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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:31

Catherine Ashton, the High Representative of the European Union for Foreign Affairs and Security Policy and Vice-President of the Commission, today made the following statement:

« As Russia’s strategic partner and direct neighbour, the EU has followed with particular interest the election process and the public debate in Russia on the State Duma elections of last December and the Presidential elections held yesterday.

The EU takes note of the preliminary results of the presidential elections and the clear victory of Vladimir Putin. International election observers from the OSCE Parliamentary Assembly, the OSCE Office for Democratic Institutions and Human Rights (ODIHR) and the Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE) noted the significant civic engagement in the campaign and that authorities allowed protests to take place without undue interference, but also identified shortcomings and irregularities in the preparations and conduct of these elections and that voters’ choice was limited. The EU encourages Russia to address these shortcomings.

The EU looks forward to working with the incoming Russian President and the new government in full support of our shared modernisation agenda, which we see as covering both economic and political reforms. We trust the new Russian President will be ready to take these reforms forward, in dialogue with citizens and civil society. »

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 17:27

Le porte-parole de Catherine Ashton, Haute Représentante de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, a fait ce jour la déclaration suivante :

"La Haute Représentante est profondément préoccupée par l'incursion des forces de sécurité israéliennes à Ramallah, pour y saisir du matériel appartenant aux chaînes de télévision palestiniennes Watan TV et Al Quds Educational TV.

L'incursion de forces israéliennes dans des villes palestiniennes où, en vertu des accords d'Oslo, l'Autorité palestinienne exerce les pouvoirs et responsabilités en matière de sécurité intérieure et d'ordre public constitue une violation desdits accords et met en péril les résultats, reconnus au niveau international, des efforts déployés pour mettre en place les institutions palestiniennes.

L'Union européenne collabore avec ces deux chaînes de télévision, qui émettent depuis de nombreuses années. Les accords d'Oslo ont créé un comité technique mixte israélo-palestinien chargé de régler les questions qui se posent dans le domaine des télécommunications.

La Haute Représentante invite Israël et l'Autorité palestinienne à recourir à ce comité afin de résoudre sans attendre les questions concernant la diffusion des chaînes de télévision en question."


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 15:19

Bonjour.
Le Conseil européen a discuté du printemps arabe et, bien entendu, de la Syrie.
Nous sommes profondément inquiets de la situation dramatique qui règne en Syrie. Nous avons évoqué la terrible tragédie qui se joue là-bas, où plus de 8000 personnes, dont de nombreux jeunes, des femmes et des enfants, sont mortes dans des conditions horribles. L'Union européenne est absolument convaincue que nous devons rester solidaires de la communauté internationale et soutenir l'action de la Ligue arabe et des Nations unies.
Nous avons énormément de respect pour Kofi Annan et souhaitons qu'il réussisse dans sa mission.
Il travaille pour l'ensemble de la communauté internationale. Il cherche actuellement à prendre des contacts et a déjà été en contact avec le régime.
Nous avons une délégation sur place, qui parle avec les gens et qui est là pour soutenir l'effort humanitaire.
Nous sommes choqués que Valérie Amos n'ait pas pu entrer en Syrie pour y effectuer ce qui était à l'évidence une importante mission humanitaire, dont les Syriens ont tellement besoin.
Nous restons aussi fermement convaincus qu'Assad doit quitter le pouvoir et il faut un processus qui puisse associer tous les citoyens syriens.
Nous continuerons à travailler avec la Ligue arabe, avec les Nations unies et avec d'autres partenaires. Je pense que l'action des pays européens au Conseil de sécurité des NU se passe de commentaires. Les représentants européens interviennent avec force auprès de leurs collègues des Nations unies pour faire en sorte que le Conseil de sécurité adopte une résolution qui reconnaisse la réalité de ce qui se passe sur le terrain. Ces efforts se poursuivront à New York.
En ce qui concerne la question plus vaste de ce qu'on appelle le printemps arabe, j'ai tenu à expliquer au Conseil européen le travail que j'ai accompli, en particulier tout récemment en Tunisie et en Jordanie, au niveau des groupes de travail avec ces pays.
L'idée est de faire se rencontrer non seulement les institutions européennes pourvoyeuses de fonds mais aussi les institutions financières internationales; ce processus politique prend la forme de rencontres entre le Parlement européen et les personnes qui, dans ces pays, représentent la société civile, les milieux d'affaires et ceux qui créent des emplois et soutiennent l'économie.
On y parle donc de réformes politiques et de développement économique.
C'est un modèle que nous voulons pouvoir déployer dans d'autres pays au bénéfice des populations.
Ces pays appartiennent à leurs populations. Nous voulons soutenir la transition.
Je vous remercie.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 15:15

"La réunification sous un accord que les dirigeants pourraient atteindre, la création de deux Etats indépendants […] ou l'annexion par la Turquie de la République Turque de Chypre du Nord", telles sont les options qui sont sur la table des négociations entre les leaders chypriote et turc, selon le Ministre des Affaires européennes turc, Egemen Bagis. L'occupation du nord de l'île par la Turquie depuis 1974, non-reconnue par la communauté internationale, continue de motiver le refus de l'accession à l'Union européenne de la Turquie, de la part de la France comme de l'Allemagne.

Les tensions entre Chypre, et indirectement la Grèce, et la Turquie d'autre part, sont remontées depuis la découverte en septembre 2011 de ressources gazières et pétrolières importantes au large de l'île.

Selon M. Bagis, l'annexion du nord de Chypre par la Turquie ne se fera que si les négociations entre les deux parties échouent.

Le règlement de ce différend pourrait devenir un enjeu central de la présidence tournante de l'Union européenne que Chypre va prendre au deuxième semestre 2012.

 


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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 10:32

Jean Charbonnel est l’un des rares anciens ministres du général de Gaulle encore de ce monde. Et comme, de surcroît, il se définit comme un gaulliste de gauche, le livre d’entretiens qu’il publie avec Laurent de Boissieu, journaliste à La Croix et excellent connaisseur de l’histoire de la Ve République en général et des mouvements gaullistes en particulier, ne peut qu’intéresser tous ceux qui se réclament de ce double héritage.

Comme pour tous les membres de cette branche minoritaire, 1974 est une année-charnière. Jusque-là, ils sont pris en considération, notamment par le Général. Ensuite, cela devient beaucoup plus compliqué. Si Charbonnel ménage Giscard, il n’a pas de mots assez durs pour Jacques Chirac qu’il décrit, impitoyablement mais avec une certaine lucidité, comme le fossoyeur en chef du gaullisme.

[...]

Source : http://www.causeur.fr/qui-a-tue-le-gaullisme-qui-a-tue-le-gaullisme,16097

Cet article est paru dans Causeur magazine n°44 – février 2012

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 21:03

Les dépenses militaires de la Chine vont progresser de 11,2% cette année, a annoncé dimanche Li Zhaoxing, ancien ministre des Affaires étrangères devenu porte-parole de l'Assemblée populaire.

L'enveloppe, qui avait progressé de 12,7% en 2011, atteindra 670,2 milliards de yuans (80,5 milliards d'euros).

"La Chine est décidée à rester sur la voix du développement pacifique et suit une politique de militaire nationale défensive", a déclaré Li Zhaoxing, s'adressant à la presse avant l'ouverture de la session annuelle du Congrès du peuple, au cours de laquelle le budget sera approuvé.

"La Chine compte 1,3 milliard d'habitants, nous avons un grand territoire et de longues côtes, mais nos dépenses militaires sont relativement faibles comparées à celles d'autres pays", a-t-il poursuivi.

De nombreux observateurs jugent le budget militaire de la Chine largement sous évalué. Pékin procède à une modernisation rapide de son armée qui inquiète les pays voisins et lui vaut les appels répétés de Washington à davantage de coopération dans le domaine militaire.

"Le budget de la défense chinoise représentait seulement 1,28% du PIB en 2011. Pour les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, entre autres, la proportion dépasse les 2%", a souligné Li Zhaoxing.

"Les capacités militaires limitées de la Chine ont pour but de préserver la souveraineté et la sécurité nationales ainsi que l'intégrité territoriale. Elle ne représentent aucune menace pour les autres Etats", a-t-il ajouté.

Barack Obama a présenté en janvier une nouvelle doctrine militaire qui prévoit une baisse des effectifs terrestres, mais un renforcement de la présence américaine en Asie. (cf. La Chine critique la nouvelle stratégie de défense des États-Unis en Asie (Le Monde) )

Source : Reuters

Voir également :

 * Tout le monde réarme, sauf les Européens, par Alain Frachon (Le Monde)

 * Les institutions européennes comme les capitales nationales restent étonnamment sourdes aux nombreux appels en faveur d'une relance des investissements européens en matière de défense

 * Les 7 péchés capitaux de la PESC !

 * Politique européenne des capacités et de l'armement : l'heure du passage à l'acte est venu ! Et pourtant ...

 * De la prise en compte des investissements de défense dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE : les termes de l'enjeu

 * De la prise en compte des investissements de défense dans le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE : éléments d’analyse complémentaires et pistes envisagées     

 

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Published by De La Boisserie - dans Regards multiples sur la Chine
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 20:41

Barack Obama a plaidé dimanche 4 mars pour une solution diplomatique à la question du nucléaire iranien, estimant qu'on "parle trop légèrement de guerre" à propos de l'Iran, à la veille d'une rencontre avec Benjamin Netanyahu à la Maison blanche.

Dans un discours prononcé devant le principal lobby pro-israélien, l'AIPAC, le président américain a juré son plus fidèle soutien à l'Etat juif et affirmé qu'une opération militaire restait envisageable pour empêcher l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire. (cf. Soutien « sacro-​​saint » des Etats-​​Unis à la sécurité d’Israël, affirme Obama (France-palestine.org) )

Obama a demandé en revanche plus de temps pour que les sanctions internationales fassent effet, ajoutant qu'elles avaient déjà accentué la pression sur Téhéran.

Alors que l'hypothèse d'une frappe israélienne sur les installations nucléaires iraniennes circule, Obama a déclaré que trop parler de guerre pourrait être contre-productif.

"Je demande que nous nous souvenions tous de l'importance de ces questions, des enjeux clés pour Israël, pour l'Amérique et pour le monde. Trop de propos guerriers ont déjà été tenus à la légère", a déclaré Obama, ajoutant que ces propos profitaient à Téhéran en faisant monter le cours du pétrole produit en Iran.

Source : Reuters

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 14:59

Après que de nombreux pays européens ont renfloué les institutions financières menacées de faillite, l'attention se tourne maintenant vers les dettes des Etats, et des mesures d'austérité de plus en plus contraignantes sont discutées au niveau européen.
Depuis l'adoption en mars 2011 du « pacte pour l'Euro plus » (traduction européenne de la proposition franco-allemande de pacte de compétitivité - cf. Conseil européen : conclusions du sommet des 24 et 25 mars 2011), l'Union européenne se donne progressivement les moyens d'un contrôle accru des politiques budgétaires, fiscales mais aussi salariales ou de protection sociale des pays membres de la zone Euro. Le sommet européen des 23 et 24 juin prochain doit décider si les projets de budgets nationaux correspondent aux objectifs du pacte, et doit aussi discuter des propositions de la Commission européenne visant à la mise en place de nouvelles procédures contraignantes de surveillance budgétaire et fiscale des Etats membres de la zone Euro.  

Il est à craindre que des mesures d'austérité budgétaire à courte vue, ainsi que l'insistance sur la compétitivité par la baisse des coûts salariaux ne mettent à terme en danger la croissance économique et la viabilité politique de l'Union européenne. Si aujourd'hui l'Europe a besoin d'un pacte, c'est d'un pacte d'investissement social. La notion d'investissement social est apparue à la fin des années 1990 afin de moderniser les systèmes européens de protection sociale, de garantir leur viabilité tout en leur permettant de répondre aux nouveaux besoins sociaux et à l'émergence de nouvelles inégalités entre les genres, les générations et les groupes sociaux propres aux sociétés post-industrielles.

Cette perspective de long terme pour les politiques sociales souligne que les politiques sociales ne peuvent plus se contenter d'être des dispositifs d'indemnisation, mais qu'elles doivent porter une stratégie collective d'investissement qui prépare les individus et les familles à faire face aux nouveaux risques sociaux et aux nouvelles conditions économiques.   Au cours de la dernière décennie, les systèmes européens de protection sociale ont été réformés en profondeur, réussissant plus ou moins bien à faire des politiques sociales des politiques orientées vers le futur. Les pays nordiques ont le mieux réussi à investir dans leurs enfants, à fournir à chacun les moyens de réussir dans la nouvelle économie et connaissent aujourd'hui une croissance économique très forte (7,5 % pour la Suède en 2010), et les taux d'activité les plus élevés d'Europe. Jusqu'avant la crise, les Pays-Bas avaient réussi à fortement augmenter la participation de leur citoyen(ne)s au marché du travail tout en préservant les droits sociaux (flex-sécurité), l'Allemagne avait progressé dans le soutien à l'activité professionnelles des jeunes parents et l'accueil des jeunes enfants, la Grande Bretagne avait avancé dans la lutte contre la pauvreté des enfants, l'Irlande avait investi dans son système éducatif, l'Espagne avait réussi à négocier une transformation progressive de son marché du travail et de son système social...  

Cependant, la crise déclenchée en 2008 semble avoir sonné le glas de ces progrès, presque partout les inégalités et le chômage ont augmenté, et les niveaux d'endettement de nombreux Etats européens semblent remettre en cause toute capacité d'investissement nouvelle. On ne parle plus aujourd'hui que de lutte contre les déficits à coup de mesures d'austérité budgétaire, y compris dans le secteur social.  En 2010, avant que ne soient adoptés les nouvelles procédures budgétaires, les pays européens s'étaient engagés sur une stratégie de long terme, « Europe 2020 », visant « une croissance intelligente, soutenable et inclusive ».

Cette stratégie contient des objectifs d'investissement social tels qu'augmenter les taux d'emploi de tous, réduire le nombre de jeunes sortis sans diplômes du système scolaire et augmenter le nombre de diplômés de l'enseignement supérieur, réduire de 20 millions le nombre de personnes en risque de pauvreté. Il convient de prendre ces objectifs au sérieux. Les pays Européens seront-ils aussi stricts sur la nécessité d'atteindre ces objectifs que sur les règles budgétaires ?  

Il est à craindre que l'équilibre qui avait été trouvé en 2010 entre les contraintes budgétaires de court terme et les orientations économiques, écologiques et sociales de long terme ne soit remis en cause par les orientations actuelles de la Commission sous l'influence de nombreux Etats membres (dont la France et l'Allemagne). Il n'est bien sûr pas possible de négliger les problèmes de déficits et de dettes rencontrés par de nombreux pays. Mais il faut aussi se demander comment il est possible d'aider les pays en difficulté à investir dans leur avenir tout en luttant contre leurs déficits. L'Union européenne devrait mettre ses préoccupations environnementales, sociales, éducatives au même niveau que ses préoccupations budgétaires. Le pacte d'investissement social devrait être le pendant du pacte pour l'Euro plus, afin de donner un tour positif aux interventions européennes et de signifier aux populations qui souffrent de la crise et doivent subir des mesures d'austérité que l'Europe permet aussi de préparer un avenir meilleur, notamment en investissant dans sa jeunesse. Ainsi, par exemple, les aides financières européennes (comme les fonds structurels) devraient soutenir des politiques d'investissement social.  

Tout en s'assurant que la crise de la dette est évitée, l'Union européenne pourrait ainsi veiller à ce que tous les Etats membres s'engagent sur des politiques d'investissement social, et trouvent les moyens de le faire, y compris par des aides européennes. Ce pacte permettrait de soutenir l'investissement dans les structures d'accueil de qualité pour tous les jeunes enfants, des systèmes éducatifs et de formation continue de qualité pour tous, l'amélioration des conditions de travail et de la qualité des emplois pour notamment permettre des carrières professionnelles moins chaotiques et plus longues. Elle devrait aussi soutenir des efforts redoublés d'éducation, de formation et d'intégration sur le marché du travail des migrants, ainsi que la mise en place d'un filet de sécurité pour tous.  

Si l'Europe doit faire face aux difficultés budgétaires et financières présentes, elle doit aussi préparer l'avenir et promouvoir le progrès social.    

Cette tribune résume les points développés dans un texte publié par l'Observatoire social européen : « The EU Needs a Social Investment Pact », téléchargeable ci-dessus et depuis le site http://www.ose.be/EN/  

Source : http://www.lepost.fr/article/2011/06/21/2529012_c-est-d-un-pacte-d-investissement-social-dont-l-europe-a-besoin.html  

Cet article a été publié une première fois sur ce blog au printemps 2011.

Voir également les articles de la rubrique intitulée UE, emploi, lutte contre pauvreté et exclusion

et plus particulièrement : 

 * « Le capitalisme est d’une immense efficacité et d’une abominable cruauté », par Michel Rocard (LeFigaro)

 * Près d’un quart des Européens menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale (Boursorama) - nouvelle édition -

 

 

 

 

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 10:52

Les Chinois sont-ils en train d’évoluer sur la Syrie. En tout cas, le ministère chinois des Affaires étrangères vient de prendre une initiative et de présenter un « plan en six points ». Un plan qui trace ainsi les contours d’une nouvelle résolution au Conseil de sécurité balançant entre demande d’arrêt des violences « d’où qu’elles viennent », ouverture d’un dialogue « inclusif » avec l’opposition, libre accès de l’aide humanitaire à condition qu’elle ne soit pas guidée par des motifs politiques, résolution de la crise au sein des Nations-Unies mais aussi refus de l’ingérence, d’appel à un changement de régime ou d’action unilatérale. La Chine reste « engagée à respecter l’indépendance, la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la Syrie, la paix et la stabilité au Moyen-Orient, la paix et la tranquillité du monde entier », précise un responsable des Affaires étrangères. 

 Un plan qui semble justifié par deux faits : bien entendu, l’aggravation des violences - « La situation en Syrie reste grave » précise le communiqué du ministère. Mais pas seulement. Il y a la situation géopolitique : la Chine semble avoir entendu le message de la Ligue arabe, ne veut pas se couper les pays du Golfe persique, si précieux stratégiquement, et entend préserver son influence dans la région. « La Chine est un pays responsable et un ami des peuples arabes, y compris le peuple syrien » est-il indiqué.

Le message à ne pas diviser la communauté internationale et le Conseil de sécurité peut se lire à double sens, envers les Occidentaux ou les Arabes d’abord, mais aussi, et surtout, envers la Russie. Une Russie qui commençait juste à voter (du moins à l’extrême est du pays) et qui pourrait, elle aussi, évoluer dans la prochaine semaine, après la proclamation des résultats. Du moins c’est ce que tout le monde espère.

Le plan en six points des Chinois : 

.../...

Voir ce plan sur le site de Nicolas Gros-Verheyde : http://www.bruxelles2.eu/zones/moyen-orient/la-chine-dit-stop-aux-violences-et-au-regime-assad-un-plan-en-six-points-sur-la-crise.html

 



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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 19:21

Décidément le couple Merkozy connaît bien des péripéties !

La plus visible d'entre elles, en même temps que la plus traumatisante pour les citoyens européens, est celle qui les oppose quant à leur propre vision de la poursuite de la construction européenne !

Alors qu'Angela Merkel appelle à reconnaître la Commission européenne comme le véritable gouvernement économique de l'Union, Nicolas Sarkozy cherche à contourner cette institution européenne !

Comment réconcilier deux approches aussi fondamentalement contradictoires au moment même où Angela Merkel et Nicolas Sarkozy jouent la carte de la solidarité politique ?

A Davos, Angela Merkel l'a rappelé le 25 janvier 2012, lors du Forum économique mondial : "Nous devrons nous habituer au fait que la Commission européenne, qui a déjà beaucoup de compétences, s'apparentera de plus en plus à un gouvernement", a encore dit Angela Merkel.

Le même jour, dans un entretien accordé à six journaux européens, dont Le Monde, Angela Merkel a précisé sa vision de l'Europe institutionnelle à long terme.

"Au fil d'un long processus, nous transférerons davantage de compétences à la Commission, qui fonctionnera alors comme un gouvernement européen pour les compé­tences européennes. Cela implique un parlement fort. Le Conseil qui réunit les chefs de gou­vernement formera pour ainsi dire la deuxième chambre. Pour finir, nous avons la Cour euro­péenne de justice comme cour suprême." (cf. Selon Merkel, regagner la confiance des marchés passe par plus d'Europe (Euractiv.fr) ) !

De son côté, après s'être approprié - abusivement, mais quand on court autant après le pouvoir, on ne recule devant aucun sacrifice ! -  ce fameux "mini traité" qu'est devenu ce Traité de Lisbonne dont tout le monde reconnait aujourd'hui les insuffisances en même temps que le mauvais usage qui est fait des opportunités qu'il offre en matière d'iniatives nouvelles, y compris par la voie de la différenciation, et après avoir joué la partition de la complicité sans limite avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, Nicolas Sarkozy n' a de cesse de tenter d'appeler à reprendre à la Commission les prérogatives centrales que lui confère le traité en matière économique et financière ! « C’est par l’intergouvernemental que passera l’intégration européenne parce que l’Europe va devoir faire des choix stratégiques, des choix politiques » a-t-il même déclaré en décembre 2011 à Toulon (voir le discours de Nicolas Sarkozy du 1er décembre 2011 à Toulon) !

Et pour celui qui veut incarner le capitaine dont a tant besoin le paquebot France, en renvoyant les Françaises et les Françaises à la figure du Général de Gaulle venant au secours de la France menacée par les illusions de la gauche, ce même Général qui avait su sceller avec Konrad Adenauer une union sacrée qui a su résister aux assauts du temps en raison de l'équilibre des statures de ces deux personnalités illustres, s'en remettre à ce point au soutien de celle qui propose une vision de l'avenir de l'Europe aussi radicalement différente de la sienne relève de l'inconscience, de la mascarade ou de l'irresponsabilité politique la plus détestable qui soit !

Il est un fait : l'un des deux aura raison ! L'autre aura tort !

Et les citoyens français et allemands sauront bientôt qui a gagné et qui a perdu à ce jeu de dupes !

Celui qui prétend vouloir recréer les conditions d'une France forte, et qui a pour seul véritable levier pour agir que de s'attaquer frontalement à la puissance économie allemande, aura-t-il le culot d'aller prononcer un discours électoral sur le thème de l'Europe à ... Francfort ?

L'examen du processus de négociation qui a abouti à la conclusion du traité qui sera signé le 1er mars prochain (cf. Le « making-of » d’un nouveau traité : six étapes de négociations politiques, par Valentin Kreilinger (Notre Europe) ainsi que Le « TSCG » : beaucoup de bruit pour rien ? par Antonio Vitorino (Notre Europe) ) révèle une évolution de son contenu qui tend à remettre les institutions européennes au coeur du processus de gouvernance économique après que leur exclusion ait été tentée sur l'initiative de la France conformément à la posture du président français affirmée lors de son 2nd discours de Toulon en date du 1er décembre 2011 (cf. ci-dessus).  

Une chose est certaine, l'un et l'autre ont, pour le moment, failli devant leur obligation d'offrir à l'Union et à l'eurozone les instruments indispensables au retour de la confiance, de la stabilité financière et de la croissance économique dans la région (cf.  Malgré les avancées substantielles qu'il rend juridiquement possibles, le Pacte budgétaire et fiscal ne résoud pas la totalité des défis auxquels sont confrontés l'euro et l'eurozone ! (1) ; Malgré les avancées substantielles qu'il rend juridiquement possibles, le Pacte budgétaire et fiscal ne résoud pas la totalité des défis auxquels sont confrontés l'euro et l'eurozone ! (2) ainsi que François Hollande ne court aucun risque en affirmant que, dans l'hypothèse où les électeurs français le désigneraient Président de la République, il renégocierait le Pacte budgétaire !).

 

Voir également :

 *  "L'attitude du pouvoir vis-à-vis de l'Europe isole la France au lieu de renforcer son rôle", par Christian Lequesne (Le Monde)

 * "Mon rêve européen par Nicolas Sarkozy", par Nicolas Gros-Verheyde (Bruxelles2.eu)


 

 

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" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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