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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 14:26

C'est avec émotion qu'au nom de l'Union européenne je me trouve parmi vous dans cette Assemblée, pour vous rendre hommage. Avec émotion, car l'Europe, ce continent voisin qui a connu toutes les tragédies, qui a connu dans son histoire l'émergence lente de la démocratie, est pleinement consciente et valorise comme aucun autre le pas vraiment historique que nous célébrons ici, maintenant. Les Européens, et européennes, vous saluent de tout coeur, et saluent le dialogue inclusif qui a permis à la Tunisie d'obtenir ce résultat.    

Voilà trois ans, le peuple Tunisien, se soulevait pacifiquement pour la liberté et la démocratie. En partant de la Tunisie, un vent nouveau s'est répandu sur toute la région. Et aujourd'hui, ensemble, ce sont ces valeurs, que l'on applaudit.    

Ici même, dans cette Assemblée, vous avez, Mesdames et Messieurs les Députés, définitivement démontré que la voie de la violence n'apporte guère des solutions et doit être résolument écartée. On pense aujourd'hui à ceux et à celles qui ont perdu leurs vies, qui ont été assassinés en Tunisie dans cette quête pour la liberté et la démocratie.    

Lorsque certains cherchent les confrontations et polarisations, cherchent à diviser le peuple tunisien, à l'éloigner des aspirations de la révolution de 2011, le seul vrai courage politique, réellement au service du peuple, c'est l'écoute, le respect, le dialogue et le compromis, tout en promouvant les valeurs essentielles. 

Vous avez poursuivi, de façon déterminée, la recherche du compromis entre toutes les composantes de la société, et je salue ici particulièrement le rôle du Quartet. En effet, seuls l'engagement et le compromis permettent. d'assurer un projet politique et social à long terme, dans la paix. Comme Président du Conseil européen, je rends hommage à cette démarche et à cette réussite. 

Vous avez adopté une Constitution résolument moderne, porteuse de valeurs essentielles et universelles comme les droits de l'Homme et les libertés fondamentales, mais aussi de droits nouveaux tels que la sauvegarde de l'environnement. La Constitutions garantit aux citoyennes et aux citoyens, l'égalité en droits et en devoirs.    

Elle est fondée, comme le rappelle son préambule, sur les acquis universels de la civilisation humaine. Elle est ancrée tant dans le XXIème siècle comme dans son noble héritage culturel et son identité arabo-musulmane. 

Cette Constitution que nous célébrons aujourd'hui a sans conteste valeur d'espoir et d'exemple pour d'autres pays. Elle est le socle d'une République tunisienne, démocratique, au service de son peuple.  

En ce jour de célébration je vous encourage à persévérer dans la voie que vous avez empruntée, une voie qui désormais devrait inspirer les transformations démocratiques dans la région et bien au-delà. En effet, cette démarche requiert une vigilance constante. L'Etat ne peut en être le seul garant. La démocratie est l'oeuvre quotidienne de tous les citoyens, à travers les générations. 

Nelson Mandela a dit: "Être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres". Grâce à la détermination de tous les tunisiens et tunisiennes, la liberté est en marche en Tunisie.    

Et alors que vous préparerez les prochaines élections libres, transparentes et inclusives, sachez que vous pourrez toujours compter sur votre voisin, votre partenaire, votre allié, l'Union européenne. Ensemble, nous continuerons à renforcer nos liens fraternels et notre coopération. L'Union européenne est et restera toujours à vos côtés. Je vous remercie.

 

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:28

Le rapport Synopia « Refaire l’Europe : Esquisse d’une politique » a été présenté au Président de la République le 7 octobre 2013. Lien. 

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La première originalité de ce rapport tient à la qualité des signataires : quatre personnalités qui ont toutes une très grande expérience des affaires européennes, qui viennent de pays différents et dont l’analyse, les recommandations et l’avertissement sont essentiels pour le futur de l’Europe et de l’Union européenne :

- Pierre de Boissieu, ancien représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne, ancien secrétaire-général du Conseil de l’Union européenne.

- Tom de Bruijn, ancien représentant permanent des Pays-Bas auprès de l’Union européenne.

- Antonio Vitorino, ancien membre du Parlement européen (élu du Portugal), ancien membre de la Commission européenne.

- Stephen Wall, ancien représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l’Union européenne.

La seconde caractéristique de ce rapport est de proposer une démarche d’ensemble pour la zone euro et pour l’Europe des 28, afin de mettre les choses à leur place et de montrer qu’il n’y a pas contradiction mais complémentarité entre l’intégration de la zone euro et l’amélioration du fonctionnement de l’Union européenne « à 28″, avec le Royaume-Uni, bien sûr.

La troisième est de mettre en garde sur le péril que l’inaction et l’indécision feront courir à l’Union européenne à brève échéance. Nous ne sommes à l’abri d’aucune rupture. Il faut que nos leaders politiques mettent à profit les mois qui nous séparent des prochaines élections européennes pour décider et agir vite ; plus tard, il risque d’être trop tard. C’est possible, mais c’est d’abord et avant tout une question de volonté et de responsabilité politiques. Une prise de conscience est donc nécessaire et nous espérons y contribuer.

pdf-icon Rapport Synopia Europe

pdf-icon Report Synopia Europe

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Synthèse

L’Union européenne est parcourue de crises. Crise économique de la zone euro. Crise du fonctionnement de l’Union européenne proprement dite, à 28 Etats membres. Crises de confiance en Europe. La pertinence et la finalité du projet européen lui-même sont remises en cause et contestées ; la Communauté de destin d’origine est menacée de devenir une Europe à finalités différentes.

Faut-il se résigner ? Non. Nous affirmons que l’Europe a un avenir qu’il nous appartient de construire, nous affirmons que nos enfants eux aussi doivent pouvoir penser, travailler et créer en Europe. Mais il faut tirer la leçon des dix dernières années et remettre une Union européenne parfois insuffisante et même défaillante au service de l’Europe et des Européens. Il y faudra un cheminement d’ensemble qui seul permettra, tout au long du parcours comme à sa fin, d’assurer le meilleur équilibre des intérêts.

La survie et le succès de l’Union européenne dépendent de la vitalité de la zone euro. La priorité est en conséquence de donner à celle-ci une perspective claire à 10 ou 15 ans et de la transformer progressivement en un espace réellement intégré, qu’il s’agisse des engagements nécessaires pour mettre en œuvre des politiques économiques saines et convergentes, de la volonté de recourir aux instruments de solidarité les mieux adaptés ou de l’adoption de règles de gouvernance adéquates. Ainsi seront réunies les conditions d’une nouvelle croissance et d’un meilleur emploi.

L’Union européenne, à 28 Etats membres, doit elle aussi retrouver le chemin de la rigueur et de l’efficacité. Il convient de lui assigner quelques objectifs politiques essentiels, objectifs d’ores et déjà énoncés dans les traités et dont la mise en œuvre concrète devrait être approuvée par tous les Etats membres : énergie et environnement, marché intérieur, défense, conditions nécessaires pour préserver la libre circulation des personnes.

Le temps est maintenant à la consolidation, consolidation de la composition de la zone euro et de l’Union, consolidation des politiques, consolidation des institutions. Il faut cesser de procéder constamment à des modifications des traités, comme si des novations institutionnelles pouvaient produire par elles-mêmes les politiques adaptées. Les traités en vigueur comportent la flexibilité nécessaire et toutes les bases juridiques requises pour l’action, tant en ce qui concerne la zone euro que l’Union européenne elle-même. Il est de la responsabilité des institutions et des Etats de coopérer loyalement à cette fin. Les Etats doivent respecter les institutions. Et celles-ci doivent, chacune pour ce qui la concerne, remédier à certaines carences évidentes de leur fonctionnement. Le Conseil européen doit définir les orientations stratégiques et prendre les principales décisions, et ne plus être la chambre d’appel des dysfonctionnements du Conseil. Le Conseil des affaires générales et le Conseil des relations extérieures sont loin d’être à la hauteur de leur tâche. La Commission s’est affaiblie : les chefs d’Etat ou de gouvernement ont l’occasion, avec le renouvellement de 2014, de faire ce qu’il convient pour la régénérer. Le Parlement européen et les parlements nationaux doivent définir les voies et procédures nécessaires pour mieux coopérer, dans l’intérêt des électeurs qu’ils représentent chacun.

Le succès est à ce prix. C’est à ce prix que pourra être assurée la cohésion de l’Union européenne « à 28″, y compris, il faut l’espérer, avec le Royaume-Uni. Et, une fois encore dans l’Histoire de l’Europe, il est indispensable que l’Allemagne et la France ouvrent la voie et tracent un chemin.    

Source : http://www.synopia.fr/?p=923    

Voir également la critique de ce rapport également publiée sur ce blog :  Perseverare diabolicum

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:28

L'Etat stratège français semble renaître progressivement de ses cendres après plusieurs années où il a fait l'objet d'attaques en règle de la part à la fois du personnel politique des milieux libéraux et néolibéraux, des citoyens en proie à ses dysfonctionnements récurrents, des agents économiques et sociaux trop souvent tributaires de ses décisions hasardeuses, qui ont non seulement provoqué année après année une démobilisation de ses agents mais également entamé en profondeur leur compétence au fond, leur sens de la responsabilité autant que leur volonté et leur capacité d'action ! (cf. à cet égard, notamment :  Irresponsabilité, incompétence, corruption, manipulations, mauvaise gestion... et maintenant, ils voudraient que ce soit VOUS qui payiez ?!? par Simone Wapler)  

Malgré le tropisme particulièrement prononcé pour un recours jugé parfois excessif aux personnels des grands corps de l'administration publique pour occuper des fonctions où leurs compétences ne sont pas nécessairement les mieux appropriées, qui caractérise l'équipe au pouvoir, la dynamique nouvelle qu'impulse aujourd'hui le gouvernement, derrière le président de la République, pour redonner à l'Etat les moyens indispensables à son action est à saluer ! A commencer par le regain d'intérêt pour la prospective, l'analyse stratégique et l'intelligence économique (cf. notamment à cet égard L’intelligence économique, c’est quoi ? Par Claude Revel (DéfIS))

Encore convient-il de veiller à ce que sursaut 'patriotique' ne s'inscrive pas dans une démarche solitaire à la britannique !

L'Union européenne a plus que jamais besoin d'une France forte, à condition que cette France-là ne joue pas une partition solitaire qui en ruinerait les perspectives en même temps qu'elle ruinerait les espoirs placés dans le projet politique européen !

C'est pourquoi il me parait nécessaire d'entreprendre, au niveau et selon des modalités appropriés, un vaste exercice d'audit permettant l'évaluation  des effets de l'exercice des compétences européennes (cf.  Répartition des compétences au sein de l’Union européenne ) sur les objectifs et intérêts nationaux français (ce qui nécessitera aussi d'évaluer les effets de la comitologie en vigueur sur ces mêmes objectifs et intérêts nationaux) ! (voir à ce sujet les articles suivants : De l'intérêt généralDe la définition et de la défense des intérêts nationaux (première partie) ainsi que De la définition et de la défense des intérêts nationaux (seconde partie) ), en l'élargissant à une évaluation aussi exhaustive que possible des effets de l'exercice de ces compétences et des règles comitologiques en vigeur sur une conception aussi partagée que possible des objectifs et intérêts de l'Union européenne, bien au-delà de ce que précise le Traité de Lisbonne.  

Il ne s'agit pas de revoir - pour la limiter - la liste des compétences de l'UE, mais plutôt de voir la manière d'appliquer de façon plus exigeante les principes de proportionnalité et de subsidiarité (TUE art. 5§ 3 et 5§4) en en appréhendant de manière aussi objective que possible les impacts sur ces différentes natures d'objectifs et d'intérêts.

Quand bien même la sagesse eût voulu qu'elle l'ait conduit avant d'entrer dans la négociation sur le prochain cadre financier pluriannuel de l'Union, ce qu'elle n'a pas fait (sic !), elle doit s'y préparer avec méthode afin de le conduire avec le doigté nécessaire pour pouvoir diposer, le moment venu, des éléments d'analyse qui lui seront indispensables pour défendre sa vision de l'avenir de l'Union autant que sa conception de ses propres intérêts nationaux et européens (cf. à cet égard Quatre pays pour une Europe plus forte dans le monde ) !

Nous verrons alors si les politiques et actions que mène l'Union sont toujours conformes aux intérêts nationaux autant qu'aux intérêts de l'Union ! Ce dont doutent de nombreux citoyens européens, à tort ou à raison ! Raison de plus pour ne pas pratiquer une politique de l'autruche qui ne peut que produire le contraire des effets qu'elle chercherait à atteindre ! (cf.  Vouloir bâtir une Europe politique comporte des exigences irréductibles ! (nouvelle édition))

Nous pourrions alors mieux saisir les raisons de la situation économique et sociale dramatique que traverse l'Union économique et monétaire ainsi que celles qui ont conduit l'Union à ne plus être une puissance normative aussi crédible qu'elle le prétend (cf. L'Union européenne est-elle encore une puissance normative crédible ? ainsi que L'Union européenne confrontée à sa perte de crédibilité).

Nous verrions également en quoi, le cas échéant, les coopérations spécialisées (renforcées, structurées, etc.) peuvent apporter aux Etats et aux citoyens en quête de davantage d'intégration, d'une plus grande solidarité et d'une meilleure efficacité européennes (cf. à cet égard Les coopérations " spécialisées " : une voie de progrès pour la construction européenne (1) ainsi que Les coopérations " spécialisées " : une voie de progrès pour la construction européenne (2)).

Nous comprendrions enfin comment la France, en tant qu'Etat-nation, pourrait envisager de se positionner à l'égard des procédures de transfert et de partage de souveraineté à venir, en même temps que des processus nationaux d'évaluation et de contrôle des décisions et actes pris par les institutions européennes qui restent à construire (cf. Les Etats-nations doivent pouvoir contrôler ex ante les actes des institutions européennes, surtout si le saut fédéral espéré intervient ! ainsi que La sécurité juridique : un principe démocratique au service des citoyens ! Plaidoyer en faveur de sa bonne application au niveau européen ! )

Dans l'hypothèse où les autorités gouvernementales et parlementaires françaises décideraient in fine de ne pas l'entreprendre pour des motifs étrangers au simple bon sens, il reviendrait alors aux nombreux associations et think tanks impliqués dans les dossiers européens, au premier rang desquels figure naturellement le Mouvement-européen France, de mettre en place une procédure aussi démocratique que possible pour mener à bien un tel audit.      

Voir également :

 * Royaume-Uni : le coût de la non-Europe

 *  Le Royaume-Uni lance un ultimatum à l'UE (Euractiv.fr)

 * L'Europe à la carte

 * Union politique / La réforme de 2014 - Catalogue pour un débat

 * Le "pacte budgétaire" européen : objectif ou point de départ ? par António Vitorino (Notre Europe)

 *  Parachever l'euro - Feuille de route vers une union budgétaire en Europe (Groupe Tommaso Padoa-Schioppa - Notre Europe)

 * L'agenda des réformes de l'Union européenne est inadapté ! Le débat sur le fédéralisme est urgent ! Il ne s'agit plus de le refuser mais de définir sa forme optimale pour l'Europe !

 * Un vrai budget pour l'Europe ? par Alain Lamassoure - nouvelle édition -

 * Trois évolutions - parmi d'autres - de l'UEM qu'il aurait fallu opérer !    

 *  Traité de Lisbonne : Les possibilités de révision et d’adaptation des traités

 *  Traité de Lisbonne : La clause de flexibilité

 * Union politique : ne rêvons pas ! Nous en sommes encore très loin ! 

  * Les trois principaux défis qui se présentent à l'Union européenne pour qu'elle devienne une authentique Union politique, selon Jean-Louis Quermonne

 * La ligne droite vers l'intégration européenne (Chronique de la pensée multiple par Valéry Giscard d'Estaing - Le Point)

 * 2014 - Amorcer la réforme de l'Union - Catalogue pour un débat  

 *  Les dirigeants européens pourraient-ils enfin cesser de céder à toutes les exigences d'un gouvernement britannique des plus eurosceptique ?

 

 

 

 

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:07

La France a connu en 2013 62 252 défaillances d'entreprise, soit 1,7 % de plus qu'en 2012, selon des données provisoires de la Banque de France, arrêtées à la fin de décembre, qui traduisent en particulier les difficultés du bâtiment et des travaux publics (BTP) et du commerce.

La Banque de France souligne malgré tout que le rythme annuel de progression des faillites ralentit. Alors que le nombre de défaillances d'entreprise cumulé sur douze mois s'affichait encore à la fin de septembre en hausse de 5,5 % par rapport à la fin de septembre 2012, le taux a baissé à 3,7 % à la fin d'octobre, puis à 3,3 % à la fin de novembre, et donc à 1,7 % à la fin de décembre.

Dans le détail et par secteurs d'activité, le tableau est contrasté.

  • Dans l'hébergement et la restauration, elles ont connu la plus grande augmentation (+ 5,4 %, à 7 600). Les activités immobilières (+ 3,5 %, à 2 156).
  • A l'inverse, le nombre de défaillances a baissé très légèrement dans les activités financières et d'assurance (- 0,1 %, à 1 164) et dans les transports et entreposage (- 0,8 %, à 1 996).
  • En valeur absolue, le secteur le plus touché en 2013 par les faillites a été celui de la construction, avec 15 743 défaillances (+ 0,2 %) suivi du commerce et réparation automobiles, avec 14 084 cas (+ 3,1 %).

Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/07/plus-de-62-000-defaillances-d-entreprise-en-2013_4362045_3234.html

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 12:03

Lors d'un discours au Parlement tunisien, François Hollande a déclaré que la Constitution tunisienne pouvait "servir d'exemple à d'autres pays".

François Hollande, en visite officielle en Tunisie, a salué la Constitution tunisienne. "Aujourd'hui, je viens saluer la Constitution tunisienne, un texte majeur" qui "fait honneur à votre révolution et peut servir d'exemple à d'autres pays", a-t-il déclaré, ce vendredi 7 février devant les membres de l'Assemblée nationale constituante tunisienne. "Cela confirme ce que j'avais dit en juillet (lors de sa première visite) : l'islam est compatible avec la démocratie", a ajouté le président de la République.

En juillet dernier François Hollande était venu à Tunis encourager le processus de transition démocratique dans ce pays, pionnier des Printemps arabes. "A ce moment-là rien n'était acquis, des menaces lourdes" pesaient sur ce processus, a-t-il rappelé.

La Tunisie, "un exemple"

"La Tunisie n'est pas une exception, c'est un exemple", a aussi déclaré François Hollande, ajoutant : "Vous incarnez l'espoir dans le monde arabe et bien au delà". Et de vanter "un pays hospitalier, accueillant, beau et démocratique".

"Je mesure les défis qui vous attendent encore", a poursuivi le président, mentionnant notamment la loi électorale qui doit encore être adoptée pour que des élections puissent avoir lieu en 2014.

Source : http://www.rtl.fr/actualites/info/international/article/tunisie-hollande-salue-une-constitution-qui-peut-servir-d-exemple-7769530437

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:29

 

Depuis l'éclatement de la crise économique mondiale en 2007, le FMI s'est mobilisé sur plusieurs fronts pour venir en aide à ses 188 pays membres : il a augmenté et déployé sa capacité de prêt, mis à profit son expérience internationale pour proposer des solutions aux autorités nationales et procédé à des réformes internes pour mieux répondre aux besoins des pays.

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 10:05

couverture
Hollande fait-il le bon choix ?
— février 2014 —

 

Social-libéral ? Social-démocrate ? La guerre des étiquettes fait rage depuis que le chef de l'Etat a décidé de rajouter 10 milliards d'euros d'exonérations de cotisations sociales aux 20 milliards du crédit d'impôt compétitivité-emploi (Cice).

Côté social-libéralisme, les analogies entre le discours du président de la République et celui d'un Tony Blair ou d'un Gerhard Schröder en leur temps ne doivent pas être exagérées. Contrairement à eux, François Hollande n'a pas épousé pour l'instant la passion du workfare et de la flexibilisation à outrance du marché du travail qui étaient au coeur de leur programme. On ne retrouve pas non plus chez lui l'agenda sociétal d'un Tony Blair qui ne craignait pas de jouer sur les passions sécuritaires de ses concitoyens. Tony Blair, enfin, avait aussi beaucoup accru en réalité les prélèvements et les dépenses publics britanniques, en matière de santé ou d'éducation notamment. Ce que François Hollande ne s'apprête pas vraiment à faire…

Alors, social-démocrate ? Sur la forme et la méthode, beaucoup rapproche François Hollande de cette sensibilité : la priorité accordée depuis le départ à la négociation avec les partenaires sociaux et le choix de rechercher maintenant un pacte avec les "forces vives" du pays incluant des contreparties, même si ces dernières resteront probablement très hypothétiques. Il en faudrait cependant encore beaucoup pour considérer que la politique du chef de l'Etat se rapproche vraiment de celle, notamment, des social-démocraties d'Europe du Nord. Le fait d'avoir soustrait l'Education nationale à l'effort de réduction des déficits va certes dans le sens d'une politique d'"investissement social", mais les modèles scandinaves sont nettement plus exigeants en la matière. La volonté affichée au début de son mandat de rétablir la légitimité et la progressivité de l'impôt va aussi dans cette direction, même si on reste encore loin du compte. Mais par ailleurs, et c'est le fruit d'une longue histoire, beaucoup reste à faire pour développer à la fois l'usage et la culture de la négociation dans des entreprises françaises dont les patrons ont encore trop souvent tendance à se considérer comme des rois de droit divin. Tandis que les salariés ont du mal à se reconnaître dans des syndicats éclatés. Enfin, les social-démocraties du Nord ont constamment privilégié la montée en gamme du tissu productif plutôt que de simples stratégies de baisse des coûts.

Au fond, si tous ces qualificatifs ne conviennent guère à François Hollande, c'est d'abord parce que sa politique repose non sur une vision idéologique très structurée, mais sur une appréciation qui se veut pragmatique des rapports de force et des marges de manoeuvre à l'intérieur d'un système de contraintes serré. Et ce, d'abord en raison du pacte franco-allemand qu'il a scellé au lendemain même de son élection. Une contrainte en bonne partie consentie que le Président n'a jamais donné le sentiment de vouloir véritablement remettre en cause. Il faudrait pourtant parfois oser un pas de côté : même dans un cadre très contraint, il n'y a jamais une seule politique possible.

Alternatives Economiques
Alternatives Economiques n° 332 - février 2014
Voir également :

 * Retour sur images : Le social-libéralisme est-il le logiciel de pensée de la gauche hollandaise par conviction ou par défaut ? Entretien avec Michel Rocard (Atlantico.fr)

 * Retour sur les fondements théoriques du "social-libéralisme" - Crise, renouveau et limites de la social-démocratie, par Jean Lojkine

 * Social-libéral non, social-démocrate oui... Et pendant ce temps-là, les Français changent leur rapport à l’entreprise (Atlantico.fr)

 

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 09:28

Dès le XVIIe siècle, l’esprit français règne sur les grandes cours européennes. Le français a vocation à être universel et essaime partout. L’intelligentsia se rallie sous cette bannière, signe de distinction, de savoir-vivre et d’élévation. Avec De L’Allemagne, Madame de Staël décrit en 1810 l’aura d’une France à son apogée européenne et ses échanges outre-Rhin. Elle s’accommode de son exil forcé pour arpenter cette Europe qui la fascine. Germanophile et anglophile, elle pressent dans son ouvrage que le classicisme de la langue française sera bientôt supplanté par l’esthétique romantique du Nord.

Invariablement, le destin européen semble lié à la domination d’un pays et de sa langue. Malgré l’avènement des idées de Bonaparte, selon lequel les peuples d’Europe doivent s’unir autour des valeurs de la Révolution Française, Madame de Staël reste fidèle à l’aristocratie. Aussi s’érige-t-elle en chantre de l’Ancien Régime abattu qui avait été propice à l’expansion du français dans l’Europe entière. Reconnaissant l’âpreté de la langue allemande, elle rend hommage à la légèreté du français, langue par excellence de la conversation. Légèreté ne signifie pas frivolité mais un sens de la justesse qui naît d’une spontanéité calculée. Jamais l’exigence d’intelligibilité n’a été plus forte que dans la langue française.

La monarchie avait compris que l’influence d’un pays se mesure à la pratique de sa langue dans les lieux de pouvoir. Pour l’intelligentsia européenne, parler français, c’est exercer l’art supérieur de la conversation et de la sociabilité. Le salon est un lieu d’influence. Cependant, la conquête des élites européennes ne s’est pas opérée par la violence mais par le consentement. C’est la reconnaissance de l’excellence de la civilité à la française. Après la violence de la Révolution de 1789, l’Europe de la pensée, dominée par la France, s’oriente vers l’Angleterre et les Etats qui formeront plus tard l’actuelle Allemagne.

Aujourd’hui, si géographiquement les lieux de pouvoir européens se trouvent dans des espaces francophones, on n’y parle plus français. Subrepticement, en tant que langue officielle de l’Union Européenne, le français s’efface alors qu’il rivalisait autrefois avec l’anglais. Pourtant, sous l’impulsion de la France, la construction européenne avec les premiers états membres, majoritairement francophones, visaient à instaurer une paix durable entre les nations du continent. C’était la perspective de transformer cet espace économique en espace politique sous influence française.

Dans cette optique, le général de Gaulle craignait à juste titre l’arrivée de la Grande-Bretagne dans l’Union Européenne pour défendre une stratégie nationale dont il fallait préserver l’Europe continentale. Naguère, les « père fondateurs » défendaient une vision française de l’Europe qui reposait sur une perception collective et enthousiasmante de cet édifice qui devait prendre une envergure politique. En définitive, l’Europe s’est muée en une vaste zone de libre-échange, creuse, sans assise politique sérieuse et sans ancrage dans la population. Le triomphe de l’anglais dans les institutions est le signe de cette hégémonie qui ne cherche même plus à se dissimuler.

Depuis 2004, date de l’adhésion des anciens pays du bloc soviétique au sein de l’UE, la déroute du français n’a fait que s’accentuer. Pourtant, l’arrivée de pays de l’Est avait été présentée comme une chance pour la France d’étendre son cercle d’influence ainsi que de promouvoir sa langue. Las, le principal acteur de la fondation européenne est marginalisé au sein même des institutions. Les chiffres officiels sont sans appel. En 1997, l’anglais et le français faisaient jeu égal. Au Conseil de l’Union Européenne, 41%  des textes étaient rédigés en anglais, contre 42% en français et 5% en allemand. Les proportions sont similaires au sein de la Commission Européenne.

Celle-ci  révèle dans un rapport de 2011 que seuls 6% des documents sont en français. Ce n’est plus une dilution, c’est une débâcle. Jugé plus pratique, l’anglais s’impose dans les réunions et dans les rédactions de rapports. Dès lors, la France en est réduite à invoquer la résolution de 2004 sur la diversité linguistique dans l’Union Européenne. La langue française qui se voulait jadis la plus intelligible devient inintelligible dans les instances où la politique intérieure de la France se décide de plus en plus. Même si les fonctionnaires de l’Union Européenne doivent maîtriser au moins trois langues des pays membres, le français devient subalterne.

Ainsi, plusieurs travaux importants de la Commission Européenne n’ont été rendu publics qu’en anglais, ne suscitant qu’une réaction molle des autorités françaises. En outre, la nomination de Catherine Ashton, représentante britannique de la diplomatie européenne, symbolise également une forme d’éviction. Au-delà des nominations aux postes stratégiques, c’est la conception même d’une Europe à la française qui s’éteint avec l’avènement d’un fonctionnement à l’anglo-saxonne des institutions européennes. La contribution de la France, notamment grâce à sa langue, pour  marquer de son empreinte la construction européenne est pourtant essentielle. En effet, l’identité des pays de la zone Euro ne doit pas se réduire à un ersatz anglo-saxon. Pourtant, la construction européenne se poursuit sans les peuples, dans l’entre-soi des élites anglicisées qui considèrent la culture et la langue française comme des reliques de musée.

Plus largement, la francophonie recule sur le vieux continent de manière inquiétante. Alors que l’Union Européenne se targue de préserver le multilinguisme dans ses lieux de décision, l’hégémonie de l’anglais, présenté comme un espéranto par défaut, remet en cause cette diversité. Si la France existe de moins en moins sur le plan économique, elle ne peut se permettre de disparaître des institutions. Son influence dépend de la vivacité et de la pérennité du français dans les instances européennes et internationales. L’Assemblée nationale et le Sénat multiplient les rapports alarmistes, en pure perte. Pour l’instant, aucune mesure concrète n’a été prise pour inverser la tendance. Cette reconquête linguistique est pourtant impérative. Une nouvelle Défense et Illustration de la langue française ne serait pas de trop pour ressaisir un esprit français qui se voulait être le souffle du continent européen.

Source : http://www.causeur.fr/do-you-speak-european,25885#

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 19:44

You can find inclosed the resolution 1954 (2013) on National security and access to information adopted by the Parliamentary Assembly of Council of Europe.

http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/libe/dv/ii_resolution_/ii_resolution_en.pdf

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 18:58

François Hollande n’assistera pas à l’inauguration des JO à Sotchi. Pas plus que les chefs d’États allemand, américain, moldave, polonais, lituanien et estonien. « Trop occupés », disent-ils tous. Mais personne n’est dupe. La raison de ce refus est tout autre, et c’est la vice-présidente de la Commission européenne Viviane Reding qui a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas : « Je n’irai pas à Sotchi tant que les minorités sexuelles seront légalement discriminées en Russie », peut-on lire sur son compte Twitter.

Comme pour l’appuyer, Barack Obama a inscrit à la délégation qui représentera l’État américain à Sotchi deux lesbiennes militantes, la tenniswoman Billie Jean King et la hockeyeuse Catheline Cahow. Il doit se figurer que leur présence mettra Poutine hors de lui ; alors qu’on peut dès maintenant gager qu’il n’en sera rien et que les deux demoiselles seront reçues au plus haut niveau.

Par ces choix hâtifs et irréfléchis, par ce désir de piquer à tout prix le président russe et de le placer face à sa prétendue « barbarie », les chefs d’État occidentaux démontrent – une fois de plus – leur ignorance totale de la Russie et de sa culture, ainsi qu’une absence criante de volonté ne serait-ce que de tenter de la comprendre. Ces dirigeants pensent, par ce geste, exprimer leur soutien aux homosexuels de Russie ; mais ils oublient qu’il est aussi des gays, en Russie, qui attendent avec impatience les JO de Sotchi et qui supporteront ardemment leur équipe nationale. Bref, ce n’est pas parce qu’ils sont homosexuels, qu’ils cessent d’être Russes. Ce n’est pas parce qu’ils aiment des personnes du même sexe qu’ils deviennent indifférents aux succès de leurs sportifs, qu’ils cessent d’admirer leur travail acharné et leur courage immense, qu’ils perdent tout intérêt pour leurs exploits. J’énonce ce qui semble être une belle évidence – mais apparemment, pas pour tout le monde. Les Occidentaux doivent avoir une représentation bien particulière de l’identité sexuelle d’un être : à les suivre, celle-ci dépasserait toutes les autres. Pour eux, un homosexuel doit, chaque seconde de son existence, vivre très intensément son homosexualité. Il ne peut pas être aussi – et surtout pas d’abord - parent, ami, avocat, écrivain, musicien, russe ou français. Il est homosexuel, un point c’est tout. Et tant pis pour l’homosexuel russe qui éprouve de la tendresse pour sa terre natale, qui adhère à son pays et à ceux qui le peuplent, qui s’identifie avec sa nation et qui voudrait que le pays qui l’a vu naître compte dans le monde – car aux yeux des Occidentaux, celui-là n’a tout simplement pas lieu d’être. Eh bien, si. Je vous le confie en secret, mais de ceux-là, en Russie, on en trouve – et plus que vous ne croyez. Et quand ces homosexuels apprennent que sept chefs d’États ont refusé de participer à cette grande fête du sport que la Russie organise pour le monde, ils ne se sentent pas soutenus. Ils se sentent, au contraire, méprisés.

Car la deuxième spécificité culturelle russe que les chefs d’États occidentaux choisissent de ne pas voir, c’est que la majorité des gays de Russie vivent leur homosexualité différemment de la façon que l’Occident considère comme la seule valable : brandir ses choix sexuels à tous les coins de rue, provoquer et, bien sûr, se poser en permanence en victime et réclamer toujours plus de droits. La plupart des homosexuels, en Russie, considèrent que leurs choix intimes relèvent… de l’intime, du domaine privé : de leurs sentiments, ils puisent des romans qui entrent ensuite au trésor culturel mondial, ils écrivent des poèmes et des chansons poignants qui – sans rien dire – disent tout et même plus. On peut certes reprocher à tous ces « gays » de refuser que leur personnalité soit réduite à une case, de ne pas vouloir lutter pour des « droits » mais de simplement s’assumer, sans imposer leurs choix à personne, sans demander de privilèges. Rester soi plutôt que de se fondre dans une « communauté ». Mais on peut aussi se dire que c’est leur choix, et le respecter.

La société russe estime aujourd’hui, dans son ensemble, que le choix d’un partenaire est « l’affaire privée de chacun » – et qu’on ne peut en faire un objet de lutte collective. Et rien ne sert de répéter aux Russes à longueur de journée qu’ils ont tort là-dessus, de les titiller, comme le fait Obama, de leur manifester du mépris, comme le font tous ces présidents qui n’iront pas à Sotchi. Ces responsables politiques feraient mieux de se dire qu’il est des représentations qui ne changent pas d’un coup de baguette magique mais évoluent, au fil des générations. Et se rappeler qu’en forçant le cours d’un fleuve, on finit par créer un tourbillon. On n’incorpore pas à une culture un élément qui lui est étranger : elle l’expulsera bruyamment, et personne n’en sortira gagnant. Et puis, relativisons un peu : en Russie, à la différence de beaucoup d’autres pays, ce ne sont pas les homosexuels qui sont objet d’une discrimination légale mais la promotion des relations homosexuelles auprès des mineurs. Une loi certes critiquable, mais qu’il faut placer dans son contexte culturel. En l’adoptant et en l’approuvant (et la loi est soutenue par 80% de la population du pays), la société russe place la famille hétérosexuelle avec enfants au-dessus de tout autre type de relations pouvant exister entre adultes – sans les interdire pour autant. De cette façon, les Russes disent au monde que, si l’être humain est libre de choisir la façon de vivre qui lui convient, la société, pour assurer sa survie, doit accorder la priorité à un type de relations précis : parce que, depuis des milliers d’années que l’humanité existe, elle n’a pas inventé de moyen plus performant d’assurer sa reproduction et la transmission de ses acquis culturels et moraux que la famille avec père, mère et enfants.

 

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