Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 14:19
C'est aujourd'hui que la composition du nouveau gouvernement grec a été dévoilée. Ce remaniement, auquel le Premier ministre Georges Papandreou s'est retrouvé contraint face à la pression de la rue, voit notamment l'entrée d'un nouveau ministre des Finances au gouvernement.
Principal artisan de la cure d'austérité administrée au pays depuis 2009, Georges Papaconstantinou devient ministre de l'Environnement, laissant sa place à Evangelos Venizélos qui sera également vice-Premier ministre. Avec ce changement, le Premier ministre espère apaiser l'opinion, dont le mécontentement se cristallise autour du mouvement des "indignés".
"Ces citoyens ont entrepris de dénoncer l’injuste paupérisation des travailleurs grecs, la perte de souveraineté qui a transformé leur pays en chasse gardée des banquiers et la déliquescence de la démocratie. Ensemble, ils exigent le départ des élites politiques corrompues qui ont dirigé le pays pendant près de trente ans et l’ont conduit au bord de l’abîme" [Presseurop].
Mais il faut aussi voir un geste de la part du Premier ministre envers son propre parti, le PASOK : au pied du mur, Georges Papaconstantinou doit "ressouder la majorité socialiste avant le vote prévu au Parlement, fin juin, du nouveau plan de redressement", souligne Le Monde. Plan de redressement qui a pour but de convaincre les créanciers de la Grèce de sa bonne volonté, sans quoi le pays ne verra jamais la couleur de l'argent promis par la troïka BCE/FMI/UE.
Problème : les Européens ne parviennent pas à se mettre d'accord sur les conditions d'un nouveau plan d'aide à la Grèce. S'il semble que cette "nouvelle aide devrait être comprise entre 40 et 60 milliards d’euros pour couvrir la période 2013-2015" [Libération], les modalités d'application restent incertaines. Les pays membres divergent notamment sur la participation des banques à l'effort.
L'Allemagne appelle depuis plusieurs semaines à restructurer la dette grecque "en demandant que le secteur privé (banques, institutions financières non bancaires) participe au sauvetage en rachetant sur une base volontaire des obligations grecques lorsque celles qu’elles détiennent arrivent à échéance et en allongeant leur durée de sept ans, sans préciser à quel taux d’intérêt se ferait cet échange. L’idée est que le secteur privé, qui a été incapable de percevoir le risque grec, ne s’en sorte pas sur le dos du contribuable" explique Jean Quatremer.
La France et la BCE étant opposées à cette option, les négociations pourraient donc être encore longues. "Selon un diplomate européen, le plan pourrait n'être même finalisé dans le détail qu'à la rentrée de septembre" [AFP].

 

Source : www.touteleurope.eu/

 



Repost 0
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 13:45

Le Corps volontaire européen d'aide humanitaire a fait un grand pas en avant et s'apprête à devenir une réalité - sa phase pilote a été lancée aujourd'hui à Budapest, lors d'une conférence organisée par la Commission européenne et la présidence hongroise de l'Union européenne. Inspirée par la vision proposée pour ce Corps par le traité de Lisbonne, se fondant sur un réexamen en profondeur des programmes de volontariat existants et tenant compte des recommandations des parties prenantes, la Commission européenne passe maintenant à la mise en ?uvre concrète de cette initiative ? en sélectionnant, formant et déployant la première équipe de volontaires européens d'aide humanitaire.
Au cours de cette phase pilote, les premiers volontaires européens d'aide humanitaire suivront une formation approfondie qui leur permettra, ainsi qu'au Corps dans son ensemble, d'acquérir un ensemble adéquat de compétences pour aider efficacement les communautés exposées à des risques humanitaires, tout en renforçant les capacités locales des communautés bénéficiant d'aide. Plus tard en 2011, les volontaires seront déployés dans des pays tiers dans le cadre de trois projets pilotes (voir  <http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/11/413&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=en>).
Mme Kristalina Georgieva, membre de la commission européenne chargée de la coopération internationale, de l'aide humanitaire et de la réaction aux crises, s'est exprimée en ces termes: «Les projets pilotes nous permettront de dégager un modèle clair pour avancer. Nous avons deux objectifs ? tout d'abord, donner une occasion extraordinaire aux Européens de jouer un rôle décisif dans le monde et, ensuite, conférer une valeur collective à la volonté individuelle de s'engager comme volontaire dans le domaine humanitaire. Je me réjouis que la solidarité des citoyens européens avec les populations les plus vulnérables du monde ait maintenant ses premiers ambassadeurs - nos volontaires.»
Les projets pilotes visent à tester les idées et les concepts abordés au cours de consultations publiques : comment les volontaires européens pourront-ils compléter efficacement le travail des ONG et comment apporteront-ils une réelle valeur ajoutée aux populations qui dépendent de la solidarité européenne partout dans le monde ?
La sécurité a constitué une priorité essentielle lors de la conception des projets pilotes et du choix des conditions dans lesquelles les volontaires seraient déployés. La sécurité est également le principe qui sous-tendra l'action du futur véritable Corps volontaire européen d'aide humanitaire.
La marche à suivre a été fixée par des consultations publiques ouvertes
En deux séries de consultations publiques, la Commission a recueilli d'utiles contributions de plus d'une centaine de professionnels et d'acteurs de l'humanitaire. Plus de 80 % des participants aux consultations ont indiqué que le Corps apporterait une contribution positive à l'aide humanitaire. Selon eux, les volontaires européens pourraient être le plus efficaces dans le renforcement des capacités locales, dans les fonctions de soutien administratif et dans l'utilisation de nouveaux outils, tels que le volontariat en ligne. Les participants aux consultations ont accordé leur confiance au futur Corps, estimant qu'il serait tout à fait en mesure de renforcer le professionnalisme et la sécurité des volontaires, ainsi que la coordination et la cohérence de l'aide humanitaire.
Prochaines étapes
Les projets pilotes testeront différentes options pour les travaux et l'impact du Corps volontaire et les meilleures seront reprises lors de la mise en place du véritable Corps. En s'appuyant sur ces projets pilotes, et conformément au mandat inscrit dans le traité de Lisbonne <file:///C:/-%20Newsletter-/news_015/#_ftn1> [1], la commissaire Georgieva proposera en 2012 une réglementation de l'UE qui définira la structure du futur Corps volontaire européen d'aide humanitaire et son rôle dans le cadre humanitaire.
Pour de plus amples informations
 <http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/11/413&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=en>
Site web de la commissaire Georgieva:
http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/georgieva/index_en.htm
L'aide humanitaire de la Commission européenne:
<http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm> http://ec.europa.eu/echo/index_fr.htm
 <file:///C:/-%20Newsletter-/news_015/#_ftnref1> [1] Article 214, paragraphe 5: « Afin d'établir un cadre pour des contributions communes des jeunes Européens aux actions d'aide humanitaire de l'Union, un Corps volontaire européen d'aide humanitaire est créé. »

 

Source : Service de presse de la Commission européenne

 

 

 

Repost 0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 18:51

L'UE au défi du printemps arabe : une vision pour nos voisins.

Déclaration de Jacques Delors, Antonio Vitorino et du Conseil d'Administration de Notre Europe

Les révoltes en cours dans les pays arabes ont surpris l'Union européenne, sans qu'il soit clairement perceptible à ce stade qu'elle soit parvenue à se hisser à la hauteur des événements : c'est ce à quoi l'exhortent Jacques Delors, Antonio Vitorino et le Conseil d'administration de Notre Europe, en adressant un triple message :

  • Il faut d'abord considérer le « printemps arabe » comme une opportunité historique, et non comme un événement porteur de risques : l'UE doit se défaire d'une vision trop sécuritaire et construire de nouvelles relations avec des peuples qui se sont mobilisés autour des valeurs européennes de démocratie, d'ouverture et de liberté
  • Il faut par ailleurs apporter un soutien urgent aux peuples et pays en mouvement pour consolider et encourager les avancées en cours : priorité à l'économie, avec un plan d'aide massif, mais aussi aux sociétés civiles, à qui il convient d'adresser des signaux d'ouverture, notamment en termes de visas
  • Les événements en cours au Sud, mais aussi à l'Est, doivent enfin conduire à ancrer la « politique de voisinage », en cours de révision, comme l'un des piliers majeurs de l'introuvable « politique extérieure » de l'UE. Pas d'opposition Sud/Est donc, mais un appui renforcé et différencié selon le degré de modernisation politique des pays qui en bénéficient.
    Des pays comme la Tunisie ou l'Egypte peuvent jouer un rôle moteur dans le rapprochement de l'UE et de son voisinage : leur réussite est essentielle et fera figure de test pour l'ensemble des autres pays, mais aussi pour l'UE et ses responsables. 

 

Voir le site de Notre Europe : http://www.notre-europe.eu/fr/

 

 

Repost 0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 13:55

Moscou et Pékin ont exprimé, jeudi 16 juin, leur hostilité à toute ingérence étrangère dans les crises dans les pays arabes. Au moment où les Occidentaux cherchent le soutien de la Chine et de la Russie sur le dossier syrien, les deux membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU ont rédigé un communiqué lors de la visite en Russie du président chinois, Hu Jintao.

"La communauté internationale peut apporter une aide constructive pour ne pas laisser la situation se détériorer, mais aucune force étrangère ne doit s'ingérer dans les affaires intérieures des pays de la région", lit-on dans la déclaration signée par le président russe, Dmitri Medvedev et M. Hu.
"Les parties appellent au règlement des conflits par des moyens pacifiques", rappellent la Chine et la Russie dans cette déclaration.

 

Source : LeMonde.fr avec AFP

 

 

 

Repost 0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 12:28

Profitant d’un déplacement à Londres, A.F. Rasmussen a profité de l’occasion pour répéter le message serriné par le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, à Bruxelles, vendredi dernier : les Européens doivent mettre « la main à la poche » pour assumer leur défense. Dans une interview au programme « Newsnight » de la BBC, le secrétaire général de l’OTAN, il dit partager son inquiétude. « L’OTAN est plus que jamais souhaitable et nécessaire ». Ce n’est pas seulement une question pour l’OTAN – souligne-t-il – mais aussi pour l’Europe. « Si l’Europe veut jouer un rôle plus significatif sur la scène mondiale dans le futur et prendre part aux missions de gestion de la sécurité internationale, alors l’Europe a besoin aussi de capacités militaires critiques et de consacrer à la défense des investissements d’un certain niveau ».

Un message qui tombe à pic à Londres où plusieurs haut responsables de l’armée et députés britanniques demandent au gouvernement de revoir les coupes budgétaires induites par la révision stratégique. Mais un message difficile à faire entendre dans nombre de capitales confrontées à des difficultés budgétaires et économiques sans précédent depuis 30 ans (crise pétrolière de 1974), voire 80 ans (crise de 1929), et à justifier face à une opinion publique qui ne comprend pas et n’approuve pas certains engagements extérieurs comme l’Irak et l’Afghanistan.

 

Cet article a été préalablement publié sur mon blog : http://www.bruxelles2.eu/defense-ue/defense-ue-droit-doctrine-politique/rasmussen-enfonce-le-clou-les-europeens-doivent-mettre-la-main-a-la-poche.html

 

Voir également à cet égard :

 * Le Secrétaire général de l'OTAN, A. F. Rasmussen, appelle les Européens à ne pas désarmer

 * Les ventes d'armes défient la crise (Le Monde.fr)

 * L'OTAN craint un décrochage technologique des partenaires européens

 * Financer la défense par des fonds communautaires. Une idée qui sent le soufre, par Nicolas Gros Verheyde (Bruxelles2.eu)

 

 

 

 

 

Repost 0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 12:11

Dans le contexte actuel d'aggravation de la crise grecque, Pékin se montre disponible. La Chine s'est déclarée jeudi prête à continuer à acheter de la dette souveraine européenne, forte de sa confiance dans la zone euro défaut de paiement de la Grèce, un pays où Pékin a renforcé ses investissements. " La Chine est un investisseur à long terme " sur le marché de la dette européenne, a déclaré Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. " Nous espérons que la Grèce va parvenir à la stabilité et au développement grâce à la coopération avec l'Union européenne et la communauté internationale ", a-t-il ajouté dans le contexte actuel d'aggravation de la crise grecque.

Mardi soir (15 juin), les responsables européens ont été incapables de se mettre d'accord sur les conditions d'une nouvelle aide financière à la Grèce, qui s'est enfoncée mercredi dans la crise politique et sociale. Au soir d'imposantes manifestations contre son projet de budget d'austérité, le Premier ministre grec Georges Papandréou a annoncé qu'il procéderait jeudi au remaniement de son gouvernement et demanderait un vote de confiance au Parlement.

La Chine s'est engagée depuis l'an dernier à soutenir les pays de la zone euro confrontés au renchérissement du coût de leur dette souveraine, dégradée par les agences de notation financières américaines.

Le chef économiste de la banque Natixis, Patrick Artus, avait estimé à la fin de l'année dernière les achats chinois de dette grecque à quelques centaines de millions d'euros, un montant que Pékin n'a jamais confirmé, pas plus que ses positions concernant d'autres obligations d'État européennes.

Le Portugal également dans le viseur de Pékin Athènes a par ailleurs multiplié les accords avec Pékin, s'engageant début juin à faciliter l'octroi des visas aux touristes chinois.

Deux groupes chinois ont par ailleurs signé, également début juin, des accords d'un montant global de 2,8 milliards d'euros ...

 

Lire la suite sur Le Point : http://www.lepoint.fr/economie/la-chine-se-dit-investisseur-a-long-terme-dans-la-dette-europeenne-16-06-2011-1342634_28.php

 

 

 

Repost 0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 10:00

La décision de la chancelière allemande de faire sortir son pays du nucléaire d'ici 2022 a été présentée en France comme à la fois électoraliste (il s'agirait de séduire les électeurs tentés par le vote vert) et hypocrite (l'Allemagne devra importer de l'énergie nucléaire française). En réalité, ces deux arguments résistent mal à une analyse rationnelle et dynamique.

La première critique pourrait être retournée en compliment, surtout par opposition à la France où l'on a du mal à ouvrir un débat au niveau gouvernemental, alors même que l'opinion publique, suite aux événements japonais, évolue. Surtout, on peut montrer qu'au-delà de la logique électorale, il y a sans doute des arguments économiques à la diminution de la part du nucléaire. Ainsi, on nous dit, à juste titre, que la prédominance de l'énergie nucléaire en France nous permet de bénéficier de prix de l'électricité réduits.

Mais, comme très souvent dans le débat public, on présente un avantage sans mettre le coût en balance. Et le coût, c'est évidemment celui d'un accident nucléaire. On entend que celui-ci est de probabilité extrêmement faible, en ajoutant que "le risque 0 n'existe pas". Il n'y a rien de moins scientifique que cette assertion. En effet la question n'est pas celle de la simple probabilité d'occurrence d'un risque, mais de la probabilité pondérée par la gravité du risque. Or, en matière nucléaire, cette gravité est incommensurable puisqu'elle concerne un très grand nombre de personnes susceptibles d'être irradiées.

C'est la grande différence avec, par exemple, un accident d'avion, dont les conséquences ne concernent que quelques dizaines ou quelques centaines de personnes. En outre, une catastrophe nucléaire a une temporalité très longue (des territoires sont désertés pendant des décennies). Là encore, on saisit bien la différence avec un accident aérien. Ajoutons qu'un risque, même extrêmement faible, a vocation à se réaliser.

Ainsi, on peut affirmer qu'un accident nucléaire se réalisera un jour. Mais il est possible que ce soit dans deux siècles. Finalement, l'Allemagne réagit comme une société libérale ouverte au sens de Karl Popper, c'est-à-dire une société où l'on tâtonne, où l'on peut revenir sur des décisions en fonction des événements, pour améliorer son fonctionnement. A l'inverse, ce processus d'essais/erreurs est entravé en France, par des institutions politiques très centralisées, qui ont fait du nucléaire une source d'énergie prédominante, dont il est en effet, en pratique, difficile de sortir.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

 

Repost 0
16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 09:58

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, reprend à son compte des déclarations du secrétaire à la défense américain, Robert Gates, affirmant que la baisse des dépenses consacrées à la défense dans les pays de l'OTAN risquait d'affaiblir l'Alliance atlantique. A moins que les Européens ne "mettent la main à la poche", la disparité des dépenses consacrées à la défense risque d'"affaiblir notre alliance" et de créér "une alliance à deux niveaux", estime M. Rasmussen dans un entretien au journal britannique The Guardian, jeudi.

Le secrétaire d'Etat américain avait estimé mercredi que la différence de dépenses consacrées à la défense entre les Etats-Unis et l'Europe constitue un "grave problème" qui risque à terme de détourner les Etats-Unis de l'Alliance. M. Rasmussen a approuvé l'idée selon laquelle les différences de financement pourraient créer un gouffre entre les capacités technologiques des Etats-Unis et celles des autres membres de l'Alliance, faisant planer le doute sur leur coopération future.

 Les américains fournissent les équipements les plus perfectionnés

Le secrétaire général de l'OTAN a précisé dans ce contexte qu'il y a dix ans les dépenses des Etats-Unis au sein de l'Alliance représentaient la moitié du total contre 75 % actuellement. "L'élargissement de ce fossé économique peut conduire également à un agrandissement du fossé technologique risquant d'entraver les capacités opérationelles de nos forces entre elles", a-t-il dit. Selon M. Rasmussen, "les Américains continuent de fournir des équipements militaires plus perfectionnés tandis que les Européens sont loin derrière". "Il pourrait devenir éventuellement difficile de coopérer même en ayant la volonté politique de le faire", a-t-il ajouté.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

 

Repost 0
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 18:55

L'administration fiscale belge se prépare à lever le secret bancaire sur les comptes d'épargne ouverts dans le pays par quelque 250 000 étrangers, dont 100 000 Français, dans le cadre d'une nouvelle législation européenne, a indiqué mercredi 15 juin le ministère des finances du royaume. " Il est prévu de transmettre ces informations bancaires d'ici au 1er juillet aux autorités fiscales des pays d'origine ", a indiqué un responsable du ministère, confirmant une information de la presse locale.

Les Européens concernés par cette levée du secret bancaire sont originaires de 26 pays, mais les Français se taillent la part du lion. Il s'agit de personnes habitant dans l'Hexagone mais disposant d'un ou plusieurs comptes d'épargne en Belgique, pays connu pour offrir une fiscalité avantageuse par rapport à ses voisins avec notamment une absence d'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et des plus-values mobilières qui ne sont généralement pas taxées pour les particuliers.

Les comptes visés sont détenus dans toutes les grandes banques du pays : BNP Paribas-Fortis, ING, KBC, Dexia notamment. Après les Français, les Néerlandais arrivent en deuxième position sur la liste avec 50 000 personnes, puis les Allemands (22 500), les Britanniques (15 000) et les Espagnols (15 000). Quelque 200 ressortissants suisses y figurent aussi, même si leur pays est régulièrement accusé d'être un paradis fiscal.

Les milliers d'"exilés fiscaux" venus s'installer en Belgique, dans les quartiers chics de Bruxelles en particulier, afin d'échapper à l'ISF ne sont pas touchés par la mesure, a néanmoins précisé le ministère.

Le Luxembourg et la Suisse invités à suivre l'exemple à suivre belge

Cette opération transparence découle de l'entrée en vigueur l'an dernier en Belgique d'une directive européenne sur la taxation de l'épargne, qui a eu pour effet de faire disparaître de facto le secret bancaire qui existait auparavant dans le pays. Les autorités belges avaient décidé de l'appliquer dans le cadre des efforts internationaux pour lutter contre les paradis fiscaux.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

 

 

Repost 0
15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 12:21

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a dit vouloir réunir "une majorité morale" d'au moins trente pays hostiles à la reconnaissance par l'ONU d'un Etat palestinien dans les frontières de juin 1967, ont indiqué, mercredi 15 juin, les médias israéliens.
 

"D'ici septembre, nous voulons oeuvrer à réunir de trente à cinquante pays qui diront non à la reconnaissance unilatérale d'un Etat palestinien par l'assemblée générale de l'ONU (...) Il s'agira d'une majorité morale", a affirmé M. Nétanyahou, mardi soir, lors d'une rencontre avec le président du Parlement européen, Jerzy Buzek.

Si les Palestiniens obtiennent la reconnaissance de leur Etat par l'ONU, "ils auront ensuite des difficultés à accepter par la voie de la négociation les compromis indispensables" pour conclure un accord de paix avec Israël, a encore dit M. Nétanyahou. "Il faut dire la vérité. La paix ne signifie pas qu'Israël renonce à des parties de sa terre, mais que les Palestiniens renoncent à leur volonté de détruire Israël", a-t-il continué, de mêmes sources.
 

"Israël est victime des majorités automatiques à l'Assemblée générale de l'ONU"

"Six chefs de gouvernement israéliens ont accepté la solution de deux Etats, mais il n'a pas été possible de conclure un accord de paix parce que les Palestiniens n'étaient pas prêts à formuler les mots suivants : 'j'accepte un Etat juif'", a dit M. Nétanyahou. Un haut responsable israélien, qui a requis l'anonymat, a confirmé qu'"Israël est victime des majorités automatiques à l'assemblée générale de l'ONU, et multiplie donc les efforts pour qu'une majorité morale de pays démocratiques s'oppose aux démarches unilatérales en vue de la reconnaissance d'un Etat palestinien".

Les dirigeants palestiniens comptent demander l'adhésion d'un Etat palestinien à l'ONU sur les lignes de 1967 lors de la session annuelle de l'assemblée générale, faute de perspective de négociation avec Israël.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

 

Repost 0

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

Recherche

Catégories