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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 18:44
Attendre . Un appel qui ne vient pas, Une personne qui ne revient plus, Une lettre qu’on ne reçoit pas, Un enfant qu’on ne voit plus, Une jeunesse qui n’est plus là, Un amour qui semble perdu. Tu t’attardes à faire revivre Ce passé qui demande à mourir. Et tu perds ton temps à retenir Une illusion qui te fait souffrir . Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs Et de faire vieillir ton avenir. Il est temps de te ressaisir, Et à nouveau, tu te dois de revivre. Laisse au présent la chance de te séduire, Et au futur le bonheur de t’épanouir. Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir.I l suffit de lui sourire et de t’ouvrir. Le chemin pour y parvenir Est de lâcher prise, ne plus retenir, Laisser aller, afin de grandir. Et à nouveau tout accueillir. Richard Migneault
Attendre.
Un appel qui ne vient pas,
Une personne qui ne revient plus,
Une lettre qu’on ne reçoit pas,
Un enfant qu’on ne voit plus,
Une jeunesse qui ...n’est plus là,
Un amour qui semble perdu.
Tu t’attardes à faire revivre
Ce passé qui demande à mourir.
Et tu perds ton temps à retenir
Une illusion qui te fait souffrir .
Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs
Et de faire vieillir ton avenir.
Il est temps de te ressaisir,      
Et à nouveau, tu te dois de revivre.
Laisse au présent la chance de te séduire,
Et au futur le bonheur de t’épanouir.
Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir.
Il suffit de lui sourire et de t’ouvrir.
Le chemin pour y parvenir
Est de lâcher prise, ne plus retenir,
Laisser aller, afin de grandir.
Et à nouveau tout accueillir.
Richard Migneault
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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 18:06

 

Petit guide de la Discussion en Démocratie -
Cette infographie vise à donner à tous les outils nécessaires aux conversations démocratiques, en respectant l'autre et en visant des échanges constructifs.

Infographie complète : http://ermantis.fr/politique/petit-guide-de-la-discussion-en-democratie-infographie/ 
(Désolé, l'image complète ne passe pas sur Facebook... :( )

N'hésitez-pas à partagez vos avis, ce n'est qu'une première version qui ne demande qu'à s'améliorer ! :)

Petit guide de la Discussion en Démocratie -
Cette infographie vise à donner à tous les outils nécessaires aux conversations démocratiques, en respectant l'autre et en visant des échanges constructifs.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 08:18

Voir le site officiel : http://www.globalsecurity.org/

 

 

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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 06:18

Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940. Cet appel n'a pas été enregistré.

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.
Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

Source : http://www.charles-de-gaulle.org/pages/l-homme/dossiers-thematiques/1940-1944-la-seconde-guerre-mondiale/l-appel-du-18-juin/documents/le-texte-de-l-appel-du-18-juin-1940.php

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:58

A la faveur des crises en série qui s’y succèdent en multipliant les traumatismes de toutes sortes (économiques, sociaux, humains, politiques), on assiste aujourd’hui à la manifestation quotidienne d’une défiance généralisée à l’égard et entre les différents agents impliqués dans le fonctionnement de l’économie sociale de marché dans l’espace transatlantique.

La situation catastrophique créée d’abord par l’échec dramatique de l’aventure anglo-américaine en Irak a tout d’abord été porteuse d’angoisses particulièrement fortes à l’égard de la capacité de l’ONU, d’une part, et de l’hyperpuissance, d’autre part, lorsque le Conseil de sécurité des Nations unies se montre défaillant, à « régenter » les questions de sécurité internationale de manière acceptable, c'est-à-dire non structurellement traumatisante, pour les différentes parties. Avec elle, c’est la confiance dans la capacité de régulation stratégique des Etats les plus puissants militairement qui s’est soudainement effondrée.

Ensuite, la situation tout aussi catastrophique issue de la crise systémique financière initiée par de surprenantes « défaillances » du système économique et financier anglo-saxon a mis à mal la confiance des marchés autant que des peuples dans la capacité d’autorégulation d’une économie financiarisée qui se veut non seulement libérale, mais créatrice de richesses, et partant, porteuse de progrès.

L’incapacité de la puissance publique internationale incarnée dans des fora de régulation multilatéraux (G-8, G20, Union européenne, etc.) et internationaux (Institutions financières internationales) de produire un sursaut salvateur à même de pallier le défaut d’autorégulation des marchés financiers et des opérateurs bancaires par des mesures prudentielles et assurantielles appropriées autant que la défaillance des analystes et prévisionnistes de tous poils a participé à amplifier la défiance des agents économiques et sociaux à l’égard des gouvernants autant que de l’expertise technique sur laquelle les premiers tendent à appuyer leurs décisions.

La crise, désormais systémique, de la dette souveraine, en provoquant des tensions extrêmement traumatisantes sur les devises autant que sur les marchés monétaires et obligataires, a aggravé la défiance des populations à l’égard non seulement des technostructures en charge d’épauler les gouvernements démocratiquement élus, mais des monnaies elles-mêmes, portant du même coup atteinte à leur souveraineté.

Au risque de défaut généralisé de paiement des dettes publiques de nature budgétaire de la plupart des pays membres de l’OCDE, et non des moindres, s’ajoute désormais un risque de défaut généralisé d’intervention des amortisseurs sociaux que nos démocraties politiques socio-libérales avaient pourtant su générer, ces derniers se trouvant également placés face à une crise grave de liquidités.

Comment ne pas souligner, tout en la déplorant, la perte de confiance des citoyens-consommateurs dans des institutions publiques qui ne parviennent même plus à garantir de manière spontanée et automatique le respect des principes et des valeurs qui fondent le contrat politique et social que consacrent les lois fondamentales ; une défiance qui puise chaque jour davantage sa substance dans des scandales qui traduisent publiquement leur incapacité à garantir la sécurité alimentaire et la sécurité sanitaire pour tous.

La défiance des citoyens aussi impatients qu’incrédules à l’égard des partis politiques, qu’ils jugent, pour une majorité d’entre eux, dévoyés et incapables de traduire en programmes crédibles leurs espoirs, ne cesse de croître comme en attestent les taux croissants d’abstention aux différentes élections démocratiques.

Comme si cela ne suffisait pas au tableau, la perte de vitesse du système productif de ces mêmes pays dans la compétition internationale favorisée par une mondialisation et une globalisation qui ne font aucune place aux tergiversations improductives et aux replis sur soi impulsifs, ajoute encore à la morosité sociale et aux angoisses collectives de populations meurtries auxquelles les leaders politiques de tous bords avaient pourtant promis de tirer, à leur profit aussi, le meilleur parti du libre échange économique, de la dérégulation, de la réglementation, et de l’ouverture de nouveaux marchés internationaux mieux à même d’absorber leurs propres productions.

Quant à la technologie, bien qu’elle soit pourtant quelquefois érigée en dieu des temps modernes (celle grâce à laquelle tout serait désormais possible), les fractures sociales et générationnelles qu’elle engendre comme les bulles financières qu’elle favorise et les traumatismes qui en résultent ne la qualifie plus pour redonner cette confiance perdue dans l’économie sociale de marché telle qu’elle est aujourd’hui à l’œuvre dans des démocraties libérales de plus en plus vacillantes !

Quant à la culture, et à l’espoir si grand que chacun tend à placer dans ce qu’elle peut produire de fécond et d’universel, sa marchandisation rampante et sa politisation à quatre sous participent à lui retirer une bonne part de la confiance qu’une société doit lui accorder sauf à créer les conditions d’un déclin inéluctable ! Comme le déplore Stiegler, la médiacratie désormais à l'oeuvre participe à la désintégration et à déshumanisation de notre corpus socio-culturel !

Même la belle utopie portée par les projets politique et culturel européens en lieu et place d’un rêve américain quelquepeu émoussé n’a plus ce pouvoir d’entraînement et de fascination qui en fit pourtant pendant plusieurs décennies l’un des ressorts d’une espérance dans un avenir meilleur et plus juste, et dans l’Homme ; une espérance partagée par tous : hommes et femmes, jeunes, moins jeunes, personnes âgées, sympathisants de gauche, de droite, du centre, actifs, retraités, individus sans emploi, malades, bien portants, handicapés, croyants, athées, agnostiques ; une espérance qui permet de faire ‘société des Hommes’ une société multiculturelle qui se construit, dans la sérénité de processus apaisés, un destin, des projets, et un avenir collectif fondés sur une confiance mutuelle, un dynamisme fécond et une solidarité de fait.

On le voit bien : la perte de confiance mutuelle à l’oeuvre entre ses différents agents rend improbable une reprise vertueuse de l’économie sociale de marché dans l’espace transatlantique en même temps qu’elle porte atteinte au modèle actuel de démocratie libérale.

En face d’un tel constat particulièrement débilitant d’une défiance généralisée de chacun de ces agents individuels et collectifs envers l’autre, il n’est pas étonnant de voir se multiplier les discours et les programmes populistes les plus ravageurs autant que les adhésions d’individus libres en souffrance à des sectes ou mouvements sectaires tout aussi ravageurs !

L’heure est venue d’un sursaut collectif salvateur !

Une nouvelle 'nuit du 4 âoût' est indispensable, sous une forme ou sous une autre mais aussi pacifique que déterminante !

A chacun de prendre, en toute liberté, en responsabilité et en conscience, sa part de la tâche qui lui revient pour qu’il en soit ainsi !

Voir également : 

 * Reconstruire la confiance dans la capacité des Etats à honorer leurs engagements, notamment politiques et financiers

 * Comment la politique peut-elle retrouver des marges de manoeuvre par rapport à la globalisation ? - nouvelle édition -

 * La social-démocratie, naufragée de la dette ? Réhabiliter d'urgence la solidarité budgétaire ! par Frédéric Ménager (Le Monde)

 * L’UE dans la crise du capitalisme occidental - Du marché comme fondement de l’intégration économique au modèle social

 * Crises mondiales : il est urgent de redonner confiance à ceux qui l'ont perdue (nouvelle édition)

 * Jacques Attali : "Les Etats se comportent comme Bernard Madoff" (Le Monde)

 * Le 4 août 1789, premier des "grands soirs" (Jérôme Gautheret et Thomas Wieder, Le Monde.fr) - nouvelle édition -

 * "La vérité si j'mens" : un programme qui ne fait recette nulle part !

 * Contre la dictature financière, la révolte nécessaire, par Edwy Plenel (Mediapart) 

 * "Nous vivons une crise non pas de la zone euro mais de l'endettement public", par Herman Van Rompuy, président du Conseil européen (Le Monde) 

 * Retour sur images : Les Européens ont voté pour que la crise continue, par Michel Rocard 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:48

Aucun traité, aucun règlement, aucune directive, aucune institution n'est en capacité de faire naître la volonté des peuples européens d'agir en solidarité et en responsabilité au service d'un projet politique qui leur a été confisqué par cette 'Europe d'en haut' !

Aucun traité, aucun règlement, aucune directive, aucune institution n'est en capacité de susciter les indispensables désirs d'Union sans lesquels la construction européenne ne saurait être qu'un 'machin' supplémentaire !

Aucune institution, aucun mode de gouvernance, n'est par nature spontanément en capacité de concevoir et de mettre en oeuvre des politiques et des actions efficientes, efficaces et justes simplement parce qu'un traité lui confère des compétences 'constitutionnelles' qui l'autorise à agir et/organise ses relations d'autres institutions ! Il suffit pour s'en convaincre de prendre acte de la situation actuelle de l'Union économique et monétaire (cf. par exemple à cet égard Oui, la décision prise par l'eurogroupe à l'égard de Chypre était bien inique et irresponsable ! Jugez-en vous-même ! ; Chypre ou quelques leçons d'Aphrodite...  ainsi que Grèce: le FMI admet des “échecs notables” (BFMtv))

Dans un commentaire posté en réaction à l'article de Jean-Dominique Giuliani intitulé : , Jean-Guy Giraud nous interpelle en ces termes :

 "Jean Monnet écrivait " Rien n'est possible sans les hommes. Rien n'est durable sans les Institutions. Les Institutions peuvent, si elles sont bien construites, accumuler et transmettre la sagesse des générations successives". Sans doute ajouterait-il aujourd'hui " et si elles sont bien dirigées" ...
Il est assez effrayant d'imaginer une Union aux mains d'un cénacle composée de 28 gouvernements (ou même de 17 d'entre eux) dont les positions - parfois les plus extrêmes - varieraient au rythme incessant de leurs échéances électorales, voire des revirements des dirigeants ou des coalitions en place.
Par ailleurs, les crises ne sont facteurs de progrès que si les Gouvernements dépassent rapidement le premier réflexe de repli et de crispation - et entreprennent de rechercher les moyens de renforcer les structures communes et permanentes de gouvernance européenne. Cela nécessite le courage d'affronter - pour les guider - des opinions publiques réticentes parce que désorientées par ces incessants revirements et qui perdent confiance envers les dirigeants nationaux et (dans un moindre degré ...) européens.
[...] il serait irresponsable de laisser passer le cap de 2014 sans préparer l'ouverture d'un nouveau chantier de renforcement des Institutions européennes, lequel impliquera nécessairement une révision des Traités, notamment en matière économique et monétaire. Sans une telle cette perspective de rétablissement durable de la gouvernance européenne, les électeurs choisiront de rester chez eux ou se laisseront - faute de mieux - emporter par les discours nationalistes.

Bien entendu, vu le retard pris pour lancer cette initiative, il appartiendra aux Institutions renouvelées après Mai 2014 (notamment au Parlement et à la Commission) de mener la réforme à bien lors des deux années qui suivront. Et qui peut prédire quel sera l'état de l'opinion publique en 2016/2017 - ou quels seront les majorités au pouvoir dans les États membres ?"    

L'heure est non seulement à la restauration d'une compétence réelle des institutions européennes à l'égard de la substance même des actions et des politiques dont elles ont la charge (cf. à cet égard, par notamment, De l'urgence de restaurer l'autorité de compétence et la légitimité de la Commission européenne au sein de l'Union européenne), mais aussi, au sursaut politique et démocratique pour remettre les citoyens, la solidarité, l'espoir au coeur même du projet politique européen !

Voir également : 

 * Savez-vous comment la Commission européenne établit les grandes lignes de son action ?  

 * Du rôle politique du CAG dans la préparation et le suivi des travaux du Conseil européen - nouvelle édition -

 * Éthique et réforme administrative de la Commission européenne, par Michelle CINI (Revue française d'Administratiion publique)

 * Les Etats-nations doivent pouvoir contrôler ex ante les actes des institutions européennes, surtout si le saut fédéral espéré intervient !  

 * Comment rétablir la confiance des opinions, dans l’Europe (dans l’euro) ?

 * "Pour une Commission réduite, garante de l'intérêt général"

 *  Il est urgent non seulement de repenser et de refonder l'Union européenne, mais également d'en renouveler les dirigeants !

 * La sécurité juridique : un principe démocratique au service des citoyens ! Plaidoyer en faveur de sa bonne application au niveau européen ! 

 * Du contrat social (Jean-Jacques Rousseau)  

"Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé "  

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 09:12

La réponse est naturellement contenue dans la question ! 

Il est impensable que puissent succèder à José Manuel Barroso, à Herman van Rompuy, à Olli Rehn et à Cathy Ashton leurs clones !

A bons entendeurs salut !

Voir également : 

http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/05/reformer-l-union-europeenne-est-non-seulement-possible-mais-indispensable-dans-le-cadre-des-textes-en-vigueur-1.html

* http://www.regards-citoyens.com/article-aucun-traite-aucun-reglement-aucune-directive-aucune-institution-118309689.html

http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/03/retour-sur-images-les-europeens-ont-vote-pour-que-la-crise-continue-par-michel-rocard.html

http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/05/si-l-on-veut-accroitre-la-legitimite-democratique-de-la-commission-europeenne-commencons-pas-exiger-que-tous-ses-membres-aient-ete.h

* http://www.regards-citoyens.com/article-le-role-de-la-reforme-kinnock-dans-le-retrecissement-du-role-de-la-commission-europeenne-au-sein-de-116828029.html

http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/05/j-c-junker-a-la-tete-de-la-commission-europeenne-serait-la-plus-grosse-erreur-politique-en-meme-temps-qu-une-insulte-a-la-tres-grand

* http://regards-citoyens-europe.over-blog.com/2014/05/guy-verhofstadt-est-incontestablement-le-meilleur-candidat-a-la-presidence-de-la-commission-europeenne.html

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 10:32

Qui n'y va aujourd'hui de son appel à 'oser l'Europe' ! 

Entendre par là avancer sur la voie d'une plus grande intégration politique par la voie du fédéralisme ! Qui en remettant l'ouvrage institutionnel sur le métier, qui en approfondissant la démocratie européenne, qui en créant une armée européenne, qui en harmonisant tout ce qui pourrait et/ou devrait être harmonisé dans les domaines fiscaux, judiciaires et sociaux, qui en dotant l'UEM des attributs nécessaires (voir en particulier à cet égard Oser l'Europe ! par Bernard Barthalay et Michel Aglietta (Le Cercle des Echos) ; La zone euro, creuset de l’Union politique (Tribune par Jacques Delors, António Vitorino et Comité Européen d'Orientation/European Steering Committee / Notre Europe -Institut Jacques Delors) ; Des propositions de réformes pour la zone euro (Tribune par Jacques Delors et Henrik Enderlein / Notre Europe - Institut Jacques Delors)Une UEM à la fois renforcée et solidaire, par António Vitorino (Notre Europe – Institut Jacques Delors) ;Pas à pas, renforcer la zone euro (Synthèse du premier Policy Paper G-Mond - CEPII et PSE-Ecole d’Economie de Paris) ; Une nouvelle voie pour la croissance et la solidarité (Tribune de Anna Diamantopoulou - Notre Europe - Institut Jacques Delors) ; Recommandations à la Commission sur le rapport des présidents du Conseil europeen, de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et de l'Eurogroupe (Rapport Thyssen) ; Une union politique pour l'Europe, par Thierry Chopin, Jean-François Jamet et François-Xavier Priollaud (Question d’Europe n°252 - 24 septembre 2012 - Fondation Robert Schuman - ; 'Programmation conjointe' et 'partenariat public-public' : deux voies d'avenir pour une fédération d'Etats nations efficace et solidaire ! ; Accordons la licence bancaire au MES pour redonner à la puissance publique la souveraineté qu'elle a perdue ! ou encore Le Parlement européen formule des propositions très concrètes en faveur d'un équilibre effectif entre austérité et croissance), etc.

Chacun s'emploie, en toute bonne foi, à associer à cet appel des recettes, de nature essentiellement techniques, aux questions spécifiques qu'il aborde !      

Il en est de même de la compétitivité et de la 'globalisation' ! Mais de quelle sorte de compétitivité et de globalisation s'agit-il ici (cf. à cet égard l'excellent discours de Pascal Lamy à propos de la globalisation La globalisation : d’où vient-on ? Où va-t-on ? par Pascal Lamy ou encore le rapport plus spécifique de l'OCDE intitulé Meeting Global Challenges through Better Governance: International Co-operation in Science, Technology and Innovation (OECD) ou encore, s'agissant de la compétitivité : La réduction des écarts de compétitivité entre les Etats membres de l'UE ne va-t-elle pas se faire au détriment de ses champions et/ou du modèle social européen ? ) ?

A chaque fois, le pragmatisme est invoqué pour justifier tel ou tel autre remède ! Mais de quelle sorte de pragmatisme s'agit-il ici ?  

Parfois, référence est faite aux Etats-Unis d'Amérique ! Plus souvent d'ailleurs aux premières heures de cette Amérique fantasmée qu'aux heures plus récentes de sa jeune histoire tant le rêve américain semble s'être érodé, le fédéralisme  ne semblant exercer en la matière aucune espèce d'effets.

De nouveaux paradigmes apparaissent ici et là qui modifient de manière radicale autant les représentations que nous devons nous faire du monde que les ressorts des dynamiques qui s'y développent !

Pour y voir plus clair et mieux appréhender les enjeux auxquels le monde, et en particulier, les sociétés occidentales, sont confrontés, observons par exemple les difficultés que traversent les Etats-Unis d'Amérique !

Qu'il s'agisse du recul constant de la puissance publique, fédérale ou pas, face aux puissances économiques et financières, de la concurrence effrénée sur les marchés monétaires des grandes devises internationales, de l'agilité et de la volatilité des capitaux, des troubles de la société américaine induits notamment par une course sans limite à l'innovation (inetrnet, réseaux sociaux, transactions financières à très haute vitesse, communicationetc... ) en même temps que par un attachement sans borne à des acquis d'un autre temps, de la perte d'emplois consécutive à l'abandon de toute véritable ambition de politique industrielle (cf. Du pari des transferts de technologies face au risque de désindustrialisation ! - nouvelle édition - ), de la montée de la précarité et des inégalités de toutes sortes (cf. à cet égard notamment Le prix de l'inégalité, de Joseph Stiglitz), ou encore des difficultés à demeurer l'hyperpuissance capable d'un accès permanent à tout point du globe et de dénier ce même accès à qui bon lui semble en raison d'une globalisation stratégique qui ne se réduit pas à la globalisation économique et financière, le sentiment d'impuissance - quand il ne s'agit pas de l'impuissance elle-même - est là qui appelle des réponses urgentes que le fédéralisme ne saurait apporter en soi ! L'alternance démocratique existe aussi aux Etats-Unis ! Mais elle demeure impuissante à oser - là encore - ce que les Etats-Unis devraient oser : refonder leur propre modèle de démocratie et de progrès sur des bases compatibles avec les nouveaux paradigmes ! Lutter contre cet enfermement dans une logique politique binaire recroquevillée, cheville au corps, sur une représentation du monde qui ne fait plus aucun sens, qui semble les paralyser ... aussi !

Mais rien ne sera possible, là-bas comme ici, si les observateurs, les béats, les sceptiques, les experts, les analystes, les décideurs, les 'yaka-focon' ou les 'yavéka', ne font pas leur propre révolution culturelle en se dégageant aussi des pièges tendus par un regard sclérosé, quand bien même il ne serait pas sectaire, ou par des utopies profondément 'infériorisantes' !

Refuser de prendre la mesure des défis politiques et stratégiques, et de la réalité des relations internationales (La reconfiguration de l'ordre global par les États Unis (2) par Irnerio Seminatore ; Des experts américains envisagent trois scénarios pour l’UE en 2030 (EurActiv.fr) ; Les 7 péchés capitaux de la PESC ! (nouvelle édition) ; Bâtir une défense commune pour assurer l’autonomie politique et stratégique de l’Union européenne ! Du constat d’absence d’un tel projet politique dans l’agenda européen ! ; "Où est donc passé l'esprit de pragmatisme de Jean Monnet ?" s'interroge Henri Malosse, le nouveau président du Comité économique et social européen (CESE) ; Les trois principaux défis qui se présentent à l'Union européenne pour qu'elle devienne une authentique Union politique, selon Jean-Louis Quermonne ainsi que Tant que les Etats européens s'opposeront par services interposés, l'Union politique demeurera un projet illusoire !), quand on prétend vouloir progresser sur le volet économique et monétaire, refuser de prendre la mesure des défis démocratiques  quand on prétend vouloir progresser sur le volet social, refuser de prendre en compte des siècles d'histoire et de culture nationales quand on prétend vouloir s'affranchir des frontières pour dépasser celle attachée à la protection d'une souveraineté nationale qui se voudrait toujours aussi jalousement exclusive, refuser de prendre en compte la contingence politique et de la crise de la gouvernance et de la représentation politique quand on prétend vouloir bâtir une Europe politique et démocratique, relève d'une absence de pragmatisme de très mauvais aloi !

Les Etats et leurs intérêts demeurent quand bien même il est tout simplement impossible de les définir avec clarté ! Les peuples, leurs aspirations, les référents culturels et leurs angoisses spécifiques aussi !

Il serait des plus pragmatique et utile  pour l'avenir même du projet européen (comme pour celui du projet américain) que les préconisations à venir ne les occultent plus !

Osons l'Europe ! Mais en empruntant une voie réellement pragmatique et utile !  "Il ne s'agit sûrement pas de fabriquer au-dessus des nations constitutives une sorte de super-Etat vidant les autres de leur substance, ni même un Etat fédéral classique à l'américaine (où les Etats fédérés ont à peu près la même taille et où l ebudget fédéral draine des masses importantes). Nous avons à poursuivre dans la voie de l'invention d'un fédéralisme original, trouvant le bon équilibre entre l'unité et la diversité, entre l'Union et ses nations, entre communauté et autonompie, entre gouvernance efficace et participation démocratique. Les termes de Fédération d'Etats-nations ou de Communauté d'Etats-nations expriment bien cette orientation qui n'a rien d'irréaliste et pourrait exercer un vrai rayonnement." (cf. Une identité spirituelle pour l'Europe ? par Jean-Baptiste de Foucauld (troisième partie) )

Osons l"Europe en n'oubliant pas l'essentiel : l'Europe n'est pas une fin en soi ! C'est un horizon ! Un projet ! Un défi ! Un espoir !

Osons une Europe faite pour l'Homme dans un monde qui le relègue bien trop souvent à sa seule fonction d'utilité ....

Sachons le réhabiliter pour lui donner toute sa place, nécessairement première, dans ce monde hyperconnecté où tout se dilue en même temps que tout s'agite tel un mouvement brownien ( The "Onlife Manifesto": Being human in a hyperconnected era (February 8, 2013 | 25, avenue de Beaulieu | Brussels) ) !

Sachons réenvisager avec sérénité et responsabilité ce que l'Europe emporte comme identité spirituelle spécifique (cf. Une identité spirituelle pour l'Europe ? par Jean-Baptiste de Foucauld (première partie) et les articles suivants), en tirant la substantifique moëlle des messages si forts, parce que si justes, de Vaclav Havel (cf. notamment à cet égard :  Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, sur l'action et l'oeuvre de Vaclav Havel et sur la construction d'une Europe unie, Aix-la-Chapelle le 9 mai 1991 )  de Ulrich Beck (cf. a Créons une Europe des citoyens ! par Ulrich Beck (Le Monde) - nouvelle édition - insi que La démocratie directe n'est pas à craindre, par Ulrich Beck ) et d'Edgar Morin (cf. En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts, par Edgar Morin (Le Monde)).

Et, plus généralement encore, Osons porter un autre regard sur l'oeuvre politique !

Voir également :

 * Pour un Pacte international permettant de limiter les risques systémiques associés à l'inflation et à la prolifération des dettes souveraines (nouvelle édition)    

 * La démocratie européenne ne résistera aux chocs de la globalisation qu'au prix de profondes réformes au sein même des Etats européens ! (1) - nouvelle édition -

 * La démocratie européenne ne résistera aux chocs de la globalisation qu'au prix de profondes réformes au sein même des Etats européens ! (2) - nouvelle édition -

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 15:53

Dans un  article intitulé "Vers l'Europe des tribus", Charles Saint-Prot fustige le processus de construction européenne actuel au motif qu'il participe à détruire les Etats et à créer les conditions d'un néotribalisme (cf. Vers l’Europe des tribus ? par Charles Saint-Prot )

Lors des dernières élections italiennes, les résultats révèlent un profond ressentiment à l'égard du personnel politique et de l'Europe !

La Commission européenne elle-même pâtit d'une réputation d'incompétence qui mine la confiance dans le projet européen lui-même. (cf. De l'urgence de restaurer l'autorité de compétence et la légitimité de la Commission européenne au sein de l'Union européenne

Un peu partout en Europe, le chômage de masse et la précarité explosent ! Comme le populisme le plus abject !

Osons porter un autre regard sur l'oeuvre politique !

Comme l’a rappelé Aaron J. Gourevitch dans son ouvrage intitulé « Les catégories de la culture médiévale » paru en 1983 aux éditions Gallimard dans la collection « Rubrique des Histoires », la quadruple interprétation symbolique des Ecritures trouve son expression dans ce vers célèbre de l’époque carolingienne « Littera gesta docet, quid credes allegoria, moralis quod agas, quo tendas anagogia » qui signifie « le sens littéral renseigne sur ce qui s’est passé ; l’allégorie t’enseigne ce à quoi tu crois ; la morale t’indique comment agir ; l’anagogie te révèle ce vers quoi tu tends. »

Ainsi Jérusalem, dans sa signification littérale, était une ville terrestre ; dans sa signification allégorique – l’Eglise elle-même ; dans son sens tropologique – l’âme juste ; et dans son interprétation anagogique – la patrie céleste.

Puisque Dante étendit aux œuvres d’art le recours à une interprétation multiple (notamment dans sa Comédie), pourquoi l’Homme moderne ne l’étendrait-il pas à l’oeuvre politique quand elle traite de la Démocratie et du Droit ?

Une loi fondamentale, une charte (comme celle des droits fondamentaux de l'Union européenne), un traité, un protocole, une convention internationale, ou encore un code essentiel d'un système juridique, méritent bien plus qu'une simpe interprétation littérale !

Alors 'Paris', 'Berlin', 'la France', 'l'Europe', ou encore l'ONU et, progressivement, le système de gouvermance mondiale qui se met en place, auraient une toute autre résonance dans le coeur et l'esprit des Hommes.

Paris, pour avoir été cette capitale où des Bastilles sont tombées, où des barricades contre l'oppression et où les droits de l'Homme et du Citoyen ont été érigés non seulement en symboles de la démocratie mais en principes et en valeurs fondamentaux, de la volonté même du Peuple souverain !

Berlin, pour avoir été le symbole de l'arbitraire déchu puis pour avoir été isolée et déchirée avant de retrouver l'unité, la justice et l'éclat, de la volonté même des Peuples et de quelques (rares) personnages politiques extraordinairement audacieux !

La France, pour avoir si souvent su dire "Non", au nom d'une certaine idée de la dignité et de la liberté des Peuples à disposer d'eux-mêmes ! Une France qui soit en mesure de faire entendre et respecter sa différence et sa liberté, et notamment sa liberté d'agir en faveur d'une Europe pleinement autonome sur les registres politique et stratégique, et à même d'assumer ses responsabilités en tant que pôle d'équilibre et de civilisation dans un monde  de plus en plus interpolaire (cf. à cet égard Le monde interpolaire : un nouveau scenario ! (recension d'un ouvrage de Giovanni Grevi) ) !

L'Europe, pour avoir été si longtemps meurtrie par des guerres civiles avant de choisir la voie de la paix et de la réconciliation !  Une Europe désirée parce qu'audacieuse, et respectée parce que digne et respectable  ! Une Europe dotée d'une identité affirmée, revendiquée, riche, plurielle  (cf. Rencontres européennes : 13 entretiens sur l'identité européenne (Étude par Aziliz Gouez - Notre Europe) ; De l'identité de l'Europe de demain (1) - réédition -  ainsi que De l'identité de l'Europe de demain (2) - réédition - ) et spirituelle (cf. Une identité spirituelle pour l'Europe ? par Jean-Baptiste de Foucauld (première partie)) articulée sur des valeurs et des principes clairs et ambitieux (cf. notamment à cet égard  Objectifs politiques, principes, valeurs et intérêts en jeu au sein de l'Union européenne dans la double perspective politique et stratégique, par André Dumoulin). "La seule mission significative que l'Europe puisse endosser pour le siècle à venir est d'être elle-même de la meilleure manière possible, c'est-à-dire en ressuscitant et en projetant dans son existence ses meilleures traditions spirituelles" (Vaclav Havel) ! Une Europe capable d'offrir à tous ses ressortissants une citoyenneté pleine et entière (cf. notamment à cet égard La citoyenneté de l’Union – un nouveau moteur pour la construction européenne ? par Bénédicte Fauvarque-Cosson (Avril 2012, conférence de Salzburg) ). 

Le système des Nations Unies, et, plus globalement, tout projet de gouvernance mondiale (voir à cet égard A la recherche d'une pensée et d'une action politiques à la hauteur des défis globaux ! (Nouvelle édition) ; A la recherche d'une gouvernance mondiale hybride (nouvelle édition) ainsi que Global Governance is a challenge for democracy (but an EU opportunity), by Pascal Lamy (WTO)), pour ce qu'ils emportent (encore) comme Espérance pour l'Humanité !

A condition que ce système comme ce projet n'aient pas comme visée d'instaurer au niveau mondial une forme dure de domination politique (cf. "Le joli mot de "gouvernance" n'est qu'un euphémisme pour désigner une forme dure de domination politique" par Jürgen Habermas (Le Monde)), de sacrifier les valeurs sur l'autel du profit (cf. valeursgouvernancemondialelamyne-ijdjan13 valeursgouvernancemondialelamyne-ijdjan13 ou encore  Gouvernance mondiale : s'attaquer au terrain des valeurs (Tribune par Pascal Lamy - Notre Europe - Institut Jacques Delors ) ) ou de servir autrechose que l'intérêt général global (La gouvernance mondiale est-elle au service de l’intérêt général global ? par Joseph Stiglitz - nouvelle édition - ; Finance de l'ombre : "Les autorités ont fermé les yeux" (entretiens avec - Le Monde) ; De l'économie de l'insécurité ! ou encore En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts, par Edgar Morin (Le Monde) ) !

Voir également :

 * 'La réforme du système monétaire international : une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle' (Initiative du Palais-Royal) - première partie -

 *  'La réforme du système monétaire international : une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle' (Initiative du Palais-Royal) - seconde partie -

 * "Pour une réforme du système financier et monétaire international dans la perspective d'une autorité publique à compétence universelle" (Note du Conseil Pontifical "Justice et Paix")

 

 

 

 




 

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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 10:14

Par le caractère déstabilisateur, crisogène, voire polémogène, des tensions, des incertitudes et des défis qu'emportent les grands mouvements planétaires, l'époque est propice à la multiplication d'exercices de 'réflexion prospective' à différents horizons temporels (2020, 2025, 2030, 2050) et à différentes échelles (nationales, régionales et même mondiale) dont les finalités sont multiples : sectorielles, institutionnelles, politiques, stratégiques, macro-économiques, structurelles, .... autant qu'à celle d'exercices de 'planification stratégique'.

Bien que la 'réflexion prospective' et la 'planification stratégique' constituent deux démarches fondamentalement distinctes dans leurs ressorts et dans leurs déterminants, toutes deux sont étroitement corrélées lorsqu'elles sont mises au service de la préparation du futur. En particulier lorsqu´il s´agit de préparer l´avenir d´une nation, d´un Etat, d´une Union ou d´une alliance.

Parce que le XXIème siècle est le siècle où la culture, la science et la technologie dictent plus que jamais leurs promesses et leurs limites aux activités humaines, c'est plus que jamais aux génies culturel, scientifique et technique qu'il doit être confié les clés de la réflexion prospective et de la réflexion stratégique !

S'il y a des registres qui illustrent parfaitement ce constat, ce sont bien ceux de la cybernétique, de la systémique, de l'informatique et de la communication où la très grande variété des formes de génies culturels, linguistiques, techniques et scientifiques esquisse non seulement les méta-espaces de l'imaginaire et de la créativité, mais également des territoires de confrontations, de compétitions et de coopérations entre des individus, des peuples, des sociétés, des nations, des pays qui respirent, qui rêvent, qui créent, qui se projettent dans l'avenir en prenant appui sur leurs propres identités et cultures culturelles, linguistiques, techniques et scientifiques.

Penser la stratégie et la prospective modernes exige d'éduquer, de former, de penser et d'agir de manière à la fois globale et systémique sur la totalité du registre de la recherche stratégique moderne, en cherchant à repousser toujours davantage les frontières de la connaissance humaine et plus spécifiquement celles qui interviennent dans les sciences et technologies cognitives (Connaissez-vous les sciences cognitives ?). En prenant pleinement acte que la recherche de la supériorité cognitive centrée sur le contrôle des infrastructures et des esprits (cf. le concept anglo-saxon d’'information dominance') se heurte à la dimension irrationnelle de l’être humain.    

Seuls les peuples doués d'un génie propice à la fois à l'abstraction, à la conceptualisation, à la réflexion inductive et abductive, à l'assimilation/mitigation des autres formes de pensées, à l'agilité cognitive seront encore en capacité demain de prévoir l'avenir, d'en capter et d'en faire fructifier les potentialités autant que d'en dompter les aléas et de résister aux surprises stratégiques qu'il ne manquera pas de leur réserver ! Parmi ces peuples figurent au premier rang ceux dont les langues véhiculent ces formes si particulières du génie humain qui les placent à la pointe des enjeux pour l'avenir : les langues asiatiques articulées sur des idéogrammes et les langues sémitiques, dans toute leur diversité.

Ce n'est pas par un conservatisme intellectuel et doctrinal de leurs élites que les Etats et les autres formes de médiation historique qui ne manqueront pas de s'y substituer parviendront à assurer la prospérité et la sécurité des peuples, mais bien par une ouverture de leurs laboratoires, de leurs universités et de leurs centres d'excellence aux génies potentiellement les plus féconds. 

Aucun Livre blanc (Qu'est-ce qu'un Livre blanc ?), aucune doctrine, aucune stratégie ne peut avoir d'effectivité et d'efficacité s'il n'est l'oeuvre collective de femmes et d'hommes doués des talents et des appétits nécessaires pour découvrir, inventer, innover, concevoir, codifier, systématiser, organiser, partager, diffuser, technologiser, industrialiser et administrer les connaissances, les technologies, les agents intelligents, les savoirs, les savoir faire, les réseaux, les flux, les transactions qui interviennent dans les raisonnements, les concepts, les doctrines, les systèmes, les réseaux, les équipements techniques, etc. au travers desquels se déploie toute stratégie.

"Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé "  

Voir également :

 * Le gouvernement a-t-il plagié les services de renseignement américains pour la France 2025 ? par Éric Verhaeghe (Atlantico.fr)
 * France 2030 : cinq scénarios de croissance (rapport du Centre d'analyse stratégique et de la Direction générale du Trésor)

 * La relève stratégique française, par Michel Miraillet (reproduit sur le site Diploweb.com)

 * 'US Strategy for a Post-Western World' by Robert A. Manning (Report of the Strategic Foresight Initiative at the Brent Scowcroft Center on International Security)       

 *  A la recherche d'une pensée et d'une action politiques à la hauteur des défis globaux ! (Nouvelle édition)  

 * Penser la stratégie signifie aujourd'hui penser et agir de manière à la fois globale et systémique      

 * Retour sur images : Relancer et financer la recherche stratégique (Revue Défense nationale, octobre 2003)   

 * Union européenne : programme IDEES, recherche exploratoire et Conseil européen de la Recherche

 * La Commission européenne va s'appuyer sur la nouvelle stratégie de son Centre commun de recherche pour élaborer ses politiques

 * JRC Strategy 2010-2020 : Summary  

 * Panorama des plus grandes découvertes scientifiques de 2012 (Atlantico.fr)  

 * Suivre l'actualité des innovations majeures dans le monde

 *  C'est plus que jamais aux génies culturels, scientifiques et techniques que doivent être confiées les clés des réflexions prospective et stratégique !   

 * GlobalTrends 2030 GlobalTrends 2030

 * Future Global Shocks (OECD) 

 *  Ce dont l'Union européenne a le plus besoin aujourd'hui, c'est d'une vision stratégique de sa véritable place comme acteur global dans le monde  

 

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" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
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