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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:34

La sixième session du Dialogue Politique renforcé (DPR) a eu lieu à Rabat le 8 décembre 2011.

La Délégation du Maroc était présidée par M. Nasser Bourita, Secrétaire Général du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération. La Délégation de l’UE était présidée par M. Hugues Mingarelli, Directeur Exécutif (Managing Director) au SEAE pour l’Afrique du Nord, Moyen-Orient, Péninsule Arabe, Iran et Iraq.  

Cette 6ième session du Dialogue Politique renforcé UE-Maroc a permis de constater une large convergence de vues concernant les développements dans la région et autres sujets.

L’élection du Maroc en tant que membre non permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies pour la période 2012-2013 ouvrira des perspectives d’une concertation plus intense avec l’UE au sein des Nations Unies pour des questions régionales et thématiques y compris dans le domaine des droits de l’homme où cette coopération existe déjà.

Parmi les conclusions opérationnelles de la réunion il convient de noter les points suivants :

i) l’intention d’entamer des négociations entre l’UE et le Maroc pour un accord-cadre pour la participation dans des opérations de crise (civiles et militaires) de l’UE sur la base d’un projet transmis par l’UE en juillet 2010 ;

ii) l’invitation du Maroc de participer aux activités de l’UE dans le cadre de sa stratégie pour la sécurité et le développement du Sahel ;

iii) le suivi actif des développements éventuels dans le cadre de l’UMA.




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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:08

La charte de la majorité, signée vendredi 16 décembre 2011 par les quatre partis de la prochaine coalition gouvernementale, est un document contractuel pour une action commune, ainsi qu'un engagement vis-à-vis des citoyens de la part des formations politiques signataires que sont le Parti de la Justice et du Développement (PJD), le Parti de l'Istiqlal (PI), le Mouvement Populaire (MP) et le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS).

La charte repose sur quatre principes cardinaux, à savoir l'action commune, l'efficacité dans l'exécution, la transparence dans la gestion et la solidarité dans la responsabilité.

Selon le document, la prochaine coalition gouvernementale se doit d'œuvrer dans le cadre du respect des valeurs sacrées et immuables de la Nation, conformément aux dispositions de la Constitution, tout en veillant à la mise en œuvre desdites dispositions dans le but de réaliser davantage de réformes et édifier l'Etat de droit, des libertés, de la justice et de la solidarité entre les différentes composantes du peuple marocain et les différentes régions du Royaume vers plus de progrès et de développement.

La prochaine coalition gouvernementale, lit-on dans la charte, œuvrera à servir les intérêts suprêmes de la Nation et défendra sa souveraineté, son intégrité territoriale et l'unité de son peuple.

La coalition s'engage ainsi à travailler dans un cadre hautement harmonieux et solidaire et assumera pleinement et solidairement sa responsabilité constitutionnelle et politique dans la gestion de la chose publique, en vue d'atteindre les objectifs et les programmes, objet d'un engagement vis-à-vis des citoyens, et contribuer à consolider la crédibilité, l'efficacité et le rendement des institutions exécutive et législative.

Ladite coalition s'engage aussi, en tant que majorité parlementaire et gouvernementale, à promouvoir son action au sein de l'institution législative et dans le gouvernement afin de contribuer à l'élaboration et à la mise en œuvre de politiques publiques tout en les défendant avec le sérieux et la crédibilité requis.

La prochaine coalition gouvernementale s'engage également à améliorer le rendement institutionnel et politique de manière à aller de l'avant dans la pratique démocratique, la bonne gouvernance et à consolider l'élan de réformes contenu dans la nouvelle Loi Fondamentale relatif à la séparation et l'équilibre entre les pouvoirs, tout en instaurant l'indépendance de la justice et en consolidant les libertés, les droits politiques, civils, économiques, culturels, linguistiques, environnementaux et en édifiant une régionalisation avancée.

La charte se fixe, d'autre part, pour objectif de réhabiliter l'action politique et de moraliser la gestion de la chose publique, conformément aux dispositions de la constitution et sur la base des principes de responsabilité et de reddition des comptes tout en faisant face aux pratiques délictueuses et à l'économie de rente dans tous les domaines liés aux droits, à la dignité et à la liberté des citoyens.

Le document vise en outre à consacrer le choix démocratique eu égard à l'élargissement de l'espace des libertés et de la participation citoyenne, tout en encourageant l'esprit d'initiative, en soutenant les mécanismes assurant l'égalité des chances au sein de la société, en consolidant le rôle de la femme sur la base de la parité et promouvant la participation des jeunes dans la vie institutionnelle et en s'ouvrant sur les médias dans la liberté, la responsabilité et la créativité.

La charte stipule, par ailleurs, que la prochaine coalition gouvernementale œuvrera à coopérer et à dialoguer avec l'opposition, dans le but de lui permettre de remplir son rôle constitutionnel et politique et engagera un dialogue avec toutes les forces vives de la Nation, selon une approche dédiée à la consolidation de la démocratie participative et à l'élargissement de la solidarité et de l'entente nationale, dans un cadre consacrant la pluralité et la différence.

S'agissant des mécanismes de mise en œuvre de la charte, les partis formant la majorité ont convenu que la présidence de la coalition gouvernementale soit composée de huit membres que sont les secrétaires généraux des quatre partis politiques de la majorité, auxquels se joindront un membre de la direction de chaque parti choisi par son secrétaire général.

Ils ont aussi convenu que les réunions de la présidence de la coalition seront convoquées par le président du gouvernement et se dérouleront sous sa présidence afin de suivre et évaluer l'exécution des programmes de la majorité, examiner toutes les questions afférentes à la coalition, et veiller à la cohésion et l'intégration dans l'action gouvernementale et les politiques publiques.

Concernant la coalition à la Chambre des représentants, les partis ont convenu que cette coalition sera composée des présidents des groupes des partis formant la coalition gouvernementale. La présidence de cette coalition à la Chambre des représentants sera assumée chaque année par un parti, en suivant un ordre décroissant de nombre de sièges. Ses réunions ordinaires seront bimensuelles, mais la coalition pourrait tenir des réunions extraordinaires à la demande d'un des présidents de groupe.

La coalition à la Chambre des représentants élabore un rapport périodique qui sera remis à la présidence de la coalition.

Quant à la coalition à la Chambre des Conseillers, elle est composée des présidents des groupes des partis formant la coalition gouvernementale et sa présidence sera assumée annuellement en fonction du nombre de sièges. Ses réunions ordinaires auront lieu chaque deux mois, alors que des réunions extraordinaires sont tenues à la demande d'un des présidents de groupe.

La coalition à la chambre des conseillers élabore un rapport périodique qui sera remis à la présidence de la coalition. La coalition gouvernementale aux niveaux des deux chambres du parlement adopte une approche de travail concernant les propositions de loi, le vote, les amendements et la discussion des projets de loi.

Dans un souci de transparence et de clarté dans l'action de la majorité et pour consacrer la démocratie participative, la charte a décrété que la présidence de la coalition publie un rapport annuel pour informer les citoyennes et les citoyens des avancées réalisées dans l'action de la majorité gouvernementale et ses perspectives d'avenir.

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:58

Regards-citoyens.com propose à ses lecteurs de prendre connaissance des éléments de position officiels du Royaume du Maroc sur le 'Sahara marocain' (également appelé "Sahara occidental").

 

Source : http://www.diplomatie.ma/LeSaharaMarocain/tabid/219/language/fr-FR/Default.aspx


Le Royaume du Maroc occupe dans l’histoire de la colonisation, comme dans le processus de décolonisation, une place singulière qui s’écarte du schéma habituel qui s’applique à d’autres pays. C’est ainsi qu’en 1912, le territoire marocain s’est trouvé reparti entre plusieurs zones d’occupation. Quarante quatre ans après, le Royaume du Maroc a commencé à recouvrer, graduellement, et à travers des accords internationaux négociés avec les différentes puissances coloniales son intégrité territoriale. C’est ainsi que le Royaume du Maroc a engagé, au lendemain de son indépendance en 1956, des négociations avec l’Espagne, qui ont abouti à la récupération, progressive, de certaines parties situées au sud du Royaume, à savoir Tarfaya en 1958, Sidi Ifni en 1969 et la région de Saquiet al Hamra et Oued Eddahab, plus connue sous le nom du Sahara à partir de 1975, à la faveur de l’Accord de Madrid, dont l’Assemblée générale a pris acte.

 

Pour des considérations géopolitiques liées au contexte de la guerre froide, l’Algérie s’est opposée au parachèvement de l’intégrité territoriale du Maroc et s’est engagée dans une politique délibérée, consistant á contrarier systématiquement les droits légitimes du Royaume.

 

La médiation africaine, engagée depuis 1976, n’ayant pas abouti, la question du Sahara a été confiée à l’ONU.

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:27

Après dix mois de dialogue secret avec les insurgés taliban d'Afghanistan, de hauts responsables américains estiment que les pourparlers ont atteint un point critique et qu'on saura bientôt si des négociations de paix sont envisageables.

En dix ans, la guerre en Afghanistan a tué près de 3.000 soldats étrangers et coûté 330 milliards de dollars au Pentagone. Elle est loin d'être terminée sur le terrain, les militants pouvant toujours aller et venir dans des zones de non-droit au Pakistan, où le chef des taliban a trouvé refuge.

Depuis le début des pourparlers avec des représentants des insurgés entamés par Hillary Clinton, les discussions ont surtout porté sur la question de savoir si les taliban étaient ouverts à la réconciliation.

Les responsables américains disent aujourd'hui être sur le point de conclure une seconde phase du processus de paix. S'il réussit, ce processus aboutirait à une troisième étape qui ouvrirait la voix à des discussions entre les taliban et le gouvernement afghan.

D'après des informations obtenues par Reuters, les Etats-Unis envisagent de transférer un certain nombre de prisonniers taliban de la prison militaire de Guantanamo, à Cuba, vers des prisons afghanes.

Un peu moins de 20 ressortissants afghans sont aujourd'hui emprisonnés à Guantanamo. On ignore lesquels seraient transférés ou quelles sont les garanties obtenues par la Maison blanche pour que le gouvernement d'Hamid Karzaï les garde emprisonnés.

Ce transfert sera le fruit d'une "décision nationale" faite en consultation avec le Congrès américain, dit-on de même source.

UN TOURNANT DES NÉGOCIATIONS

Les Etats-Unis ont demandé aux représentants des taliban de prendre également de leur côté des mesures destinées à rétablir la confiance.

Ce qui pourrait se traduire par une dénonciation du terrorisme international et une volonté affirmée de participer à des pourparlers politiques formels avec le gouvernement dirigé par le président Hamid Karzaï.

Les responsables américains ont reconnu que l'établissement d'une diplomatie afghane était encore un objectif lointain.

Les difficultés de ces pourparlers sont multiples: divisions internes chez les taliban, suspicions de Karzaï et de ses conseillers, insistance du Pakistan pour jouer un rôle clé dans l'avenir de l'Afghanistan.

Les responsables américains ont organisé une demi-douzaine de rencontres avec leurs contacts auprès des insurgés taliban, la plupart du temps en Allemagne et à Doha avec des représentants du mollah Omar, qui dirige la "choura (conseil) de Quetta".

Un échec des négociations condamnerait l'Afghanistan à un conflit permanent, peut-être même à une guerre civile. Un succès marquerait en revanche la fin de la guerre et la possibilité d'une réconciliation interne chez les taliban, qui conduirait à des pourparlers.

Si les efforts portent leurs fruits, l'une des prochaines étapes se traduira par le soutien sans équivoque des Etats-Unis à l'ouverture d'un bureau des taliban à l'étranger.

Ce bureau servirait uniquement à faciliter les négociations futures et à permettre en dernier ressort aux taliban de participer à la gouvernance afghane.

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:07

Denmark’s Minister for European Affairs, Nicolai Wammen, presented the priorities of the upcoming Danish EU Presidency at a press conference in Brussels.

At a joint press conference with the Polish Minister for European Affairs, The Danish Minister presented the priorities of the upcoming Danish EU Presidency, which begins on 1 January 2012.

The four priorities set out by the Danish Government for the EU Presidency are :

  •  * A responsible Europe
  •  * A dynamic Europe
  •  * A green Europe
  •  * A safe Europe

In connection with the presentation the Minister for European Affairs said:

“Parts of Europe have demonstrated economic irresponsibility, which has damaged our joint project. We need more responsibility in Europe. At the moment Europe is dealing with low growth rates and is dropping behind in global competitiveness. We must promote initiatives that can generate a more dynamic Europe. We are experiencing competition from other parts of the World for Europe’s lead position in promoting the environmental area and we must therefore advance the green agenda in Europe. Finally, globalization, the increasing pressure on EU borders from migration and international crime calls for an improved effort in order to keep Europe safe. The Danish Presidency will work hard to deliver concrete results in these areas and thereby contributing in bringing the European Union out of the economic crisis and into a future growth-track.”

During the meeting of the General Affairs Council, the Ministers discussed the Cohesion policy as the only item on the agenda.

In this connection the Minister for European Affairs said: ”The European Cohesion policy is a major and important subject for the Danish Presidency. The Cohesion policy must be modified, so that it can better contribute to creating jobs and growth in the whole of Europe. During our Presidency we want to promote this agenda as much as possible.”

The Presidency Programme for the Danish EU Presidency will be presented by the Prime Minister, Helle Thorning-Schmidt, in connection with the beginning of the Presidency in January.

 

More information : http://eu2012.dk/fr/NewsList/November-December/EUM-praesenterer-de-danske-prioriteter-i-BXL


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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 15:10

La plainte de la Géorgie contre la Russie concernant le bref conflit qui a opposé les deux pays en août 2008 en Ossétie du Sud a été déclarée recevable lundi 19 décembre par la Cour européenne des droits de l'homme.

La Russie, qui affirme n'être intervenue militairement que pour protéger l'Ossétie, une région séparatiste géorgienne, d'une attaque des forces de Tbilissi, affirmait qu'elle ne pouvait être poursuivie pour des faits commis sur un territoire échappant à sa juridiction.

Elle estimait par ailleurs que son action relevait du droit humanitaire international et non des dispositions de la Convention européenne des droits de l'homme.

La Cour a joint au fond ces deux exceptions d'irrecevabilité.

Elle rappelle que " la responsabilité d'un Etat peut se trouver engagée lorsqu'il exerce, légalement ou non, un contrôle effectif sur une zone située en dehors de son territoire national ".

Elle souligne que les obligations découlant du "droit à la vie", particulièrement celle de mener des enquêtes sur les violations de ce droit, s'appliquent "y compris dans un contexte de conflit armé".

Le franchissement de cette première étape, après l'audience publique qui s'est tenue à Strasbourg le 22 septembre dernier, ne préjuge pas de la décision finale des juges qui sera rendue dans quelques mois.

La Géorgie accuse Moscou de crimes de guerre et notamment de violations du droit à la vie, de l'interdiction de la torture, du droit de ne pas être détenu arbitrairement, du droit de propriété, du droit au respect de la vie privée et familiale et du droit à un " recours effectif ".

Le conflit avait duré cinq jours et s'était soldé par la défaite de la Géorgie, contrainte d'abandonner l'Ossétie du Sud, qui a décrété unilatéralement son indépendance.

Il a fait plus de 640 morts dont 390 civils et contraint plus de 100.000 personnes à quitter leurs foyers, selon un rapport d'enquête international.

 

Source : Reuters



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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:35

Cinq dirigeants européens, dont le français Nicolas Sarkozy, l'allemande Angela Merkel et le britannique David Cameron, ont adressé samedi 18 décembre 2011 un courrier à la Commission européenne pour réclamer un gel du budget de l'UE au nom de l'austérité, a annoncé l'Elysée.
Les Premiers ministres Mark Rutte (Pays-Bas) et Mario Kiviniemi (Finlande) signent également cette lettre, adressée au président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso.
Voici le texte de cette lettre :

Lettre adressée à M. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne Lettre adressée à M. José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne

Le 18 décembre 2010

Monsieur José Manuel BARROSO

Président de la Commission européenne

Monsieur le Président,

Le prochain cadre financier pluriannuel s'inscrira dans un contexte d'efforts exceptionnels d'assainissement des finances publiques de la part des États membres. Ces efforts visent à ramener le déficit et la dette publique à un niveau soutenable, dans le respect d'un cadre de surveillance budgétaire et macro-économique renforcée.

La dépense publique européenne ne peut s'exonérer des efforts considérables des Etats membres visant à maîtriser leurs dépenses publiques. Aussi les efforts entrepris en 2011 pour maîtriser la croissance de la dépense européenne doivent-ils être renforcés progressivement s'agissant des dernières années de l'actuel cadre pluriannuel et les crédits de paiement ne devraient pas augmenter davantage que l'inflation au cours de la période couverte par le prochain cadre financier pluriannuel.

Une règle budgétaire devra être définie en ce qui concerne le niveau global des dépenses engagées par l'Union européenne sur la période couverte par le prochain cadre financier pluriannuel, de telle manière que le niveau des crédits d'engagement soit fixé à un niveau compatible avec la stabilisation nécessaire des contributions budgétaires des Etats membres. Dans cette logique, les crédits d'engagement ne devraient pas excéder leur niveau de 2013 corrigé d'un taux de croissance inférieur à celui de l'inflation pendant la durée du prochain cadre financier pluriannuel.

La mise en œuvre de politiques européennes ambitieuses au service des citoyens est possible avec un volume de dépenses stable. Elle exige une meilleure utilisation des fonds disponibles. L'enjeu des prochaines années ne sera pas pour l'Union européenne de dépenser plus mais de mieux dépenser. Une meilleure efficacité de la dépense européenne, un suivi précis des dépenses engagées, la recherche d'un effet de levier économique et la simplification du cadre financier permettront de répondre à cette exigence.

Dans ce contexte, nous attendons le paquet de propositions de la Commission

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.

Nicolas SARKOZY

Président de la République française

Angela MERKEL

Chancelière de la République fédérale d'Allemagne

David CAMERON

Premier Ministre du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du nord

Mark RUTTE

Premier Ministre des Pays-Bas

Mari KIVINIEMI

Premier Ministre de Finlande ".

 

 

 

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 12:26

Mercredi 7 décembre, devant la commission de la défense, Francis Delon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), a présenté l’actualisation de l’analyse stratégique sur laquelle repose le Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale de 2008 ( La France face aux évolutions du contexte internat ional e La France face aux évolutions du contexte international).

Durant sa longue intervention préliminaire, il a exposé la méthode d’actualisation et les premières conclusions de son travail à savoir que « l’analyse stratégique de 2008 est largement confirmée sur plusieurs points », tout en modérant le propos par l’inventaire des différentes événements géostratégiques intervenus depuis lors comme les révolutions arabes.

Au terme de cette présentation, Guy Teissier, président de la commission de la défense, exprima une interrogation partagée par une large majorité des députés présents : « Merci pour cette description du paysage stratégique, qui reste extrêmement préoccupant. Comment la contrainte budgétaire est-elle prise en compte ? Ne serons-nous pas obligés de faire des choix ? » En d’autres termes, quel est l’impact de la crise des finances publiques ?

Et le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale de répondre avec certitude : « La contrainte budgétaire conduit toujours à faire des choix. Mais telle n’est pas la mission qui m’a été confiée : je suis seulement chargé d’étudier le contexte stratégique. » 

Plusieurs députés en sont restés bouche bée, se demandant quel était l’intérêt d’un livre blanc, simple description géopolitique du monde, que chacun peut trouver dans de nombreux ouvrages disponibles dans toutes les librairies ? Aucune s’il n’apporte pas des éclairages aux décideurs politiques sur les différentes options se présentant à eux pour faire face aux différentes menaces identifiées, compte-tenu des contrainte budgétaires.

Mobiliser des experts, des hauts-fonctionnaires de différents ministères pendant plusieurs semaines pour réécrire ce qui a déjà été publié dans les revues et ouvrages spécialisés n’est pas à la hauteur des attentes. Le Livre Blanc de 2008 appelait à un renforcement de la pensée stratégique. C’est un axe qui mériterait d’être actualité. Mais le SGDSN ne l’a pas évoqué.

Voir cet article sur mon blog : http://www.francois.cornut-gentille.fr/2011/12/15/actualisation-du-livre-blanc-la-contrainte-budgetaire-ignoree-par-son-redacteur/

 

Voir également :  Il est plus que temps de rationaliser les dépenses d'équipements militaires des Etats européens surendettés !




 

 

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Published by François Cornut-Gentille - dans France - stratégie - défense et sécurité
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 10:10

«Après la politique monétaire, c'est la politique budgétaire qui est exclue de toute délibération démocratique» par le dernier accord européen, analyse Pierre Khalfa, coprésident de la Fondation Copernic, membre du Conseil scientifique d'Attac. Et toujours sans apporter  de solution à la crise.

 

«Les marchés désavouent l'accord de Bruxelles» (Le Monde, 16 décembre), «La France entre en récession» (Les Echos, 16 décembre). A peine l'encre de l'accord conclu au sommet européen du 9 décembre était-elle sèche que la réalité s'est rappelée aux signataires. Présenté, comme ceux qui l'avaient précédé, comme celui de la dernière chance, ce sommet a abouti à des résultats sans grande surprise qui illustrent une fois de plus que les dirigeants européens continuent de vouloir appliquer des recettes politiques et économiques qui ne peuvent que mener à la catastrophe.

Première recette: l'austérité budgétaire avec mise en place d'un «pacte budgétaire». Il vise à rendre quasi automatiques les sanctions contre un Etat dont le déficit budgétaire dépasserait 3% du PIB, ou dont l'endettement dépasserait 60% du PIB, et à inscrire dans la loi fondamentale des Etats l'objectif d'un déficit structurel (hors variation liée à la conjoncture) inférieur à 0,5 % du PIB. Outre le caractère tout à fait contestable de cette dernière notion et l'aberration qui consiste à sanctionner financièrement un Etat en proie à des difficultés financières, ces règles, si elles avaient été appliquées lors de l'explosion de la crise financière de 2008, auraient empêché les Etats de secourir le système bancaire et de prendre des mesures pour combattre la récession. On peut contester l'insuffisance des mesures prises à l'époque, mais on imagine sans peine le cataclysme qui serait advenu si elles n'avaient pas été prises. Se focaliser aujourd'hui sur la réduction des dépenses publiques, alors même que la consommation des ménages et l'investissement des entreprises stagnent, ne peut que mener à la récession.

Ce gouvernement par les normes, qui est la marque de l'ordolibéralisme allemand, n'est en rien, comme on tente de nous le faire croire, la mise en place d'une politique budgétaire commune. Celle-ci supposerait un budget européen conséquent, des investissements publics et des transferts financiers à l'échelle européenne, toutes choses dont il n'a pas été question à ce sommet. Il s'agit au contraire d'interdire toute politique budgétaire au niveau national comme au niveau européen. Après la politique monétaire, c'est maintenant la politique budgétaire qui est exclue de toute délibération démocratique. Le parachèvement d'une Europe antidémocratique est en route, avec un pilotage intergouvernemental dans lequel le gouvernement de droite allemand jouerait, de fait, le rôle central. Les Parlements nationaux et le Parlement européen seraient marginalisés et la souveraineté populaire mise sous tutelle.

Deuxième recette: une politique monétaire accommandante pour les banques et punitive pour les Etats. La Banque centrale européenne (BCE), qui s'est quand même résolue à abaisser son taux d'intérêt au niveau où il était après la crise financière, a décidé de laisser guichet ouvert aux banques qui pourront se refinancer sans limites au taux de 1% pendant trois ans, pouvant même déposer en garantie des titres dont la notation laisse à désirer. La situation ahurissante qui voit les banques emprunter à ce taux à la BCE pour prêter aux Etats à des taux nettement supérieurs va donc continuer! Dans une situation pleine d'incertitude, ces sommes empruntées par les banques à la BCE sont gelées pour être immédiatement placées... auprès de la BCE. «Les banques empruntent pour redéposer l'argent tout de suite après», a été obligé de reconnaître son président, Mario Draghi, sans que cela ne change d'ailleurs rien aux orientations qu'il met en œuvre.

Le refus de la BCE de financer les déficits publics aboutit à laisser les Etats sous l'emprise des marchés financiers. Non content d'avoir obtenu le maintien d'une orientation qui lui donne un pouvoir extravagant sur les finances publiques, le lobby bancaire a obtenu qu'à l'avenir, les banques ne soient plus jamais mises à contribution en cas de difficultés d'un Etat. L'irresponsabilité des acteurs de la finance est ainsi encouragée.

Troisième recette: l'austérité généralisée et permanente. C'est la conséquence logique des orientations adoptées. Les politiques d'austérité se suivent et s'amplifient dans tous les pays. Outre leurs conséquences sociales souvent dramatiques, elles sont économiquement stupides, réduisant la demande globale. Dans une Europe économiquement intégrée, dans laquelle les clients des uns sont les fournisseurs des autres, elles ne peuvent mener qu'à la récession, que l'on voit déjà poindre. Cette récession conduira à une réduction des recettes fiscales qui aura pour conséquence de rendre encore plus difficile la réduction des déficits que l'austérité était censée favoriser, justifiant ainsi un nouveau tour de vis, qui aggravera la situation, etc.

Pourquoi alors les gouvernements européens mènent-ils une telle politique? L'aveuglement idéologique et la bêtise ne sont pas à exclure, comme en témoigne la crise des années 1930 où l'on a vu les gouvernements de l'époque prendre à chaque fois les mauvaises décisions. Une autre hypothèse, non contradictoire, peut cependant être envisagée, celle de l'effet d'aubaine. Comme l'avait analysé Naomi Klein dans son ouvrage «La stratégie du choc», il s'agit pour les classes dirigeantes de se saisir de l'occasion pour remettre en cause frontalement les droits sociaux qui avaient été concédés auparavant et qu'elles n'avaient pas encore réussi à éradiquer. Dans cette hypothèse, la crise, produit des politiques néolibérales, serait ainsi une opportunité pour parachever le modèle néolibéral.

Les agences de notation font peser la menace d'une dégradation générale de la zone euro, Standards & Poors a mis la note de la plupart des banques européennes sous surveillance, Moody's a déjà abaissé la note des grandes banques françaises et les taux d'intérêt ont recommencé à se tendre. L'année 2012 va voir les Etats de la zone euro devoir emprunter près de 800 milliards d'euros sur les marchés. Peut-on penser réellement que l'Italie, qui doit trouver 242 milliards d'euros, puisse durablement se financer avec des taux approchant, voire dépassant, les 7%? Peut-on croire que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) dont les capacités financières sont réduites, malgré les 200 milliards qu'il est prévu de lui injecter, à supposer même que cela voit le jour, puisse éteindre l'incendie? Peut-on considérer que les dettes et les déficits publics vont se réduire en période de récession? La crise va donc s'accentuer, Angela Merkel pensant d'ailleurs que sa résolution prendra des années.

D'autres solutions sont cependant possibles, à condition de sortir de l'emprise des marchés financiers. Cela suppose d'abord que la BCE et les banques centrales nationales puissent, sous contrôle démocratique, financer les déficits publics. Il faut aussi une réforme fiscale d'ampleur qui permette de réduire les déficits et redonne des marges de manœuvres à l'action publique. Celle-ci pourra alors financer une activité productive tournée prioritairement vers la satisfaction des besoins sociaux et la transformation écologique en mettant les banques sous contrôle public. Il s'agit fondamentalement de repenser radicalement la construction européenne en mettant fin à des politiques d'austérité injustes et inefficaces et en mettant en œuvre des politiques économiques et sociales au service des populations. Ce sont de telles orientations qu'un futur gouvernement de gauche devrait commencer sans attendre à mettre en œuvre en France et qu'il devrait porter au niveau européen.

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 00:57

Alors que les Etats-Unis concrétisent leurs engagements en mettant un terme à la présence de leurs forces militaires sur le sol irakien, Regards-citoyens.com propose à ses lecteurs de prendre connaissance de l'article qu'Alain Gresh a consacré en août 2010 à cette guerre (cf. http://blog.mondediplo.net/2010-08-31-Guerre-d-Irak-le-crime).

 

" Les dernières troupes combattantes américaines ont quitté l’Irak. C’est ce qu’annoncent les Etats-Unis, même si 50 000 de leurs soldats, regroupés sur des dizaines de bases, demeureront encore jusqu’à fin 2011, « en appui » à l’armée irakienne. Ce retrait s’opère conformément à l’accord-cadre stratégique signé par l’administration Bush sur le départ avec le gouvernement irakien à la fin 2008. Le président Obama a décidé de respecter ce texte et d’accélérer le désengagement.

On peut certes prétendre que, par rapport à la situation existante à la fin 2006, avec une insurrection active et des attentats quotidiens meurtriers, le contexte actuel est meilleur. Il faut néanmoins prendre du recul par rapport à cette vision et essayer de dresser un bilan de cette guerre qui ne fut pas seulement une faute, mais un crime dont on aurait tort de dédouaner les Etats-Unis (lire « “Leurs” crimes et les “nôtres” »).

Cette guerre d’agression, non provoquée, déclenchée sous le faux prétexte de chercher des armes de destruction massive, est d’abord une violation des principes des Nations unies qui, le 14 décembre 1974, à travers leur assemblée générale, adoptaient un texte définissant l’agression (PDF). Son article 3 s’énonce ainsi :

« L’un quelconque des actes ci-après, qu’il y ait eu ou non déclaration de guerre, réunit, sous réserve des dispositions de l’article 2 et en conformité avec elles, les conditions d’un acte d’agression :

a) L’invasion ou l’attaque du territoire d’un Etat par les forces armées d’un autre Etat, ou toute occupation militaire, même temporaire, résultant d’une telle invasion ou d’une telle attaque, ou toute annexion par l’emploi de la force du territoire d’un autre Etat ;

b) Le bombardement, par les forces armées d’un Etat, du territoire d’un autre Etat, ou l’emploi de toutes armes par un Etat contre le territoire d’un autre Etat ;

c) Le blocus des ports ou des côtes d’un Etat par les forces armées d’un autre Etat ;

d) L’attaque par les forces armées d’un Etat contre les forces armées terrestres, navales ou aériennes, la marine ou l’aviation civiles d’un autre Etat ».

Au-delà de cette dimension juridique et des querelles qu’elle peut susciter, le bilan de la guerre américaine, menée sans l’aval des Nations unies, est accablant :

— Destruction du pays, de ses structures étatiques et administratives. Il n’existe plus d’Etat irakien qui fonctionne. Sept ans après la guerre, l’électricité arrive à peine quelques heures par jour, la production pétrolière stagne, l’administration ne fonctionne pas, les écoles et les universités sont à l’abandon, etc. Reconstruire une structure unifiée et efficace nécessitera sans doute des décennies.

— Le confessionnalisme, encouragé dès les premiers jours par l’occupant, a été institué dans toutes les fonctions, et la répartition des postes se fait désormais en fonction de l’appartenance communautaire ou nationale. Les principales forces politiques sont « chiites », « sunnites » ou « kurdes ». Et demeurent une série de bombes à retardement, comme la délimitation des « frontières incertaines du Kurdistan ». La question de Kirkouk, où un référendum est prévu depuis décembre 2007 (et sans cesse reporté) pour décider du rattachement ou non de cette ville à la région autonome du Kurdistan, n’est pas le moindre des défis.

— Le bilan humain est terrible. Si on connaît précisément les pertes américaines (environ 4 400 tués), celles des Irakiens ont fait l’objet d’évaluations très diverses : on ne recense pas un mort « arabe » comme on recense un mort « occidental » ; seul ce dernier a un visage. Entre cent mille et plusieurs centaines de milliers de personnes tuées, des milliers de disparus, des centaines de milliers de personnes déplacées et de réfugiés (notamment en Syrie – lire Theodor Gustavsberg, « Silencieux exil des Irakiens en Syrie » – et en Jordanie), des centaines de milliers de blessés.

— Malgré les coups qui lui ont été portés depuis 2007, Al-Qaida, qui, rappelons-le, était absente d’Irak jusqu’en 2003, s’y est implantée. Elle garde des structures efficaces, comme le prouvent les attentats coordonnées de ce mois d’août 2010. Des milliers de combattants du monde arabe et musulmans ont transité ces dernières années par l’Irak et ont ensuite porté le combat en Afghanistan, en Somalie, au Liban, en Afrique du Nord.

Seul point positif, la chute de la dictature de Saddam Hussein, l’une des plus brutales de la région. On ne peut que s’en féliciter, mais cela valait-il de telles souffrances ? D’autant que le risque est grand de voir émerger un « pouvoir autoritaire à dominante chiite ».

Et la question que personne ne posera : qui sera jugé pour ce crime ? Comment s’étonner que nombre de pays ne suivent pas le Tribunal pénal international quand il inculpe le président soudanais Omar Al-Bachir, ou des criminels de tel ou tel petit pays africain, alors que MM. George W. Bush, Dick Cheney et Donald Rumsfeld continuent tranquillement à couler des jours heureux en donnant des conférences sur le monde libre, la démocratie et le marché pour quelques dizaines de milliers de dollars la prestation ?

Personne n’affirme plus que les Etats-Unis ont gagné la guerre en Irak, surtout si l’on se reporte aux objectifs initiaux du président George W. Bush : installation à Bagdad d’un gouvernement allié, prêt à collaborer avec Washington, à lui accorder des bases et disposé à établir des relations diplomatiques avec Israël ; ouverture des ressources de l’Irak au marché libre ; démocratisation du Proche-Orient ; isolement du régime iranien.

Personne n’explique plus doctement que, certes, la guerre était une erreur, mais que si les Etats-Unis se retiraient ce serait encore pire. Il faut le répéter : c’est la présence américaine qui est la cause de l’instabilité, et non l’instabilité qui nécessite la présence américaine.

Les conséquences régionales de cette guerre sont aussi graves. Incontestablement et paradoxalement, elle a renforcé le poids de l’Iran, même s’il ne faut pas croire que les chiites irakiens regardent tous vers Téhéran, ni sous-estimer le poids du nationalisme irakien et arabe. L’absence de pouvoir central entraîne forcément l’ingérence des puissances voisines dans les affaires irakiennes : ni la Turquie, ni l’Arabie saoudite, ni la Syrie, ni bien évidemment l’Iran ne s’en privent. Ankara a ouvert plusieurs consulats, dont un à Bassorah, dans le sud chiite ; il a aussi développé ses relations avec le pouvoir autonome kurde, ce qui n’a pas mis un terme à ses bombardements contre les forces du PKK réfugiées au Kurdistan.

Quel est désormais le poids des Etats-Unis en Irak ? Les élections de mars 2010 ont débouché sur une impasse et le pays n’a toujours pas de gouvernement. Quatre forces se partagent le Parlement : un bloc kurde qui représente une région vivant sous autonomie de fait ; le bloc du premier ministre en exercice Nouri Al-Maliki, à majorité chiite ; le bloc de l’ancien premier ministre Iyad Allaoui, chiite qui a obtenu le vote de nombreux sunnites ; et, enfin, l’Alliance nationale composée de l’organisation de Moqtada Al-Sadr et du Conseil suprême islamique, deux formations chiites.

Joost Hiltermann, dans un article de la New York Review of Books (19 août 2010) intitulé « Iraq : The impasse », remarque :

« Ce qui est frappant avec l’approche actuelle de l’administration Obama n’est pas seulement sa préférence pour un parti donné, celui de Allaoui en l’occurrence, mais son manque de volonté inexplicable de pousser pour une solution donnée, un fait que tous les politiciens ont noté. Les Etats-Unis essaient d’exercer une forte pression uniquement de manière sporadique, sous la forme d’une visite du vice-président Joe Biden, l’envoyé spécial de facto de l’administration en Irak. » Mais leurs tentatives d’obtenir la formation d’un gouvernement d’unité entre Maliki et Allaoui avant leur retrait n’ont pas abouti. Et Hiltermann de conclure que les Etats-Unis sont « une puissance en déclin »en Irak.

Ce n’est pas l’avis de tous les commentateurs, comme en témoigne un éditorial de Seumas Milne dans le quotidien britannique The Guardian (4 août 2010), « The US isn’t leaving Iraq, it’s rebranding the occupation ». Pour Milne, les Etats-Unis donnent simplement un autre visage à une occupation qui se poursuit sous d’autres formes.

Alexander Cockburn lui répond vertement dans « Thank You, Glenn Beck ! » (CounterPunch, 27-29 août). Il reprend certains arguments de Rosen et explique aussi que, sur le pétrole, pour l’essentiel, ce ne sont pas les compagnies pétrolières américaines qui ont bénéficié des premiers contrats passés, mais des sociétés russe, norvégienne, chinoise, malaisienne, etc.

Alors, poursuite de l’occupation sous d’autres formes ou non ? Ce qui est sûr, c’est que, en ce XXIe siècle, aucune puissance ne peut gouverner durablement un pays étranger, lui imposer sa volonté. A ceux qui rêvaient d’un retour de l’empire, la guerre d’Irak a apporté un démenti flagrant. Un démenti qui sera confirmé demain en Afghanistan. "

 

 

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