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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 21:05

Catherine Ashton, the High Representative of the Union for Foreign Affairs and Security Policy and Vice-President of the Commission, made the following statement today :
" I wish to express my strong disapproval of the Israeli authorities' announcement that they intend to publish tenders for the construction of some 1000 housing units in the West Bank, including in East Jerusalem. I urge them not to proceed with this publication.
The EU's position is clear: settlement construction is illegal under international law and further complicates efforts to find a solution to end the Israeli-Palestinian conflict. By ensuring the suspension of the publication of these tenders, the Israeli government can contribute positively to these efforts. "

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 18:16

Le risque que deux grandes banques de la zone euro, voire davantage, fassent défaut simultanément s'est nettement accru depuis six mois, à un niveau jamais atteint depuis le début de la crise financière de 2007, selon un rapport de la Banque centrale européenne (BCE).
La probabilité de défaut simultané de deux banques ou plus dans les deux ans à venir, qui était quasi-nulle début 2007, puis a ensuite connu des pics à 15%, tourne désormais autour des 25%, selon les calculs de la BCE.
" L'augmentation ces six derniers mois de la probabilité qu'une ou plusieurs grandes banques de la zone euro fassent défaut a été plus rapide et plus forte que dans le passé, cet indicateur de risque systémique atteignant des sommets jamais observés depuis le début de son calcul en 2007 ", note la BCE dans son rapport semestriel sur les risques pour la stabilité financière dans la zone euro.
Pour calculer cet indicateur, l'institution de Francfort a pris en compte notamment le cours des Actions et des contrats dérivés assurant contre un évènement de crédit (CDS) de ces banques.
D'une façon générale, les risques pour la stabilité financière de la zone euro " se sont accrus de façon considérable au second semestre ", a déclaré le vice-président de la BCE, Vitor Constancio, lors d'une conférence de presse.
" Le risque le plus important " est selon lui la contagion de la crise de la dette, la fragilité du secteur financier et la faible croissance économique, trois facteurs qui s'alimentent entre eux.
Le secteur bancaire doit d'ailleurs éviter de réduire l'offre de crédit ("credit crunch"), ce qui serait catastrophique pour la croissance, ainsi qu'au Royaume-Uni hors zone euro, selon lui.
Les mesures prises par la BCE, qui offre un financement illimité et peu cher aux banques, " éliminent toutes les excuses (qu'elles pourraient invoquer) pour réduire le crédit ", a-t-il dit.
Par contre, le risque d'un éclatement de la zone euro n'a pas été pris en compte, car un tel évènement est "impensable", a assuré M. Constancio, conformément à la position répétée jusqu'à présent par la BCE.


 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:37

Il nous fait bien rien, notre BHL national !

Ce prophète des temps modernes, ce chevalier blanc, ce Zorro à la chemise éternellement blanche, ce Lagardère (*) qui a sauvé les Lybiens avec une audace magistrale grâce à son portable, ce personnage aux allures romanesques au demeurant bien sympathique (et jadis fort bien marié, prueve supplémentaire si celà était nécessaire que sa philosophie de l'action séduit !) ne recule devant rien !

Il l'a réaffirmé encore samedi 12 novembre lors de l'émission "On n'est pas couché" animé par Laurent Ruquier  (http://www.tv-replay.fr/on-n-est-pas-couche/) : c'était tout à fait normal de se trouver à Benghazi pendant le siège de cette ville par l'armée de Khadafi, tout aussi normal de sortir son portable et de composer le numéro du standard de l'Elysée pour qu'on lui passe le Président de la République, et encore plus normal que tout l'Elysée se mette en ordre de bataille pour recevoir Zorro et ses copains du CNT et leur donner l'accès à des armements salvateurs, sans passer par les cases "Affaires étrangères", "Parlement", et bien d'autres encore !

Il est vrai que la Lybie le valait ! Cette même Lybie tant affectionnée par nos tout aussi hilarants Fernandel alias Pasqua et consors qui avait déjà conduit notre jeune président, son épouse d'alors, le secrétaire général de l'Elysée aujourd'hui en charge de l'Intérieur (intérieur, extérieur, tout çà, c'est la même chose ! quand on aime, on ne compte pas !) , au ban et à l'arrière ban de toutes ces sommités en quête de popularité et de bien d'autes choses encore ... à se rendre chez le copain Khadafi pour aller libérer de pauvres infirmières bulgares qui n'attendaient que nos Zorros franchouillards en culottes courtes pour sortir des geôles lybiennes .... 

Notre BHL national ne pouvait que marcher sur les pas de son auguste prédécesseur !

Et comme il n'en loupe pas une sur les plateaux de télé qui s'offrent si spontanément à lui, il a saisi cette occasion pour rappeler que s'il n'a pas voté pour Nicolas Sarkozy en 2007, et s'il n'a pas l'intention de voter pour lui en 2012, il est pour autant vrai qu'ils se connaissaient depuis longtemps ! Evidemment, tout le monde le sait : la vie permet toujours aux hérauts de croiser leur chemin !

Ouf ! On comprend mieux !

Donc, résumons !

Si vous avez un jour croisé le Président de la République où que ce soit, ou tout simplement si vous l'avez un jour vu à la télé, et si vous êtes en vacances ou si vous résidez dans un pays dont le régime, que vous jugez trop autoritaire et menaçant, ne vous plait pas, n'hésitez plus !

Faites comme BHL : composez le numéro du standard de l'Elysée et demandez le président !

Vous serez exaucé !

Les voies du seigneur sont véritablement impénétrables !

 

(*) Personnage illustre de la Renaissance à qui l'on prête cette célèbre formule : " Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! "

 

Voir également :

 * Du très troublant relativisme sémantique occidental à propos de la notion de « civils »

 * Lisez ou relisez Jean Yanne !

 

 

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 14:27

Le président, Hamid Karzaï, veut que cessent " immédiatement " en Afghanistan les raids nocturnes de l'OTAN et les fouilles de domiciles par des soldats étrangers, a indiqué son porte-parole Aimal Faizi à l'AFP. Le chef de l'Etat " ne veut plus qu'aucun étranger entre dans les domiciles d'Afghans pour les fouiller ", a-t-il ajouté.

La veille, le porte-parole de la force de l'OTAN en Afghanistan (ISAF), le général allemand Carsten Jacobson, avait affirmé que ces raids de nuit, très controversés, allaient se poursuivre malgré la mort d'une femme au cours de l'un d'eux aux premières heures samedi. " Les déclarations des responsables de l'OTAN sont en totale contradiction avec les décisions de la Loya Jirga, les demandes du peuple afghan relayées par la Jirga et avec ce que veut le président ", a réagi Aimal Faizi.

La Loya Jirga, grande assemblée traditionnelle réunie à la mi-novembre, avait demandé l'interdiction des perquisitions de domiciles afghans par les forces étrangères comme condition à la signature d'un partenariat stratégique avec Washington, devant définir les modalités de la présence militaire américaine à l'issue du retrait des troupes de combat de l'OTAN, prévu pour la fin de 2014.

Dimanche 18 décembre, les autorités afghanes ont condamné un raid de l'OTAN, mené, selon les autorités locales, contre le domicile d'un chef provincial de la police antidrogue et au cours duquel une femme a été tuée. " Un conseil de sécurité national au palais présidentiel dimanche a évoqué et condamné le raid nocturne des forces internationales sur la maison du chef de la lutte contre les stupéfiants dans la province [orientale] de Paktia, au cours duquel une femme a été tuée et quatre personnes ont été blessées ", indique la présidence afghane.

Selon la présidence, le chef de l'ISAF, le général américain John Allen, " s'est excusé auprès du président pour cet incident et a présenté ses condoléances ". Le porte-parole de la coalition, le général allemand Carsten Jacobson a lui indiqué à l'AFP qu'il n'y avait " pas eu d'excuses de l'ISAF car une enquête était en cours " sur cette opération menée aux premières heures de samedi. La coalition avait reconnu samedi que deux femmes avaient été découvertes blessées par balle, dont l'une mortellement, dans le bâtiment visé après une fusillade, sans donner d'autres précisions.

Hamid Karzaï avait déjà demandé dimanche la fin des opérations nocturnes des forces de la coalition contre les domiciles afghans, un des sujets de friction récurrents avec ses alliés de l'OTAN. Ces raids, et les pertes civiles attribuées à l'ISAF, irritent fortement la population afghane et alimentent le ressentiment contre l'Occident après dix ans de présence militaire étrangère.


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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 13:48

Un monde présumé nouveau est apparu en 1989, avec la chute du mur de Berlin. Certains, tel Fukuyama, ont cru y voir la "fin de l'Histoire". Le ralliement de nombreux pays au système capitaliste marchand a paru établir une phase nouvelle des sociétés humaines, sur la planète.

La nécessité pour les sociétés occidentales et démocratiques d'investir massivement dans la défense avait été, au cours de la guerre froide, une condition de la victoire de leur modèle. Les dépenses militaires, ainsi que le maintien et l'extension de la démocratie dans le monde, avaient eu un coût élevé, qui s'était traduit par des fractions de PIB allant au delà de 10 % aux Etats-Unis, et approchant les 5 % – dans les faits – en France et en Grande-Bretagne.

 L'ORDRE MONDIAL ACTUEL EST FINANCÉ PAR LES DETTES SOUVERAINES

Depuis 1989, d'autres dangers mondiaux ont été enregistrés : les débordements nationalistes en Yougoslavie, les guerres civiles ethniques en Afrique, le terrorisme islamiste, la menace iranienne, les problèmes du Moyen-Orient, sans compter l'instabilité dans le Caucase et à la périphérie de l'ancienne URSS. De ce fait, les pays démocratiques ont poursuivi des dépenses de défense et d'intervention dans le monde – à un niveau certes moindre que sous la guerre froide – mais qui reste important. Ils financent celles-ci par le déficit budgétaire et la dette.

Ainsi, cela fait maintenant de nombreuses années que, indirectement, la Chine finance une partie des opérations militaires américaines, tandis que des emprunts sur les marchés de capitaux et la création de dollars alimentent l'autre partie. S'agissant de la France, de la Grande-Bretagne, et de leurs alliés espagnols, italiens et allemands, les marchés internationaux financent également de façon indirecte – via les déficits budgétaires et la dette souveraine – leurs opérations militaires. Car les peuples qui prennent quelque responsabilité dans la sécurité mondiale ne parviennent pas à tirer de leur substance économique les ressources nécessaires pour les dépenses militaires. L'affaire se corse dans la zone euro, car la France – sous la férule d'une banque centrale qui refuse de faire marcher la planche à billets – doit financer intégralement ses dépenses militaires par ses capacités budgétaires et par sa dette. Or ces dépenses ont indiscutablement un intérêt régional et global. Tant il est vrai que tout pays sécurisé, et en devenir démocratique, est un pays où les affaires financières peuvent être traitées dans des conditions pertinentes.

 LES MARCHÉS FINANCIERS S'ATTAQUENT IMPRUDEMMENT AUX BUDGETS DE DÉFENSE DES GRANDS PAYS DÉMOCRATIQUES

Les marchés financiers n'ont pas de conscience politique. Les agences de notation, particulièrement en faute professionnelle dans de nombreuses occasions récentes, ne distinguent pas entre emprunts à visées domestiques, et emprunts impliqués dans des opérations de sécurité. Malgré ses velleités humanitaires, un spéculateur comme Georges Soros raisonne en termes purement financiers et s'attaque aux finances de grands peuples garants de la démocratie mondiale, particulièrement à celles de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Italie et de l'Espagne. C'est pitié de voir des pays qui font un effort authentique de maintien de la sécurité en Afghanistan, en Afrique, et même pour certains en Irak, qui ont payé le prix du sang, attaqués avec de l'argent souvent virtuel par des financiers internationaux irresponsables. Car répétons-le, les déficits budgétaires de nombreux pays seraient moindres si ces mêmes financiers n'avaient pas joué avec les subprimes et n'avaient pas cassé la croissance mondiale. Mais aussi, les déficits budgétaires des grands pays démocratiques seraient moindres, et leurs dettes également moindres, si leurs gouvernements n'avaient pas contribué massivement à la sécurité mondiale.

Disons le franchement : la spéculation contre la monnaie européenne doit cesser car elle est dangereuse pour la sécurité mondiale. Il faut siffler la fin de la récréation financière. On ne gagne rien a obliger la France à emprunter cher pour financer ses opérations militaires en Afrique et dans le monde. On ne gagne rien à obliger l'Italie à cesser ses participations à la guerre en Afghanistan pour des raisons financières.

ENTRE LE RENCHÉRISSEMENT DU TAUX DE LA DETTE FRANÇAISE ET LA PRÉSENCE DE LA FRANCE EN AFGHANISTAN, LES MARCHÉS DEVRONT CHOISIR

Certes, un effort devra être fait dans la gestion des différents pays, et il faudra en revenir à une stratégie d'emprunts exclusivement destinés à des investissements, et non au fonctionnement, comme on le voit actuellement.

Mais précisément, les emprunts ayant pour but la sécurité mondiale sont des investissements. Le système de la finance internationale n'est viable que par la protection en définitive militaire qui lui est assurée. Les mêmes financiers qui attaquent la France sont contents de pouvoir faire des opérations en Côte d'ivoire et en Libye. Des explosions à Wall Street et à la City auraient tôt fait de ruiner un système financier fragile, qui doit tout à une sécurité universelle coopérative.

Le message de ce texte est le suivant. D'une part, le Etats qui participent à la sécurité mondiale doivent avoir des emprunts spécifiques, garantis à taux bas, à cet effet. Ceci est particulièrement vrai des Etats de la zone Euro qui sont dans un système de monnaie forte, lequel refuse de faire marcher la planche à billets. D'autre part, les marchés doivent cesser d'attaquer ces nations responsables et doivent les respecter financièrement. S'agissant de la France, les marchés doivent choisir entre l'augmentation du taux de sa dette et son maintien en Afghanistan : on ne peut avoir les deux.

Enfin le problème du financement de la sécurité mondiale devra un jour être posé. Une partie de cet effort est produite dans le cadre de l'ONU. On peut imaginer des emprunts spécifiques de l'ONU aux fins de la sécurité mondiale, en plus des contributions des Etats.

S'agissant des pays membres permanents du Conseil de sécurité, obtenant des missions de l'ONU, il n'est pas ridicule d'imaginer des emprunts du FMI ou à la Banque Mondiale, pour la réalisation de buts faisant l'objet d'un consensus mondial. Ainsi une partie utile de la dette mondiale – celle qui a pour but de sécuriser les sociétés humaines mondiales - serait identifiée, évaluée, gérée et bonifiée.


Paul Trouillas, essayiste politique, est l'auteur de Séparation et Civilisation (Hermann, 2010).

 

Voir sur ce même sujet, notamment :

 * 'La réforme du système monétaire international : une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle' (Initiative du Palais-Royal) - première partie -

 * 'La réforme du système monétaire international : une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle' (Initiative du Palais-Royal) - seconde partie -

 * Système monétaire international, OTAN : de quelles réformes / ruptures a-t-on réellement besoin ? (nouvelle édition)

 * Où en est l'Union européenne face aux défis globaux ? - troisième partie - (nouvelle édition)

 * Il est plus que temps de rationaliser les dépenses d'équipements militaires des Etats européens surendettés !

 * Pour un Pacte international permettant de limiter les risques systémiques associés à l'inflation et à la prolifération des dettes souveraines (nouvelle édition)

 

Voir également :

 * Retour sur image : Les limites actuelles de la dynamique de l’Union européenne relative à la Sécurité (extrait d'un rapport officiel publié et diffusé le 1er février 2007)

  * UEM et Sécurité (globale) de l’Union européenne : du Policy Mix au Security Mix (1) - nouvelle édition -

  * UEM et Sécurité (globale) de l’Union européenne : du Policy Mix au Security Mix (2) - nouvelle édition -

  * UEM et Sécurité (globale) de l’Union européenne : du Policy Mix au Security Mix (3) - nouvelle édition -

 * UEM et Sécurité (globale) de l’Union européenne : du Policy Mix au Security Mix (4) (nouvelle édition) - nouvelle édition -

 * UEM et Sécurité (globale) de l’Union européenne : du Policy Mix au Security Mix (5) - Synthèse schématique -





 

 

 

 

 

 

   

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 12:00

Orientation générale

1. Quelle place attribuez-vous à la construction européenne dans votre programme : primordiale, importante, moyenne, secondaire ?

2. Quels problèmes, selon vous, ne peuvent trouver une solution satisfaisante qu’à l’échelle européenne?

3. La place de l’Europe dans le débat politique a tendance à se réduire et l’euroscepticisme à se développer. Souhaitez-vous modifier cette situation et comment ?

4. Soutenez-vous le projet d’une campagne d’information civique sur l’Europe en amont des élections européennes de 2014 en vue d'améliorer le taux de participation électorale ?

5. Soutenez-vous la signature par la France de la déclaration - annexée au Traité de Lisbonne - par laquelle plusieurs Etats ont manifesté officiellement leur attachement aux symboles européens (drapeau, hymne, fête, devise) ?  

 

Les politiques européennes

6. Dérèglementations et privatisations en vue de briser les monopoles nationaux et de réaliser le marché unique ont été privilégiées depuis l’Acte unique de 1985. Estimez-vous que cet objectif pourrait aussi être recherché par la création de services publics communs dans les domaines où l’existence de réseaux limite la concurrence (communication, transports, énergie) ?

7. Estimez-vous que le nécessaire assainissement des finances publiques devrait être accompagné d’une action plus vigoureuse en faveur de la croissance et de l’emploi, notamment par le recours à la capacité d’emprunt de l’UE en vue de financer des investissements transnationaux ?

8. Soutenez-vous un renforcement des politiques de formation, de reconversion, de recherche et d’innovation, de cohésion sociale et régionale, de lutte contre le changement climatique ?

9. Soutenez-vous une politique commune d’immigration et d’asile impliquant un renforcement des moyens et des attributions de l’agence Frontex et une modification des accords de Schengen en vue de créer une solidarité entre Etats membres dans l’accueil des migrants ?

10. Estimez-vous que l'UE, sans verser dans le protectionnisme, devrait exiger une stricte réciprocité dans ses relations commerciales, économiques et financières avec les pays tiers, notamment la Chine ?

11. Dans les relations avec les pays tiers, estimez-vous que l’UE doit se présenter comme une unité, y compris dans les domaines où sa compétence n’est pas exclusive, notamment en matière d’approvisionnement énergétique et d’environnement ?

   

Budget et ressources propres

12. Considérez-vous qu’un budget limité à 1% du produit communautaire ne permet pas à l’UE de conduire des politiques ambitieuses à l’intérieur et à l’extérieur ?

13. Dans l’affirmative, quelles solutions proposez-vous pour accroître les ressources propres de l’UE sans augmenter la charge fiscale globale ni les déficits budgétaires nationaux ? Une TVA européenne prélevée à la source vous semble-t-elle être une bonne solution ?

 

 Sécurité intérieure 

14. Soutenez-vous le projet de création d’un Parquet européen en vue de rendre plus efficace la répression de la criminalité internationale et du terrorisme ?

15. Soutenez-vous la création de centres européens de détention pour ces criminels en vue de prévenir les prises d’otages et les chantages sur les gouvernements pour obtenir leur libération ?

16. Soutenez-vous la transformation d’Europol en une police dotée de moyens opérationnels ?

   

Politique étrangère et de sécurité commune

17. Le refus de l’Allemagne de participer à l’intervention en Libye montre les limites de la PESC.

Estimez-vous souhaitable et possible de la relancer et comment ?

18. Seriez-vous favorable à ce que l’UE puisse mener des interventions militaires décidées à la majorité, les Etats minoritaires n’étant pas tenu d’y participer avec leurs hommes tout en acceptant l’action commune et son financement ?

19. Estimez-vous que l’objet principal de la PESC doit être de soutenir partout dans le monde mais plus particulièrement dans son voisinage oriental, méditerranéen et africain la protection des droits fondamentaux et l’Etat de droit et que l’UE doit militer en faveur d’une transformation à cette fin de l’Alliance atlantique et des organisations internationales dont les Etats européens sont membres ?

20. Dans les circonstances présentes, seriez-vous favorable à un soutien politique et financier plus important aux révoltes démocratiques dans la zone méditerranéenne et du Proche-Orient ?

21. Seriez-vous favorable à la mise en commun progressive des budgets de recherche en matière d’armements en vue de doter l’agence européenne d’armements d’un budget opérationnel ?

 

Les institutions

22. Quel est le terme qui vous parait définir l’objectif à long terme de la construction européenne :

Union, fédération d’Etats et de citoyens, fédération d’Etats-nations, Etat fédéral, Etats-Unis d’Europe, confédération, alliance ?

23. Estimez-vous qu’après l’échec de 2005 toute tentative pour doter l’UE d’une constitution doit être abandonnée, reportée à un terme lointain ou reprise sur d’autres bases plus démocratiques ?

24. Considérez-vous comme satisfaisante l’architecture institutionnelle créée par le traité de Lisbonne : double présidence du Conseil européen et de la Commission, Commission composée d’un commissaire par Etat, maintien de l’exigence d’unanimité pour toute révision des traités, pour la création de recettes propres, pour l’harmonisation fiscale et sociale ainsi qu’en matière de PESC ?

25. Soutenez-vous le projet de modification du mode d’élection du Parlement européen approuvé par la commission compétente du Parlement prévoyant l’élection de vingt-cinq députés dans une circonscription unique, afin de donner un caractère européen à la campagne ? Ne conviendrait-il pas également d’exiger des grands partis de présenter chacun un programme et un candidat pour la présidence de la Commission ?

26. Approuvez-vous l’introduction dans l’UE de la règle suivie par la plupart des organisations internationales suivan laquelle une révision du traité fondateur entre en vigueur après l’approbation d’une majorité qualifiée d’Etats membres ?

27. Approuvez-vous la constitution d’une avant-garde ouverte par une différenciation de l’intégration afin de surmonter les résistances à tout progrès ? Considérez-vous l’Europe à la carte comme un pisaller utile ou comme un danger pour la cohésion de l’Union ?

 

Paris le 9 mai 2011

ALBERT Michel – BOISSONNAT Jean – CAMDESSUS Michel – FAUVE Jean-Michel – GIRAUD Jean-Guy – TOULEMON Robert

 



 

 

 

 

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 11:34
Tu as envie de partir dans un autre pays d’Europe pour étudier, faire un stage ou du volontariat ?

Leonardo, Erasmus, Comenius... pour choisir un programme de mobilité, pas facile de s'y retrouver !

 "Bouger en Europe : choisis ta mobilité"  t'informe sur tous les dispositifs qui existent et te donne les clés pour préparer au mieux ton départ.


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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:36
"DÉTERMINÉS À POURSUIVRE LE PROCESSUS DE CRÉATION D'UNE UNION TOUJOURS PLUS ÉTROITE DES PEUPLES DE L'EUROPE SUR LES FONDATIONS DÉJÀ POSÉES ..." (Bruxelles, 9 décembre 2011)
Tel est l'engagement confirmé et signé par les 27 Chefs d'État et de Gouvernement de l'UE réunis à Bruxelles le vendredi 9 Décembre 2011 (dont "Sa majesté la Reine du Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord" !) en préambule du ... Traité d'adhésion de la Croatie à l'UE. 
La confirmation régulière d'un tel engagement (qui figure, depuis l'origine, dans les préambules des Traités, jusques et y compris dans celui de Lisbonne) n'était peut-être pas inutile et de pure forme, notamment à l'occasion d'un sommet où les risques de division interne de l'UE étaient particulièrement grands.
On peut cependant craindre que cet engagement ne soit passé inaperçu de la plupart des signataires - tout comme l'acte d'adhésion de la Croatie lui-même est passé inaperçu du public et de la plus grande partie de la presse. 
La dérive de la politique d'élargissement de l'UE

Le silence, voire l'indifférence générale qui marquent à nouveau la décision de l'UE d'accueillir en son sein un nouvel État membre est, en soi, la démonstration de la dérive de la "politique" d'élargissement de l'UE. 

 Les "peuples de l'Europe" ne sont manifestement plus concernés par l'entrée dans l'Union de nouveaux peuples, de nouvelles nations, de nouveaux États, de nouvelles cultures, de nouvelles langues, de nouveaux paysages, de nouvelles villes, de nouveaux rivages. Auront-ils, à partir de Juillet 2013 (date officielle de l'adhésion) le sentiment de "partager leur destin" avec la Croatie - plus qu'avec la Suisse, la Norvège voire la Turquie ou les États-Unis ? 

 Si tel n'était pas le cas, au nom de quoi ces peuples - "réunis" mais de plus en plus étrangers les uns aux autres - partageraient-ils la même monnaie, la même gouvernance économique, etc...  et, à terme, la même diplomatie et la même défense ? 

L'indispensable unité et solidarité qui doit lier les membres d'une "Union de plus en plus étroite" peut-elle survivre à un tel affaiblissement du lien sociétal - de l'"affectio societatis"- entre les européens ?
Certains (y compris parmi les Chefs d'État et de Gouvernement) pensent et disent que ce lien s'est déjà rompu, qu'il convient de revenir à une conception inter-gouvernementale des relations entre les États et entre les peuples de l'UE. Et donc de poursuivre, sur la seule base des intérêts économiques et stratégiques de ces États, une politique d'élargissement indéfini de l'Union. 
Les mêmes ajoutent qu'il serait peut être possible de reconstituer au sein d'une union ainsi relâchée - sur base volontaire et aléatoire - un noyau plus intégré, gouverné par voie diplomatique et assisté par des Institutions-Secrétariats. 
Ce débat, qui déterminera le sort final de l'UE d'ici une dizaine d'années, risque d'être tranché, de facto, par la simple poursuite technocratique de la "politique" actuelle d'élargissement. Aux alentours de 2020, l'UE pourrait ainsi s'agrandir quasi mécaniquement d'au moins 8 nouveaux États membres - et voir se profiler les candidatures de 4 à 6 autres Etats.
L'UEF FRANCE a déjà attiré l'attention des parlementaires européens sur la nécessité d' "une révision de la politique d'élargissement de l'UE". (cf. LO 8 POUR UNE RÉVISION DE LA POLITIQUE D 'ÉLARGISSEMENT D LO 8 POUR UNE RÉVISION DE LA POLITIQUE D 'ÉLARGISSEMENT D )
 
 
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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:28

 EU Member States support a substantial increase in the IMF's resources. These resources will enhance the IMF's capacity to fulfill its systemic responsibilities in support of its global membership, which is especially important given the ongoing economic slowdown and financial market tensions. The IMF’s involvement will be based on normal IMF conditionality.
The EU, and in particular Euro area Member States are fully aware of their special responsibility in the current circumstances. Therefore, on 9 December, euro area Member States have committed to enhanced governance to foster fiscal discipline and deeper integration in the internal market as well as stronger growth, enhanced competiveness and social cohesion.
Ministers confirmed today that, as part of a broader international effort to improve the adequacy of IMF resources, euro area Member States will provide EUR 150 billion of additional resources through bilateral loans to the Fund's General Resources Account.
Burden-sharing among euro area Member States will be based on quota shares resulting from the 2010 quota reform.
The Czech Republic, Denmark, Poland, and Sweden indicated their willingness to take part in the process of reinforcing IMF resources. The United Kingdom has indicated that it will define its contribution early in the new year in the framework of the G20.
For some Member States, commitments will be subject to parliamentary approval.
The EU will also work expeditiously to implement in full the 2010 quota and governance reform of the IMF.
The EU would welcome G20 members and other financially strong IMF members to support the efforts to safeguard global financial stability by contributing to the increase in IMF resources so as to fill global financing gaps.

 

Annex – Burden-sharing between euro area Member States
Burden-sharing is based on countries' new actual 2010 quota shares (i.e. quota shares after the entry into force of the 14th General Review of Quotas). These figures are indicative.
              EURO AREA      new quota share (%)        share (%)      Share in 150 bn€
Austria                                          0,825                           4,09                         6,13
Belgium                                         1,345                           6,66                         9,99
Cyprus                                           0,064                          0,32                         0,48
Finland                                           0,506                          2,51                         3,76
France                                            4,227                         20,94                       31,40
Germany                                        5,586                         27,67                        41,50
Italy                                                3,161                         15,66                       23,48
Luxembourg                                  0,277                           1,37                         2,06
Malta                                              0,035                           0,17                         0,26
Netherlands                                   1,832                           9,07                       13,61
Slovak Republic                            0,210                           1,04                         1,56
Slovenia                                         0,123                            0,61                         0,91
Spain                                               2,000                            9,91                      14,86
TOTAL EURO AREA                 20,191                        100,00                     150,00

 


 

 

 

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:22

Pour la première partie de cet article : Mettre la sécurité au service du développement en la repensant de manière systémique (nouvelle édition) - première partie -

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L'heure est venue de créer les conditions de l'émergence d'une nouvelle conception de la sécurité articulée sur de nouveaux schémas d'analyse et de gestion (de la mesure à la réparation, en passant par l'anticipation, la prévention , la protection, la parade, etc.) des risques et des vulnérabilités dans les processus complexes qui interviennent dans les mécanismes des échanges internationaux et du développement, en tenant compte du fait que, comme le souligne le rapport global-risks-2011 global-risks-2011, les risques globaux ne se manifestent jamais isolément : les facteurs qui concourent à leur déclenchement, ceux qui concourent à leur développement, et leurs conséquences, sont interconnectés.
Afin de créer les conditions les plus favorables à la convergence des objectifs attachés respectivement à la sécurité et au développement, il est essentiel que les différents agents intervenant dans les secteurs administratif, financier, économique, social, monétaire, juridique et commercial prennent en compte les différents facteurs de risque, de vulnérabilité et de résilience, ainsi que leurs corrélations, qui sont susceptibles d’impacter de manière brutale, à la faveur d’une crise majeure, l’effectivité, l’efficience ainsi que l’efficacité opérationnelles des processus qui ont un impact significatif dans les pays (zones) où la réalisation des OMD et/ou l’accès aux biens publics mondiaux soulèvent de fortes inquiétudes.
Cette triple exigence d’effectivité, d’efficacité et d’efficience rend nécessaire une « juste » appréciation des formes d’occurrence possibles, du degré de probabilité (ou de manière plus opportune, du degré de possibilité) de ces occurrences ainsi que des impacts potentiels des risques qui affectent ou peuvent affecter la performance opérationnelle des modes d’action et la disponibilité des ressources (financements, arsenaux juridiques, instruments de gouvernance, autres ressources) dédiées aux processus impliqués en faveur du développement durable, y inclus aux processus de stabilisation et de sécurisation qui les accompagnent.

Elle requiert également une appréciation globale des défis qui appellent des réponses suffisamment globales pour permettre aux différents types d’opérateurs, nationaux et internationaux, publics et privés, impliqués dans les processus de développement de maintenir leurs capacités d’action en toute circonstance ; des réponses dont le caractère global procède de la nécessité d’une articulation de plus en plus étroite entre les différents instruments et stratégies dédiés à l’identification, au traçage, à la prévention et à la gestion des risques dans les mécanismes et politiques dédiés au développement ; nécessité qui fait désormais consensus au niveau international.
Ces réponses devront permettre de 'connaître et anticiper', de 'prévenir', de 'dissuader', de 'protéger', et 'd'intervenir' pour reprendre les cinq grandes fonctions stratégiques autour desquelles un Etat comme la France articule sa propre stratégie de sécurité nationale, lesquelles offrent un cadre de référence stratégique réellement approprié à notre problématique.
Elles devront se traduire en termes de 'garanties de sécurité', tant positives que négatives, de 'mesures de confiance' et de 'mesures de réassurance', notamment sur les registres financier, monétaire, économique, et commercial ; la cohérence, la robustesse, l’intégrité mais aussi l’effectivité, l’efficacité, l’efficience et la disponibilité opérationnelles de cet ensemble d’instruments ne participant à créer des conditions favorables que s’il est en mesure de couvrir durablement l’ensemble des besoins de gouvernance attachés à la totalité des composantes d’un cycle de crise pour chaque type de crise ; "la 'bonne gouvernance' constituant un facteur clé d'établissement de la confiance qui procure, via le respect des règles formelle, un niveau élevé de sécurité des transactions à un niveau systémique" (cf. Nicolas Meisel
 et Jacques Ould Aoudia in "La bonne gouvernance est-elle une bonne stratégie de Développement ?", cahiers de la DGTPE n° 2007/11 - Novembre 2007 - ould aoudia-11 2007 ould aoudia-11 2007 ).

A cette fin, l’ensemble des agents concernés doivent désormais œuvrer au renforcement de la cohérence d’ensemble de leurs activités de régulation, de programmation opérationnelle, de règlement des différends, et de leurs activités d’évaluation et de gestion du risque, par la voie notamment :

 • d’une meilleure appréciation – au niveau individuel comme sur le plan collectif - des facteurs de risque qui pèsent non seulement sur la performance des politiques d’intervention macroéconomique et structurelle que développent et mettent en œuvre, selon des modes coopératifs et concurrentiels régis prioritairement par la conflictualité de leurs intérêts individuels, les différentes entités stratégiques d’échelle globale ou régionale, les Etats, les sociétés multinationales et autres bailleurs de fonds internationaux qui animent, abondent et étayent le système multilatéral dédié au développement ainsi que, ce qui est encore plus grave, sur les performances socio-économiques des Pays qui bénéficient d’une intervention internationale en faveur de leur développement, 

 • et de formes de gouvernance, de coopération et d’échanges d’informations plus efficaces afin de garantir une meilleure gestion de l’information nécessaire au traçage / marquage de ces facteurs de risques dans leur prolifération tout au long de la chaîne de la valeur, à leur prévention, ainsi qu'à leur gestion lors d’un choc ou d’une crise.

En guise de première conclusion, je relèverai simplement deux éléments significatifs qui sont de nature à confirmer quelquepeu la double pertinence politique et technique des éléments novateurs du présent article :
 • le rapport du FMI évoqué supra rend compte non seulement de l’importance nouvelle que cette institution financière attache à l’identification, à l’évaluation, à l’anticipation et, d'un façon plus générale, à la gestion des risques et tensions systémiques sur les marchés financiers et bancaires, mais également à l'augmentation multidimensionnelle des risques systémiques sur la carte de stabilité financière ;
 • les travaux engagés par l'Assemblée générale des Nations Unies et par  l'Union européenne autour des concepts et des principes du "devoir de protéger " et de la "responsabilité de protéger" s'inscrivent dans cette même démarche quand bien même l'approche de la sécurité demeure encore trop restrictive vis-à-vis des véritables défis ; de réels espoirs existent de les voir déboucher rapidement sur un consensus international suffisamment fort autour de ces éléments novateurs pour en dégager une norme internationale applicable in situ, à l'image du consensus sur le développement de 2005, et en pleine cohérence avec ce dernier (voir à cet égard l'article de ce blog intitulé : Du "devoir" et de la "responsabilité" de protéger ! ).

L'objectif affiché au niveau mondial de parvenir rapidement à plus de cohérence, plus d'efficacité et plus d'efficience dans les mécanismes multilatéraux et internationaux dédiés à la régulation exige d'abandonner nombre des processus qui n'abordent pas les défis à relever de manière suffisamment globale pour pouvoir prétendre leur apporter les bonnes réponses, en leur en substituant d'autres capables d'embrasser dans une même perspective les enjeux politiques, écologiques, économiques, monétaires, sociétaux et technologiques (cf. l'article intitulé : "A la recherche d'une pensée et d'une action politiques à la hauteur des défis globaux !" - A la recherche d'une pensée et d'une action politiques à la hauteur des défis globaux ! (Nouvelle édition) -).
Aussi les Chefs d'Etat et de gouvernements participant au G20 doivent-il agir de manière à doter le système des Nations-Unies et le système de Bretton Wood d'un système de décision approprié à une gouvernance hybride ainsi que des instruments requis pour agir en veillant à ce que les travaux du G20 sur la stabilité financière internationale y soient poursuivis en cohérence avec ceux qui doivent être attachés, d'une part, à une véritable réforme du système monétaire international, et d'autre part, à la mise en oeuvre effective d'une stratégie mondiale pour un développement durable (SMDD), intégrant l'ensemble des objectifs du millénaire et prenant appui sur une batterie d'indicateurs appropriés (cf. notamment à cet égard http://www.adequations.org/spip.php?article131#outil_sommaire_1).
Comment garantir la cohérence d’une gouvernance mondiale hybride ?
Pierre Jacquet, Jean Pisani-Ferry et Laurence Tubiana (cf. l'article intitulé "A la recherche d'une gouvernance mondiale hybride" - A la recherche d'une gouvernance mondiale hybride (nouvelle édition) ainsi que Pour une gouvernance mondiale hybride : des principes pour l'action ! (nouvelle édition) -) proposent de penser les priorités de l’action collective internationale en faveur de l'instauration d'une gouvernance mondiale hybride à partir de six principes : 
 * Principe de spécialisation. Il ne s’agit pas seulement ici d’efficacité. À la différence de ce qui se passe à l’intérieur d’un État, où la légitimité procède de la souveraineté populaire et s’organise par délégation globale à l’exécutif, la spécialisation des institutions multilatérales est indispensable à leur légitimité, parce qu’elle permet de spécifier le mandat qui leur est confié par traité, et facilite ensuite leur surveillance par les citoyens. Même s’il a servi de prétexte à des tentatives d’affaiblissement des institutions multilatérales, le principe de spécialisation doit donc être retenu. Il doit aller de pair avec un réexamen périodique du périmètre des institutions, de la définition de leur mandat, et des instruments dont elles sont dotées.

 * Principe de responsabilité politique. Ce principe est complémentaire du premier. Il porte d’abord sur le gouvernement des organisations multilatérales, c’est-à-dire sur la façon dont les États exercent leurs responsabilités d’actionnaires : définition des missions, fixation d’orientations, choix des instruments, coordination entre différentes institutions, contrôle a posteriori. Il touche ensuite au pilotage d’ensemble. Il s’agit ici de fixer les priorités de l’action collective internationale : seule une instance politique (comme l’actuel G7) peut décider si, dans un contexte donné, la priorité doit, par exemple, aller à la négociation commerciale ou à la réforme de l’architecture financière. 

 * Principe d’équilibre. Tant la structure institutionnelle que le poids respectif des normes relatives aux différents domaines sont fortement déséquilibrés. L’ordre international s’est construit sur le primat de l’économique, parce que les États ont trouvé intérêt à commercer entre eux. Cela ne justifie pas que par hystérèse institutionnelle, l’économie reste dominante à l’heure où de nouvelles préoccupations globales– environnement, santé, sécurité – s’imposent ; ni qu’elle bénéficie d’une espèce de présomption de prééminence dans les conflits de normes, lorsque les États sont convenus de faire place à d’autres valeurs que celles du commerce. Il faut donc rééquilibrer le système institutionnel et construire les conditions d’un équilibre des normes. À cet égard, le rapport examine différentes solutions et préconise finalement une méthode procédurale consistant à établir les organisations spécialisées comme « experts légitimes » dont la consultation serait requise en cas de conflit de normes. Concrètement, l’OMC devrait, pour des questions touchant à l’environnement dont elle aurait à traiter, requérir l’avis d’une Organisation mondiale de l’environnement à créer.

 * Principe de transparence et de démocratisation. L’exigence démocratique s’étend dorénavant à l’ensemble des décisions internationales. Cette quête paradoxale d’une démocratisation sans démocratie – puisque la démocratie mondiale n’existe pas – peut se résoudre par la transparence, la délibération et le contrôle. Elle implique l’ouverture aux acteurs de la société civile, notamment experts et ONG. À condition que ces dernières respectent aussi les exigences de transparence, elles ont un rôle à jouer tant dans la préparation en amont de la décision – mais pas dans la décision elle-même – et dans la surveillance de son exécution.

 * Principe de subsidiarité. L’échelon multilatéral n’est pas toujours optimal. La recherche d’une gouvernance globale efficace doit laisser beaucoup de place à la subsidiarité. Ce principe a également valeur tactique : même lorsque, à terme, le bon niveau est multilatéral, la démarche régionale ou plurilatérale est parfois le mieux à même de faire avancer l’action collective, car elle peut s’appuyer sur une certaine affinité des préférences et constituer un champ d’expérimentation utile. La mise en oeuvre de ce principe suppose aussi de renforcer le cadre multilatéral, pour éviter que le développement du régionalisme soit envisagé comme une alternative à l’échelon multilatéral.

 * Principe de solidarité. La montée des problèmes planétaires et l’émergence d’une conscience citoyenne appellent un renouveau de la réflexion sur la solidarité. Celle-ci doit viser d’abord une clarification des fondements de l’aide au développement, ensuite la définition d’un financement adéquat pour les biens publics globaux, sans évacuer la perspective d’une taxation internationale.
Les Etats parties au processus de Doha, en acceptant d'inscrire à l'agenda de ce dernier les questions systémiques sur proposition de la France, semblent avoir enfin compris les enjeux d'une telle refondation de la sécurité pour la mettre au service d'un développement véritable, pas celui pas qu'on propose aujourd'hui !

Les processus de modernisation des Etats méditerranéens qui se mettent progressivement en place sous la pression de populations en souffrance constituent de toute évidence un premier champ opération pour une expérimentation à grande échelle d'une telle refondation (cf. à cet égard De la sécurité durable au Maghreb : un autre regard ! - seconde partie - (nouvelle édition) ).

Donc acte !  

 

Voir également :

 * "Pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d¹une autorité publique à compétence universelle" (Note du Conseil Pontifical "Justice et Paix")

 * Lettre commune du Président Van Rompuy et du Président Barroso aux dirigeants du G20 (Bruxelles - 30 octobre 2011)

 * Pour une gouvernance démocratique (Document d’orientation de la politique de coopération française)  

 * Deux instruments centraux de l'action extérieure de l'Union au service de la stabilité et de la sécurité

 * From Risk to Opportunity : Building a Response to the New reality (Outlook on the Global Agenda 2011)

 * Comment la politique peut-elle retrouver des marges de manoeuvre par rapport à la globalisation ? - nouvelle édition -

 * Bâtir une communauté de destin entre l’Europe et la Méditerranée, par Jean-Louis Guigou (La Revue de Confrontations Europe)

 * Retour sur images : L'annulation de la dette des pays pauvres améliore leurs performances économiques, par Pierre-Antoine Delhommais (Le Monde)

 * Pour un retour du droit au service de la sécurité alimentaire dans le monde (Le Monde)

 * http://www.jean-jaures.org/Publications/Les-notes/Tirerons-nous-les-lecons-des-crises-alimentaires

 * http://www.jean-jaures.org/Publications/Les-notes/La-metamorphose-africaine-defi-pour-le-monde

 

 

 



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