforcée dans le domaine de la Politique étrangère et de sécurité commune de l'UE, condition sine qua non de l'établissement de la coopération structurée


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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Politiques et actions externes de l'UE
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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 21:31

La Commission européenne a publié le rapport de 2012 sur la responsabilité en matière de financement du développement, qui fait le point sur la mesure dans laquelle l’UE et ses États membres ont respecté leurs engagements pour un financement du développement plus important et de meilleure qualité.                            

Ce rapport, publié le 9 juillet 2012, atteste que l’UE dans son ensemble a confirmé ses progrès pour maintenir ses promesses, même si la situation est très différente selon les questions et les États membres. Il couvre les efforts fournis au cours de l’année précédente par l’UE et ses vingt-sept États membres dans le soutien à la mobilisation du financement du développement.

Éléments du rapport

Le rapport consiste en:

  • une communication intitulée «Améliorer le soutien de l’UE aux pays en développement pour la mobilisation du financement du développement», qui propose des actions supplémentaires pour atteindre les objectifs d’aide fixés et communs à l’UE;
  • un rapport intitulé «Rapport 2012 sur la responsabilité de l’UE en matière de financement du développement», qui fournit une analyse et des estimations des progrès en vue d’atteindre les objectifs (volumes 1 et 2). Le rapport de 2012 de l’UE sur l’aide au commerce est joint en annexe 4 (volumes 3 et 4) au rapport.

De plus, les États membres ont convenu de publier leurs réponses individuelles au questionnaire et la Commission a préparé un bref «profil de donateur» de chaque État membre sur la base des réponses. Elle a également préparé un court résumé du rapport.

Principales conclusions

La communication de la Commission de cette année s’appuie sur les progrès réalisés précédemment et sur les nouveaux principes énoncés dans le programme pour le changement. Elle propose des améliorations dans le soutien de l’UE à la mobilisation de la finance destinée au développement. Ces propositions se fondent sur les données présentées dans le rapport 2012 sur la responsabilité de l’UE et dans les rapports précédents publiés depuis 2003.

La mobilisation des ressources nationales représente la source la plus importante de financement du développement. L’UE et ses États membres étudient les moyens de mettre davantage l’accent sur ce sujet, notamment dans le cadre d’opérations d’aide budgétaire. L’aide à la lutte contre l’évasion fiscale et contre la concurrence fiscale dommageable continuera à être fournie. Des progrès substantiels ont été réalisés dans des domaines comme les conventions multilatérales, les accords d’échange de renseignements fiscaux mais aussi les conventions contre la double imposition.

En ce qui concerne l’allègement de la dette, la Commission européenne et les États membres continueront à maintenir leurs engagements et privilégient de plus en plus des actions pour la prévention de la dette insoutenable et pour le renforcement de la capacité et des institutions de gestion de la dette dans les pays pauvres très endettés.

S’agissant des flux privés internationaux pour le développement, l’UE et ses États membres ont été le moteur au niveau mondial de l’aide au commerce, confirmant ainsi leur position de plus gros fournisseur collectif d’aide au commerce au monde, dépassant les objectifs convenus. Ils ont également stimulé les relations commerciales bilatérales avec les pays en développement et ont continué la promotion de l’intégration régionale. Tirer le meilleur parti de l’impact de la migration sur le développement, en facilitant les rapatriements de fonds et en réduisant les coûts des transactions, reste une priorité pour l’UE et pour ses États membres.

Le contexte actuel de crise financière et d’austérité budgétaire a donné un nouvel écho aux sources innovantes de financement. Faciliter les investissements privés dans les pays partenaires en utilisant les mécanismes mixtes, les partenariats public-privé et en encourageant la responsabilité sociale des entreprises, est essentiel pour le développement d’un secteur privé dynamique dans les pays partenaires.

Depuis 2002 et ses engagements relatifs à l’aide publique au développement (APD), l’APD de l’UE a été sujette à des fluctuations mais, de façon générale, elle a régulièrement progressé. En 2011, l’UE et ses États membres ont fourni 53,1 milliards d’euros en APD, ce qui représente 0,42 % du RNB collectif. L’UE reste le donateur le plus important et ses rapports APD/habitant et APD/RNB sont plus importants que ceux des membres du CAD n’appartenant pas à l’UE. Toutefois, les États membres de l’UE occupent des positions différentes en ce qui concerne l’objectif de 2015; en 2011, onze États membres ont diminué leur APD, alors que seize ont augmenté leurs dépenses. De nombreux États membres de l’UE prennent également des initiatives pour augmenter l’APD destinée à l’Afrique. La part de l’APD de l’UE destinée aux pays les moins avancés augmente, que ce soit en termes absolus ou relatifs, depuis 2004, et a atteint 0,15 % du RNB de l’UE en 2011. Cependant, pour atteindre les objectifs généraux en termes de rapport APD/RNB de 2015, l’UE et ses États membres devraient redoubler d’efforts et presque multiplier par deux leur APD actuelle en valeur nominale. Dans le domaine du changement climatique et de la biodiversité, l’UE et ses États membres se sont engagés à jouer un rôle de premier plan sur la scène internationale. En fait, ils ont réaffirmé leur engagement à assumer leur part de l’effort dans ce domaine et ont promis de contribuer par un financement rapide d’un montant total de 7,2 milliards d’euros pour les années 2010 à 2012. L’aide de l’UE relative à la biodiversité, en tant que partie de l’APD totale de l’UE, est passée de 2,1 % en 2006 à 5,7 % en 2010.

Enfin, dernier élément mais non des moindres, l’UE et ses États membres travaillent actuellement sur une gamme de mesures destinées à rendre l’aide plus efficace et à mettre en œuvre les engagements en relation avec les principes de la déclaration de Paris, le programme d'action d'Accra et le partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement. Des progrès considérables ont été réalisés pour de nombreux objectifs et, selon un rapport de XXX, la plupart des États membres de l’UE ont dépassé la moyenne générale des donateurs. À présent, la priorité pour l’UE et ses États membres est de se concentrer sur la mise en œuvre de l’aide au niveau national et sur les engagements relatifs à l’efficacité du développement.

Pour en savoir plus : http://ec.europa.eu/europeaid/what/development-policies/financing_for_development/accountability_report_2012_fr.htm

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 15:39

Alors que la crise de la dette suscite de nombreuses questions sur la gouvernance économique de la zone euro, Pascal Lamy, directeur général de l’OMC et président d’honneur de Notre Europe, revient sur les conditions de la création de l’UEM.

Il souligne tout d’abord que la mise en place de la zone euro comportait non seulement une dimension liée au marché intérieur mais aussi une composante symbolique, qui n’a cependant pas été suffisamment travaillée. Après avoir rappelé les différentes étapes ayant conduit à l’UEM, il revient sur les effets positifs et négatifs de l’euro et sur les débats autour du statut de la BCE.

Selon Pascal Lamy, la crise européenne est une "crise d’intégration", liée notamment à un manque d’interpénétration culturelle entre les États membres, ce qui a conduit à occulter certains éléments pouvant ensuite se révéler problématiques.

Alors que le processus d’intégration européenne repose sur des mécanismes de construction identitaire très lents, la crise appelle selon lui à une communautarisation plus grande de plusieurs fonctions économiques, en dépit des réflexes identitaires de protection et de proximité qu’elle peut susciter chez les citoyens.

 

Voir l'article : SettingUp GoverningEuro P.Lamy July2012 SettingUp GoverningEuro P.Lamy July2012

 

Cet article est également publié en français par la revue "Regards croisés sur l’économie"


Source : http://www.notre-europe.eu/fr/axes/competition-cooperation-solidarite/travaux/publication/la-mise-en-place-et-la-gouvernance-de-leuro/

 

Voir également sur ce blog :

 * Retour sur images : L’autre mondialisation ? Quelle autre mondialisation ? par Pascal Lamy

 * L’avenir de l’Europe dans la nouvelle économie monde, par Pascal Lamy (Notre Europe)

 


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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 12:10

Dans la nuit du lundi 9 au mardi 10 juillet, Jean-Claude Juncker, chef du gouvernement luxembourgeois, a été reconduit à la tête de l'Eurogroupe, poste qu'il occupe depuis 2005.

L'Allemand Klaus Regling, Directeur général du Fonds européen de stabilité financière (FESF), prendra lui la tête du futur Mécanisme européen de stabilité, le fonds de sauvetage permanent qui doit voir le jour prochainement.

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10 juillet 2012 2 10 /07 /juillet /2012 09:47

In line with the Euro Summit statement of 26 October 2011, the Eurogroup will prepare the Euro Summit meetings and ensure their follow-up. In doing so, as is presently the case, it will deliver on its role to ensure ever closer coordination of economic policies and to promote enhanced economic and fiscal surveillance as well as financial stability in the euro area. 

We reaffirm our strong commitment to do whatever is necessary to ensure the financial stability of the euro area, in particular through the flexible and efficient use of existing EFSF/ESM instruments for Member States respecting their Country Specific Recommendations and their other commitments including their respective timelines, under the European Semester, the Stability and Growth Pact and the Macroeconomic Imbalances Procedure. 

As an immediate follow-up, the ECB and EFSF have today signed a technical agency agreement, creating the possibility of an efficient conduct of market operations by the EFSF. As soon as the ESM has been established, a similar agreement will be concluded between the ECB and ESM. In addition, the Eurogroup has politically endorsed the ESM investment policy guideline. Thus, by the time of the entry into force of the ESM treaty and the formal approval by the ESM governing bodies, all ESM instruments will be fully operational so that their effectiveness and efficiency would be ensured. 

The Eurogroup has today reached a political understanding on the draft MoU underlying the financial assistance for the recapitalisation of financial institutions for Spain, to be provided via the EFSF until the ESM becomes available and then transferred to the ESM without gaining seniority status. The Eurogroup envisages providing the final approval of the programme by 20 July, after national procedures have been completed. The Eurogroup supports the recently adopted Commission recommendation to extend the deadline for the correction of the excessive deficit in Spain by one year to 2014. 

The Commission, in liaison with the ECB, and the IMF are currently conducting its seventh review of the Irish adjustment programme, in the context of which discussions will be held on technical solutions to improve the sustainability of the well-performing adjustment programme. 

The Eurogroup will consider the issue again at its meeting in September. Similar cases will be treated equally, taking into account changed circumstances. 

The Eurogroup has requested the Troika to work together with the Portuguese authorities during the fifth review mission that will start on 28 August so as to ensure that the adjustment process remains on track. 

The Eurogroup took note that a fully-fledged programme is expected to be negotiated with the Cypriot authorities. 

The Eurogroup welcomes the Commission's intention to present proposals in early September, notably on the basis of article 127(6) TFEU, for a single supervisory mechanism involving the ECB. We expect the Council to consider these proposals as a matter of urgency by the end of 2012. 

In order to break the vicious circle between banks and sovereigns, technical discussions on the future ESM direct bank recapitalisation instrument will also start in September so that the ESM could, following a regular decision, have the possibility to recapitalise banks directly once an effective single supervisory mechanism is established.

 

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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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