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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 10:03

La France coordonnera avec les Etats-Unis le retrait progressif de ses quelque 4.000 soldats déployés en Afghanistan, a annoncé l'Elysée jeudi 23 juin.

Barack Obama a déclaré mercredi que 10.000 soldats américains quitteraient l'Afghanistan avant la fin de l'année, sur un total de 100.000 actuellement, et que 23.000 soldats supplémentaires rentreraient aux Etats-Unis d'ici la fin de l'été 2012, quelques mois avant l'élection présidentielle.

" La France partage l'analyse et les objectifs américains et se félicite de la décision du président Obama ", déclare la présidence française dans un communiqué.

" Compte tenu des progrès enregistrés, elle engagera un retrait progressif de renforts envoyés en Afghanistan, de manière proportionnelle et dans un calendrier comparable au retrait des renforts américains ", poursuit le communiqué.

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a déclaré que ce retrait était le résultat " de l'élimination de Ben Laden et du travail des hommes sur le terrain ".

" Ce sera significatif sur l'année 2011 et nous aurons en 2012, comme le font les Américains, la concrétisation de ce mouvement ", a-t-il expliqué sur France Info.

" Nous ne voulons pas dire à quel endroit ni quels types de forces (sont concernées) parce que nous n'avons pas d'information à donner à nos adversaires, les taliban ", a-t-il ajouté.

62 morts en dix ans

Présente en Afghanistan depuis 2001, la France y compte actuellement un peu plus de 4.000 soldats. Soixante-deux Français ont été tués sur le terrain afghan ces dix dernières années.

Le processus de transition des responsabilités de sécurité au profit des autorités afghanes se poursuivra jusqu'en 2014 ", précise l'Elysée, " conformément aux objectifs agréés au sommet de l'Otan à Lisbonne en novembre 2010. "

Le retrait se fera en concertation avec les alliés et les autorités afghanes, précise la présidence française, qui ajoute que Nicolas Sarkozy s'est entretenu avec Barack Obama mercredi avant le discours de ce dernier.

Parmi les premières réactions politiques au communiqué de l'Elysée, la socialiste Ségolène Royal a jugé " dommage que la France ait été suiviste alors qu'il est évident que ce retrait programmé correspond aux intérêts de la France ". (cf. à cet égard Oeuvrons collectivement à la restauration d'une France qui ne se mettrait pas aveuglément à genou devant l'oncle Tom ! ).

" Je pense que ce sujet doit faire l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale et que, sur ces questions, il doit y avoir un consensus entre les différents groupes politiques de l'Assemblée nationale ", a ajouté sur France 2 la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle de l'an prochain.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 09:53

Depuis quelques temps, l'Europe est en proie à des querelles incessantes.

Chacun reporte sur l'autre la responsabilité de la crise de l'euro, jette l'anathème sur un peuple ou une partie de l'Europe, créant les conditions des divisions, des rancœurs, et finalement du repli sur soi.

Ces virevoltes inquiètent les marchés, et risquent de mener à une crise de confiance et d'action. Pour y faire face, les chefs d'Etat et de gouvernement doivent faire preuve de courage politique et de vision : ils doivent clairement afficher leurs convictions européennes.

Au-delà de nos divergences politiques, nous, les présidents des groupes PPE (Parti populaire européen) et S&D (socialistes et démocrates) et ALDE (Alliance des démocrates libéraux pour l'Europe) nous voulons tirer la sonnette d'alarme sur la crise de confiance que traversent nos pays.

Nous voulons réaffirmer haut et fort que les 500 millions d'Européens ne sortiront gagnants de la crise qu'en renforçant leur cohésion, et non en jouant chacun pour soi.

Si les Européens veulent sauver, puis renforcer, ce qu'ils ont fait de mieux depuis longtemps, à savoir travailler et vivre toujours plus et mieux ensemble, ils doivent accepter quelques vérités.

Première vérité : pas d'euro sans intégration économique.

Les Européens sont confrontés à un choix clair : s'ils souhaitent conserver l'euro, ils doivent se décider à faire converger leurs politiques économiques, c'est-à-dire leurs politiques budgétaires, fiscales et sociales.

Il s'agit de nous doter d'une gouvernance capable de neutraliser les déséquilibres macroéconomiques au sein d'un espace économique encore hétérogène. Pour éviter que cette gouvernance soit perçue comme un "diktat de Bruxelles",  comme c'est le cas actuellement dans les rues de Grèce ou d'Espagne, il faut en renforcer la dimension parlementaire, à la fois européenne et nationale.

Deuxième vérité : il faut jouer cartes au tables, et non pas au poker-menteur.

Alors que sévit la crise la plus profonde que l'Europe ait connu depuis sa création, la tentation est grande de se contenter de solutions au jour le jour, voire de renvoyer à demain ce qui serait résolu aujourd'hui à moindre coût. Or, nous ne pouvons plus nous payer le luxe d'ignorer les problèmes.

Pendant des années, et même des décennies, les gouvernements de nos pays, de droite comme de gauche, ont laissé filer les déficits, et promis davantage qu'ils ne pouvaient tenir. Dans certains cas, ils ont même occulté la réalité des comptes publics. Il est temps de revenir à des solutions durables.

Dans cette optique, il faut dire haut et fort que le prix à payer pour une faillite de l'union monétaire et économique serait très élevé, en particulier pour l'Allemagne.

Troisième vérité: l'Union fait la force.

L'Union européenne est la meilleure arme possible pour que l'Europe politique devienne réalité et influence la mondialisation. Pour réguler les marchés financiers, combattre le changement climatique et préserver notre niveau de vie, un continent qui unit sa souveraineté et ses ressources dispose d'atouts bien supérieurs à ceux de n'importe quel Etat national.

Dire cela, cela n'est pas très populaire. De nos jours, il faut du courage pour se dire pro-européen.

Ceux qui jouent la carte nationale, avec l'aide d'une presse souvent euro-sceptique, quand elle n'est pas carrément anti-européenne, remportent la mise dans les urnes. En entretenant l'illusion qu'un retour à l'Etat nation, perçu comme idyllique, serait faisable et souhaitable, certains politiciens nationaux mettent en danger l'avenir même des Européens.

Oui, le moment est venu de parler de nouveau en bien de l'Europe. Les raisons ne manquent pas.

Nous avons réussi à réaliser un projet politique unique en son genre, que le monde nous envie et dont nous devrions être fiers. En nous fondant sur les valeurs de solidarité, de justice sociale, d'égalité des chances et de développement durable, nous avons créé l'espace économique le plus puissant du monde.

Les Européens partagent, tous les jours un peu plus, les mêmes valeurs et les mêmes espoirs. En Europe, la réussite économique et la cohésion sociale sont considérées comme les deux faces d'une même médaille, car la liberté va toujours de pair avec la responsabilité.

L'Union européenne est une réalité, certes imparfaite, mais qui mérite d'être défendue. Si elle n'existait pas, il faudrait l'inventer.

Pour la renforcer, pour garantir l'avenir de l'euro, les Européens et leurs dirigeants ont besoin du courage visionnaire que les pères de l'Europe [ont manifesté].


Joseph Daul, président du groupe du Parti populaire européen au Parlement européen (PPE) ;

Martin Schulz, président du groupe socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) ;

Guy Verhofstadt, président du groupe de l'Alliance des démocrates libéraux pour l'Europe au Parlement européen (ALDE).

 

Source  : http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/06/23/defendons-l-union-europeenne_1539423_3232.html#xtor=AL-32280397

 

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 09:48

Les difficultés que rencontrent certains pays ayant l’euro pour monnaie viennent { propos montrer que la réussite de la monnaie unique ne suffit pas à unifier des partenaires qui n’ont pas compris, ou ne veulent pas comprendre, que lorsque l’on partage un bien, il faut le gérer collectivement.

Les Européens restent sur la dynamique du système monétaire européen (SME) et de l’unité de compte (ECU), considérant l’euro comme une monnaie commune, mais pas unique. En ce sens, ils ont une attitude toute britannique, mais sans le pragmatisme de nos amis d’outre-manche qui ont refusé la monnaie unique.

La monnaie commune, soit l’existence d’une monnaie qui s’ajoute sans se substituer aux monnaies nationales, peut permettre la coopération entre Etats. Les logiques économiques peuvent alors se différencier un peu et les politiques fiscales aussi, les marges de fluctuation entre monnaies nationales l’autorisant.

Mais, dans le cas d’une monnaie unique, ces différenciations n’existent plus puisque les parités sont fixes.

Voilà pourquoi, lorsqu’un possesseur de l’euro s’enrhume, c’est toute la zone qui tousse et s’enfièvre !

Il est donc impératif que, parallèlement { la monnaie unique, l’Union européenne dispose de règles économiques identiques ; de règles fiscales identiques ; d’une discipline budgétaire identique.

Sans cette convergence indispensable, l’euro n’a plus d’avenir. Sa naissance a suscité bien des espoirs car son avènement devait aboutir { une Europe politique. Cela ne s’est pas traduit dans les faits, chaque Etat conservant des prérogatives qu’il n’a plus les moyens, ni la légitimité pour les assumer.

Il suffisait alors d’un accident et tout l’édifice était ébranlé. Avec la crise, l’accident a eu lieu et, comme un séisme, il a endommagé les demeures les plus faibles et fissuré les plus solides.

Des mesures d’urgence ont été prises pour soutenir les plus atteints. Cependant, les remèdes ne sont pas trouvés pour guérir et le risque de propagation de l’épidémie n’est pas mince.

Certains disent que les USA sont plus malades que l’Europe. Certes. Pourtant, le navire américain poursuit sa route, alors que l’Européen ralentit son allure, distançant encore, mais pour combien de temps, les avisos chinois, brésilien, indou, nigérian, etc.

Pourquoi tous ces navires avancent ? Pour une raison simple. Ils ont un seul commandant de bord, un équipage soudé et une machinerie unique.

Pourquoi l’Européen ralentit ? Car, prenant la seule zone euro, il dispose de 17 commandants de bord, de 17 équipages divisés et d’autant de machineries, dont la puissance n’est pas égale.

Et c’est bien l{ le drame de nos vieux pays, incapables d’exister seuls sur la scène internationale, mais ancrés dans la nostalgie des temps anciens. Ils ont encore la prétention de donner des leçons aux autres. La France et la Grande-Bretagne sont les figures de proue de cette archaïque insolence.

Devant les difficultés que nous ont révélées les situations de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal et, tenant compte de la fragilité de l’Espagne, de l’Italie et même de la France, il n’est plus temps de tergiverser : il faut réaliser l’Europe politique.

Réaliser l’Europe politique, cela veut dire qu’il faut créer un Etat supranational d’essence fédérale doté des prérogatives de souveraineté nationale alors transférées : diplomatie, défense, monnaie, économie, fiscalité, pour la part utile au financement des compétences de cet Etat fédéral.

L’euro existera alors dans un cadre formel qui lui procurera des règles de fonctionnement s respectées par les Etats fédérés ; il jouera, plus encore qu’aujourd’hui, un rôle international propice à asseoir l’autorité de l’Europe dans les affaires du monde.

Pour parvenir à ce but : une monnaie, un Etat, c’est aux peuples européens qu’il faut s’adresser et non aux gouvernements que les impératifs électoraux nationaux ne conduisent pas à avoir le courage nécessaire pour sortir de leurs octrois.

Il faudra saisir l’opportunité des élections européennes de juin 2014 pour lancer un grand débat sur le sujet et faire voter les Européens sur ce projet. Deux ans, ce n’est pas de trop pour atteindre cet objectif.

Dans l’immédiat, l’urgence est de sauver la Grèce, sauver l’euro, sauver l’Europe des Vingt-sept !

Lyon, le 18 juin 2011

 

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 08:55

Après la crise alimentaire de 2008 qui a porté à un milliard les victimes de la malnutrition et avant la pénurie qui s'annonce en 2011 face à des besoins croissants, la gesticulation du G20 apparaît bien dérisoire dans les conclusions que l'on pressent.

Car fonder la régulation sur la transparence des marchés et la connaissance des stocks, et espérer interdire l'exportation à des Etats producteurs qui, faute de bonne récolte, décideraient de réserver leur production agricole à leur population, relève de la naïveté. L'expérience de cinquante années n'aura donc servi à rien. La conjugaison du défaut d'ambition des décideurs et du libéralisme à tout crin qui sévit encore tue l'espérance de tous ceux qui attendaient du sommet en cours autre chose que les remèdes traditionnels dont l'inefficacité a été amplement démontrée.

La rupture avec le libre-échange généralisé n'est donc plus de saison. Les arrangements prévalent. Le plus étrange est que ce sont les pays émergents qui s'opposent à toute discipline sur les marchés agricoles. Au profit de qui ? Des traders internationaux dont la spéculation est l'un des attributs de leur métier et des tenants des latifundias sud-américaines dont le capital est tenu par quelques privilégiés ou par des fonds de pension étrangers.

A la décharge des négociateurs il faut bien reconnaître que l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), dont pourtant c'est la mission, n'a fait aucune proposition sérieuse de révision du système macro-économique mondial qui permettrait la confrontation équilibrée de l'offre et de la demande sans nuire à l'économie de marché qu'il faut "seulement" discipliner.

Mais une fois de plus cette institution onusienne recommande de stimuler la production agricole du tiers-monde par des aides publiques et privées aux investissements.

Je crains que ce soit la conclusion de repli du G20, ce qui reviendrait à oublier que l'instabilité des prix des denrées dont les paysans de l'hémisphère nord sont protégés par des systèmes de garanties efficaces est le premier facteur de démotivation et d'exode des paysans du sud vers la ville. Car paradoxalement ce sont eux qui souffrent le plus de la faim et de la malnutrition.

Les meilleurs esprits parlent encore de régulation des marchés agricoles. Le verbe "réguler" à été conjugué à tous les temps par les acteurs politiques. Propos incantatoire sans contenu réel. Mais pourquoi n'ont-ils pas cherché ce contenu dans les négociations anciennes et les projets structurés tenus dans l'ombre ?

En 1949, lors des accords internationaux sur le blé, les américains eux-mêmes avaient proposé des interventions sur le marché de cette céréale pour que les excédents conjoncturels ne provoquent pas l'effondrement des cours. Il n'a cependant été retenu du débat que la simple mise en œuvre de la transparence par la publication de statistiques sur l'estimation des récoltes et la situation des marchés. Au début des années 1980, le sénateur des Etats-Unis Kent Conrad reprenait l'idée américaine initiale en proposant la création d'un stock international régulateur géré multilatéralement : le "Food reserve coordination agreement."

Dans le même sens et quasi simultanément, je proposais moi-même un plan en quatre volets combinant des interventions sur les marchés pour les stabiliser, les moyens d'un Plan Marshall (cf. "Le plan Marshall" (5 juin 1947) ), une structuration du tiers-monde en marchés communs protégés et la création de zones monétaires à l'identique de la zone franc en Afrique car le désordre commercial se nourrit des taux de change flottants.

Tout n'est que courage politique. Le poids des Etats-Unis et de l'Europe est suffisant pour imposer à tous une volonté de régulation capable de s'exprimer au-delà des mots jetés en pâture à l'opinion internationale.

Car ce placebo de déclarations ne suffira pas à éteindre la rancœur des pays pauvres ni à freiner les migrations de populations que la misère jette sur les côtes du sud de l'Europe.

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François Guillaume, ancien ministre de l'agriculture (1986-1988), est l'auteur de Vaincre la faim : pour en finir avec l'inacceptable (Eyrolles, 2009).

 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 20:36

Des signes évidents de discorde entre Etats membres de l'Otan engagés militairement en Libye sont apparus mercredi lorsque l'Italie a réclamé un cessez-le-feu qui n'est pas du goût de la France.

La Chine a par ailleurs infligé un nouveau revers diplomatique à Mouammar Kadhafi en recevant le " ministre des Affaires étrangères " du Conseil national de transition (CNT), mis sur pied par ses opposants à Benghazi.

" Le besoin de rechercher un cessez-le-feu est devenu plus pressant ", a déclaré Franco Frattini. " Je pense qu'en plus d'un cessez-le-feu, qui est la première étape de la négociation politique, un gel humanitaire de l'activité militaire est fondamental pour permettre une aide humanitaire immédiate ", a ajouté le chef de la diplomatie italienne, qui s'exprimait à la Chambre des députés.

Ses propos, qui traduisent l'anxiété manifestée à Rome depuis un moment, ont suscité une vive réaction du Quai d'Orsay.

" La coalition et les pays réunis au groupe de contact d'Abu Dhabi il y a deux semaines ont été unanimes sur la stratégie: il faut intensifier la pression sur Kadhafi. Toute pause dans les opérations risquerait de lui permettre de gagner du temps et de se réorganiser ", a réagi Bernard Valéro, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

" La bonne approche pour le moment est d'accentuer la pression sur Kadhafi ", a lui aussi estimé un porte-parole de David Cameron, chef du gouvernement britannique.

Le ministère italien des Affaires étrangères a par la suite nuancé les propos de Franco Frattini, assurant qu'il ne s'agissait pas d'une proposition italienne mais d'une idée évoquée le 18 juin au Caire lors d'une rencontre entre Etats membres de l'Union européenne, de la Ligue arabe et de l'Union africaine.

Médiation de l'OCI

" Ce que le ministre Frattini a déclaré ce matin au Parlement c'est que l'Italie étudie toutes les idées à même de soulager les souffrances des civils ", a expliqué un porte-parole.

Le cessez-le-feu, également réclamé par les Nations unies, a-t-il ajouté, pourrait ne s'appliquer qu'à Misrata et au djebel Nefoussa, deux secteurs aux mains des rebelles assiégés par les forces gouvernementales.

L'Union africaine a quant à elle jugé qu'en l'absence de résultats militaires, les puissances occidentales allaient devoir accepter son plan qui prévoit également un cessez-le-feu.

L'Organisation de la Conférence islamique (OCI), qui réunit 57 Etats, a par ailleurs dépêché une mission de médiation en Libye. Elle se rendra à Benghazi et à Tripoli.

Nouvelle plus amère pour Mouammar Kadhafi, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a annoncé que Pékin considérait désormais les insurgés libyens comme des " interlocuteurs importants ".

Yang, dont les propos sont repris par le site de son ministère (www.mfa.gov.cn), s'est exprimé lors d'une visite à Pékin de Mahmoud Djibril, représentant diplomatique du CNT.

Les réticences de la Chine à apporter son plein soutien aux efforts déployés par les Occidentaux pour chasser Kadhafi sont considérées comme l'un des facteurs de son maintien, en dépit des raids aériens de l'Otan.

A ce jour, au moins huit gouvernements européens et arabes ont reconnu le CNT comme le seul représentant légitime du peuple libyen. Le revirement chinois pourrait signifier que Pékin considère désormais que les jours de Kadhafi sont comptés.

Sentiment d'insécurité à Misrata

Sur le plan militaire, plusieurs roquettes se sont abattues sur Misrata, le grand port de l'Ouest assiégé depuis des mois par l'armée.

Elles n'ont fait aucun blessé mais elles ont dissipé le relatif sentiment de sécurité qui s'était installé depuis que les rebelles ont repoussé les forces gouvernementales des abords de la ville, à la mi-mai.

" Tout le monde est inquiet. Nous ne savons plus où aller. Je ne serai en sécurité qu'une fois mort ", dit Mohammed Mabrouk, qui habite l'une des deux maisons touchées par les roquettes.

Les combats de Misrata ont surtout touché des quartiers périphériques de l'ouest et de l'est de la ville, où les insurgés subissent de plus lourdes pertes que les forces gouvernementales, mieux équipées et mieux entraînées.

Les rebelles ont tenté de progresser vers l'ouest, en direction de Zlitane, assiégée par les forces gouvernementales.

La télévision libyenne a fait état de "dizaines" de morts à Zlitane, bombardée par des navires de l'Otan.

Ces informations n'ont pu être confirmées de source indépendante, les journalistes étrangers n'ayant pu entrer dans Zlitane. L'Otan ne donne que le lendemain des informations sur ses opérations en Libye.

Si les informations de la télévision libyenne se confirmaient, elles risqueraient de compliquer la mission de l'alliance qui a déjà dû reconnaître dimanche que des civils avaient été tués dans un raid aérien à Tripoli.

 

Source : Reuters

 

 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 18:15

Le président de la République a lancé hier un avertissement très net à Safran, Thales et EADS. Gérard Longuet, son ministre de la Défense, appelle à une sainte alliance dans les drones.

« Les guéguerres franco-françaises doivent cesser. Dans la bonne humeur et sur la base du volontariat. Si ce n'est pas le cas, ce sera toujours dans la bonne humeur, mais sur la base d'instructions. » Sortant de son discours écrit, dans lequel il affirmait sa volonté de renforcer les champions industriels français, Nicolas Sarkozy a lancé hier un avertissement très clair en inaugurant le Bourget. Aucun nom n'a été cité, mais les intéressés n'ont eu aucun mal à se reconnaître.

Le président de la République a d'abord en tête Safran et Thales. Au début de l'année, le gouvernement a forcé l'équipementier aéronautique et le groupe d'électronique de défense à relancer leur projet d'échange d'actifs, avec l'espoir de conclure les négociations à l'été. L'objectif va être dur à atteindre, car les « les écarts financiers sont importants », a reconnu hier Gérard Longuet, le ministre de la Défense. A ce stade, le montant de la soulte nécessaire pour équilibrer la transaction serait de l'ordre de 500 millions d'euros, à la charge de Thales (« Les Echos » d'hier).

L'avertissement de Nicolas Sarkozy vise également le dossier très complexe des drones, ces avions sans pilote indispensables dans les conflits actuels. Début novembre, la France et le Royaume-Uni ont conclu un traité militaire sans précédent qui prévoit, notamment, de construire un drone de nouvelle génération d'ici à la fin de la décennie. Les deux pays devraient profiter du Bourget pour annoncer le début des travaux destinés à rédiger le cahier des charges du programme, ce qui permettra de lancer un appel d'offres dans un an et demi.

Prêt à en découdre, le tandem BAE-Dassault pousse son projet Telemos face à EADS, qui continue de croire dans les chances de son Talarion. Le risque étant de rejouer la guerre fratricide des années 1980 en matière d'avions de combat qui fait que l'Europe dispose aujourd'hui de deux appareils concurrents, le Rafale et l'Eurofighter. Une perspective impensable pour Gérard Longuet. Le ministre de la Défense a donc demandé à Dassault et à EADS de se parler. Pas gagné, car les deux entreprises se sont déchirées quand elles ont essayé de construire un drone ensemble.

Une alternative au Predator

 Pour ajouter de la complexité à un dossier qui n'en manque pas, s'ajoute la question de la transition entre le matériel actuellement en service au sein de l'armée de l'air et le futur drone franco-britannique, qui ne prendra le relais que vers 2020. La solution la plus simple consisterait à acheter sur étagère des Reaper (Predator) à l'américain General Atomic. C'est ce que veut l'armée de l'air. Mais pas Gérard Longuet, au nom de la souveraineté industrielle européenne. Au contraire, le ministre de la Défense appelle, là encore, Dassault et EADS, qui proposent chacun une solution concurrente, à accorder leurs violons.

 

 

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 14:16

La France est un pays où l'objectivité a parfois quelquechose de très relatif, surtout quand on y évoque l'Allemagne (et le Royaume-Uni) !

S'agissant du regard qu'ils portent sur l'Allemagne, nombreux sont les Français qui éprouvent les plus grandes difficultés à comprendre un peuple dont la "Kultur" et la langue lui sont trop souvent étrangères, comme à saisir ce qu'emporte comme exigences démocratiques le système politique d'une République fédérale où l'exécutif ne dispose pas, ne dispose plus, des pleins pouvoirs ! Et pour cause !

Ils ignorent pour la plupart que l'Armée allemande est encore une armée de conscription, même si des évolutions importantes sont en cours en la matière.

En outre, combien d'entre eux mesurent à quel point le soutien politique que le président Nicolas Sarkozy a apporté au président Bush - avant l'élection du président Obama  - a nourri des inquiétudes allemandes d'autant plus légitimes que les épopées guerrières de l'administration Bush ont participé à disqualifier tout recours à la coercition militaire sur les théâtres de crises, surtout lorsqu'aucune prévisibilité n'est assurée sur l'issue politique d'un tel engagement.

Combien d'entre eux savent que l'Allemagne, qui participe activement aux opérations en Afghanistan, épouve encore de très grandes difficultés à assumer les pertes humaines dont sont victimes ses propres troupes comme celles dont sont victimes les populations civiles autochtones (cf. à cet égard Afghanistan : le Conseil de Sécurité déplore le coût humain du conflit ).

Combien d'entre eux acceptent sans ressentiment à l'égard du principal partenaire économique de la France que l'Allemagne ait repris, et de quelle manière, une place centrale dans le concert économique et politique international ! 

Ce dont rend compte l'édito de l'édition du quotidien Le Monde en date du 19 mars (cf. Berlin face à ses responsabilités internationales (Edito du Monde)), " Il reste que le non-engagement allemand dans l'affaire libyenne est révélateur d'une hésitation qui peut être perçue par les partenaires de la République fédérale comme un manque de solidarité, voire de maturité. L'économie allemande est florissante, sa population est moins frappée que les autres par le chômage, ses entreprises sont à l'offensive sur toute la planète. Mais il ne peut y avoir, d'un côté, la "mondialisation heureuse" pour Deutschland AG et ses salariés, et de l'autre une "mondialisation dangereuse" gérée par ses alliés et dont Berlin ne s'estimerait pas comptable. " !

Enfin, qui peut ignorer que le retrait économique,  le sentiment national et le repli identitaire qui les accompagne en France se nourrissent encore, hélas, des ressentiments à son égard que l'Histoire contemporaine a participé à exacerber !

Dès lors, comment les Français pourraient-ils comprendre, sans émettre simultanément certaines réserves, le choix fait par les autorités allemandes d'emprunter la voie d'une "abstention constructive" lors du vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité sur la Lybie ? En oubliant en même temps que l'Allemagne est signataire, sans réserve aucune, des déclarations et décisions du Conseil européen sur la Lybie (cf. notamment Déclaration du Conseil européen sur la situation en Méditerranée ) ainsi que de celle qui a été rendue publique à l'issue du sommet de l'Elysée du 19 mars (cf. Sommet de Paris pour le soutien au Peuple libyen (Communiqué du 19 mars 2011) ).

L'édito du Monde cité supra relève - quand même - que " la prudence allemande relève d'un triple traumatisme. La catastrophe nucléaire au Japon ravive la phobie de l'atome outre-Rhin, dans un pays marqué par les combats des écologistes et convaincu, depuis les catastrophes du XXe siècle, que la science n'est pas forcément synonyme de progrès. Le pacifisme allemand constitue également un puissant frein à tout engagement extérieur. Il a fallu le massacre de Srebrenica pour que le débat moral sur l'intervention hors de l'Allemagne soit posé, la guerre au Kosovo en 1999 pour que les Allemands fassent de nouveau la guerre hors de leurs frontières, et les attentats du 11 septembre 2001 pour que plusieurs milliers de soldats allemands soient envoyés en Afghanistan, dans le cadre de la coalition internationale. Dès 2003 cependant, le conflit en Irak a montré que Berlin entend le moins possible faire la guerre et y consacrer les efforts nécessaires. Enfin, les crises de l'euro ont conduit l'Allemagne à faire ce qu'on lui avait juré qu'elle n'aurait jamais à faire : voler au secours des pays européens, mettre en danger la stabilité de sa monnaie, dans un pays qui a connu la ruine financière en 1923 et en 1945, avant de subir le choc de la réunification dans les années 1990. "

Il y a entre l'Allemagne et la France une forme d'incompréhension qui s'apparente quelquepart à celle qui a longtemps entamé, et qui entame peut-être encore, la confiance et la compréhension entre les populations et cultures méditerranéennes et les populations et cultures anglo-saxones !

Jadis les dirigeants français parlaient l'allemand et portaient un regard admiratif sur la culture allemande tandis que les dirigeants allemands aimaient la langue de Molière, de Rousseau et de Voltaire tout en portant un même regard admiratif non seulement pour la culture française mais pour la France !

Le vocabulaire public faisait l'objet d'une attention particulière et nulle personnalité politique en responsabilité ne s'aventuraient à produire des "petites phrases" susceptibles de susciter des réactions passionnelles préjudiciables à l'unité nationale, à la relation privilégiée des Etats comme à l'amitié franco-allemande.

Nous en sommes loin, du côté français en particulier (cf. par exemple Apéro Guéant à Tripoli, par Causeur (Lepost.fr) )

Le temps des célèbres duos de la vie politique franco-allemande qu'on été les couples De Gaulle / Adenauer, Giscard / Schmid, Mitterand / Kohl, et dans une mesure moindre bein qu'il ait connu des moments forts sur le plan symbolique, le couple Chirac / Schröder, semble révolu ! La relation entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, quand bien même elle est théâtralisée par des medias aux ordres, n'est pas du même calibre ! Elle n'a pas la même spontanéité et l'on perçoit parfois quelquechose qui s'apparente à " je t'aime, moi non plus " ! Les Français ne s'y trompent pas en même temps que cette situation brouille leur sentiment à l'égard de ce partenaire embarassant dont les réformes commencent à produire leur plein effet positif, ... et dont les exportations viennent perturber le petit train-train du commerce international de la France !

Le fait que nombre d'observateurs et faiseurs d'opinion français continuent de reprocher publiquement à l'Allemagne d'avoir empêché la France de sceller une Union méditerranéenne excluant les Etats européens non riverains de la Méditerranée, sans faire la moindre analyse objective sur les justifications multiples qui ont présidé à la réappropriation par l'Union européenne de ce projet trop que complexe et trop exigeant pour n'être l'apanage que d'Etats trop excessivement endettés pour pouvoir prétendre agir avec les marges de manoeuvre nécessaires, montre à quel point une France déclinante sur de nombreux registres alors que l'Allemagne consolide son statut de leader économique et monétaire, et gagne, pas à pas, ses galons de puissance politique internationale, ne se résoud pas à partager sur ce dernier registre  avec une Allemagne de plus en plus sûre d'elle-même, le leadership politique européen !

Aujourd'hui, certains intellectuels français critiquent sans retenue la position réservée de l'Allemagne à l'égard de l'option militaire vis-à-vis de la Lybie ; ce dont rend notamment compte l'éditorial du quotidien Le Monde évoqué ci-dessus En oubliant non seulement de rappeler les éléments évoqués supra mais aussi le fait que le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, appelait à mobiliser l'OTAN pour mener l'opération militaire, sans mesurer une seule seconde les effets d'une telle annonce sur des citoyens allemands médusés autant que sur les populations arabes.

Nous avons non seulement le devoir de ne pas créer les conditions d'un isolement politique de cette Allemagne dont le destin est si étroitement lié à celui de la France, des autres pays membres de l'Union européenne et des pays du bassin méditerranéen, mais nous avons aussi, et surtout, l'obligation de lui reconnaître le droit le plus élémentaire d'agir conformément à la volonté de la majorité de ses citoyens et à sa loi fondamentale qui consacre dans le droit le pacte sociopolitique allemand !

C'est probablement sur ce registre là que se situe le plus grand écart avec la France (qui ne respecte pas toujours sa propre Constitution quand il s'agit de décider ou non d'un maintien de l'engagement de ses propres forces militaires sur des théâtres de guerre ...), et peut-être même, avec une Union européenne dont la gouvernance politique est par trop imparfaite à cet égard !

Donnons rendez-vous à l'Allemagne lorsqu'il s'agira de définir le prochain cadre financier pluriannuel de l'Union européenne ! Nous aurons alors la preuve la plus tangible que la République fédérale ni manque ni de solidarité ni de maturité quand il s'agit de maintenir vivace le souffle d'une Europe politique qui a besoin autant d'une France forte mais lucide sur ses propres capacités que d'une Allemagne capable de dépasser ses propres limites politiques !

 

NB : Cet article a été publié à deux reprises en mars 2011.

 

Voir également :

 * Où en est l'Allemagne de ses engagements militaires ?

 * Manoeuvres diplomatiques : la "victoire" du camp de l'intervention en Lybie aura nécessairement un coût politique et diplomatique ! Lequel ?

 

 

 



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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 13:40

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(Pour lire le début de cet article : De la démocratie française, aujourd'hui ! (1) - réédition - )

Jusqu'où une telle régression démocratique, qui procède autant d'une 'balkanisation' de la Société française doublée d'une sorte de 'berlusconisation' de l'Etat (cf. De la 'berlusconisation' de la société et de l'Etat ! ),que d'une 'lepénisation' croissante des esprits doublée elle-même d'une radicalisation du discours, va-t-elle entraîner cette Nation française qui cherche encore son identité ; une Nation  française de plus de plus 'muselée' sous l'empire des dérives autoritaires qui cherchent à lui imposer, à force de coups d'Etat permanents (la 'loi aux ordres' devenant la forme d'expression privilégiée de la 'rupture comme principe et comme mobile de l'action' : l'ordre pour l'ordre, la loi pour la loi, et la rupture pour la rupture), un autre modèle de Société qui priverait les citoyens de l'essence même de la promesse démocratique :  la jouissance légitime de leurs droits et de leurs libertés les plus fondamentaux ?
Est-ce bien là l'ordre des choses dans un des Pays fondateurs d'une 'Europe unie dans la diversité' qui entend faire vivre un projet politique fédérateur articulé sur la liberté (cf. Europe, quatre horizons pour la liberté, par Jacques Barrot  )  ?

L'aventure hasardeuse de l'exercice de quelque forme d'arbitraire que ce soit, fut-elle le produit d'une raison raisonnante (cf. La folie de Hitler était très méthodique (Propos recueillis par François-Guillaume Lorrain pour Le Point - août 2009) ) ou d'un contrat politique aussi dérisoire qu'illusoire (celui d'une élection volée par le mensonge de ses protagonistes), n'est pas un jeu (cf. Die Welle (la vague) : une leçon de philosophie politique à méditer ! ) ?
L'Etat n'a aucune existence légitime en soi et pour soi (cf. Qui a dit : " Der Staat ist für die Menschen und nicht die Menschen für den Staat.“ ? ) ? Y compris dans le Pays où il a devancé la Nation ! C'est du pacte politique et social qui le lie à la Nation au travers de la loi fondamentale (la Constitution) qu'il tient sa légitimité ! Si ce pacte est rompu, sa légitimité disparaît !
Prenons garde de ne pas reproduire ce  que d'autres époques ont produit en France malgré l'existence d'illusoires garde-fous démocratiques (cf. par exemple De la " police politique républicaine " à la sortie du Second Empire ! ).
Les citoyens français, comme les étrangers qui résident ou séjournent en France (Nb : la France accueille plus de 70 millions de touristes par an), ne savent plus à quel saint - laïc - se vouer !
Le déni de démocratie est devenu chose courante ! Au nom de la sacrosainte 'rupture' !
Sur les registres économique et social, le système social - géré de façon éhontée -, le système hospitalier, le système de recherche et le système éducatif sont malades de l'incapacité structurelle de leurs gestionnaires à oeuvrer au service des populations auxquelles ils sont dédiés ; son industrie est en souffrance !
A des réformes mal préparées - dans le secret d'alcôves où règnent un souffle de revanche -, mal expliquées et adoptées dans la précipitation, succèdent d'autres réformes tout aussi précipitées, incomprises et inachevées !
Quant au développement humain, nombreux sont les observateurs qui redoutent que l'évolution positive des indicateurs que l'on a observée en France depuis que les IDH existent (cf. Rapport mondial sur le développement humain ) connaisse une inversion brutale ! 
L'intelligence collective nationale connaît un net recul ! à commencer dans les lycées et les universités où le niveau des enseignants (évalués chaque année, ne serait-ce qu'à l'occasion des concours d'agrégation et de CAPES) comme celui des enseignements s'effondrent ; sans oublier l'affaiblissement du niveau de l'administration de l'Etat qui se révèle incapable d'embrasser les défis avec clairvoyance, lucidité, audace et un engagement aussi résolu qu'inaliénable au service de l'intérêt général posséder une carte politique ou syndicale offre aujourd'hui plus de chances de rejoindre les postes clé de l'administration que le mérite professionnel).
Oui, Madame Marie NDiaye, nous partageons aussi votre malaise, pour ne pas dire votre 'mal être' ! La France va mal, même très mal ! N'en déplaise à ce fantaisiste ridicule qui s'est cru autorisé à vous le contester !
L'heure est venue de travailler à l'identification et à l'analyse de ce qui condamne à terme la Démocratie libérale (cf. par exemple Les procès contemporains de la démocratie libérale - Séminaire dirigé par Pascal Perrineau (mars-décembre 2009) ), afin de la réinventer (Réinventer la démocratie, par Pierre Rosanvallon ), en France, comme, plus largement, en Europe (cf. notamment L'avenir du projet européen passe par le développement d'une Union politique et citoyenne autonome (1) ainsi que L'avenir du projet européen passe par le développement d'une Union politique et citoyenne autonome (2) ) !
Faudra-t-il en arriver à une nouvelle 'nuit du 4 août' - comme certains le pensent ("Une nouvelle nuit du 4 août est nécessaire", par Thomas Piketty (Le Monde.fr) ) - ou la République parviendra-t-elle à trouver en elle-même les ressorts de cette restauration (Rêvons ensemble à une République qui offrirait à la Nation et à ses citoyens un cadre et une référence sans faille pour leur épanouissement ! ) ?

Pour en savoir plus : 

 Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l'occasion de son déplacement à Epinal sur le thême de la démocratie irréprochable (Epinal, le 12 juillet 2007 ) - 1ère partie 
 * Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l'occasion de son déplacement à Epinal sur le thême de la démocratie irréprochable (Epinal, le 12 juillet 2007 ) - 2nde partie - 
 * Discours de M. le Président de la République prononcé lors de son déplacement dans la Drôme (La Chapelle en Vercors – 12 novembre 2009) (2) 
 * Discours de Nicolas Sarkozy lors de la Conférence internationale de présentation des conclusions du rapport de la Commission de mesure de la performance économique et du progrès social
 * Réinventer la démocratie, par Pierre Rosanvallon 
 * Après la démocratie, de Emmanuel Todd (Gallimard)

 * Quelle signification emporte l'usage des termes "gaulliste" et "gaullien" en 2009 ? - nouvelle édition -

 * Trop nombreux sont ceux qui commémorent aujourd'hui le 71ème anniversaire de l'appel du 18 juin 1940 et qui agissent quotidiennement à l'opposé de son message !

 * Pour le retour à la primauté de l'esprit républicain dans le fonctionnement de l'Etat en France ! - réédition -

 * L'inacceptable faiblesse de la loi sur le service minimum ! 
 * Douze recommandations pour mieux mesurer la croissance et le progrès social (Cyrille Lachèvre - Le Figaro) 
 * Le bonheur devient un droit, par Alain-Gérard Slama (Le Figaro) 
 * La Commission européenne propose 5 actions pour compléter le PIB par d'autres indicateurs pertinents 
 * Connaissez-vous vraiment Machiavel ? 
 * De l'opinion publique selon Machiavel
 * Une énonciation contemporaine du paradoxe du menteur

 * Les francs-maçons au coeur de l'Etat (L'Express)

 * Un rapport dénonce le sabordage de la justice financière

 * Conflits d'intérêts : "La France est caractérisée par l'absence de règles déontologiques" (Propos recueillis par Eric Nunès - Le Monde)

 

Cet article a été publié une première fois en novembre 2009





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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 13:39

Le 10 décembre sera célébrée partout dans le monde la journée mondiale des droits de l'Homme.
A quelques jours de cette célébration, je m'interroge sur ce qu'est devenue la France, la patrie de ces droits qui ont été reconnus par l'ONU comme constituants intangibles des 'droits universels'.
Comment ne pas l'admettre : la France, ce grand Etat-nation tant aimé dans le Monde, va mal, même très mal !
Et pas seulement au niveau de ses comptes publics depuis trop longtemps à la dérive.
L'arbitraire, le sophisme et le mensonge l'emportent chaque jour un peu plus sur le respect le plus élémentaire des principes démocratiques et des droits les plus fondamentaux, au nom d'une conception néoconservatrice de l'Etat, de la sécurité et de 'l'ordre républicain' qui balaie d'un revers de main les engagements libéraux de l'Etat républicain au service de la " promesse démocratique ", insulte les textes les plus fondamentaux (tels que le Préambule de la Charte des Droits fondamentaux de l'Union européenne ), modifie sans vergogne les modes de scrutins territoriaux, législatif et présidentiel, aliène tout esprit de responsabilité en même temps qu'elle prive tout individu du droit le plus élémentaire de faire appel à son libre arbitre pour laisser libre cours, en conscience et en responsabilité, à ce " besoin essentiel de l'âme " que constitue le risque - comme le souligna si puissamment la philosophe Simone Weil (Connaissez-vous Simone Weil ?) -, y compris celui qui accompagne toute transgression délibérée d'une norme, que cette dernière soit ou non appréciée comme légitime et quelle revête ou non un caractère contraignant ?
La parole de la France, portée par les représentants de ses Institutions, quels qu'ils soient, est trop souvent désacralisée, désincarnée, déshumanisée, quand elle ne porte pas en elle-même le mensonge ou l'oubli ! Notamment lorsqu'elle émane de la bouche - aussi crispée que dédaigneuse - de ces 'directeurs' des conscience' qui émergent ici ou là au coeur des pouvoirs publics. Comment les Françaises et les Français pourraient-ils l'entendre et y souscrire ! Pourquoi devraient-ils avoir la foi dans ces prophètes et autres disciples de cette nouvelle religion de l'arbitraire et du despotique ! (Croire ! )
Quand bien même il se trouve désormais dans les allocutions et discours prononcés par le premier citoyen de France des éléments lyriques qui participent indubitablement d'un véritable souffle républicain, il s'en trouve trop souvent d'autres qui, par les caracicatures qu'ils portent autant que l'appel aux réflexes les plus primaires qu'ils provoquent, en brisent l'emphase et la force politiques avec la brutalité du 'despote obscur' !  
La référence appuyée aux valeurs chrétiennes, qui accompagne désormais, et de manière systématique et délibérée, celle aux valeurs des Lumières, semble nier la place toute aussi singulière et essentielle qu'occupent dans la culture et la fondation de la République laïque, une et indivisible, d'autres civilisations, d'autres valeurs, notamment antéchrétiennes (sumériennes, égyptiennes, hébraïques, grecques, romaines, ..). Comme si on voulait ignorer que l'Histoire de l'Europe est remplie d'exemples qui révèlent combien les discours politiques articulés de manière trop exclusive sur les valeurs, fussent-elles chrétiennes, sont source de catastrophes qui incitent à la plus grande vigilance, voire même à la plus grande défiance ! (cf. notamment à cet égard : Cinéma : Le Ruban Blanc (Drame de Michael Haneke) ).
Elle est d'autant rendue suspecte par le seul fait que " Faites ce que je vous dis, .... mais surtout pas ce que je fais !" semble être la devise de ces nouveaux thuriféraires des valeurs chrétiennes qui n'ont probablement ni lu les Ecritures saintes ni compris les enseignements des différentes versions du décalogue (Du décalogue ! ) si l'on en juge à leur comportement quotidien ?

Nb : Ce ne sont évidemment pas ces belles et généreuses valeurs qui sont en cause ici, mais bien l'instrumentalisation qui en ait faite au quotidien par des individus dont les moeurs et les élans politiques sont aux antipodes de ce qu'ils prônent avec le culot que confère la foi du charbonnier !
Cette référence de plus en plus récurrente aux valeurs est d'autant plus suspecte que, dans le même temps, la Constitution - sa lettre, et plus souvent encore, son esprit - est souvent contournée quand elle n'est pas tout simplement ignorée (cf. à cet égard, par exemple, Constitution française et Traité de Lisbonne : sont-ils totalement compatibles ? , Rêvons ensemble à une République qui offrirait à la Nation et à ses citoyens un cadre et une référence sans faille pour leur épanouissement ! ou encore Rêvons ensemble à une République qui ne lâcherait pas son Président en plein effort ! ) !
Corrélativement, les lois de la République :
 - sont parfois établies de manière grotesque (cf. à cet égard L'inacceptable faiblesse de la loi sur le service minimum ! ), quand ce n'est pas de manière inique, par des représentants de la Nation qui, outre le fait  qu'ils sont soumis aux contraintes avilissantes de l'investiture et qu'ils s'arrogent trop souvent le droit de s'abtenir de prendre part aux débats et/ou aux votes, s'alignent purement et simplement sur la position dictée par leur parti politique au lieu d'exprimer celle qu'ils ont mandat de rechercher auprès de ceux qu'ils représentent, à défaut de la Nation toute entière !,
 - et exécutées de manière tout aussi intolérable, soit parce qu'elles ne le sont tout simplement pas sur le terrain, soit parce qu'elles le sont en en trahissant froidement l'esprit républicain !
Ce qui vaut pour les lois vaut aussi, hélas, pour la Justice, où la sérénité, le secret de l'instruction comme le principe de présomption d'innocence ne sont plus de mise !
S'agissant de la 'sécurité', le thème politique porteur omniprésent dans le discours d'une 'droite décomplexée' qui joue de la surenchère, la surproduction législative témoigne d'une véritable pathologie collective ! L'application zélée de ces lois sous l'empire d'une exigence de performance aux visées et aux résultats contestés par ceux qui la subissent quotidiennement, rend quant à elle compte de la propension du part importante des agents de l'Etat à donner forme, sur le terrain, à la dérive autocratique, autoritaire, sécuritaire et liberticide à l'oeuvre !
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Pour la suite de cet article : De la démocratie française, aujourd'hui ! (2) - réédition - 

  

NB : cet article a été publié une première fois en novembre 2009

 



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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 10:55

Il doit se retourner dans sa tombe le clown Coluche qui a réussit la ou TOUS les politiques ont échoué : donner à manger à ceux qui n'ont plus rien.

 

En 1986, il avait réussi, en allant plaider la cause des pauvres à Bruxelles : utiliser les surplus alimentaire qui étaient jetés.

Et c'est 500 millions d'€ que distribuait l'Europe à différentes associations d'aide alimentaire.

Les pauvres pourront aller se faire voir.

En effet,  il semble bien que ce temps soit fini : Cette fameuse "Europe" vient de décider de diminuer ses aides de pas moins de 400 millions d'euros.

Pourquoi cette décision? Le Télégramme explique qu'au départ, l'Europe redistribuait les surplus alimentaires générés par la politique agricole commune (PAC). Les surplus ayant baissé, on avait transformé ça par une enveloppe (1% du budget de la PAC). Mais plusieurs pays dont l'Allemagne se sont plaint : pour eux, cette enveloppe n'avait plus rien à voir avec la PAC, dont on essaie de revoir le budget à la baisse. Résultat: la justice européenne a donné raison à l'Allemagne, et exit l'enveloppe.

Alors voici un exemple cité par France 2 : les banques alimentaires touchaient 43 millions d'euros de l'Europe, elle n'en n'auront plus que 6, soit 4 000 tonnes de nourriture de moins, représentant 200 000 personne aidées en moins.

Mon avis : J'ai toujours voté oui, aux différents reférundums sur l'Europe, espérant que se construise une "Europe des peuples" (je précise que je trouve cependant scandaleux que le non étant passé à celui de 2005, le gouvernement passe outre et le fasse passer de façon parlementaire sans que la "gauche" (enfin le PS) qui avait les moyens d'exiger au moins un nouveau référundum, ne bouge le petit doigt).

Mais quand je vois ce que l'Europe est devenue et à quoi elle sert, je me dis que ceux qui était contre avec l'argument : "on va se retrouver avec une Europe du pognon" n'avaient pas tort.

Je le saurai pour mes prochains votes, qu'ils concernent l'Europe....ou la France.

... lire la suite sur lepost.fr

 

 

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" Je préférerai toujours les choses aux mots,
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