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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 11:53

Le régime de change, ou régime de taux de change, d’une zone monétaire fait partie de la politique monétaire adoptée par les autorités monétaires, qui détermine en grande partie le comportement du taux de change de la monnaie vis-à-vis des autres devises.

Régime de change flottant

 Les politiques de change des principales puissances économiques (hors Chine) sont des régimes de changes flottants (appelés aussi régime de changes flexibles). Tous les pays développés ont un régime de change flottant (Royaume-Uni, Zone euro, États-Unis, Canada, Suisse, Japon…).

Le régime flottant n’empêche pas les autorités monétaires nationales d’intervenir sur le marché des changes pour influer le taux de change de leur monnaie. On parle alors de flottement "impur" (dirty floating en anglais)

Régime de change lié

 Dans ce cadre, les autorités monétaires fixent un taux de change de leurs monnaies contre une autre monnaie, ou un panier d’autres monnaies.

Pour maintenir cette parité, les autorités monétaires doivent tenir une position d’achat et de vente sur le marché des changes et être capable de satisfaire toute demande et offre et monnaie, sans quoi le taux de change ne serait plus fixe. Les bandes de fluctuant du taux de change sont en général assez faibles (1 ou quelques pourcents).

Pour être sûres de pouvoir satisfaire à des ventes spéculatives de la monnaie locale contre monnaie étrangères, les autorités monétaires accumulent des réserves de change en monnaies étrangères.

Les autorités monétaires peuvent à un moment décider de modifier la parité de leur devise par rapport aux monnaies de références.

C’est la situation du régime de change chinois.

Régime de change fixe

 Dans ce cas, le cours d’une devise est « très fermement » chevillé au cours de la devise de référence. Cela peut être le cas de monnaie garantie par la banque centrale de la devise de référence (Franc CFA et euro par exemple).

Voir aussi

 * Interventions sur le marché des changes

 

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 09:32

 

 

 

 

 

M. Uwe Corsepius a pris ses fonctions le 26 juin, en tant que secrétaire général du Conseil de l'Union européenne.

 

M. Corsepius, âgé de 50 ans, a été conseiller de la chancelière allemande pour les questions européennes, de 2006 à février 2011; il a ensuite été son conseiller pour la politique économique et financière et sherpa pour les sommets du G8.

 Il succédera à M. Pierre de Boissieu, qui a exercé la fonction de secrétaire général depuis le 1er décembre 2009, et a été secrétaire général adjoint d'octobre 1999 au 30 novembre 2009.

Le 22 décembre 2010, le Conseil a nommé M. Corsepius, pour la période allant du 26 juin 2011 au 30 juin 2015 (doc. 17603/09

). Il a pris cette décision conformément à l'article 240, paragraphe 2, du traité sur le fonctionnement de l'UE.

 

 

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 09:24

Il y a quelques semaines, le président Barack Obama a autorisé l'utilisation de drones armés sur le théâtre libyen, en complément des frappes réalisées par les avions. Dérivés de drones initialement dévolus aux fonctions non offensives de renseignement, de surveillance et de reconnaissance, ceux-ci se sont vus ensuite dotés de missiles et de bombes. Alliant réduction de risque (absence de pilote à bord) et capacité à rester longtemps au-dessus du théâtre, ces drones armés peuvent en plus "traiter" les objectifs ainsi détectés.

Pourtant, une interrogation prend d'autant plus de prégnance que leur nombre ne cesse de croître : l'utilisation de ces drones armés, souvent pilotés à des milliers de kilomètres, est-elle réellement morale ? Ainsi, l'opérateur, loin du théâtre, ne perd-il pas le sens de la réalité du conflit, lui qui ne le vit qu'au travers de caméras, avec le risque de confondre cette réalité et une forme de jeu vidéo ? Par ailleurs, l'opérateur de drone armé peut-il être encore considéré comme un combattant, alors même qu'il ne met pas sa vie en danger tout en ayant la possibilité de donner la mort ? Enfin, quel avenir peut-on imaginer pour ces drones armés ?

Loin du théâtre, loin de sa réalité ?

Ainsi, l'appréhension de la réalité du théâtre au travers d'écrans, loin de l'endroit où vole physiquement le drone et, surtout, où tombent les bombes et les missiles, n'amène-t-elle pas à un certain détachement de l'opérateur du drone armé ? Rappelons que cet opérateur est un détenteur de l'usage légitime de la force en tant que membre de l'armée qui l'emploie.

Les opérateurs de drones armés américains, assis sur de confortables fauteuils dans des salles de contrôle basées aux Etats-Unis, peuvent parfois laisser l'impression d'être plus des video gamers que de réels combattants. D'ailleurs, l'US Air Force elle-même avoue cibler ces populations pour contribuer à l'important effort de recrutement auquel elle doit faire face. Certes, leurs compétences techniques (notamment une capacité à jongler avec de multiples informations numériques durant des heures) les rendent aptes à tirer le meilleur parti des performances de ces systèmes d'armes, mais il ne faut pas oublier qu'au sol, ce sont de vraies bombes qui tombent, conçues pour détruire.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 09:20

Le risque augmente de voir des incidents en mer de Chine méridionale dégénérer en conflit armé, estime mardi un groupe de réflexion australien.

" Les couloirs maritimes dans la zone Indo-Pacifique sont de plus en plus encombrés, contestés et exposés à des querelles armées ", écrit l'institut Lowy dans un rapport.

" Les frictions de la Chine avec les Etats-Unis, le Japon et l'Inde vont probablement perdurer et s'intensifier. Le nombre et le rythme des incidents s'accroît et augmente la possibilité qu'un épisode dégénère en confrontation armée, en crise diplomatique voire en conflit ", ajoutent les auteurs du texte, Rory Medcalf et Raoul Heinrichs.

La Chine et plusieurs de ses voisins, dont le Vietnam et les Philippines, ont des revendications concurrentes sur certaines zones de la mer de Chine méridionale, susceptibles d'abriter d'importants gisements en hydrocarbures, et des incidents sont régulièrement signalés.

Pékin, qui a récemment annoncé le renforcement de ses moyens de patrouille maritime dans la région, se prépare également à lancer son premier porte-avions, peut-être cette semaine.

Le Sénat américain vient quant à lui d'adopter une résolution déplorant l'usage de la force contre des navires vietnamiens et philippins en mer de Chine du Sud.

Medcalf et Heinrichs estiment que l'augmentation du nombre de patrouilles maritimes, qui s'ajoute au sentiment nationaliste et aux querelles sur les ressources, transforment " l'Asie en zone de danger pour les incidents maritimes, par ces confrontations entre des avions et navires de puissances concurrentes dans des zones sensibles ou disputées ".

Les deux auteurs prônent un dialogue militaire renforcé entre la Chine, le Japon et les Etats-Unis ainsi que l'établissement de "lignes rouges" permettant de gérer d'éventuels incidents maritimes.

 

Source : Reuters

 

Pour s'informer sur la situation des crises et conflits dans le monde : globalsecurity.org

 

 

 

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28 juin 2011 2 28 /06 /juin /2011 09:16

La Libye a rejeté lundi le mandat d'arrêt lancé par la Cour pénale internationale contre Mouammar Kadhafi et son fils, rappelant que Tripoli ne reconnaissait pas l'instance internationale.

"La Libye (...) n'accepte pas les décisions de la CPI qui est un instrument du monde occidental pour poursuivre les dirigeants du tiers-monde", a déclaré le ministre de la Justice, Mohammed al Kamoudi, lors d'une conférence de presse à Tripoli.

La CPI a lancé lundi des mandats d'arrêt à l'encontre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, de son fils Saïf al Islam et du chef des services de renseignement, Abdallah al Senoussi, pour crimes contre l'humanité.

"Le Guide de la révolution et son fils n'occupent aucune position officielle dans le gouvernement libyen et n'ont donc aucun lien avec les accusations de la CPI contre eux", a ajouté le ministre de la Justice.

Kadhafi dirige la Libye depuis plus de 41 ans mais n'a aucune fonction dans le système politique libyen.

La juge de la CPI Sanji Mmasenono Monageng estime que le colonel "dispose d'un contrôle absolu, ultime et incontesté de l'appareil du pouvoir de l'Etat libyen, y compris les forces de sécurité".

La présidente de la chambre préliminaire de la CPI ajoute que Kadhafi et son fils ont conçu et orchestré une politique d'Etat "aux fins d'empêcher et de réprimer, par tous les moyens, les manifestations des civils contre le régime". Il est reproché à Senoussi d'avoir mis ce plan en oeuvre.

Cette décision a très peu de chances d'aboutir à l'arrestation de Kadhafi tant qu'il restera au pouvoir en Libye.

Les rebelles libyens et les pays de l'Otan qui les soutiennent y ont cependant vu un signe qu'il avait perdu toute légitimité à la tête du pays.

 

Source : Reuters

 

NDLR : Cette condamnation de la CPI intervient prématurément ; en ne lui laissant aucune porte de sortie, elle participe à pousser M. Kadhafi au statu quo, et donc à la poursuite de son action à la tête du régime lybien.

 

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 21:49

"La Grèce n'est pas encore sauvée, mais les règles du jeu sont clarifiées" : en marge du Conseil européen, les dirigeants ont en effet demandé aux investisseurs privés de participer au nouveau plan d'aide, en renouvelant leur dette lorsqu'elle arrive à échéance, rapporte Les Echos.
Dès lors, si le Parlement grec vote le plan d'austérité mis au point par ses créanciers internationaux, les pays de la zone euro accorderont une deuxième aide de quelque 110 milliards d'euros, continue le journal, qui précise que "les Etats auront une idée plus précise de l'engagement des créanciers privés le 3 juillet, lors du prochain rendez-vous des ministres des Finances".
Mais c'est Le Figaro qui dévoile les contours du nouveau plan imaginé par la France, à l'initiative de BNP Paribas : outre le principe de "roll over" qui fait désormais l'unanimité, les créanciers privés pourraient se voir proposer de ne réinvestir que 70% des dettes remboursées par Athènes. Ce dispositif devrait être présenté aujourd'hui lors d'une réunion de l'International institute of finance, qui regroupe 400 banques du monde entier.
C'est aujourd'hui également que débute au Parlement grec le débat sur le plan d'austérité, qui prévoit hausses d'impôts et réduction des dépenses publiques, rappelle Les Echos. Les députés passeront au vote mercredi (qui, malgré une majorité socialiste réduite, devrait être favorable), et le lendemain à la loi d'application.
Entretemps se multiplient les soutiens internationaux : derniers en date, le directeur de l'OMC Pascal Lamy a estimé que "les difficultés de la Grèce ne mettaient pas en danger l'ensemble de la zone euro, en raison de son faible poids économique" [Le Figaro], tandis que le milliardaire et investisseur George Soros a appelé les décideurs européens à établir un "plan B" [Reuters] et que le premier ministre chinois Wen Jiabao "a promis de continuer à investir dans la région" [Le Figaro].
A croire que, selon Jean Quatremer (Libération), la crise est "en train de faire prendre conscience au reste du monde de la puissance de cette monnaie dont la disparition plongerait le reste du monde dans une grave récession".
Et pourtant, les populations perdent confiance en la monnaie unique : un sondage paru dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung et relevé par Les Echos indique que 71% des personnes interrogées affirment avoir "moins", "à peine" ou "pas du tout confiance" en l'euro. Tandis que l'économiste Jean Matouk fustige sur Rue89 "les extrêmes de tout poil" pour qui sortir de l'euro serait une solution.
Ce dernier s'interroge néanmoins, et de manière pédagogique, sur la capacité de la Grèce à payer sa dette avec une croissance négative, et prône alors "une relance à partir d'un large emprunt émis par un ensemble 'coopératif' des pays de l'euro" [Rue89].

 

En savoir plus :

 * Crise grecque : causes, état des lieux, issues possibles - Touteleurope.eu

 * Les possibles conséquences d'un défaut de la dette grecque, par Ana Nicolaci da Costa (Reuters)

 * Vouloir dévaluer l'euro par rapport au seul dollar est une ineptie ! 

 * Qu'est-ce que le roll over ? C’est lorsque le règlement d'une transaction est reconduit à une autre date de valeur basée sur le différentiel du taux d'intérêt des deux devises.


 

 

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 15:16

Le Conseil européen du 24 juin a pris des décisions cruciales sur la taxation du secteur financier. Les gouvernements pourraient désormais changer la façon dont fonctionne le secteur et déterminer comment il pourrait participer au coût de résolution de la crise.

Bien qu'il soit de plus en plus évident que la meilleure façon d'avancer réside dans l'instauration d'une taxe sur les transactions financières (TTF), certains gouvernements européens et, sans surprise, le secteur financier lui-même, continuent à contester la proposition. Pourtant, d'autres gouvernements et un nombre grandissant de députés européens l'appuient.

Les opposants à la TTF protègent le secteur financier indûment en prétendant que la taxe serait techniquement impossible à mettre en oeuvre. Nous rejetons cette position irrationnelle qui vise uniquement à maintenir la rente spéculative de quelques acteurs financiers : la TTF peut et doit être introduite.

Ses opposants affirment que 80 % des produits dérivés négociés de gré à gré ne peuvent être taxés puisque ces opérations sont quasiment invisibles pour les régulateurs et autorités. Cet argument ne tient pas compte du fait que l'Union européenne élabore actuellement des législations qui permettront d'encadrer et d'assurer la traçabilité de l'ensemble des transactions financières.

Enfin, les opposants affirment qu'une TTF mise en oeuvre à la seule échelle européenne déclencherait un exode massif de l'activité financière hors de l'Union européenne... Cet argument relève plus de la mauvaise foi que de l'analyse sérieuse des faits : l'Europe est une puissance économique clé. Des taxes sur les transactions financières au niveau national, tels que les droits de timbre du Royaume-Uni, démontrent s'il en était besoin que la TTF ne fait en aucun cas fuir les investisseurs. Un prélèvement infime 0,05 % proposé par certains, ne serait pas préjudiciable à la compétitivité européenne. Une taxe mondiale serait la meilleure solution mais en prenant l'initiative, l'Europe envoie un signal politique qui incitera ses partenaires à suivre le même chemin.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

 

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 14:13

La persistance d'oppositions profondes a entraîné le report de l'adoption de six textes législatifs par le parlement européen.

Le parlement européen a préféré temporiser son vote final. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont, de leur côté, fait mine de se contenter de la mise en oeuvre presque achevée de la gouvernance économique.

L'adoption des nouvelles règles visant à rapprocher les politiques économiques des Etats membres prend donc du retard.

Lors des débats au parlement jeudi 23 juin, une ligne de fracture est apparue entre les députés détracteurs de la rigueur tous azimuts et les partisans de l'assainissement budgétaire à tout prix. Ce paquet gouvernance n'est pas la réponse dont l'Union a besoin parce qu'il ne modifie pas l'attention excessive accordée à l'austérité, a regretté Elisa Ferreira, parlementaire portugaise du S&D (socialiste), pourtant rapporteur de l'un des textes.

Les économistes eux-mêmes sont atterrés, tant le contenu du paquet gouvernance est absurde parce qu'il interdit aux politiques budgétaires de réagir au cycle économique, a déploré le député socialiste Liêm Hoang Ngoc.

Mais la droite ne l'entend pas de cette oreille. Le retour à la croissance économique et à l'emploi ne se fera pas sur des bases chancelantes, a rétorqué le Français Jean-Paul Gauzès, élu du PPE (droite).

Regain de sévérité


... lire la suite et commenter sur La Tribune

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 12:51

Alors que les responsables politiques et monétaires de la zone s'efforcent de trouver une solution à la crise de la dette de la Grèce, il est encore difficile d'anticiper les conséquences d'un éventuel abaissement de la note de crédit du pays à un niveau équivalent à un défaut.

Intransigeantes, les agences de notation considèrent qu'une restructuration, un "reprofilage" ou même un "rollover" volontaire de la dette grecque, qui consisterait à allonger la maturité des titres arrivant à échéance, équivaudraient à un défaut sur la dette.

Voici un tour d'horizon des conséquences possibles d'un tel événement.

Contagion

Un défaut grec provoquerait probablement une brusque hausse des coûts de financement, déjà élevés, des autres pays européens ayant reçu une aide financière internationale, le Portugal et l'Irlande.

Comme la Grèce, ces pays ne sont plus en mesure de se financer sur les marchés et dépendent presque exclusivement des perfusions de la Banque centrale européenne, qui leur garantit des taux abordables.

En cas de défaut grec, la grande crainte est que le Portugal suive rapidement le même chemin, comme en témoigne la courbe des swaps de défaut de crédit (CDS) de Lisbonne, fortement inversée.

Les CDS sont une forme d'assurance censée protéger les créanciers d'un pays. Leur coût augmente généralement avec la durée de l'emprunt souscrit, car les prêts à échéance plus lointaine sont jugés plus incertains.

Dans le cas du Portugal, il est plus coûteux d'assurer un emprunt à court terme, signe qu'un défaut est jugé probable d'ici un an ou deux.

Si Lisbonne devenait incapable d'honorer ses dettes, les banques espagnoles seraient en première ligne pour en encaisser le choc. Elles sont en effet les premières détentrices européennes de dette portugaise, avec plus de 80 milliards de dollars.

Cela contraindrait probablement Madrid à secourir ses banques en les recapitalisant, ce qui mettrait encore plus en péril les finances publiques.

Or l'Espagne est déjà considérée comme trop grande pour être secourue par les fonds de sauvetage européens. Si Madrid se trouvait en difficulté, les banques françaises et allemandes, bien plus exposées à la dette espagnole qu'à la dette grecque avec respectivement 140 et 180 milliards de dollars, seraient directement menacées.

" La seule chose qui importe est de stopper la contagion ", a souligné Prateek Datta, analyste chez RBS.

" S'il ne s'agissait que de la Grèce, la situation serait gérable et les banques européennes pourraient survivre aux pertes qui en découleraient. Mais si les marchés s'affolent et que l'Espagne se trouve aspirée dans le maelström, ce sera totalement différent. "

Garanties collatérales

Les banques grecques se financent actuellement auprès de la Banque centrale européenne, en utilisant des obligations d'Etat en guise de garantie collatérale.

Si les agences de notation jugent que la Grèce est en situation de défaut, la BCE a prévenu qu'elle n'accepterait plus ses titres en contrepartie d'emprunts.

Le secteur financier grec serait alors dépourvu de ressources et les autorités de la zone euro et de la BCE se verraient contraintes de le recapitaliser.

Il se pourrait donc que la BCE choisisse, pour ne pas en arriver là, d'assouplir ses règles et d'accepter comme garanties des obligations en situation de défaut.

Si la BCE fait ce choix, elle risquera de subir des pertes et d'avoir elle-même besoin d'une recapitalisation, dont la responsabilité incomberait aux Etats membres de la zone euro.

Banques

Les banques grecques sont jugées les plus exposées à la dette nationale du pays, suivies par leurs homologues européennes et la BCE.

En cas de défaut, les banques ne seraient pas nécessairement contraintes de se défaire de leurs avoirs, mais si elles le faisaient, elles auraient du mal à trouver des acquéreurs et seraient contraintes de vendre leurs titres à des prix bien inférieurs à leur valeur d'achat.

Il est donc plus probable qu'elles choisissent de les conserver. Or un grand nombre de ces banques comptabilisent ces titres dans leurs comptes à leur valeur d'origine et n'ont pas pris en compte l'évolution de la dette grecque sur les marchés financiers.

Même si elles sont libres de maintenir cette évaluation dans leurs comptes, elle devront en cas de défaut faire face à une pression accrue pour que leurs livres tiennent compte de cette perte de valeur, ce qui ne manquera pas de plomber leurs résultats.

 

Voir également à cet égard les articles suivants :

 * Accord sur le plan d'austérité grec (Touteleurope.eu)

 * La crise de la dette en Europe, enjeu "vital" pour la Chine

 * Vouloir dévaluer l'euro par rapport au seul dollar est une ineptie !

 * A quel moment va-t-on renforcer la sécurité monétaire de l'euro et la sécurité économique et financière de la zone euro ? (nouvelle édition)

 * Les 'Credit Default Swaps' (CDS)

 * Money is Politics. A renewed EMS as safety net for the countries of the eurozone, by Erik Holm (europesworld.org)

 * L'Euro, les investisseurs et la gouvernance - Actes du séminaire en hommage à Tommaso Padoa-Schioppa (Notre Europe)

 * Six questions pour comprendre les marchés des changes (Le Figaro) - nouvelle édition -

 * UEM : Etablir des instruments supplémentaires n'est pas suffisant ! Il faut aller plus loin tant au niveau doctrinal que sur le plan institutionnel ! - seconde partie -

 * Pour un Pacte international permettant de limiter les risques systémiques associés à l'inflation et à la prolifération des dettes souveraines

ainsi que les articles auxquels ils renvoient

 

 

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 10:40

Les banques françaises et le Trésor vont proposer de réinvestir 70 % des sommes reçues lors des arrivées à échéance des emprunts grecs, pour moitié sur une durée de trente ans. 

L'évolution de la crise grecque va rester au coeur des préoccupations des marchés cette semaine. Avec, en point de mire, le 3 juillet, date à laquelle les ministres des Finances de la zone euro sont attendus pour une nouvelle réunion à Bruxelles. Il reste donc aux Européens une semaine pour boucler leur nouveau plan d'aide à la Grèce, alors qu'Athènes doit impérativement adopter un programme d'austérité très impopulaire, qui devrait déclencher de nouvelles manifestations mardi et mercredi, et qui sera suivi de très près par les investisseurs.

Peut-être que l'initiative française, dévoilée hier par « Le Figaro » sur son site Internet, aura un effet positif. Selon le journal, les banques françaises et le Trésor se sont mis d'accord sur une proposition ouvrant la possibilité de réinvestir 70 % seulement des sommes reçues lors des arrivées à échéance des emprunts grecs. Sur ce montant, 50 % seraient alloués à de nouveaux prêts émis sur une période non pas de cinq ans mais carrément de trente ans - ce qui permet de voir venir -et les 20 % restants seraient placés sur des titres à coupons faibles, potentiellement adossés à des obligations du Fonds de stabilité européen à zéro coupon. Une solution proche de celle préconisée il y a quelques mois par RBS (« Les Echos » du 4 février). Cette solution, qui aurait été mise au point dans la nuit de vendredi à samedi, devrait être testée dès aujourd'hui au sein de l'International Institute of Finance (IIF), le puissant lobby bancaire rassemblant 400 établissements dans le monde, qui se réunit à Rome.

« Une volonté de sauver l'euro »

La semaine dernière, les consultations entre pouvoirs publics et créanciers privés ont été initiées dans plusieurs capitales. « Nous avons eu beaucoup de réunions de travail avec les banques et les compagnies d'assurances françaises », a déclaré, vendredi à Bruxelles, Nicolas Sarkozy, pour qui « il y a de leur part une volonté de sauver l'euro, d'assurer la solidarité de la zone euro, qui est extrêmement forte ». « Je crois qu'elles [les banques, NDLR] comprennent très bien qu'il faut qu'elles restent présentes, mais qu'elles le fassent d'une façon qui soit volontaire, organisée, de façon à éviter un défaut » , a indiqué de son côté le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, sur RTL. En clair, il ne faut pas que la formule retenue soit qualifiée d'« événement de crédit » car cela déclencherait les produits d'assurance contre le défaut de paiement, les CDS, et risquerait de déstabiliser les marchés.

Les discussions ont porté aussi sur la durée des nouveaux prêts et sur leur taux. Certains évoquant pour les banques de nouvelles obligations d'une durée de cinq ans, à un taux proche de celui obtenu sur les marchés par le Fonds européen de stabilité ; et pour les assureurs, une durée de trois ans. En Grande-Bretagne, selon le « Guardian », le Trésor souhaiterait que les banques souscrivent ces nouveaux prêts à des conditions moins favorables de façon qu'elles doivent enregistrer une décote et donc des pertes.

Enfin, les créanciers privés demandent des garanties en échange de ce soutien. En Allemagne, la chancelière, Angela Merkel, comme son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, ont ainsi prié les banques d'apporter leur contribution sans poser la condition préalable que cela soit assorti d'incitations comme une garantie publique.

Contribution des banques privées

 Le président de la Fédération allemande des banques privées (BdB), Michael Kemmer, a en tout cas assuré que les banques « apporteraient leur contribution » à une nouvelle aide des pays de la zone euro à la Grèce. Les banques allemandes détiennent près de 10 milliards d'euros d'obligations de l'Etat grec en portefeuille, selon les récentes statistiques de la Bundesbank. D'après les chiffres de la Banque des règlements internationaux, à fin décembre, les banques françaises détenaient de leur côté 15 milliards d'euros de dette souveraine grecque.

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" Je préférerai toujours les choses aux mots,
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" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

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"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

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