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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 19:59

Montesquieu écrivait ceci dans L’Esprit des lois : « Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».

Le penseur des Lumières fut ainsi le premier à formuler ce qui deviendra la si précieuse règle de la séparation des pouvoirs.

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 11:20

Considérant qu'aucun Etat-nation de la taille des Etats-nations européens, et notamment la France aujourd'hui, n'est aujourd'hui plus en capacité de faire face de manière isolée aux grands défis du XXIème siècle, j'ai récemment appelé dans un article publié sur ce blog à oeuvrer sans attendre à l'édification d'une nouvelle union d'Etats-nation et de Peuples au sud de l'Europe (cf. http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/12/oeuvrons-sans-attendre-a-l-edification-d-une-nouvelle-union-d-etats-nations-et-de-peuples-au-sud-de-notre-europe.html).

Plusieurs options sont naturellement possibles s'agissant de la configuration géopolitique de cette nouvelle union.

Je propose d'en clarifier une première afin d'engager le débat sur la base d'une proposition concrète.

Comme contour géopolitique de cette première option, je propose de ne retenir que les Etats-nations européens suivants :

- La France,

- L'Italie,

- L'Espagne,

- Le Portugal,

c'est à dire 4 des 5 Pays qui ont fait le choix de s'engager dès 1990 dans un dialogue structuré multisectoriel baptisé 'dialogue 5+5" (cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_5%2B5)

ainsi que :

- la Grèce,

- Chypre,

- la Croatie,

- Malte.

Autant de Pays ayant en commun l'appartenance à l'espace euroméditerranéen.

Pourraient également s'y joindre la République de San Marin et la Principauté de Monaco, eu égard à la nature juridique retenue pour cette union d'un nouveau type (cf. l'article évoqué ci-dessus).

Cet ensemble de pays réunit plus de 200 millions d'habitants (soit 40 % de la population actuelle de l'Union européenne, 250 % de la population de l'Allemagne, 150 % de la population de la Russie), et un PIB consolidé supérieur à 5000 milliards d'euros (soit 60 % du PIB de la Chine, 110 % du PIB du Japon, 180 % du PIB de l'Allemagne).

Ces Etats membres se constitueraient en Confédération d'Etats autonomes partageant une Constitution fédérale sur le modèle helvétique (question clé à débattre, naturellement).

Cette Confédération pourrait alors prendre pour appellation MedEuropa (ou toute autre appellation permettant de souligner la singularité de cette Union).

Par la voie de la Constitution fédérale, ses Etats membres institueraient des institutions fédérales disposant de compétences strictes décrites précisément et de ressources appropriées tenant compte des responsabilités particulières incombant aux Etats-membres en matière de dépenses, ainsi qu'une Cour constitutionnelle chargée de vérifier le respect de la Constitution fédérale par les parties, et notamment le respect des principes de subsidiarité et de proportionnalité (ainsi que du principe d'additionnalité si celui-ci était retenu).

Ils attribueraient à cette Confédération la personnalité juridique.

Ils établiraient ensemble les règles relatives aux processus décisionnels en vigueur au sein des institutions fédérales.

Une Assemblée fédérale bicamérale serait ainsi instituée, qui réunirait un Conseil fédéral, à vocation exécutive, institué sur le modèle du Conseil national helvétique, ainsi qu'un Conseil des Etats, l'un et l'autre disposant d'un pouvoir décsionnel identique.

Ils fixeraient ensemble les buts et objectifs de cette Confédération ( y compris les buts et objectifs sociaux), et notamment ses objectifs et intérêts stratégiques.

Ils s'engageraient à adopter une monnaie à la fois commune et unique (point clé à débattre), le Medeuro, et à établir une union économique et monétaire sur des bases voisines de l'UEM actuelle en apportant les modifications qui s'imposent en regard des défaillances strcuturelles actuelles de l'UEM. Une banque centrale serait alors créée avec un statut approprié pour lui permettre de se constituer 'prêteur en dernier ressort' et de disposer de compétences analogues aux autres grandes banques centrales attachées aux devises internationales. Le Medeuro serait évalué sur la base initiale d'un Medeuro = un Euro avant de se stabiliser sur une valeur ajustée en fonction du poids économique réel des Etats parties à son système monétaire.

Ils s'engageraient à veiller scrupuleusement à coordonner leurs politiques économiques et sociales, ainsi que leurs politiques régaliennes, en recherchant les harmonisations et convergences nécessaires, sans pour autant avoir à apporter à leur constitution ou loi fondamentale nationale des modifications démocratiquement inacceptables par leurs citoyens.

Ils autoriseraient et, mieux encore, inciteraient cette Confédération à adhérer aux grandes Conventions européennes et internationales (telles que la Convention européenne des droits de l'homme) et à adopter des chartes fondamentales (telles que la Charte européenne des droits fondamentaux), et à contracter des accords internationaux comme par exemple un accord d'association et de partenariat avec l'Union européenne reconfigurée ou d'autres unions de même type.

Cette Confédération pourrait sièger en lieu et place de ses Etats-membres au sein de l'Union pour la Méditerranée, ou au sein du Conseil de l'Europe, et le cas échéant, au sein des grandes organisations internationales et multilatérales (Institutions de Bretton Woods, OMC, OMS, FAO, OIT, G7/8, G20, notamment). (question à débattre)

Une telle option peut sembler très utopique à ceux qui ne croient plus dans les vertus d'une Union d'Etats et de Peuples régie par une Constitution fédérale, à ceux qui pensent que l'Union européenne est la seule solution possible ou à ceux qui considéreraient que l'absence de l'Allemagne condamnerait une telle union à jouer un rôle secondaire sur le territoire européen comme ailleurs dans le monde.

Elle me parait au contraire on ne peut plus réaliste au égard à l'ampleur de la dépossession actuelle des Etats-nations européens dont la gouvernementalité (l'art de gouverner) appelle encore des ajustements considérables qui trouveraient dans ce projet de Confédération un cap à la fois stratégique et politique (au sens premier du terme) des plus clair sans lequel les entreprises de modernisation des Etats semblent parfois manquer de cohérence d'ensemble et d'efficacité.

Naturellement, d'autres options sont envisageables ! Encore faudrait-il qu'elles émergent et qu'elles puissent être portées dans le débat public par des gens sérieux.

A suivre !

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 10:57

Dans un précédent article publié sur le blog 'Le Journal d'Erasme', (cf. http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/12/faut-il-que-la-france-reste-membre-d-une-union-europeenne-qui-met-de-plus-en-plus-frequemment-en-peril-ses-interets-strategiques-et), j'ai soulevé la question du maintien de la France comme membre de l'Union européenne actuelle.

Au terme de ce même article, j'affirmais ma conviction selon laquelle : "Oui, il faut oser l'Europe ! Mais une autre Europe ! Une Europe respectueuse des Nations, des Peuples, des Citoyens, et de leurs apsirations les plus profondes et de leurs intérêts les plus cruciaux ! Une Europe souveraine, pas une Europe servile, inféodée à la finance internationale et à des intérêts étrangers à ceux des Européens  !

Aimons l'Europe ! Mais une autre Europe ! une Europe respectueuse des Hommes et des Femmes qu'elle n'a pas d'autres missions que de servir !

Etre résolument européen, appeler à oser encore l'Europe, croire en un destin commun des nations européennes, ne signifie pas pour autant qu'il faille se prosterner devant un édifice politique et institutionnel inepte qui met en péril chaque année davantage les intérêts stratégiques et économiques d'un Etat-nation aussi essentiel à sa propre existence que peut l'être la France !

L'heure n'est plus aux circonvolutions pour rechercher des circonstances atténuantes à cette Union à la dérive !

L'heure est au courage et au plein exercice de nos responsabilités devant l'Histoire, en conscience !

Sachons dire : çà suffit ! Tout en préparant dès à présent un projet politique européen à la mesure de nos ambitions et aspirations les mieux partagées !

Un projet d'union non nécessairement fédérale et dont la géographie pourrait être différente de cette Union qui, tel un empire, n'a jamais décidé de ses frontières définitives au point d'y perdre à chaque élargissement un pue plus de son identité et de sa cohérence ! "

Pourquoi attendrions-nous pour élaborer un tel projet politique ?

La France doit y travailler de conserve avec ses plus proches partenaires et amis européens !

Faut-il pour autant n'envisager qu'un scenari à la Giscard d'Estaing où un noyau dur d'une douzaine d'Etats-nations articulé autour du couple franco-allemand poursuivrait son intégration au sein même de l'UE actuelle ? Ou faut-il envisager un scenario externe ? Avec quels partenaires ?

En première appréciation, on peut légitimement penser que les Etats membres les plus insatisfaits - parce que les plus pénalisés - des comportements et des performances de l'Union actuelle peuvent envisager eux aussi de passer à autrechose !

De qui s'agirait-il alors ?

Ceux qui, comme la France, constatent et déplorent l'impuissance des institutions européennes à gérer de manière efficace et efficiente, y compris sur le plan social, les crises de nature systémique qui affectent l'Union !

Ceux qui, comme la France, constatent et déplorent l'abandon progressif de ce qui a fait et fait encore la singularité du modèle social et sociétal de la France et de nombreux autres Etats-nations européens 

Ceux qui, comme la France, constatent et déplorent aussi que le nord de l'Union européenne, Allemagne incluse, éprouve toujours de grandes difficultés à comprendre l'importance de la solidarité européenne à l'égard des pays en difficultés du sud (les 'pays du club Med') !

Ceux qui, comme la France, constatent et déplorent que la Banque centrale européenne se trouve muselée par les autorités allemandes, situation qui parlyse l'Union européenne dans la défense de son euro en crise !

Ceux qui, comme la France, constatent et déplorent que le budget européen pâtit chaque année un peu plus du non respect par les Etats membres de leurs engagements budgétaires à l'égard de l'Union .... 

Ceux qui, comme la France, constatent et déplorent l'absence de consensus sur les objectifs et les moyens d'action de la politique étrangère et de sécurité commune, et plus largement sur de nombreux dossiers ayant trait aux affaires étrangères, le Royaume-Uni constituant souvent le point bloquant en pareilles matières.  

Ceux qui, comme la France, constatent et déplorent l'opacité constante et résolue de la Commission européenne à l'égard des négociations commerciales capitales qui engagent l'avenir du modèle social et civilisationnel de l'Europe !

Ceux qui, comme la France, refusent le droit à quelque institution supranationale que ce soit de porter atteinte à l'esprit aussi bien qu'à la lettre des dispositions constitutionnelles des Etats-nations, et exigent qu'elles se plient aux injonctions majoritaires des citoyens de l'Union lorsque ceux utilisent un droit de pétition approprié pour faire connaître leurs aspirations, requêtes, craintes ou refus !

Ceux qui, comme la France, ont encore chevillé au corps le désir de coopérer en respectant leurs partenaires et sans pour autant sacrifier leurs intérêts, principes, valeurs et objectifs les plus essentiels dès lors qu'ils ne seraient pas déjà en partage.

Ceux qui, comme la France (ou encore le Royaume-Uni), veulent retrouver une part de leur souveraineté perdue dans les domaines politiques où l'Union a failli.

Ceux qui, comme la France, veulent définir et mettre en oeuvre des solutions réellement efficaces face aux grandes questions d'intérêt commun qui les concernent au premier chef. En effet, traiter d'immigration de masse, de protection des frontières au sud de l'Europe, de sécurité maritime, des problèmes monétaires liés à une monnaie unique commune, de coopération au développement, de sécurité nationale, de défense, ou de projets méditerranéens (dépollution, autoroutes de la mer, etc.) avec des Etats-membres qui n'y trouvent aucun intérêt majeur ne sert aucunement la cause de ceux pour qui ces questions figurent au coeur des préoccupations de leurs citoyens. Il est temps d'y mettre bon ordre !

Ceux qui, comme la France, considèrent qu'une union d'Etats et de Peuples souverains peut apporter à ces derniers les leviers de puissance, d'efficacité et d'influence sans lesquels il leur sera plus difficle d'affronter les défis du XXIème siècle.

Ne faudrait-il pas alors envisager un scenario d'une toute autre nature que le projet 'Giscard', par essence en dehors de l'UE, et sans la présence d'une Allemagne dont les objectifs comme les intérêts nationaux semblent peu à peu diverger de ceux des Etats-nations du sud de l'Europe au rythme de sa propre affirmation politique sur l'échiquier international ?

C'est à ce dernier scenario que j'appelle les bonnes volontés européistes déçues par l'Union actuelle à travailler afin qu'une nouvelle union d'Etats-nations et de Peuples voit le jour sur un mode confédéral plutôt que fédéral, sur le modèle de la confédération helvétique .... sans pour autant se référer à Dieu et à la Création, ne serait-ce qu'eu égard à la nature résolument laïque des Etats-nations susceptibles d'y appartenir. 

Une nouvelle union plus aiusément 'gouvernable' que l'UE28+ aujourd'hui, dont l'influence dans le monde sera à la mesure de celles, combinées, de l'Espagne et du Portugal (principalement au travers de leur rayonnement culturel et linguistique respectif, noatmment en Amérique latine et en Amérique centrale), de l'talie et de la Grèce (principalement au travers de leur rayonnement culturel et de leur positionnement diplomatique à l'égard de la Russie et du Proche Orient), et enfin, de la France (principalement au travers de son rayonnement culturel, linguistique, économique, diplomatique et de sa position déterminante comme membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies).

Naturellement, l'existence même de cette nouvelle union devra être scellée soit par la voie d'un traité international, soit par la voie d'une constitution fédérale sur le modèle helvétique (solution qui a ma préférence mais qui est très délicate à mettre en oeuvre dans le contexte actuel d'une très forte poussée en Europe des replis identitaires et souverainistes), définissant la nature juridique de cette union (personnalité juiridique ou non), ses buts et objectifs, ses principes fondateurs (d'attibution, de subsidiarité, de proportionnalité, d'additionnalité), la nature et les prérogatives institutionnelles et nationales relatives aux différentes catégories de compétences attribuées, les institutions spécifiques et leur domiciliation, les clauses d'entrée, de sortie et de suspension provisoire de l'appartenance à cette union, ainsi que les clauses de révision et de modification du traité, les clauses de solidarité et de coopération au sein de cette union, les clauses de flexibilité permettant de dépasser d'éventuels blocages institutionnels lorsque les circonstances l'exigeraient, les ressources et modalités budgétaires, le rôle des institutions nationales, ses limites géographiques à un horizon déterminé afin de laisser le temps à d'autres Etats-nations que les Etats-nations fondateurs d'y appartenir avant cet horizon, etc.

Nous ne partons pas de rien puisque nous avons à notre disposition à la fois les textes des traités de l'Union, les déclarations et protocoles qui y sont associés, les évaluations des insuffisances, excès, défauts, erreurs qu'ils contiennent et/ou qu'ils ont induits dans les décisions adoptées par les institutions européennes depuis leur entrée en vigueur, ainsi que le texte de la Constitution fédérale de la confédération helvétique (cf. http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19995395/201405180000/101.pdf).

Quant à l'Union européenne, il s'agirait alors pour les Etats membres de cette nouvelle union 'réduite' d'en sortir de manière formelle en recourant aux dispositions du Traité de Lisbonne qui le permettent.

L'Union s'en trouverait alors probablement très fragilisé, surtout si le Royaume Uni suivait également l'exemple de la France.

Quant à l'Allemagne qui deviendrait alors la grande 'nation pilote' de l'Union (si celle-ci résistait à la sortie de la France, de l'Italie et d'autres Etats-nations du sud de l'Europe, elle retrouverait alors toutes les marges de manoeuvre et le leadership politique qu'elle recherche pour asseoir sa conception si singulière de la politique économique et monétaire de l'Union, plus favorable à un enchérissement de l'euro, et réorienter cette Union dans le sens des intérêts communs des Etats-membres du nord de l'Europe.

A suivre !

Voir notamment : Une première option pour une nouvelle union d'Etats-nations et de Peuples au sud de notre Europe !

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 11:00

Noël, c’est l’Enfant-Dieu. Noël, c’est le Verbe incarné. Noël, c’est le Sauveur. Pour nous il s’est fait pauvre, Lui qui est riche[1]. Au commencement était le Verbe[2], et le Verbe était la lumière des hommes[3]. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique[4]. Pauvreté, Lumière, Amour.

Noël, ce sont les Bergers, et, en eux, les Pauvres, et les plus pauvres d’entre les pauvres ;

Noël, ce sont les Anges, et, en eux, les Purs, et les plus purs d’entre les purs ;

Noël, ce sont les Mages, et, en eux, les Riches, et les plus riches d’entre les riches ;

Ceux qui ignorent ne rien avoir ; ceux qui n’ont que la transparence, ceux qui savent ne rien avoir. Pauvreté, Lumière, Amour.

.../...

Voir la suite de ce très beau texte :  http://www.salve-regina.com/salve/Le_Myst%C3%A8re_de_No%C3%ABl



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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 14:56

" La sauvegarde de notre monde humain n'est nulle part ailleurs que dans le coeur humain,

la pensée humaine, la responsabilité humaine."

(Vaclav Havel)

 

 

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12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 11:50
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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 15:22

Problem-Solving.jpg

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 11:38

Pour en savoir plus à cet égard, voir http://streamzzz.com/category/real-humans 

Voir également : Google et les transhumanistes, par Laurent Alexandre (Le Monde)

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Published by ERASME - dans Emotions
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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 08:30

Le mystère du voile vaporeux qui enveloppe le sourire de Mona Lisa, le fameux «sfumato», aurait enfin été percé à jour. Selon une chercheuse du CNRS s'appuyant sur des travaux plus anciens, Léonard de Vinci a utilisé une technique de superposition de couches, dont un glacis inventé à l'époque par les Primitifs flamands.
La partie superficielle du tableau est une superposition de couches de «terre d'ombre», une ocre contenant un peu de manganèse, caractéristique d'un glacis, a analysé l'auteur de l'étude sur la technique utilisée par Léonard de Vinci, Mady Elias.
La seconde couche est «un mélange de 1% de vermillon et 99% de blanc de plomb, technique utilisée par tous les Italiens à l'époque», ajoute la chercheuse, qui souligne que son étude publiée par la revue Applied Optics représente «la seule démonstration scientifique de la composition» des peintures utilisées.
«Ce n'est plus une théorie, on est sûrs de ce que l'on a démontré, cela n'avait jamais été fait auparavant», ajoute-t-elle, en précisant que son analyse avait été réalisée sans toucher au tableau grâce à une caméra multi-spectrale.
La présence sur la Joconde d'un glacis - la superposition de couches d'un seul type de pigment en surface - est une révélation car cette technique était alors uniquement utilisée par des Primitifs flamands tels que Van Eyck et Van Der Weyden.
Cette technique aurait été diffusée en Italie par un contemporain de Vinci (1452-1519), le peintre italien Antonello Da Messina, à la suite d'un voyage dans le Nord de l'Europe.
D'autres spécialistes avaient tenté de percer le secret du «sfumato», dont Jacques Franck, peintre et historien d'art, connu également pour ses interventions lors des restaurations d'oeuvres de Lénord de Vinci, qui a réalisé des tableaux pointillistes reproduisant des portraits de ce dernier avec des touches allant au 1/30e ou au 1/40e de mm.

Dans les conférences comme dans les nombreux articles et oeuvres picturales qu'il a produits depuis plus de 20 ans, Jacques Franck, n'avait cessé de démontrer ce que la technique vient seulement de mettre en évidence, rencontrant alors l'hostilité de certains conservateurs, notamment au Louvre.

Je tiens à lui rendre un hommage particulier.

Voir aussi http://www.lumiere-technology.com/Pages/News/news.htm 

ainsi que

La pratique du «micro-divisionnisme» dans l’atelier de Léonard de Vinci, par Jacques Franck avec une introduction sur la nature de sa méthode de recherche par Ségolène Bergeon Langle, ex directrice des services de restauration des Peintures du Louvre et grande spécialiste des techniques picturales anciennes

(cf. AHAI_Bulletin20_FRANCK.pdf ou encore http://www.librairie-des-musees.fr/OuvrageFront/Detail.php?codeOuvrage=289&action=resume&gapiReferer=).

 

 

 

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Published by Patrice Cardot - dans Sociétés et Cultures
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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 09:26
Danse orientale et autre tourbillon festif !
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Published by ERASME - dans Emotions
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(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

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