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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 06:53

Après cinq mois de négociations ardues, le Liban s'est doté lundi 13 juin d'un nouveau gouvernement. Le Hezbollah et ses alliés, notamment le chrétien Michel Aoun, se sont taillé la part du lion avec dix-neuf portefeuilles sur trente, le reste étant réparti entre les partisans du chef de l'Etat, Michel Sleimane, du nouveau premier ministre Najib Mikati et du leader druze Walid Joumblatt, considérés comme "neutres". Le parti de Hassan Nasrallah obtient deux postes.

Selon un communiqué (en anglais) de la présidence libanaise, le chef de l'Etat syrien, Bachar Al-Assad, qui fait face à une contestation contre son régime sans précédent, a immédiatement félicité le Liban, où l'ancienne puissance de tutelle continuer d'exercer son influence, notamment grâce au Hezbollah. Le nouveau cabinet est boycotté par le camp de l'ex-premier ministre, le pro-occidental Saad Hariri, désormais en minorité parlementaire et dans l'opposition.

"Nous avons surmonté les obstacles"

"Que vous soyez au pouvoir ou dans l'opposition, c'est votre gouvernement à tous (...). Ce gouvernement sera celui de tout le Liban et oeuvrera pour tous les Libanais", a affirmé Najib Mikati, dans un message d'unité. "Nous avons surmonté les obstacles et nous allons nous mettre tout de suite au travail", a-t-il ajouté.

Les tractations ont duré jusqu'à la dernière minute, le Hezbollah n'approuvant pas certains des noms proposés par Najib Mikati. Peu après l'annonce du gouvernement, un allié du parti chiite, le député druze Talal Arslane, a créé la surprise en présentant sa démission, évoquant des divergences avec le premier ministre. Le député protestait contre le fait qu'il ne lui ait pas été accordé de portefeuille clé, accusant le nouveau premier ministre, un sunnite, de traiter les minorités religieuses de manière "inappropriée".


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 17:06

La journée de solidarité est-elle contraire à la Constitution ? C'est la question à laquelle devront bientôt répondre les onze Sages du Conseil Constitutionnel.
Vous connaissez le principe : le lundi de pentecôte est une journée de travail non rémunéré pour les salariés.

Les 2 milliards d'euros par an ainsi récoltés chaque année servent à financer des actions pour l'autonomie des personnes âgées ou dépendantes.
Le dispositif ayant été assoupli en 2008, la journée de solidarité peut être effectuée sur un jour férié, un jour de RTT, un samedi, ou un jour de congé classique.
Un principe mis à mal par un salarié d'une filiale du groupe Carrefour. Début 2011, Thierry Jeanne, cariste à Cholet (Maine-et-Loire), et adhérent à la CFDT, a saisi le conseil des prud’hommes.
Vers un remboursement des journées de solidarité ?
Il refuse de travailler le lundi de Pentecôte et estime qu’il n’a pas à voir son salaire ainsi ponctionné d'une journée de travail. Selon lui, la journée de solidarité va à l'encontre du principe d’égalité de tous les Français devant l’impôt.
Transmise dans un premier temps à la Cour de Cassation, l'affaire sera finalement réglée devant le Conseil constitutionnel. Les juges parisiens ont estimé fin mai qu'un doute "sérieux" existait sur la conformité de la loi avec le principe d’égalité, "en ce que la loi n’aurait pas demandé un effort aux autres catégories socioprofessionnelles", c'est à dire les commerçants, les artisans, les retraités ou les professions libérales.
Si les Sages jugent cette journée anticonstitutionnel, "tous les salariés pourraient demander le remboursement de leurs journées de solidarité sur 5 ans", anticipe l’avocat du cariste.
"12 milliards d’euros sont suspendus à la décision du Conseil constitutionnel. Et tout le financement de la solidarité serait à revoir", résume-t-il.

... lire la suite sur lepost.fr

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 09:07

La réforme des régulations prudentielles est incontestable. Elle est nécessaire pour prévenir de nouvelles crises systémiques. Les orientations prises récemment dans ce domaine, notamment par le Comité de Bâle (ratios de liquidité…), soulèvent toutefois des inquiétudes fortes de la part des entreprises.

Les nouvelles exigences en matière de régulations micro et macro-prudentielles sont « gourmandes » en capitaux et impliqueraient des conséquences négatives sur le financement des entreprises :

  •  * Globalement une raréfaction des ressources longues (le financement de la dette des Etats, moins risqué, évincerait par ailleurs le financement du secteur privé), ce qui augmentera le coût d’accès aux capitaux (taux d’intérêt) et découragera par conséquent l’investissement privé 
  •  * Le crédit bancaire (court et long terme) sera plus difficile à obtenir et plus cher, avec un fort risque de réduction 
  • Les assureurs devraient procéder à une révision assez drastique de leurs stratégies d’investissements, avec des réductions importantes de leurs investissements en actions et en titres de dette longs des entreprises 
  •  * Le modèle actuel de transformation par les établissements financiers des dépôts en financements longs pour les agents économiques et très particulièrement les entreprises se trouvera bouleversé ; il faudra trouver d’autres moyens de transformer les maturités pour satisfaire les besoins de financement à long terme des agents économiques non financiers
  •  * Du fait des schémas d’implémentation des réformes plus larges et plus strictes en Europe que dans le reste du monde, les conditions de financement des entreprises françaises et européennes seront plus dégradées que celles de leurs concurrentes dans les pays tiers et très particulièrement outre-Atlantique (distorsion de concurrence)

Plus globalement, et potentiellement plus dommageable, ces mêmes exigences pourraient affecter le « financement du risque », ce qui se traduira le cas échéant par une pénalisation inévitable de la croissance économique mondiale.

Il faudra donc veiller à ce que les normes prudentielles qui seront mises en œuvre dans le cadre de Bâle 3 et des réglementations assurantielles soient « équilibrées ». Le MEDEF et BusinessEurope ont fait des propositions en ce sens.

Pour en savoir plus :

>> Télécharger les propositions du MEDEF et de BusinessEurope en français

>> Télécharger les propositions du MEDEF et de BusinessEurope en anglais

 

Source : http://www.medef.com/nc/medef-tv/actualites/detail/article/bale-3-solvabilite-2-quel-impact-sur-le-financement-des-entreprises-europeennes.html

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 08:51

Le quotidien Le Figaro porpose dans son édition en date du 22 octobre un dossier intitulé "Six questions pour comprendre les marchés des changes" qui propose des éléments de réponse aux six interrogations suivantes :

 

1. Qu'entend-on par «guerre des changes» ?

2. Pourquoi une monnaie monte ou baisse ?

3. Une monnaie qui monte ou qui baisse, ça change quoi ?

4. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils agir sur les devises ?

5. Comment influencer le cours de la monnaie européenne ?

6. Pourquoi un yuan sous-évalué face au dollar fait-il peur ?

1. Qu'entend-on par «guerre des changes» ?

La guerre des changes se caractérise par un recours désordonné et non concerté de plusieurs pays à la dévaluation de leur monnaie pour doper leur compétitivité. C'est le principe de la dévaluation compétitive : faire baisser le cours de sa monnaie pour faciliter les exportations. Lorsqu'il y a une vraie guerre des changes, comme ce fut le cas dans l'entre-deux-guerres, ces dévaluations s'accompagnent d'un relèvement des tarifs douaniers. On entre alors dans la guerre commerciale. Malgré les menaces du Congrès américain à l'encontre de la Chine, ce scénario ne s'est pas encore concrétisé. Mais les tensions sont très fortes. Et les risques d'un recours au protectionnisme existent, admet l'OMC. C'est devenu le principal sujet de préoccupation du G20.

2. Pourquoi une monnaie monte ou baisse ?

En régime de changes flexibles, c'est l'offre et la demande sur le marché qui déterminent le cours d'une devise. À court terme, c'est le niveau des taux d'intérêts des banques centrales qui influencent le plus la demande de monnaie, alors que l'orientation de la politique monétaire guide l'offre. À plus long terme, c'est la solidité d'une économie, ses perspectives de croissance à long terme et sa balance commerciale qui jouent. Le Brésil, en plein boom, attire en masse les capitaux étrangers, ce qui fait grimper le real. La crise de la dette en zone euro au printemps a fait plonger la devise européenne. Le dollar obéit à d'autres règles : il monte en cas de panique ou de crise financière, comme après la faillite de Leh­man. C'est l'effet «valeur refuge».

3. Une monnaie qui monte ou qui baisse, ça change quoi ?

Les entreprises exportatrices bénéficient directement d'une devise faible, qui rend ses produits plus attractifs. Le cours de l'euro est ainsi crucial dans la bataille commerciale entre Boeing et Airbus. Cela peut aussi favoriser les investissements et les IDE. En même temps, une monnaie faible renchérit le prix des importations, du pétrole notamment, qui influence toute une gamme de prix : transports, distribution, industrie. Au risque de générer de l'inflation et de peser sur la consommation. L'impact sur la croissance sera plus ou moins marqué selon la structure de la balance commerciale. Inversement, une monnaie forte permet de contenir la flambée des matières premières. Elle encourage les entreprises à maîtriser leurs coûts, à faire les réformes, ce qui peut avoir des effets positifs sur la croissance à long terme.

4. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils agir sur les devises ?

Étant dans un système de changes flexibles, il est difficile de manipuler les monnaies. Les pouvoirs publics peuvent intervenir sur le marché des changes, via les banques centrales et les taux d'intérêt. Mais ces interventions, pour être efficaces, nécessitent des actions coordonnées. On vient de le voir avec le Japon, où le passage aux taux «zéro» n'a pas entraîné de baisse significative du yen. En 1985, pour freiner la bulle spéculative sur le dollar, les pays du G5 (États-Unis, Japon, Royaume-Uni, France et RFA) ont décidé d'intervenir sur le marché dans le cadre des accords du Plaza. À Séoul, les ministres des Finances discuteront des mesures ponctuelles initiées par les États, qu'il s'agisse de taxation des capitaux étrangers, d'achat de dollars ou de faire tourner la planche à billets.

5. Comment influencer le cours de la monnaie européenne ?

La difficulté pour agir sur l'euro, c'est qu'elle concerne seize pays de l'Union européenne, soit autant de politiques et d'intérêts divergents. L'Allemagne, poids lourd de l'économie européenne, orientée vers l'export, a toujours été partisane du laisser-faire. Si l'euro est actuellement orienté à la hausse, c'est notamment parce que la BCE conserve des taux d'intérêt plus élevés que les autres banques centrales.

Lors de la crise de la zone euro au printemps, la monnaie européenne avait fortement faibli. Mais le mouvement de défiance des investisseurs a cessé depuis lors. Ils jugent la zone euro solide et stable, en dépit des difficultés des pays périphériques comme la Grèce, l'Irlande ou le Portugal. Sachant que les rendements sont très attractifs sans pour autant qu'il y ait de risque de défaut.

6. Pourquoi un yuan sous-évalué face au dollar fait-il peur ?

En théorie, la Chine a ancré le yuan en 2005 sur un panier de devises, dollar, euro, yen et won. Mais comme c'est le gouvernement qui fixe le taux de change officiel de cette ­monnaie non convertible, elle noie le poisson comme elle veut. À 6,64 yuans pour un dollar hier, la devise chinoise serait sous-évaluée de 25 à 40 % selon les Américains. Mais personne ne connaît sa vraie valeur puisqu'elle ne fluctue pas librement. Et Pékin, qui détient quelque 2 500 milliards de réserves en dollar, n'a aucun intérêt à voir sa monnaie s'apprécier.

De surcroît, un yuan faible renforce la compétitivité de ses entreprises sur les marchés étrangers. Depuis que la Chine a légèrement assoupli sa politique en juin, il s'est apprécié de 3 %. Mais d'ici à fin 2010, il ne devrait pas monter de plus de 1 ou 2 %.

 

Lire aussi sur le site LeFigaro.fr

» Une «nouvelle phase» sur le marché des changes

» Guerre des changes : le FMI exige de la coopération

» Pourquoi la Chine résiste sue le yuan

 

Voir également à ce sujet les articles des rubriques de ce blog intitulées :

 * Jeux et enjeux monétaires

 * Gouvernances multilatérales

 * Jeux, enjeux et défis globaux

 

Cet article a été publié une première fois sur ce blog le 23 octobre 2010

 

 

 

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 08:29

Depuis une vingtaine d'années, les banques ont cherché à se protéger contre les risques de défaillance de leurs clients, des défauts de paiement, voire des restructurations des dettes inscrites à leur bilan.

Ce souci de se protéger contre un risque d'un " événement de crédit " a donné naissance au marché des Credit Default Swaps (CDS).  

Le CDS est un contrat de gré à gré conclu entre deux parties pour une durée limitée, généralement de cinq ans.

Le mécanisme du CDS a évolué au fil du temps et au gré des crises financières, notamment après les défauts de paiement de la Russie (1998) et de l'Argentine (2001).

Il est régi par un contrat-cadre (master agreement) publié par l'International Swaps and Derivatives Association (Isda).

L'encours de ce marché s'est vivement accru ces dernières années jusqu'à atteindre 42.500 milliards de dollars, selon la Banque des règlements internationaux (BRI).

 

 

 

 

 

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 08:10
Notre-Europe.eu : cliquer ici pour aller sur le site
 
 

L'Euro, les investisseurs et la gouvernance - Actes du séminaire en hommage à Tommaso Padoa-Schioppa

 

 

 

Actes du séminaire avec Michel Barnier, Peter Bofinger, Etienne Davignon, Jacques Delors, Mario Draghi, Philippe Lagayette, Mario Monti, Erik Nielsen, Jean Pisani-Ferry, Didier Reynders, Jean-Claude Trichet.


Afin de rendre hommage à Tommaso Padoa-Schioppa,
Notre Europe et l'Institut Egmont se sont associés pour organiser un séminaire sur « L'Euro, les investisseurs et la gouvernance ».

Le séminaire a été organisé autour de trois réflexions : faire un bilan de l'Union Economique et Monétaire ; présenter et débattre les attentes des investisseurs vis-à-vis de l'euro et présenter des pistes de réflexion pour renforcer la gouvernance économique européenne.


Cette publication rassemble les contributions des intervenants à ce séminaire, qui a eu lieu le 4 avril 2011 à Bruxelles.


Un extrait de cette publication contenant l'introduction de Jacques Delors est également disponible. (09/06/2011)  

 
 



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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 07:34

The best that can be said about the results of the G-20 meeting in Seoul is that a full blown currency and/or trade war was postponed. What is urgently needed is a stabilizing foreign exchange system. The conclusions of the Seoul meeting did not go much further than suggesting to “move toward market-determined exchange-rate-systems”. The US administration seems prepared to head that way and thereby accepting a devaluation of the dollar (the mirror image of a revaluation of the renminbi) while some minor countries form currency blocks like the Europeans have done.

It seems highly questionable whether such a ‘non-system’ will be stable. Experience shows that market-determined systems are highly instable, while currency blocs (monetary unions between sovereign states) generally have a life of 12-15 years before they disintegrate. What are needed are politically governed systems that are adjustable. And skilful politicians/economists, of course.

There is no doubt that it will take years before a stable international system is established. But it may take only a few years before the European monetary union will disintegrate, considering the pressure it is exposed to now. The doyen of Financial Times’ columnists, Samuel Brittan, recently (November 4) published a column where he stated that it is futile to attempt to save the eurozone. “The disintegration is likely to be a messy process and it will take time to clarify whether there will be a reversion to national currencies or whether two or three successor zones will emerge.”

It might be helpful under these circumstances to look back and learn from earlier attempts to construct a stabilising system. When John Maynard Keynes in 1942 drafted a proposal for an international monetary system, he started out by saying that we need :

  •  * an instrument of international currency (later named bancor)
  •  * an orderly, agreed method of determining relative exchange values
  •  * a quantum of international currency
  •  * a symmetric internal stabilising mechanism
  •  * a central institution, purely technical and non-political.

These needs were far from met in 1946 when the Bretton Woods System (BWS) was instituted because the US got in charge of the system. The dollar became the international currency and the quantum of international money therefore became determined primarily by national American interests. The system was not symmetrical, but heavily biased by the US, and the American Treasury came to dominate the central institution IMF.

When Chancellor Helmut Schmidt and President Valéry Giscard d’Estaing in April 1978 presented the European Council with a plan for a European Monetary System, it was a regional version of Keynes’ 1942 draft, not a precursor of monetary union. It met the five demands because it included :

  •  * an instrument of European currency (later named ecu) 
  •  *an orderly method of timely adjustment of relative exchange rates 
  •  * a proposal for pooling of reserves (in a future European monetary fund)
  •  * a symmetric internal stabilising mechanism 
  •  * a purely technical, non-political exchange rate mechanism, ERM

However, when the EMS was launched in February 1979 the most essential elements of it had been severely amended, primarily by Bundesbank demands. The ecu was not to be at the centre of the system and the idea of a fund had been abandoned. The symmetric stabilising mechanism was scrapped and the Bundesbank was released from the obligation of unlimited intervention in the exchange rate mechanism.

The system became far from as disciplined as originally intended in April 1978. Not only were the rules slackened between the two meetings of the European Council in July in Bremen and in December in Brussels. But in the following years a number of exchange rate adjustments were made in a rather disorderly way until the exchange rate mechanism in fact was suspended in 1993.

The Bretton Woods System, which was in operation for only 12-15 years after 1958, was a distorted version of Keynes’ plan for a Clearing Union which had been his prescription as a reaction to the collapse in the 1930s of the system of the gold exchange standard between the wars. The plan for a European Monetary System likewise was a reaction to American dollar dominance and the flood of greenbacks (in the words of Helmut Schmidt) into Europe in the 1970s after the oil price hike in 1973. The actual EMS also was in operation for only 12-15 years after 1979. In both cases the systems were terminated because the centre country, USA and FRG respectively, abandoned them due to dominating national interests. The question now in 2010 is: “Will it be possible to mobilise a European interest that can save the monetary union and the euro from national interests?”

Keynes’ intention had been to introduce an international system geared to keeping the balance of payments of the participating countries in equilibrium in the long run. Each country should have a reserve of international liquidity to meet short run deficits and in the medium term have access to conditional loans from a monetary fund in order to gain time to adjust the balance by tighter economic policies. However, had a country run into fundamental disequilibrium, it could as a last resort be permitted to adjust its exchange rate to regain equilibrium.

He emphasized the symmetry of the system. The burden of adjustment should not be placed exclusively on the weaker economies. Surplus countries should have an equal obligation to maintain equilibrium. To urge them to do so, they should also pay interest on the credit balance they had with the Clearing Union. This idea was later changed to a rule whereby the currency of a ‘fundamental’ surplus country could be declared scarce and other countries be allowed to introduce trade restrictions against it.

The EMS degenerated after 1987 to a fixed exchange rate bloc and when it collapsed ten years later it was succeeded by a monetary union. But the fruit of this union, the euro, was a bastard child. It had a ‘motherbank’, ECB, but no fatherland, since it had two fathers, Helmut Kohl and François Mitterrand. An experienced scholar in international monetary affairs said in 1993 that “it is my luxury as an outsider to support the objective (monetary union) but to suggest that Maastricht is an undesirable – indeed, I believe unacceptable – instrument to achieve it.”1 He had several years before “formed the view ... that the easiest and most direct way to get a European currency was to europeanise an existing national currency ... (and) for reasons of credibility, the leading candidate would be the German mark” . In fact, it now seems that this is about to happen, but in the disguise of the euro.

The euro in the hands of the ECB developed into a means to impose the German Stabilitätskultur on the other countries. “Die Institutionen des Euro, die Europäische Zentralbank in Frankfurt am Main und das geld- und finanzwirtschaftliche Regelwerk, entsprechen weitgehend deutschen Vorstellungen“, according to Dr. Theo Waigel . The German view last spring before the Greek crisis developed was that the ECB must remain absolutely true to its Stabilitätsauftrag.

However, when the Greek tragedy became apparent, Germany had to compromise with that view and accept an impressive bulwark against the threat of a financial tsunami on the financial markets. In August it was institutionalized in a European Financial Stability Facility (EFSF) that has the capacity to issue bonds guaranteed by the euro area members, for on-lending to euro area member states in difficulty. The legal implications with respect to the Regelwerk of not only the ECB, but also the Lisbon Treaty and the German Constitution of this breach with the Stabilitätskultur have not yet been clarified.

The eurozone crisis is functionally closely linked to the near-collapse of public finances in most industrialized countries due to the rescue operations initiated after the collapse of Lehman Brothers. The German finance minister Dr.Wolfgang Schäuble has recently presented a plan to tackle Europe's debt mountain (cf. A plan to tackle Europe's debt mountain, by Wolfgang Schäuble (europesworld.org) ).  He presents it as “a blueprint for European economic governance”. He considers the EFSP “just to be s stop gap while we hone the tools and remedy the shortcomings of the Stability and Growth Pact. … It is now clear that EMU’s current rules are insufficient to impose enough fiscal discipline on eurozone members. The EMU was in fact designed to encourage structural reforms. Profligate members were supposed to be forced by the rules of the Stability and Growth Pact … to live within their means and strengthen their competitiveness.”

 

The key word in Dr. Schäuble’s plan is discipline. He is known as a strong proponent for a European federation and thus finds no difficulty in arguing for a federalization of fiscal policy as a logical complement to a federalized monetary policy. It will be a Federal Union based on the strong economic culture of the German nation – the finalité of the Treaty of Rome.

That opens up for a direct confrontation with the idea of the nation state. We see it now happen in Greece and Ireland. If the European project shall not collapse in this struggle there must be found a way out of the dilemma. We must try to build the so-called Union as a contradiction in adjectio, a ’federation of nation-states’. But that will require high skills in both politics and economics, because as Helmut Schmidt told the Bundesbank Council in November 1978: “Money is politics!” and “there has been a beautiful saying for two thousand years: ultra posse nemo obligatur”.

Keynes was aware of that when he drafted the plan for a Clearing Union. Europe must for a long time abandon the idea of a full monetary union and try to manage a system of fixed but adjustable exchange rates between national monies. We have to go back to the original EMS plan before it was distorted by the Bundesbank. That means that the five demands of the original plan for the European Monetary System must be realised reflecting Keynes’ idea of a Clearing Union.

The euro will remain as a European reserve currency, a reference currency as centre of the EMS and a basket currency like the Special Drawings Rights composed of three or five of the dominating national currencies. If a hard core of the strongest economies in North-Western Europe have the courage to continue as a monetary union, let them do so.

Since the Monetary Union as such will vanish and develop into a clearing union, the ‘shadow’ of the ECB will take shape as a European Monetary Fund (EMF), a hard version of the newly created European Financial Stability Facility, a lender of last resort. It will become a European version of the Federal Reserve System, and its board will consist of the Governors of the national central banks, acting as a European Monetary Council, with reference to the European (Political) Council of Heads of State and Government.

The principal task of this council will be to administer an orderly method of timely adjustments of relative exchange rates keeping the adjustments within a narrow band, perhaps 2,25 percent if not 1 percent as in the original BWS. Exchange rate policy will thus be taken out of pure politics and left in the hands of economists, who hopefully are better equipped and able to evaluate what is a proper long-term equilibrium rate than short-sighted financial operators in the market. It is however important to stress that the European Monetary Council should make such adjustments in time and ahead of market assessments (not a crawling peg), thus using sound judgment based on a long-term view and not short-term expectations.

There must be a symmetric internal stabilising mechanism urging both deficit countries and surplus countries to strive to achieve balance of payments equilibrium. A surplus is always reflected in a deficit elsewhere, and the burden of adjustment must therefore be equally placed on all countries. The principle of symmetry in a Clearing Union must be accepted by the strong economies which mean that they have an obligation to bring down a structural balance-of-payments surplus by increasing internal demand or by making funds available at favourable terms for long-term investments and structural reforms in the weaker economies.

There must be an internal stabilising mechanism requiring unlimited intervention in the financial markets to combat speculative pressures. It will result in very short-term credits and debits among the central banks, which will cancel out when the speculators have been beaten. Luckily the Exchange Rate Mechanism ERM has not been completely scrapped. It was cursed in the early 1990s, particularly by the British, but it exists as a sleeping beauty and must be woken and sustained by an obligation to unlimited intervention where the European Monetary Fund, backed by the Monetary Council will play a crucial role.

In this way all the needs for an international monetary system that Keynes outlined in 1942 would be met. The great advantage also is that it would be possible to include all EU member countries in the new European Monetary System although that would require excessive political skills.

The gist of Dr. Waigel’s statement in February and Dr. Schäuble’s plan in the autumn seems to be the fact that the present EMU/ECB and its Regelwerk entsprechen weitgehend deutchen Vorstellungen. That means that the euro is the Deutschmark in European disguise. Are we seeing a German Europe arise out of the dust after the fall of the Berlin Wall and not a European Germany?

The Bundesbank strategy has been successful, but it has brought the European project into a legal impasse where there is a conflict between the Lisbon Treaty and the German constitution. This strategy was based on central bankers’ economic dogma of free markets and monetarist economics which dominated the Delors report in 1989.

The German constitution has served as a solid base for the Federal Republic since 1949. The idea of Sociale Markwirtschaft has been the base for the country’s economic system and was taken into the Treaty that in May 1990 established a monetary, economic and social union between FRG and the former DDR. But the idea of ‘social union’ was fatal in the pursuit of a Constitutional Treaty.

If Germany now places the whole burden of adjustment in a ‘monetary union of nation states’ on the weaker states then the European Germany will be not a social but a pure Marktwirtschaft, thus undermining Germany’s own economic system which has been so successful. Therefore the lawyers of the courts in Karlsruhe and Luxembourg must find a legal mechanism that can make the monetary union compatible with a renewed EMS without calling a new intergovernmental conference.

We must go back and seek advice from Keynes in the high politics of money.

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1) Richard Cooper in Alfred Steinhherr (ed.) Thirty years of monetary integration from the Werner Plan to EMU. (1994), ref. also R.N.Cooper, The International Monetary System. (1987).

 

Erik Holm is Director of the Eleni Nakou Foundation, a British Charity that supports cultural contacts between European peoples. He is a former European Adviser to the Danish Prime Minister and a former Chief Adviser to the European Commission.

 

About these issues, see :

 * Schaüble’s “Hamlet scenario” risks heavy casualties amongst the actors, by Loukas Tsoukalis (europesworld.org)

 * Retour sur image : le concept stratégique de la politique monétaire de l'UEM doit être révisé !

 * Gouvernance économique : il faut donner un cadre conceptuel et doctrinal clair à la revitalisation de l'UEM ! (1)

 * Gouvernance économique : il faut donner un cadre conceptuel et doctrinal clair à la revitalisation de l'UEM ! (2)

 * Gouvernance économique : il faut donner un cadre conceptuel et doctrinal clair à la revitalisation de l'UEM ! (3)

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 10:56

Le gouverneur de la banque centrale d'Israël, Stanley Fischer, a annoncé samedi qu'il briguait le poste de directeur général du FMI, se posant en rival très sérieux de la favorite Christine Lagarde.

Cette candidature s'ajoute à celle du gouverneur de la banque du Mexique, Agustin Carstens, et vient compliquer la tâche de la ministre française de l'Economie et des Finances.

Christine Lagarde se trouvait samedi en Arabie saoudite afin de convaincre du bien-fondé de sa candidature au poste laissé vacant par Dominique Strauss-Kahn accusé d'agression sexuelle sur une employée d'hôtel et arrêté le 14 mai à New York.

Cette vacance " a provoqué une occasion extraordinaire et inattendue, une occasion qui peut-être ne se présentera plus jamais, de se porter candidat à la direction du FMI, ce qu'après une longue réflexion j'ai décidé de faire ", a expliqué Fischer dans un communiqué.

Fischer, qui a reçu le soutien du ministre israélien des Finances, Yuval Steinitz, a ajouté être conscient du fait qu'il s'agissait d'un processus compliqué et semé de possibles embûches, mais que cela ne constituait pas un obstacle à sa décision.

Originaire de Zambie, Stanley Fischer, âgé de 67 ans, a occupé les fonctions de directeur exécutif adjoint du FMI entre 1994 et 2001 et il est considéré comme l'un des artisans de la résistance de l'économie israélienne lors de la crise financière de 2008.

Il a procédé à 10 reprises à des relèvements des taux d'intérêt afin de contenir l'inflation et garantir une croissance économique de son pays qui devrait être de 4,5% en 2011.

Incertitude concernant les USA

Fischer a pourtant plusieurs désavantages à commencer par son âge. Les règlements du FMI fixent à 65 ans l'âge maximum pour être élu au poste de directeur et à 70 ans l'âge maximum pour occuper cette fonction.

La nationalité israélienne de Fischer pourrait, d'autre part, lui valoir une opposition de la part des pays arabes. " En raison de mon expérience, je pense que je peux apporter ma contribution au FMI, entité centrale de l'économie mondiale, et aider l'économie mondiale après la crise ", a affirmé Fischer, opposé à l'élection d'un Européen à la tête du FMI.

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, soutenue par l'Union européenne, fait figure de favorite pour s'installer dans le fauteuil de directeur général.

Christine Lagarde se trouvait samedi en visite en Arabie saoudite et a rencontré son homologue saoudien dans le cadre de sa campagne pour rallier des suffrages.

" L'Arabie saoudite joue un rôle important dans l'économie mondiale ", a commenté Ibrahim Alassaf devant la presse. " Nous allons donc demander un renforcement du rôle et de la part du royaume dans le FMI ", a-t-il ajouté.

Si elle dispose du soutien des Européens, Lagarde doit tenter de rallier à sa candidature les Chinois et les Américains alors que le Sud-Africain Trevor Manuel s'est retiré de la course vendredi.

Fischer peut, lui, compter sur les sympathies américaines ainsi que sur sa proximité avec le patron de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, dont il était conseiller.

Parmi les puissances émergentes, le Brésil serait enclin à pencher en faveur de Lagarde, mais la première économie d'Amérique latine n'a pas encore fait connaître sa position, précisait un responsable, vendredi.

Pour l'économiste Nouriel Roubini, Stanley Fischer a les qualifications requises pour diriger le FMI mais il s'est déclaré trop tard pour espérer devancer Christine Lagarde. "Stan Fischer ferait un excellent directeur général du FMI. Mais, à ce stade tardif, il ne dispose pas du soutien nécessaire pour réussir", ajoute-t-il.

 

Source : Reuters

 

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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 10:50

Le Fonds monétaire international (FMI) a été la cible d'une attaque informatique, a confirmé samedi un porte-parole du FMI, qui vient s'ajouter à la liste des institutions de premier plan victimes d'une cyber-attaque.

" Le Fonds est totalement opérationnel ", a assuré David Hawley, indiquant qu'une enquête était en cours sur cet incident.

D'après un expert en sécurité informatique qui a travaillé avec le FMI et la Banque mondiale, l'objectif était d'installer un logiciel espion dans le système informatique du FMI qui aurait permis à un Etat d'avoir une " présence numérique interne " sur le réseau.

" C'était une attaque ciblée. Le code informatique a été mis au point et diffusé dans ce but ", a dit Tom Kellerman, qui travaille pour l'International Cyber Security Protection Alliance.

Jeff Moss, un hacker qui travaille pour le département de la Sécurité intérieure, estime que l'attaque a été menée pour le compte d'un Etat désireux d'obtenir des informations sensibles sur les stratégies du FMI ou de nuire à la réputation de l'institution internationale.

" S'ils ne les attrapent pas (ndlr, les pirates), j'ai peur que cela pousse d'autres à essayer à leur tour ", a-t-il dit.

Des agents fédéraux du FBI participent aux investigations en cours pour remonter à la source de l'attaque, a annoncé une porte-parole du département américain de la Défense. Mais les spécialistes des questions de sécurité informatique estiment qu'il pourrait être difficile d'établir avec certitude quel pays est à l'origine de cette intrusion.

Vers un Pearl Harbor numérique ?

L'intrusion se serait produite avant l'arrestation pour agression sexuelle, le 14 mai dernier, de Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du FMI.

A en croire le New York Times, le conseil d'administration du FMI a été alerté mercredi dernier d'une attaque en cours depuis plusieurs mois.

Dans un courriel adressé le 8 juin aux employés du FMI, le chef du service d'information, Jonathan Palmer, fait état de transferts suspects de fichiers détectés la semaine précédente. " L'enquête a établi qu'un ordinateur du Fonds avait été compromis et utilisé pour avoir accès à certains systèmes du Fonds ", écrit-il dans ce courriel auquel Reuters a eu accès.

A la Banque mondiale, "institution-soeur" du FMI, un responsable a indiqué que la connexion avec le FMI avait été interrompue à titre de précaution.

Le FMI, qui dispose d'informations sensibles sur les économies de nombreux pays, est une cible évidente pour les pirates informatiques. L'intrusion dont ses réseaux ont été victimes illustre la menace croissante que représentent les cyber-attaques dans le monde entier.

Auditionné cette semaine au Congrès, le directeur de la CIA - et futur secrétaire américain à la Défense - Leon Panetta a déclaré que " le prochain Pearl Harbor " auquel les Etats-Unis pourraient être confrontés pourrait bien être une attaque informatique qui paralyserait les réseaux d'approvisionnement électrique, les systèmes de sécurité ou bien les systèmes de transactions financières.

" C'est une possibilité réelle dans le monde contemporain ", a-t-il dit.

Il y a deux semaines, c'est le groupe d'armement et de technologie militaire Lockheed Martin Corp, principal fournisseur du Pentagone, qui annonçait avoir mis en échec une attaque importante contre son système informatique. Citigroup, Sony Corp et Google ont également été attaqués récemment.

 

Source : Reuters

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 20:34

Benoît XVI a invité samedi 11 juin l'Europe à empêcher que les peuples roms ne soient encore l'objet de "vexations", de "refus" et de "mépris" en rappelant l'extermination "barbare", "trop peu reconnue" des gens du voyage sous le nazisme, au cours d'une rencontre historique au Vatican.

"Des milliers de femmes, d'hommes et d'enfants ont été tués de manière barbare dans les camps d'extermination, a-t-il insisté. Vous êtes un peuple, qui, dans les siècles passés, n'a pas vécu d'idéologies nationalistes, n'a pas aspiré à posséder une terre et à dominer d'autres gens. Vous êtes restés sans patrie et avez considéré idéalement le continent entier comme votre maison."

Devant quelque 2 000 représentants dont de nombreux enfants des communautés du voyage, réunis dans la salle Paul-VI, Benoît XVI a observé que, face aux changements sociaux rapides, de nombreux Roms cherchent à rompre avec la vie nomade et à s'intégrer. "L'Europe aussi, qui abaisse ses frontières et considère comme richesse la diversité des peuples et des cultures, vous offre de nouvelles possibilités", a-t-il plaidé.

Pour une bonne intégration, une "collaboration effective et loyale" est nécessaire, afin que "vos familles s'insèrent dignement dans le tissu civil européen". Il leur a recommandé de "rechercher toujours la justice, la légalité" et a insisté sur le désir des jeunes Roms d'être scolarisés tôt.

Témoignage d'une rescapée des camps

Au cours d'une cérémonie accompagnée de musique traditionnelle, le pape a écouté les témoignages d'une survivante tzigane autrichienne d'Auschwitz et de Bergen-Belsen, d'une soeur rom de Slovaquie, et de deux jeunes ayant grandi dans des campements à Rome. Ceija Stoika, déportée à neuf ans, a dit qu'"aujourd'hui Auschwitz et les camps se sont endormis et ne doivent plus se réveiller". "J'ai peur qu'Auschwitz se soit seulement assoupi", a-t-elle ajouté, avant de s'approcher du pape et de dialoguer avec lui, des larmes coulant sur ses joues. Elle faisait partie d'une famille de 200 personnes dont seules six ont survécu à la guerre et à l'extermination.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr

 

 

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Published by Benoist Lesage - dans Sociétés et Cultures
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