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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 10:36

Le 5 juin 1947, dans un discours prononcé à l'Université de Harvard, le général George C. Marshall annonce un programme d'aide au développement comme le monde n'en avait encore jamais connu.

Ce «programme de reconstruction européenne» (European Recovery Program ou ERP) gardera dans l'Histoire le nom de son auteur.

* Générosité intéressée

Né en 1880 en Pennsylvanie, le rapporteur du plan a gravi les échelons sans passer par la prestigieuse académie militaire de West Point comme la plupart des officiers d'état-major américains. Conseiller militaire du président Roosevelt pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été nommé au grade de général d'armée à la fin de celle-ci.

Secrétaire d'État (ou ministre des Affaires étrangères) dans le gouvernement du président Harry Truman, George C. Marshall veut aider l'Europe (y compris l'URSS) à se remettre sur pied au sortir de la Seconde Guerre mondiale... En lui donnant les moyens de lutter «contre la famine, le désespoir et le chaos», il veut aussi lui éviter qu'elle ne redevienne la proie des dictatures.

Seize pays acceptent en définitive l'aide américaine : Autriche, Belgique, Danemark, Irlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède, Suisse et Turquie (en fait, tous les pays qui ont échappé en 1945 à l'occupation soviétique). En 1949, ils sont rejoints par la République fédérale allemande (RFA).

Pour la répartition de l'aide américaine et la promotion des échanges au sein du Vieux Continent, les Européens mettent en place le 16 avril 1948 une organisation supranationale : l'OECE (Organisation européenne de coopération économique).

En septembre 1961, cette organisation s'ouvrira aux autres pays développés du monde occidental et prendra le nom d'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) pour «promouvoir des politiques visant à contribuer à une saine expansion économique dans les pays membres, ainsi que non membres en voie de développement».

 * Vers une scission de l'Europe

Cependant, Molotov, commissaire du peuple aux Affaires étrangères de l'Union soviétique, refuse l'aide américaine sous prétexte de souveraineté nationale. C'est un premier couac dans les relations entre l'URSS et les États-Unis, les deux anciens alliés de la guerre contre Hitler.

À l'instigation de Staline, maître tout-puissant de l'Union soviétique, les États d'Europe centrale occupés par l'Armée rouge, refusent le plan Marshall et l'adhésion à l'OECE. La Tchécoslovaquie est un moment tentée d'accepter. Mais un coup d'État communiste la remet dans le «droit chemin».

On est en pleine «guerre froide» et Staline ne veut en aucune façon que ces États ne lui échappent. Ils lui paraissent indispensables à sa sécurité dans l'éventualité d'un conflit ouvert avec les États-Unis.

En guise de lot de consolation, Staline fonde le 25 janvier 1949 une organisation économique rivale de l'OECE : le Conseil d'aide économique mutuelle, plus connu sous son sigle anglais, Comecon (Council for Mutual Economic Assistance).

Outre l'URSS, il comprend la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Tchécoslovaquie. Il est bientôt rejoint par l'Albanie, la République démocratique allemande (RDA), la Mongolie et plus tard Cuba. La Yougoslavie en est membre associé.

Le Comecon se donne pour objectif l'intégration économique de l'ensemble de ses adhérents par le biais d'une «division socialiste du travail». Dans les faits, par cette gestion centralisée et autoritaire des économies est-européennes, le Comecon va pressurer de toutes les manières possibles les pays d'Europe centrale au profit de l'URSS, au prix d'un énorme gâchis.

Efficace sous conditions

Autrement plus efficace se révèle le plan Marshall. Étalé sur 4 ans, jusqu'en 1952, il se traduit par un total de 13 milliards de dollars de prêts ou de dons, en argent ou en nature : tracteurs, biens d'équipement... [l'équivalent d'environ 170 milliards de dollars d'aujourd'hui (2007)].

Pour les pays qui ont déjà une structure sociale solide et une population bien formée, l'aide américaine s'avère d'un profit immédiat. Elle relance l'investissement et la consommation et retentit même sur l'économie américaine en favorisant les exportations de celle-ci vers le Vieux Continent.

Dans les pays méditerranéens moins avancés, qui souffrent d'institutions opaques, l'aide se perd dans les méandres des circuits administratifs et de la corruption, sans profit pour les citoyens et l'économie...

George C. Marshall recevra en 1953 le Prix Nobel de la Paix en reconnaissance de son action. -

 

Source : André Larané

 

Pour en savoir plus, voir notamment : http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19470605

 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 09:56

Un référendum sera organisé le 1er juillet au Maroc sur un projet de réforme de la Constitution visant à renforcer les prérogatives du gouvernement et du parlement, a annoncé vendredi le roi Mohammed VI.

Le souverain a précisé qu'il voterait en faveur de ce texte, censé répondre aux aspirations exprimées depuis le début de l'année par des manifestants, notamment ceux du mouvement du 20-Février, inspirés par les révoltes démocratiques dans le monde arabe.

" (Je voterai oui) en raison de la ferme conviction que ce projet de constitution prend bien en compte les principes démocratiques, les institutions orientées vers le développement et les mécanismes requis de bonne gouvernance et parce qu'il préserve les droits et la dignité de tous les Marocains, en restant fidèle aux principes de l'équité et de l'Etat de droit ", a dit Mohammed VI, qui conservera toutefois la haute main sur les affaires militaires et religieuses et sur les questions de sécurité.

Représentant à 47 ans la plus ancienne dynastie du monde arabe, Mohammed VI a annoncé la rédaction de ce projet lors d'un discours le 9 mars promettant notamment l'indépendance de la justice. Cette mission a été confiée à une commission consultative qui a recueilli les avis de partis politiques, de syndicats et de représentants de la société civile.

La version finale de ce projet, consultée par Reuters avant le discours du roi, accorde explicitement des pouvoirs exécutifs au gouvernement, tandis que le berbère est reconnu comme une langue officielle du royaume.

Les ministres, les ambassadeurs et les gouverneurs de province, qui sont les représentants de l'Etat dans les régions, seront désormais proposés par le Premier ministre et approuvés par le roi.

Le roi nomme seul les responsables militaires

" La Constitution donne au chef du gouvernement le pouvoir de proposer et de démettre les membres du gouvernement, de conduire et de coordonner l'action gouvernementale et de superviser le service public ", a souligné Mohammed VI, tout en rappelant qu'il était " l'arbitre suprême ".

Les nominations au sein des Forces armées royales relèvent en revanche exclusivement du roi.

Le Premier ministre sera issu de la formation arrivée en tête aux élections législatives.

Le chef du gouvernement pourra aussi dissoudre la chambre basse du parlement après avoir consulté le roi, le président de la chambre et le président du Conseil constitutionnel.

Le Roi pourra pour sa part dissoudre le parlement, mais seulement après avoir consulté le président d'un organe constitutionnel nouvellement créé et dont la moitié des membres seront nommés par le souverain.

La réforme prévoit aussi la création d'un Conseil suprême de sécurité au sein duquel seront examinées les questions intérieures mais aussi de sécurité extérieure.

Ce conseil sera notamment composé du Premier ministre, des présidents des deux chambres du parlement et de responsables de l'armée.

Pour Nadjib Chaouki, du mouvement du 20-Février, ce projet " ne répond pas à l'essentiel de nos revendications, c'est-à-dire l'instauration d'une monarchie parlementaire ".

" Nous passons d'une monarchie absolue de facto à une monarchie constitutionnelle ", a-t-il ajouté.

Qu'ils viennent de l'extrême-gauche ou de mouvements islamistes, les Marocains qui manifestent occasionnellement depuis le début de l'année réclament aussi une lutte plus déterminée contre la corruption et protestent contre le poids politique et économique d'une élite entourant le souverain.

Ils ne réclament pas la fin de la monarchie mais n'ont pas réussi à mobiliser autant que dans d'autres pays arabes, qui ont vu la chute d'un régime, tels en Tunisie et en Egypte.

Le mouvement du 20-Février a prévu de nouvelles manifestations dimanche 19 juin.

 

Source : Reuters

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 09:30

L'initiative citoyenne européenne (ICE) est un des apports du traité de Lisbonne. Cette pétition européenne devra être signée par un million d'Européens. Toute l'Europe a interrogé l'eurodéputée hongroise Zita Gurmai (S&D) co-rapporteur de la résolution législative portant sur l'initiative citoyenne.

 

Voir l'interview : http://www.touteleurope.eu/fr/actions/citoyennete-justice/les-droits-du-citoyen-europeen/analyses-et-opinions/analyses-vue-detaillee/afficher/fiche/5352/t/43857/from/2261/breve/zita-gurmai.html?cHash=562a19b786

 

 

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 07:49

Commémorer !

Qu'emporte comme exigences éthiques, politiques et morales une commémoration ? Surtout lorsque celle-ci porte sur un évènement historique comparable à cet appel "du 18 juin 1940" par lequel les Françaises et les Français furent convoqués devant l'histoire par un homme "providentiel" pour "résister"  par tous les moyens à l'opresseur.

Commémorer le souvenir d'un tel appel nous invite, nous oblige, d'abord à nous souvenir de ce que veut dire Servir la France ! (cf. " Servir la France '' ! 

Commémorer le souvenir d'un tel appel nous invite, nous oblige, à nous souvenir de ce que fut l'horreur et la souffrance d'alors, ainsi que ce que furent en même temps l'ignominie, la lâcheté et le déshonneur qui les accompagnèrent alors comme seules réponses de l'Etat français ! (cf. Message des Déportés pour la Journée Nationale du Souvenir de la Déportation)

Célébrer cet appel nous invite, nous oblige, aussi à envisager en responsabilité et en conscience l'avenir de la France et de son indépendance au sein d'un monde qui s'est profondément transformé (cf. De l'indépendance !)

Enfin, célébrer cet appel nous interdit de laisser la France, la Démocratie et la République, s'enfoncer dans les ornières d'un 'berlusconisme' rampant auquel se livrent aujourd'hui ceux-là même qui prétendent incarner la vision du Général de Gaulle (cf. Quelle signification emporte l'usage des termes "gaulliste" et "gaullien" en 2010 ? - nouvelle édition - ), et pis encore, d'un obscurantisme auquel se soumettent sans vergogne des représentants de ces mouvements intellectuels, communautaies et/ou philantropiques qui furent pourtant poursuivis jadis avec tant de haine et de hargne par ceux-là mêmes dont ils reproduisent peu ou prou les errements et les fautes devant l'histoire ! (cf. De la 'berlusconisation' de la société et de l'Etat ! - nouvelle édition - ; De la démocratie française, aujourd'hui ! (2) )

L'ennemi de la France, de la République, de la Démocratie, et donc des Françaises et des Français, ne se situe plus seulement hors des frontières ! C'est d'abord ce qui est profondément étranger à leur essence, à leurs valeurs et à leurs principes, au sein de l'Etat et de la Nation, à l'intérieur des frontières !  

" ... Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n'est pas seule ! ... "

" ... Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. "

(cf. Discours du Général de Gaulle prononcé à la radio de Londres le 18 juin 1940)  

Osons porter un autre regard sur l'oeuvre politique !

 

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 23:04

Moody's a annoncé vendredi examiner la note souveraine italienne Aa2, pour éventuellement l'abaisser ensuite, jugeant l'économie transalpine mal préparée à un relèvement de taux d'intérêt par la Banque centrale européenne.

Fragile, l'économie italienne aurait du mal à affronter une hausse du loyer de l'argent dans un contexte marqué par la difficulté de plus en plus forte de se financer pour les Etats européens fortement endettés, explique l'agence de notation.

" L'examen par Moody's de la note souveraine italienne portera en premier lieu sur les perspective de croissance de l'économie italienne pour les années à venir, notamment sur la question du retrait d'importants freins structurels qui pourraient empêcher l'économie de se reprendre avec plus de vigueur à moyen terme ", écrit Moody's dans le communiqué.

Des taux d'intérêt plus élevés, conjugués à une croissance économique faible, pourraient en outre compliquer la génération des excédents nécessaires à la réduction des ratios dette/Produit intérieur brut, écrit-elle encore.

La décision de Moody's, qui a précisé qu'une décision sur la note italienne serait prise d'ici 90 jours, illustre les difficultés de certains pays européens dans un contexte marqué par la question grecque.

" L'annonce de Moody's accrédite les inquiétudes de la Banque centrale européenne sur la perspective d'une contagion. Et cette contagion ne doit pas se produire ", a commenté Greg Salvaggio de Tempus Consulting à Washington.

" Par conséquent, je pense qu'il y aura un plan mis en place ce week-end et il donnera du temps à la Grèce. "

Le communiqué publié par Moody's évoque les fragilités structurelles de l'Italie, comme sa faible productivité ou "les rigidités de sa législation sur le travail et les marchés" qui ont plombé la croissance au cours des dix dernières années.

" L'Italie n'a pour l'instant repris qu'une fraction des sept points de pourcentage de PIB perdus durant la crise mondiale, en dépit de la faiblesse des taux d'intérêt qui devraient être augmentés à moyen terme. "

 

Source : Reuters

 

Voir également sur ce blog :

 * Pour un Pacte international permettant de limiter les risques systémiques associés à l'inflation et à la prolifération des dettes souveraines

 * La Chine se dit "investisseur à long terme" dans la dette européenne

 

 

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 18:28

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté vendredi 16 juin à l'unanimité son soutien au secrétaire général de l'organisation, Ban Ki-moon, pour un deuxième mandat. Une "recommandation" en ce sens a été transmise à l'Assemblée générale qui procédera mardi 22 à une élection dont l'issue ne fait aucun doute. Ban Ki-moon, 67 ans, est presque assuré d'être réélu pour un deuxième mandat de cinq ans.
 

Le gouvernement russe a été le dernier des cinq membres permanents du Conseil de sécurité à apporter son soutien à l'ancien ministre des affaires étrangères sud-coréen. Le mandat de l'actuel secrétaire général de l'organisation prend fin le 31 décembre de cette année. Aucun autre candidat ne s'est présenté pour lui succéder.

Si on ne lui reconnaît pas le charisme de son prédécesseur Kofi Annan, Ban Ki-moon, véritable bourreau de travail, a été largement salué pour ses prises de position courageuses face au printemps arabe.

Source : LeMonde.fr avec AFP

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 15:54

A moins de deux semaines du départ d'une nouvelle flottille pour Gaza, la détermination des responsables militaires israéliens est sans faille : aucun bateau ne sera autorisé à rompre le blocus maritime imposé par l'Etat juif afin d'atteindre le territoire contrôlé par le mouvement islamiste Hamas. Israël n'a pas l'intention de faire un usage immodéré de la force, mais si ses soldats "font face à la violence" d'une partie des passagers, "ils réagiront", ce qui signifie qu'il risque d'y avoir des blessés, et peut-être des morts.

Au cours d'une rencontre, jeudi 16 juin, à l'état-major de l'armée israélienne, avec un groupe de journalistes étrangers, un haut responsable de la marine n'a pas caché qu'il lui faut envisager "le scénario du pire", autrement dit une répétition de l'assaut sanglant lancé, le 31 mai 2010, par les commandos de marine contre les six bateaux de la première flottille, et notamment contre le navire turc Mavi-Marmara, qui s'était soldé par 9 morts et 45 blessés parmi les passagers.

Nul ne sait avec exactitude combien de bateaux de cette nouvelle expédition à vocation humanitaire vont prendre la mer, sans doute avant la fin juin. Les estimations varient entre dix et quinze navires, avec un total d'environ un millier de passagers, des chiffres qui pourraient être revus à la baisse. D'autant que les pressions politiques exercées depuis plusieurs semaines par certains gouvernements sur les quelque 23 organisations impliquées, pourraient en dissuader certaines.

C'est notamment le cas pour le Mavi-Marmara, qui est sponsorisé par la Fondation turque pour les droits de l'homme, les libertés et le secours humanitaire (IHH), une organisation réputée à la fois proche du Hamas et du gouvernement turc. Ankara n'est pas insensible aux demandes pressantes de l'administration américaine. Le président Barack Obama aurait lui-même appelé le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, pour le féliciter de sa victoire électorale de dimanche, autant que pour lui enjoindre de calmer un jeu diplomatique régional qui risque de nouveau de s'enflammer en cas d'arraisonnement de la flottille pour Gaza.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

NDLR : Nul ne pourra dire qu'il n'aura pas été prévenu ....

 

 

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:55

Les intérêts "vitaux" de la Chine seraient en jeu si l'Europe ne parvenait pas à résoudre sa crise de la dette, a déclaré vendredi le ministère chinois des Affaires étrangères.
" Que l'économie européenne puisse se rétablir et que certaines économies européennes puissent surmonter leurs difficultés et échapper à la crise, voilà qui est vital pour nous ", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Fu Ying à la presse.
" La Chine a toujours été préoccupée par l'état de l'économie européenne ", a-t-il ajouté, soulignant que le pays avait soutenu l'Europe en achetant davantage de titres de dette souveraine et en encourageant le commerce bilatéral.
La Chine détient la plus large réserve mondiale de devises étrangères, pour un montant de 3.050 milliards de dollars. Le quart de ces réserves serait investi dans des actifs libellés en euro.
Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a prévu de se rendre la semaine prochaine en Hongrie, en Grande-Bretagne et en Allemagne, quelques mois seulement après avoir rendu visite à la France, au Portugal et à l'Espagne et proposé à l'Europe de l'aider à résoudre la crise de la dette.
La Grèce se rapprochant dangereusement d'un défaut de paiement, les acteurs du marché regarderont de près si la Chine promet ou non d'accroître son investissement en Europe et d'acheter des obligations souveraines aux pays les plus endettés.

 

 

Source : http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00353103-la-crise-de-la-dette-en-europe-enjeu-vital-pour-la-chine-182004.php

 

Voir également à cet égard, notamment :

 * Pour un Pacte international permettant de limiter les risques systémiques associés à l'inflation et à la prolifération des dettes souveraines

 * La Chine se dit "investisseur à long terme" dans la dette européenne

 * La France et le Royaume-Uni sous l'oeil critique de l'agence de notation chinoise

 

 

 

 

 

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:31

Tandis que le Premier ministre grec, Georges Papandréou, tente d’imposer un second plan de rigueur à son pays, la place Syntagma à Athènes est devenue un modèle de démocratie directe où les citoyens de tous âges, de tous milieux et de tous courants politiques viennent exprimer leur colère.

Lorsque Stéphane Hessel écrivait dans son essai Indignez-vous ! que notre sentiment de révolte devant les injustices devait nous amener à une "insurrection pacifique", il ne s’attendait probablement pas à voir le mouvement des indignados en Espagne ou celui des aganaktismenoi en Grèce mettre ses conseils en pratique aussi rapidement et de manière aussi spectaculaire.

L’opposition des Grecs à cette série de mesures catastrophiques était attendue. Tout au long de leur histoire, les Grecs ont résisté aux occupations étrangères et à la dictature intérieure avec détermination et sens du sacrifice. Les mesures imposées par le Fonds monétaire international (FMI), l’Union européenne (UE) et la Banque centrale européenne (BCE) avec l’accord — pour ne pas dire sur l’invitation — du gouvernement grec ont donné lieu à onze journées de grève générale, quantité de débrayages régionaux et divers actes de résistance inédits.

Des citoyens qui débattent et dénoncent l'injustice

Les médias grecs et étrangers ont largement couvert les affrontements entre jeunes et forces de police anti-émeute qui ont laissé un épais nuage de gaz lacrymogène flotter au-dessus de la capitale grecque après plusieurs grandes manifestations. Menées à l’instigation des partis de gauche et de plusieurs syndicats, ces manifestations ont éclipsé la vague de protestation anti-rigueur qui déferlait sur le reste de l’Europe. Le climat de peur inlassablement entretenu par les médias, les experts et les élites intellectuelles de l’establishment ont réussi à distiller un sentiment de crainte et de culpabilité au sein d’une majorité de la population, et ainsi à affaiblir la résistance.

Il y a trois semaines, la donne a pourtant changé. Une foule hétéroclite d’hommes et de femmes en colère – tout âge, idéologie et professions confondus – a commencé à se réunir sur la place Syntagma située au cœur d’Athènes, en face du Parlement, ainsi qu’autour de la Tour blanche à Thessalonique et dans les lieux publics d’autres grandes villes. Ces rassemblements quotidiens, attirant jusqu’à plus de 100 000 participants, se sont déroulés de manière pacifique, sous l’œil des forces de police.

Se baptisant "les indignés", ces citoyens ont entrepris de dénoncer l’injuste paupérisation des travailleurs grecs, la perte de souveraineté qui a transformé leur pays en chasse gardée des banquiers et la déliquescence de la démocratie. Ensemble, ils exigent le départ des élites politiques corrompues qui ont dirigé le pays pendant près de trente ans et l’ont conduit au bord de l’abîme. Les partis et slogans politiques ne sont pas les bienvenus parmi eux.

Des milliers de personnes se réunissent chaque jour sur la place Syntagma pour discuter des mesures à prendre. Le parallèle avec l’antique agora athénienne – qui se situait à quelques centaines de mètres – est frappant. Les participants souhaitant prendre la parole reçoivent un numéro leur permettant d’accéder à la tribune par tirage au sort, reprenant ainsi la méthode aléatoire par laquelle bon nombre de charges étaient distribuées dans la cité antique. Les orateurs ne disposent que de deux minutes, ce afin de permettre au plus grand nombre de s’exprimer.

Le système fonctionne de manière efficace et sans les interruptions intempestives qui caractérisent la plupart des débats publics. Les sujets de discussion sont variés et vont de questions d’organisation aux nouvelles formes de résistance en passant par la solidarité internationale et les alternatives possibles aux mesures les plus injustes. Aucun sujet n’est écarté. Chaque semaine, des économistes, des avocats et des penseurs de la vie politique sont invités à participer à des débats organisés pour présenter des solutions à la crise.

Jamais nous n'avons été aussi proches de la démocratie

Voilà la démocratie en action. Chômeurs et professeurs d’université ont autant de temps pour présenter des idées qui seront discutées avec autant de vigueur et soumises à un vote avant d’être adoptées. Les indignés ont repris la place Syntagma des mains des marchands pour la transformer en véritable lieu public d’échange. Les soirées habituellement passées devant la télé sont devenues le temps de se rassembler pour discuter ensemble du bien commun. Si la démocratie désigne le pouvoir du "demos", c’est-à-dire de ceux qui n’ont ni rang, ni fortune ou compétence particulière les destinant au pouvoir, alors jamais nous n’avons été aussi proches de la démocratie depuis longtemps.

Les débats de haut niveau qui se déroulent sur la place Syntagma contredisent cette idée répandue selon laquelle les questions de politique publique sont trop techniques pour les citoyens ordinaires et doivent être laissées aux spécialistes. Athènes redécouvre un des principes fondateurs de l’agora, à savoir que le demos a plus de bon sens que n’importe quel dirigeant. Le mouvement des indignés nous montre que la démocratie parlementaire doit être complétée par une version plus directe, un rappel qui tombe à pic alors que le principe de la représentation politique est de plus en plus contesté dans toute l’Europe.

Pour l’heure, le gouvernement du Pasok s’est muré dans un silence embarassé. La propagande de l’establishement rejette la responsabilité de ces manifestations et des quelques violences qui les ont suivies sur une gauche divisée. Cette stratégie ne peut toutefois pas fonctionner contre les indignés qui représentent tous les partis et aucun à la fois. Ces derniers mènent une campagne déterminée visant à empêcher le Parlement de voter les mesures que les banques et Angela Merkel ont déjà réussi à imposer auprès du Premier ministre grec et qui ne feraient qu’aggraver la récession et le taux de chômage jusqu’en 2015 au moins. Le remède serait pire que le mal. La réaction à ces mesures marquera le point d’orgue de la confrontation entre l’establishement et les indignés. La foule de la place Syntagma rejoint aujourd’hui les syndicats pour participer à une grève générale et encercler le parlement.

La place Syntagma ressemble désormais davantage à la place Tahrir du Caire qu’à la Puerta del Sol de Madrid. Ces rassemblements quotidiens et l’opposition au parlement situé juste en face ont changé la donne politique pour de bon et les élites grecques commencent à s’inquiéter. En grec, le mot stasis signifie à la fois se tenir droit et se révolter. La place Syntagma doit son nom aux manifestants qui réclamaient une constitution (syntagma) à leur roi au 19e siècle. Aujourd’hui, l’histoire se répète avec les indignés : ils se tiennent droit et exigent un nouveau contrat politique pour les libérer de la domination néolibérale et de la corruption politique.

 

Source : http://www.presseurop.eu/fr/content/article/716861-la-democratie-de-nouveau-dans-la-place

 

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17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:19
C'est aujourd'hui que la composition du nouveau gouvernement grec a été dévoilée. Ce remaniement, auquel le Premier ministre Georges Papandreou s'est retrouvé contraint face à la pression de la rue, voit notamment l'entrée d'un nouveau ministre des Finances au gouvernement.
Principal artisan de la cure d'austérité administrée au pays depuis 2009, Georges Papaconstantinou devient ministre de l'Environnement, laissant sa place à Evangelos Venizélos qui sera également vice-Premier ministre. Avec ce changement, le Premier ministre espère apaiser l'opinion, dont le mécontentement se cristallise autour du mouvement des "indignés".
"Ces citoyens ont entrepris de dénoncer l’injuste paupérisation des travailleurs grecs, la perte de souveraineté qui a transformé leur pays en chasse gardée des banquiers et la déliquescence de la démocratie. Ensemble, ils exigent le départ des élites politiques corrompues qui ont dirigé le pays pendant près de trente ans et l’ont conduit au bord de l’abîme" [Presseurop].
Mais il faut aussi voir un geste de la part du Premier ministre envers son propre parti, le PASOK : au pied du mur, Georges Papaconstantinou doit "ressouder la majorité socialiste avant le vote prévu au Parlement, fin juin, du nouveau plan de redressement", souligne Le Monde. Plan de redressement qui a pour but de convaincre les créanciers de la Grèce de sa bonne volonté, sans quoi le pays ne verra jamais la couleur de l'argent promis par la troïka BCE/FMI/UE.
Problème : les Européens ne parviennent pas à se mettre d'accord sur les conditions d'un nouveau plan d'aide à la Grèce. S'il semble que cette "nouvelle aide devrait être comprise entre 40 et 60 milliards d’euros pour couvrir la période 2013-2015" [Libération], les modalités d'application restent incertaines. Les pays membres divergent notamment sur la participation des banques à l'effort.
L'Allemagne appelle depuis plusieurs semaines à restructurer la dette grecque "en demandant que le secteur privé (banques, institutions financières non bancaires) participe au sauvetage en rachetant sur une base volontaire des obligations grecques lorsque celles qu’elles détiennent arrivent à échéance et en allongeant leur durée de sept ans, sans préciser à quel taux d’intérêt se ferait cet échange. L’idée est que le secteur privé, qui a été incapable de percevoir le risque grec, ne s’en sorte pas sur le dos du contribuable" explique Jean Quatremer.
La France et la BCE étant opposées à cette option, les négociations pourraient donc être encore longues. "Selon un diplomate européen, le plan pourrait n'être même finalisé dans le détail qu'à la rentrée de septembre" [AFP].

 

Source : www.touteleurope.eu/

 



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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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