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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 17:18

Les ministres de 12 pays de l'Union européenne ont écrit au commissaire européen à la Santé, Tonio Borg, pour lui demander de ne pas autoriser la culture d'une souche de maïs génétiquement modifiée destinée à la consommation humaine même si ce dernier affirme être légalement astreint à le faire.

Les gouvernements de l'Union européenne ne sont pas parvenus le 11 février dernier à dégager une majorité suffisante pour bloquer l'autorisation de cultiver le maïs transgénique Pioneer TC 1507, fabriqué conjointement par les américains DuPont et Dow Chemical.

La décision d'homologuer ou pas cet OGM revient donc à la Commission européenne, laquelle affirme qu'elle se doit de donner une décision positive.

Dans leur lettre datée du 12 février, et dont Reuters a pris connaissance, les ministres affirment que l'opposition suscitée par cet OGM ne permet pas son homologation de manière démocratique et ils s'interrogent sur l'impact d'un tel dossier à trois mois des élections européennes.

La lettre est signée par les ministres des Affaires étrangères et Affaires européennes d'Autriche, de Bulgarie, de Chypre, de France, de Hongrie, d'Italie, de Lettonie, de Lituanie, du Luxembourg, de Malte, de la Pologne et de Slovénie.

Roger Waite, porte-parole de la Commission, a confirmé que Tonio Borg avait reçu la lettre, ajoutant qu'elle ne fournissait aucun argument nouveau.

Tonio Borg a répondu, a-t-il dit, en rappelant aux ministres que la demande d'homologation du Pioneer 1507 datait de 13 ans, que des scientifiques de l'UE avaient jugé ce maïs sain et que la CE avait l'obligation légale de se prononcer.

En guise de compromis, la CE revoit une proposition laissant aux Etats-membres le libre choix d'autoriser ou d'interdire sa culture.

Les ministres ne s'étaient pas entendus non plus sur cette proposition mais ils la réexamineront sans doute en mars.

De fait, le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a déclaré ce jeudi que la France et l'Allemagne proposeraient une nouvelle législation européenne sur les OGM qui permettrait aux Etats de décider sur des critères objectifs d'utiliser ou non ces produits.

Source : Reuters

Voir également : L'épisode "OGM TC 1507" pourrait laisser des traces importantes lors des élections européennes de mai 2014

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:30

simone weil enracinement

Alain, qui fût son maître, l’appelait la « martienne », ses camarades de Normale « la vierge rouge », la philosophe Marie-Madeleine Davy la qualifie de « prophète ». Quant à Simone de Beauvoir, elle dit d’elle dans ses Mémoires « J’enviais un cœur capable de battre à travers l’univers entier ». Syndicaliste, chrétienne, mystique, pour tous ses contemporains, Simone Weil demeure un être à part, « archangélique » et mystérieux, sorte de cerveau monté directement sur cœur, d’une capacité intellectuelle hors du commun, dénuée de tout cynisme et vouée sans conditions à un seule cause : la vérité.

L’Enracinement, son œuvre la plus achevée, essai politique d’une lucidité vertigineuse, est republié chez Gallimard, dans le cadre d’une parution des œuvres complètes entamée en 1988. Terminé en 1943, quelques semaines avant sa mort, on le considère comme son « testament spirituel ». C’est aussi un des écrits politiques les plus saisissants du XXème siècle, dimension que s’attache à mettre en valeur l’édition admirablement annotée par Patrice Rolland et Robert Chenavier.

Dans cet essai écrit dans une langue lumineuse, illustré par un art de la métaphore limpide, Simone Weil met le doigt dans la plaie de notre époque : le déracinement, cause principale selon elle, de la débâcle de 40. Mais, n’en déplaise aux néo-barrésiens adeptes de théories remplacistes, ici les racines ne sont pas celles de l’arbre de Monsieur Taine, où se mélangent la terre et le sang, mais plutôt des racines spirituelles et culturelles. Et le déracinement est moins dû à des logiques de métissage qu’à la technicisation progressive du monde et la bureaucratisation jacobine du « monstre froid » étatique.

L’histoire pour Simone Weil, loin d’être linéaire, est plutôt un océan de mensonges écrits par les vainqueurs où surnagent de temps à autres des « ilots de vérités », trésors égarés de l’âme humaine qu’il s’agit de retrouver.

Guérie du patriotisme par le Traité de Versailles (« les humiliations infligées par mon pays me sont plus douloureuses que celles qu’il peut subir »), Simone Weil y sera ramené par le danger et se rangera de tout son cœur du coté du « pouvoir spirituel » de la France libre.

Dès lors, pas question de jeter le bébé du patriotisme avec l’eau sale du pétainisme. La défaite nous oblige à « changer notre manière d’aimer la patrie ». Il ne s’agira plus d’un amour nationaliste, maurrassien, pour une France éternelle fondée sur une fausse grandeur, mais d’un « sentiment de tendresse pour une chose belle, fragile et périssable ». Il faut aimer la France, non pas avec le goût nostalgique des splendeurs révolues, mais avec la tendre sollicitude qu’on a pour ce qui est en danger.

La patrie, loin d’être un absolu fantasmé, est une chose temporelle et terrestre, un moyen parmi d’autres (le syndicat, la corporation, la région) qui permet d’atteindre ce  « besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine » qu’est l’enracinement.

Chez cette penseuse systémique, la critique politique ne fait qu’un avec la critique sociale. Ainsi, si l’enracinement passe par l’attachement à la patrie, c’est le travail qui sera le lieu fondamental de notre participation au monde.  Dans sa critique d’un cycle travailler-manger, propre aux temps modernes où l’accroissement est la seule finalité reconnue par le libéralisme, Simone Weil veut redonner toute sa valeur au travail et pense que la grande vocation de notre époque, et son unique rédemption, doit être « la constitution d’une civilisation fondée sur la spiritualité du travail ».

Chrétienne refusant l’Eglise, syndicaliste opposée à la révolution, antimoderne sans être réactionnaire, Simone Weil est une véritable funambule de la pensée, qui nous déroute et nous émerveille à chaque ligne. Une pensée intransigeante et fulgurante qui doit transpercer notre modernité comme un glaive plongé dans un cadavre vérifie s’il est bien mort, pour préparer sa résurrection. Camus lui-même écrivait: « Il paraît impossible d’imaginer pour l’Europe une renaissance qui ne tienne pas compte des exigences que Simone Weil a définies ».

Comme le décrit subtilement Robert Chenavier dans l’avant-propos qu’il consacre à l’ouvrage, L’Enracinement est le Timée de notre temps, le « livre du philosophe qui retourne dans la caverne », et vient distribuer le pain de la vérité aux mortels. On connaît le sort qu’il advint au philosophe qui est retourné parler aux hommes dans le mythe de Platon « ceux-ci, incapables d’imaginer ce qui lui est arrivé, le recevront très mal et refuseront de le croire : ne le tueront-ils pas ? ». Simone Weil, elle, mourra- ou se laissera mourir- de cette indifférence des hommes à la vérité. On peut lire dans son dernier cahier ses derniers mots poignants, pleine d’une amère lucidité dont seul sont capables les authentiques génies : « Silence de la petite fille dans Grimm qui sauve les 7 cygnes ses frères. Silence du juste d’Isaïe « Injurié, maltraité, il n’ouvrait pas la bouche ».  Silence du Christ. Une sorte de convention divine, un pacte de Dieu avec lui-même condamne ici bas la vérité au silence ».

Nul n’est prophète en son pays.

Simone Weil, Oeuvres complètes tome V, vol.2, L’Enracinement, Gallimard, décembre 2013.

Source : http://www.causeur.fr/simone-weil-prophete-pour-notre-temps,26164#

À lire aussi : Simone Weil, Chantal Delsol (dir.), Cerf, 2009.

Voir également : Connaissez-vous Simone Weil ?

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 13:25

Viens le dire ici si t’es un homme

Chez Causeur, vous savez causer. Vous maniez la rhétorique avec un art consommé. Vous accuse-t-on, souverainistes que vous êtes, d’être dogmatiques, d’avoir la religion de l’État-nation, de croupir dans une nostalgie moisie ? Vous retournez ces flèches, une par une.

En couverture du magazine de janvier, vous affichez un pragmatisme de bon aloi (« Et si on essayait la France ? ») ; puis, dans un éditorial habile, vous comparez les pro-européens aux « croyants » d’une « secte » ; le plus fort, c’est ce titre, « Le réveil de l’Europe moisie » : beau retour à l’envoyeur d’un mot qui vous colle aux basques depuis la célèbre tribune de Philippe Sollers1 dans laquelle l’écrivain fustigeait nos pulsions xénophobes et cocardières.

À vous lire, c’est donc l’idée européenne qui serait finie, moisie, morte.

[...]

  1. « La France moisie », Le Monde, 28 janvier 1999.
Pour la suite de cet article : http://www.causeur.fr/souverainisme-ue-france,26218#

Pascal Riché est directeur de la rédaction de Rue89,

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 13:02

Tous les catés ne sont pas cathos

Tu ne diras point que les vertus pédagogiques d’un livre intitulé Tous à poil, distribué aux enfants, t’échappent totalement. Et encore moins que cela te parait suspect. Marisol Touraine t’opposera que c’est de l’hystérisation de débat public, sans intérêt. Car « ce n’est pas par le retour à l’ordre moral que la droite clarifiera ses positions… Nous avons besoin que la droite dise clairement qu’elle est en faveur de l’égalité ». En d’autres termes, ne pas adhérer, c’est déjà pécher.

Tu ne diras point qu’un ministre de l’Intérieur doit s’occuper en priorité des questions de sécurité, protéger les citoyens contre des dangers réels et avérés  et non trouver mille autres problématiques afin d’exister sur tous les fronts. C’est faire bien peu de cas du problème fondamental de la France qu’est le racisme. Si tu ne comprends pas cela, tu n’es pas digne de t’exprimer.

Tu ne diras point que la Manif pour tous est un mouvement populaire et pacifique qui cherche simplement  à exprimer une voix existante et à alerter sur le caractère expérimental dangereux des lois sociétales en cours. Car la réalité est toute autre. C’est une bande d’hystériques obscurantistes et incontrôlables, maquée avec le Front national, qui rappelle les pires heures de la IIIe république.

Tu ne diras point que le Président et son gouvernement doivent incarner une certaine exemplarité, dans leur comportement public comme privé. C’est dangereusement has been. Le Président est un petit bonhomme so normal, dont les turpitudes ne regardent que lui. Après tout, tu n’as jamais trompé personne, toi ? Alors qui es-tu pour donner des leçons ?

Tu ne diras point que tu t’inquiètes d’une dette galopante, du délaissement de la France par les investisseurs étrangers, de la chute de résultats de l’école de la République. Tu es un Cassandre, un catastrophiste, un défaitiste et à ce titre, te laisser t’exprimer est dangereux. Tu risques de saper le moral de tous ceux qui voient à la France un avenir radieux.

Tu ne diras point que les Suisses ont peut-être exprimé un point de vue digne d’intérêt dans leur votation de dimanche dernier. Ils ont fait preuve d’un odieux repli sur eux-mêmes qui ne correspond en rien aux valeurs de notre république ouverte à tous. C’est une décision inquiétante.

Tu ne diras point que tu doutes des capacités du gouvernement à changer de cap aujourd’hui. 1) il ne change pas de cap, il s’inscrit dans la continuité de ce qu’il fait depuis 20 mois avec les succès que l’on sait. 2). Et comme ce qu’il a entrepris jusqu’ici a fait ses preuves, continuer va dans la bonne direction.

Tu ne diras point que tu souhaites décider en privé de la répartition des tâches dans ta famille, de l’éducation que tu veux donner à tes enfants, des valeurs que tu désires leur transmettre. Tu te trompes. C’est le rôle de l’école de sociabiliser les enfants, de leur apprendre à vivre en communauté et de leur transmettre les valeurs de la république. Si tu n’es pas d’accord avec cela, tu es un dangereux ennemi de la république.

Tu ne diras point que tu déplores l’image que donne la France à l’étranger. Que lire à longueur de journaux tout le mal que pensent les autres pays de notre Président te heurte. La France est le gendarme du monde, elle est sur tous les fronts –traque toutes les formes de totalitarisme- et bénéficie d’une excellente image en matière de relations internationales. Celui qui n’a pas vu cela est un aveugle… pardon, un malvoyant.

Tu ne diras point que les hausses d’impôts concernent trop souvent  les familles, que d’autres catégories pourraient être mises à contribution et que tout cela te paraît un peu à sens unique. Tu vois le mal partout et d’ailleurs si tu te sens lésé c’est que tu paies des impôts, donc que tu gagnes de l’argent et cela aussi c’est une offense à tes concitoyens.

Tu boiras le catéchisme socialiste, tu admettras, tu te tairas et tu seras alors citoyen fréquentable… dans la démocratie du « faire France ». C’est clair ?

Source : http://www.causeur.fr/valls-hollande-manif-pour-tous,26207

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 11:45

Le Conseil a adopté une décision établissant une base juridique pour l'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne et a supprimé la base précédente, à savoir l'action commune 2001/554/PESC.

L'Institut a pour mission de contribuer au développement de la réflexion stratégique de l'UE dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité commune et de la politique de sécurite et de défense commune de l'Union, par la réalisation d'analyses et la diffusion d'informations et l'organisation de débats de nature politique.

 

Voir le site de l'Institut : http://www.iss.europa.eu/fr/home/

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 11:44

Le Conseil a adopte le budget 2014 de l'Agence europeenne de defense ainsi que son tableau des effectifs pour cette annee. Le budget s'eleve a 30,5 millions d'euros.

 

Voir le site de l'Agence : https://www.eda.europa.eu/

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 11:05

La Russie a présenté au Conseil de sécurité de l'Onu son propre projet de résolution sur l'accès de l'aide humanitaire en Syrie après avoir rejeté le projet soutenu par les Occidentaux et les Etats du Golfe.

"Nous avons présenté notre propre projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu", a dit le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov devant la presse.

 

Ce texte expose "notre vision du rôle que peut jouer le Conseil de sécurité s'il souhaite soutenir une solution au problème et ne pas dresser un camp contre l'autre", a-t-il ajouté après des entretiens avec son homologue égyptien.

Le chef de la diplomatie russe a également précisé que le texte prévoyait des dispositions sur "la lutte contre le terrorisme" en Syrie.

"Le terrorisme n'est pas un problème moins aigu (que celui de la crise humanitaire)", a expliqué S. Lavrov reprenant la rhétorique employée par le gouvernement de Bachar al Assad pour désigner la rébellion.

La Russie avait indiqué qu'elle opposerait son véto au projet de résolution soutenu par les Occidentaux et les Etats arabes du Golfe car il visait, selon elle, à pénaliser le gouvernement syrien.

Le Kremlin demeure sur la scène internationale le plus fidèle et le plus influent allié de Bachar al Assad. La Russie, imitée par la Chine, a opposé à trois reprises sont véto à des résolutions visant à condamner le pouvoir en Syrie depuis le début du conflit.

Source : Reuters

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 22:35

C'est officiel, le Congrès ne provoquera pas de défaut de paiement des États-Unis cette année: il a autorisé le gouvernement à emprunter sans limite jusqu'en mars 2015, un dénouement expéditif dans un dossier qui enflamme Washington depuis trois ans.

Les votes de la Chambre des représentants, mardi, puis du Sénat mercredi, marquent une victoire politique pour Barack Obama, qui espère que les futures échéances de la dette ne seront plus l'occasion d'un bras de fer --d'un chantage, disent les démocrates-- entre le président et son opposition parlementaire.

«Je suis heureux que républicains et démocrates se soient mis d'accord pour payer ce que nous avons déjà dépensé, et pour écarter la menace d'un défaut contre notre économie une bonne fois pour toutes», a déclaré Barack Obama dans un communiqué.

«La bonne foi et le crédit des États-Unis sont trop importants pour être utilisés comme monnaie d'échange ou outil d'extorsion. J'espère que cela va mettre un terme à la politique de la corde raide», a-t-il ajouté, en appelant le Congrès à se concentrer sur des mesure de créations d'emplois.

 

«Ce qu'il fallait faire a été fait», a pour sa part déclaré le sénateur républicain Bob Corker, opposé sur le fond à l'augmentation sans condition de la limite de la dette, mais qui a refusé de participer à une tentative d'obstruction. «Au final, il n'y avait pas d'autre solution», a-t-il expliqué. «On pouvait créer le chaos dans ce pays pendant deux semaines, ou mettre ce vote derrière nous».

Techniquement, le Congrès a décidé que le plafond de la dette ne s'appliquerait plus jusqu'au 15 mars 2015. Le Trésor pourra donc emprunter à volonté et dépasser la limite légale de la dette, actuellement de 17 211 milliards de dollars, jusqu'à cette date-là. Le 16 mars 2015, le plafond sera réactivé au niveau d'endettement alors atteint. C'est ce qu'il s'est passé entre octobre dernier et février: la limite de la dette a été rehaussée de 3% environ.

Il n'aura fallu que 48 heures pour classer l'affaire, après une capitulation surprise mardi de John Boehner, le président de la Chambre. Lui qui avait dès son accession au perchoir en 2011 cherché à utiliser les échéances du plafond de la dette au profit des républicains, a renoncé à une confrontation avec la Maison Blanche. Il a laissé adopter le texte mardi à la Chambre principalement par les démocrates; près de 90% de ses troupes ont voté contre.

Défaite du Tea Party

La tactique du bras de fer avait permis au camp conservateur d'obtenir des réductions majeures des dépenses publiques à l'été 2011, mais au prix d'un ébranlement de la confiance des marchés financiers et de la dégradation de la note de crédit américaine par Standard and Poor's.

Depuis, Barack Obama avait juré de ne plus négocier sur le plafond de la dette, et il n'a pas vacillé. Après deux semaines d'un épuisant dialogue de sourds en octobre, les républicains avaient échoué à imposer leurs conditions.

L'épilogue de mercredi illustre l'influence déclinante des ultra-conservateurs et du Tea Party, catégoriquement hostiles à tout relèvement du plafond sans mesures de réduction du déficit. L'heure, selon les chefs de file républicains, est désormais à l'opposition constructive, pas à l'obstruction, un credo qui s'est concrétisé en décembre par l'adoption des budgets 2014 et 2015.

La limite de la dette est jugée comme une anomalie politique par beaucoup: initialement conçue comme un moyen de surveiller les dépenses du Trésor, elle n'a jamais empêché le creusement du déficit public et l'augmentation mécanique de la dette, car le Congrès part du principe que le plafond s'adapte in fine aux budgets qu'il vote, et non l'inverse.

Mais sans autorisation d'emprunter, les États-Unis auraient pu faire défaut pour la première fois sur certaines de leurs obligations, déstabilisant l'économie mondiale. 

Source : http://affaires.lapresse.ca/economie/etats-unis/201402/12/01-4738246-dette-americaine-crise-evitee-jusquen-2015.php

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:11

Roger Godino et Fabien Verdier estiment que la dynamique européenne ne pourra être relancée qu'en franchissant le pas fédéral et donc en instituant une Fédération européenne. Celle-ci serait établie par un traité international signé initialement par 6-7 pays (Allemagne, France, Belgique, Pays-Bas, Italie, Espagne et peut-être Pologne). Cette Fédération européenne serait dotée d'une gouvernance efficace et d'un réel contrôle démocratique.

Selon les deux auteurs, il s'agit du seul moyen de lancer une importante initiative de croissance permettant une nouvelle dynamique industrielle en Europe et d'apporter à l'euro la consolidation politique qui lui manque.

Ce Policy paper s'articule autour de 6 éléments :

1. L'Europe, l'Allemagne et la France
2. L'idée européenne : de l'Europe des 28 à la Fédération européenne
3. L'organisation institutionnelle de la Fédération européenne
4. Une initiative européenne de croissance pour la Fédération européenne
5. Une harmonisation fiscale pour la Fédération européenne
6. Projet de Traité constitutif de la Fédération européenne

Texte intégral   

Source : http://www.notre-europe.eu/011-17713-Vers-une-federation-europeenne.html

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 12:45

Le passage du taux de dépôt de la Banque centrale européenne en territoire négatif est "une option tout à fait imaginable" a déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. Ces propos ont entraîné un affaiblissement de l'euro.

Un taux de dépôt négatif est une "option tout à fait imaginable". Ces propos, signés Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) ont immédiatement accéléré la chute de l'euro mercredi. L'information avait pourtant déjà filtré depuis novembre dernier, lorsque l'agence Bloomberg avait révélé les réflexions de la BCE sur le sujet.

"C'est quelque chose que nous envisageons très sérieusement", a même expliqué le Français, avant de préciser qu'il ne fallait toutefois "pas trop en attendre". Le taux de dépôt négatif est pourtant présenté depuis des mois comme une éventualité par le président de la BCE, Mario Draghi, pour lutter contre la faiblesse de l'inflation et du crédit en zone euro.

Un moyen d'encourager la reprise du crédit

Ce serait, sur le plan théorique, un moyen d'assouplir un peu plus la politique monétaire de la banque centrale, alors que le principal taux directeur n'est déjà plus qu'à un quart de point de 0%, sans que cela ne soit suffisant pour faire repartir le crédit dans la zone euro. En témoigne la faiblesse de l'inflation.

Le taux de dépôt rémunère l'argent placé par les banques auprès de la banque centrale. Autrement dit, les liquidités que le système financier refuse d'utiliser immédiatement. Avec un taux de dépôt négatif, le placement de cet argent en sommeil dans les coffres de la banque centrale coûterait aux banques. Après avoir distribué de l'argent pas cher aux banques, la BCE chercherait ainsi désormais à les forcer à le prêter afin de faire repartir le crédit et donc l'inflation. L'effet dépréciatif sur l'euro serait lui aussi de nature à favoriser l'inflation en faisant augmenter le coût des importations.

Doutes sur l'efficacité

Mais les sommes déposées à la BCE, environ 43 milliards d'euros, ne sont pas assez importantes pour faire repartir le crédit au niveau de la zone euro. Par ailleurs, il n'est pas évident que ces sommes seraient forcément allouées au crédit pour alimenter l'économie réelle. Elles pourraient tout aussi bien servir à reconstituer des fonds propres, ou à être placées sur les marchés obligataires par exemple.

Source : http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140212trib000815051/bce-un-taux-de-depot-negatif-est-tout-a-fait-imaginable-benoit-coeure.html

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