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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 14:08

Alain Juppé se rend ce jeudi 17 mars à New York pour tenter d'arracher le vote d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur la Libye qui permettrait d'arrêter l'offensive de Mouammar Kadhafi.

Le ministre français des Affaires étrangères entend ainsi faire pression sur les grandes puissances qui, comme la Russie, restent réticentes à l'idée d'autoriser une intervention de type militaire en Libye, dont une zone d'exclusion aérienne.

" La France, avec ses partenaires britanniques et libanais, a déposé une résolution au Conseil de sécurité qui élargit le champ des sanctions et ouvre la voie à une utilisation des moyens nécessaires pour stopper l'offensive de Kadhafi ", annonce le ministère français des Affaires étrangères.

Ce dernier rappelle que l'arrêt des violences est un "enjeu prioritaire" pour la France alors que les forces fidèles au dirigeant libyen sont en passe de reconquérir le pays et notamment la ville de Benghazi, fief de la rébellion.

Le chef de la diplomatie française souligne que " l'intervention de la France ne peut se faire sans un mandat du Conseil de sécurité des Nations unies, avec le soutien et la participation active des pays arabes ".

Le ministère des Affaires étrangères se dit d'ailleurs optimiste sur ce dernier point, puisque " plusieurs pays arabes ont assuré qu'ils participeraient à des interventions " si les Nations unies donnaient leur feu vert.

Alain Juppé met ainsi tout son poids dans la balance au Conseil de sécurité, comme l'un de ses prédécesseurs, Dominique de Villepin, l'avait fait en 2003 à New York sur l'Irak.

Frappes ciblées

Mais cette fois-ci, il s'agit d'autoriser une intervention de type militaire dans un pays arabe alors que Dominique de Villepin, dans un discours resté célèbre, avait exhorté l'Onu à refuser son accord à l'invasion américaine en Irak.

La France, qui a reconnu avoir tardé à prendre la mesure du soulèvement populaire en Tunisie, entend ainsi prendre les devants en Libye pour empêcher l'écrasement de la rébellion.

Nicolas Sarkozy a appelé mercredi le Conseil de sécurité de l'Onu à prendre ses responsabilités en imposant "sans délai" une zone d'exclusion aérienne en Libye pour mettre fin aux "actions meurtrières" de Mouammar Kadhafi.

" Il est plus que temps pour la communauté internationale, à travers le Conseil de sécurité, de se rassembler pour tirer les conséquences de cette situation et répondre sans délai à l'appel pressant de la Ligue des États arabes ", a-t-il déclaré dans une lettre aux dirigeants des 15 pays membres.

Sans attendre la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne, Paris prône des frappes ciblées destinées à clouer au sol l'aviation libyenne, réduite à 17 appareils de combat et des hélicoptères selon des députés de la majorité.

François Zimeray, ambassadeur de France pour les droits de l'homme, a déclaré jeudi à Reuters que l'implication de la France pour la protection des civils libyens était "totale".

" Nous ne pouvons pas laisser des civils se faire massacrer comme cela. La France prendra toute sa responsabilité ", a-t-il dit. " Nous nous sommes battus pour faire inscrire dans le droit international la responsabilité de protéger et c'est cela aussi que nous allons défendre à New York. Pour nous, ce ne sont pas des mots, ce doit être une réalité. " (NDLR : à propos du droit international dédié à la "responsabilité de protéger", voir http://www.operationspaix.net/Responsabilite-de-proteger ainsi que http://www.franceonu.org/spip.php?article3978 ).

L'approbation de la résolution franco-britannico-libanaise par le Conseil de sécurité des Nations unies n'est toutefois pas acquise, même si les autorités françaises espèrent que les plus réticents se contenteront de s'abstenir lors du vote.

Les ministres des Affaires étrangères du G8 réunis mardi à Paris ne sont pas parvenus à un accord sur l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye, qui a été jugée avec circonspection par Moscou.

Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Allemagne, l'Inde et d'autres membres du Conseil de sécurité sont jusqu'à présent indécis ou formulent des doutes quant à la proposition d'imposer une zone d'exclusion aérienne en Libye.

 

Source : Reuters

 

Voir également sur ce blog : Du "devoir" et de la "responsabilité" de protéger !

 

 

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 08:53

Nicolas Sarkozy vient d’adresser aux Etats membres du Conseil de sécurité de l’ONU une lettre dans laquelle il fait sienne la demande de la Ligue Arabe « de prendre toutes les mesures nécessaires pour imposer immédiatement une zone d’exclusion aérienne à l’encontre des appareils militaires libyens » et « les mesures préventives qui permettent de fournir une protection aux populations libyennes ou résidentes en Libye ou ressortissantes de différentes nationalités ».

Voir la lettre : LetConseilSécurLibye@Fr110316 LetConseilSécurLibye@Fr110316

Le président français sait qu’il se heurte, à fortes réticences, notamment de la Chine, et dans une moindre mesure de la Russie, voire du coreligionnaire européen, l’Allemagne qui a adopté une position, singulière, de blocage permanent dans toutes les institutions dont elle est membre (UE, OTAN, ONU). Et la publication de cette lettre est, un peu, la tentative de la dernière chance. « Ensemble sauvons le peuple libyen martyrisé ! » s’écrie-t-il. « Le temps se compte maintenant en jours, voire en heures. Le pire serait que l’appel de la Ligue arabe et les décisions du Conseil de Sécurité soient mis en échec par la force des armes. »

Effectivement si Kadhafi l’emporte l’Europe mais aussi la communauté internationale se retrouverait face à une situation inextricable. Ne resterait alors que la négociation. Difficile avec quelqu’un recherché par la justice internationale pour « crimes contre l’humanité »…

 

Cet article a été préalablement publié sur mon blog www.bruxelles2.eu

 

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 07:23

L’anomalie allemande : problématique

En Europe, il y a ceux qui voulaient aller fort et vite sur la Libye (France et Royaume-Uni), ceux qui ont une proximité géographique et économique et recommandaient une certaine prudence (Italie, Grèce, Malte, Chypre…), ceux qui ont une tradition plus pacifiste et voient plutôt une action humanitaire (Suède, Finlande, Autriche, Irlande…). Un schéma assez classique et logique, somme toute.

Dans ce paysage, apparaît cependant une « anomalie » essentielle : l’Allemagne, qui tient un rôle non négligeable dans l’absentéisme actuel de l’Europe. Il est très difficile de comprendre cette position allemande qui conduit à un blocage dans toutes les institutions dont elle est membre (Union européenne, OTAN, Conseil de sécurité de l’ONU). Certes il y a la traditionnelle prudence vis-à-vis des opérations militaires extérieures, les limites prévues par la Constitution, une certaine proximité (parfois) avec les positions russes,… Certes il y a aussi la campagne électorale en cours dans plusieurs Länder – que le gouvernement risque bien de perdre d’ailleurs -, perdant en même temps la majorité au Bundesrat (la seconde chambre du parlement).

Mais, tout de même ! Nous n’étions pas habitués à une telle position, qu’on pourrait qualifier de très amicale, voire de complice (plus forte que l’Italie), envers un régime et un dirigeant, qui sont tout de même recherchés pour « crime contre l’humanité » par la justice internationale. Les dirigeants actuels, Angela Merkel et Guido Westerwelle, n’en sortent pas grandis. Car ils n’ont rien proposé en alternative à l’option militaire que prônait la France et le Royaume-Uni. Et l’Europe non plus…

L’inaction européenne

L’Europe n’a pas, en effet, su proposer une voie médiane entre attentisme et action militaire. On est ainsi étonné de voir qu’elle n’ait pas poussé la voie de la négociation ou de l’intermédiation dans laquelle elle excelle d’ordinaire. Aujourd’hui, du coup, nous n’avons rien : pas d’envoyé spécial de l’UE avec un pays qui est à sa frontière (maritime) ; pas d’initiative d’un groupe de contact réunissant plusieurs points de vue ; pas d’envoi de missions de conciliation « simultanée », pas de déploiement d’observateurs le long des frontières de la Libye, permettant d’en savoir plus…

Les partisans du silence et du « ne rien faire » sont restés sur des considérations générales. Dans les couloirs du sommet européen résonnaient autant d’opinions justifiant de ne rien faire : on ne sait pas vraiment ce qui se passe ; qui massacre qui ? ; Y-a-t-il vraiment un massacre ? ; Il y a beaucoup de manipulations, de part et d’autre ; Ces « gens de Benghazi » ne sont pas vraiment recommandables ; Etc… Effrayant ! Comment ne pas avoir honte aujourd’hui, demain ? Où est l’Europe ? Que fait-elle ? Que propose-t-elle ?

 

Cet article a été préalablement publié sur mon blog : www.bruxelles2.eu

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 22:44

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a réclamé mercredi un cessez-le-feu immédiat en Libye où les forces gouvernementales marchent sur Benghazi sur fond d'enlisement des tentatives diplomatiques destinées à empêcher l'écrasement de l'insurrection.

Au Caire, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a estimé que Mouammar Kadhafi semblait "déterminé à revenir en arrière et à tuer autant" de Libyens "que possible".

Elle a formulé l'espoir qu'un vote sur la Libye interviendrait au Conseil de sécurité de l'Onu "pas plus tard que jeudi". Elle a ajouté que "de nombreuses actions" étaient à l'étude, pas seulement une zone d'exclusion aérienne.

Les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Allemagne, l'Inde et d'autres membres du Conseil de sécurité sont indécis ou formulent des doutes quant à la proposition d'imposer une zone d'exclusion aérienne en Libye.

Nicolas Sarkozy a appelé le Conseil de sécurité de l'Onu à prendre ses responsabilités en imposant "sans délai" une zone d'exclusion aérienne pour mettre fin aux "actions meurtrières" de Mouammar Kadhafi

L'Italie, base potentielle d'une zone d'exclusion aérienne proposée par la Grande-Bretagne et la France, a cependant exclu une intervention militaire dans son ancienne colonie.

" Nous ne pouvons avoir de guerre, la communauté internationale ne doit pas, ne veut pas et ne peut le faire ", a martelé le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini.

Les forces kadhafistes ont eu recours à des chars et à l'artillerie pour tenter de reprendre Misrata, troisième ville de Libye comptant 300.000 habitants et dernière base importante des insurgés dans l'ouest du pays.

Mais des combattants de cette ville située à 200 km à l'est de Tripoli ont dit avoir bloqué une offensive terrestre et saisi des chars des unités kadhafistes.

Résistance à Ajdabiah

Les forces gouvernementales ont dit avoir rencontré de la résistance près d'Ajdabiah, verrou sur la route de Benghazi, l'objectif principal des forces loyalistes.

Un photographe de Reuters, Ahmed Jadallah, a dit avoir vu de nombreux chars déployés le long de la route côtière ainsi que des transports de chars revenir vides de la ligne de front.

Un insurgé, Mohammed al Maghrabi, a fait état de combats acharnés dans la ville entre combattants des deux camps. " Nous contrôlons la porte orientale, et des renforts d'insurgés entrent par l'est, de sorte que si Dieu le veut, nous allons les repousser bientôt ", a-t-il dit.

Dans Benghazi, siège du Conseil national de transition créé fin février par les insurgés, une atmosphère de nervosité et de défiance prévaut. Certains prédisent un bain de sang alors que d'autres comptent sur les combattants insurgés pour tenir en échec l'offensive gouvernementale.

La télévision publique libyenne a annoncé le ralliement à Kadhafi de deux grandes tribus de Benghazi, les Tarhouna et les Ouarfalla. Ces informations n'ont pu être confirmées.

Un journal de Benghazi rapporte qu'un MiG-36 de construction russe piloté par des insurgés a bombardé mercredi l'aéroport d'al Kardabiya, proche de Syrte, ville natale de Kadhafi.

Selon le journal Brnieq, il s'agit de représailles après l'attaque de l'aéroport de Benghazi par des avions militaires. Le directeur de l'aéroport de Syrte cité par l'agence Jana a déclaré que ces informations étaient " fausses et sans fondement ".

Insurgés et forces gouvernementales ont ces derniers jours diffusé des informations sur des victoires militaires qui se sont par la suite révélées inexactes.

L'armée libyenne a appelé les habitants de Benghazi à déposer les armes et Saïf al Islam, l'un des fils de Kadhafi, a déclaré à Euronews que la deuxième ville de Libye tomberait, qu'il y ait ou non une zone d'exclusion aérienne.

" Tout sera fini d'ici 48 heures ", a-t-il prédit.

Repli du CICR et de MSF

Le fils de Kadhafi a critiqué Nicolas Sarkozy pour avoir été le premier chef d'Etat étranger à dénoncer le régime de Kadhafi et à soutenir le Conseil national libyen mis en place par les insurgés.

Il a affirmé que la Libye avait contribué au financement de la campagne électorale de Sarkozy, en 2007, et a réclamé le remboursement de l'argent.

Interrogé par Reuters, l'Elysée a démenti que le chef de l'Etat ait bénéficié de fonds libyens.

La télévision publique libyenne a invité toutes les forces loyalistes de l'Est à participer à la reprise du contrôle de Benghazi.

Le Comité international de la Croix-Rouge a annoncé le repli de son personnel de Benghazi sur Tobrouk et a appelé les parties au conflit à épargner les civils.

L'organisation Médecins sans frontières (MSF), dont le siège est à Paris, a retiré ses équipes de l'Est libyen et les a transférées en Egypte, d'où elles continueront d'aider les civils libyens en leur envoyant du matériel médical et autre.

Les efforts diplomatiques visant à empêcher Mouammar Kadhafi d'écraser l'insurrection se sont enlisés mardi, les ministres des Affaires étrangères du G8 n'ayant pu s'entendre sur la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, estime toutefois qu'il n'est " pas encore trop tard " pour intervenir en Libye. " Il faut se donner les moyens d'aider efficacement ceux qui ont pris les armes contre (la) dictature " de Kadhafi, écrit-il dans un billet publié mercredi sur son blog.

Un projet de résolution sur l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne en Libye a été mis en circulation mercredi au Conseil de sécurité de l'Onu.

Le texte a été distribué par les représentants britannique et libanais lors d'une réunion à huis clos.

L'Otan a fixé trois conditions à la mise en oeuvre d'une zone d'exclusion aérienne au dessus de la Libye: un soutien régional, la preuve de ce que son aide est nécessaire et une résolution du Conseil de sécurité.

Un appel de la Ligue arabe répond à la première condition, mais alors que les forces kadhafistes ont repris le contrôle d'une grande partie du pays, rien ne prouve que l'intervention de l'Otan éviterait des atrocités.

 

Source : Reuters

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 22:36

Alors que les révoltes dans le monde arabe et au Moyen-Orient continuent de rythmer l'actualité, les éditions Choiseul vous invitent à découvrir deux de leurs dernières parutions qui vous permettront de mieux comprendre et analyser ces évènements : 

 Maghreb Machrek (N°206, Hiver 2010-2011) : "Le monde arabe dans la crise"

160 pages | 20 euros |

 

La crise aurait-elle rattrapé les pays du sud de la Méditerranée ? Les effets de cette dernière ne seraient-ils pas, finalement, l'un des éléments déclencheurs de ce qui ressemble à une révolution arabe qui révèle l'épuisement des régimes politiques tout autant que des régimes de croissance?
Contrairement à ce qui avait été largement écrit et pensé par les économistes, les pays du sud de la Méditerranée ont lourdement été affectés par la crise mondiale. La forte croissance économique de ces pays n'a effectivement pas suffi à cacher la fragilité de leur système économique et social, et surtout n'a pas réussi à résoudre les problèmes de la pauvreté, du chômage et de l'aspiration des sociétés civiles à plus de liberté. Ce numéro de Maghreb Machrek, consacré à l'analyse des conséquences de la crise financière de 2008 sur les pays arabes du sud de la Méditerranée se propose d'apporter un éclairage sur le processus historique en cours et de clarifier les enjeux de leur possible mais incertaine transition démocratique.
Sommaire
Edito,
Mohamed HADDAR, Jean-Yves MOISSERON
Dossier | Le monde arabe dans la crise
De la crise économique à la révolution politique ?, Jean-François DAGUZAN
La crise ou la fin du mythe de l'émergence en Égypte, Emna GANA-OUESLATI, Jean-Yves MOISSERON
Les effets de la crise dans les pays du Sud de la Méditerranée : cas de la Tunisie, Claude BERTHOMIEU, Zied ESSID
L'économie tunisienne : état des lieux, Mohamed HADDAR
L'impact social de la crise financière au Maroc, Maria Cristina PACIELLO
L'économie algérienne d'une crise à l'autre, Fatiha TALAHITE, Ahmed HAMM ADACHE
Les fonds souverains du Moyen-Orient face à la crise financière : quelles stratégies d'investissement dans la région ?, Lamia JAIDANE-MAZIGH, Moez LABIDI
Varia
Chine-Israël : une relation ambiguë, François LAFARGUE


 
Politique américaine (N°18, Hiver 2010-2011) : "Nouveaux regards sur la politique étrangère américaine au Moyen-Orient"

1524 pages | 20 euros |  

 


Le règlement du conflit israélo-palestinien est, depuis des décennies, la pierre de touche de la politique étrangère américaine du Moyen-Orient. C'en est aussi une des questions le plus brûlantes. Tôt ou tard, tous les présidents américains tentent de s'investir dans la résolution de ce conflit, comme en témoignent les efforts désespérés de Bill Clinton, ou la politique néoconservatrice radicalement différente de George W. Bush. D'où les attentes nées de l'élection de Barack Obama. La situation est aujourd'hui paradoxale : en dépit des efforts de l'administration Obama, le processus de paix est moribond. Sans sombrer dans le pessimisme, il est permis de douter de l'efficacité de leur médiation, pourtant des négociations directes entre les deux parties restent inenvisageables.
Ce numéro de Politique américaine apporte une analyse rétrospective, contemporaine et prospective du lien entre les États-Unis et le conflit israélo-palestinien. 
Sommaire
Edito
François VERGNIOLLE DE CHANTAL, corédacteur en chef de la revue Politique américaine
Dossier |Nouveaux regards sur la politique étrangère américaine au Moyen-Orient
Coordonné par Antoine COPPOLANI
Obama, Netanyahou et l'opinion publique israélienne : la lente érosion d'une alliance ?, Denis CHARBIT
Que reste-t-il de « l'esprit du Caire » ? La réception du discours d'Obama par les opinions publiques dans le monde arabe, Mohammed EL OIFI
L'assistance humanitaire en faveur des réfugiés de Palestine, instrument de la politique étrangère américaine ?, Jalal AL HUSSEINI
Israël comme enjeu de « guerres culturelles » aux États-Unis ?, Antoine COPPOLANI
J Street, nouvel acteur de la politique américaine au Proche-Orient ?, Pauline PERETZ
Le grand retournement. Obama et les midterms de 2010, Frédérick GAGNON
Point de vue
La mise en scène de la nomination d'Elena Kagan à la Cour Suprême, David M. O'BRIEN

Pour plus d'informations sur ces publications, je vous invite à vous rendre sur le site des éditions Choiseul.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 22:32

 

La Revue Défense Nationale  

 

FLASH-INFOS
14 mars 2011

 

Pistes pour un nouveau Maghreb

    À nos portes méditerranéennes, le monde arabe continue d’aspirer aux libertés publiques et à la réforme politique et économique. Il poursuit son soulèvement, son Intifada, dans des conditions parfois dramatiques comme en Libye actuellement. Mais déjà de nouvelles réalités stratégiques s’esquissent sur lesquelles il importe de réfléchir.
La RDN vous invite à lire demain sur son site ce qu’en pense depuis Tunis Mehdi Taje, expert en prospective stratégique : la vague de révolutions qui secoue le théâtre maghrébin bouleverse les repères traditionnels et plonge la scène maghrébine dans une forte période d& rsquo;incertitude qui débouchera sur une nouvelle identité géopolitique et de nouvelles orientations stratégiques. Le Maghreb d’hier est fini, celui de demain se dessine progressivement sous nos yeux. « La difficulté n'est pas de comprendre les idées nouvelles mais d'échapper aux idées anciennes ». Comment va se restructurer l’espace maghrébin à l’aune des bouleversements qui le secoue ? En se basant sur différentes hypothèses plausibles, on peut ébaucher des scénarios d’évolution du Maghreb et jeter les bases d’une vision d’avenir de cet espace au destin conjugué à celui de la France et de ses voisines latines.

 

 

(Suite à un problème de serveur de messagerie, certains destinataires ont peut-être reçu ce courriel plusieurs fois. Merci de ne pas nous en tenir rigueur)


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La Revue Défense Nationale est éditée par le Comité d’études de défense nationale (association loi de 1901)

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 21:20

Les 153 réacteurs que compte l'Union européenne seront bientôt soumis à des tests de résistance, a annoncé le commissaire à l'Energie Günther Oettinger, à l'issue d'une réunion qui s'est tenue mardi à Bruxelles. Les ministres de l'Energie des Vingt-Sept ainsi que les exploitants de centrales et les autorités nationales de sûreté nucléaire en ont décidé ainsi.
Sur la base d'une participation "volontaire, pas obligatoire", les risques "d'inondations, de tsunamis, d'attaques terroristes, de tremblements de terre, de coupures d'électricité" seront évalués sur la base de critères communs que la Commission européenne dévoilera "dans les prochaines semaines"  [AFP]. Ces tests seront réalisés "par des experts indépendants dans le courant de l'année", le commissaire insistant sur le fait que "nommer des experts en commun sera aussi un élément important" qui renforcera l'autorité de ces évaluations [AFP].
Les tests porteront également sur l'âge et le type de construction des centrales européennes, et éventuellement d'autres pays, puisque l'UE souhaite proposer à des partenaires "comme la Suisse, la Turquie, ou la Russie, la possibilité d'y participer" [AFP].
Si les Etats l'acceptent, ces tests de résistance non contraignants pourraient être suivis de vérifications des "normes de sûreté en vigueur, afin de 'voir si nous avons tous les mêmes normes dans l'Union européenne'", a annoncé Marlene Holzner, porte-parole du commissaire Oettinger [Les Echos]. Cela traduit la volonté de l'Europe "d'aller 'vers des normes de sécurité très strictes en Europe avec ces tests de résistance', a jugé le commissaire" [AFP].
La remise en cause du nucléaire n'est toutefois pas à l'ordre du jour pour les concernés. C'est le cas de Jürgen Grossman, patron de RWE, deuxième producteur d'électricité en Allemagne qui a appelé les différents acteurs à ne pas agir dans la précipitation, estimant "qu'une Europe sans nucléaire était possible 'peut-être dans 80 ans', mais 'pas maintenant'" [AFP].

En savoir plus :

Nucléaire : l'Europe s'interroge : http://www.touteleurope.eu/fr/actions/energie-environnement/l-europe-et-l-energie/actualite/actualites-vue-detaillee/afficher/fiche/5148/t/44182/from/2367/breve/nucleaire-leurope-sinterroge.html?cHash=392e0dbd68

 

 

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 21:10

Merkel. Monnet. Ces deux noms pourraient et devraient même être les deux faces d'une même médaille. Hélas, il n'en est rien, tant chacun incarne des visions différentes, voire contradictoires de la construction européenne. En fait, à bien des égards, soixante ans plus tard, on retrouve la même vision divergente qui opposait Jean Monnet à Charles de Gaulle. Angela Merkel, clone de Charles de Gaulle ? Un comble si l'on songe à ce que l'Allemagne doit à Jean Monnet et à la méthode communautaire qui lui a permis de devenir la puissance phare de l'Europe d'aujourd'hui. La chancelière veut-elle donner raison aux chauvinistes français qui se méfiaient des "revanchards" allemands ?

Considéré comme un des pères fondateurs de l'Europe moderne, Jean Monnet avait une intuition : pour réconcilier la France et l'Allemagne après la guerre, non seulement il fallait mettre en commun les principales ressources de l'époque, le charbon et l'acier, mais aussi élargir ce pacte à d'autres Etats européens, l'Italie et le Benelux, sur la base d'institutions communes permettant tant aux grands qu'aux petits pays d'être paritairement parties prenantes au mécanisme de prise de décisions.

Jean Monnet avait l'habitude de dire : "Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes."/ Et d'ajouter :  "Rien n'est possible sans les hommes mais rien n'est durable sans les institutions." C'est l'invention de la "méthode communautaire".

Avec l'arrivée au pouvoir de Charles de Gaulle, la France a voulu imposer, au début des années 1960, une autre approche, la "méthode intergouvernementale", préconisée par le plan Fouchet (fondé sur la souveraineté des Etats), en 1962. En substance, les "grands" pays décident, les "petits" exécutent. Ces derniers, avec le soutien de l'Allemagne, ont mis ce plan à la poubelle et l'Europe s'est finalement construite grâce à la méthode communautaire, laquelle ne prive pas les chefs d'Etat et de gouvernement de leur rôle d'impulsion, mais permet de filtrer les débats à travers un exécutif indépendant des Etats membres et détenteur de l'intérêt général européen, la Commission européenne.
Aujourd'hui cependant, on assiste à un nouvel assaut des "intergouvernementalistes", qui s'appuient sur le nouveau rôle
institutionnel du Conseil européen.

Initiative de l'ancien président français, Valéry Giscard d'Estaing, et de l'ancien chancelier allemand, Helmut Schmidt, la création, dans les années 1970, du Conseil européen n'était pourtant qu'un accident de l'histoire, comme me l'a raconté lui-même ce dernier. L'idée n'était pas d'instaurer une nouvelle institution européenne mais de préparer un cadre informel permettant aux Européens de coordonner leurs positions sur les grandes questions internationales, à une époque où l'Union européenne (UE) n'avait aucune compétence en la matière.

Pour l'ex-chancelier, la menace des missiles SS20 soviétiques et la nécessité pour l'Europe de réagir collectivement à cette situation exigeait un tel cénacle. Du reste, pendant des années, le Conseil européen n'a rien changé à l'équilibre institutionnel européen ni à l'approche communautaire.

Cependant, le ver était dans le fruit. La France, qui a toujours eu un faible pour le concept d'Europe des nations, dans le droit-fil de la pensée gaulliste, n'a ainsi jamais cessé de promouvoir le Conseil européen, socle de la méthode intergouvernementale. Et l'Allemagne n'a longtemps jamais cessé de s'y opposer, privilégiant l'approche communautaire et devenant, de ce fait, l'alliée naturelle des "petits" pays européens.

Une approche qui s'est d'ailleurs révélée gagnante pour l'Allemagne, dont l'économie a profité, plus que beaucoup d'autres Etats membres, des progrès de la construction européenne. Depuis la réunification toutefois, la pensée allemande a lentement mais sûrement évolué et cette évolution a débouché sur l'institutionnalisation, grâce au traité de Lisbonne en 2007, du Conseil européen. De club privé et discret, le Conseil européen est devenu le syndicat officiel des chefs d'Etat et de gouvernement, avec son président permanent, lequel ne cesse d'empiéter sur les compétences de la Commission européenne, sans aucun contrôle démocratique du Parlement européen.

Baptisée "méthode de l'Union" par Angela Merkel, ce coup d'Etat institutionnel n'est jamais que la restauration de la vieille méthode intergouvernementale. Et si nous n'y prenons garde, l'Europe et la France ont tout à y perdre. L'Europe d'abord, qui fonctionne sur la base d'un contrat, reposant lui-même sur des disciplines et des politiques communes dont les contraintes sont acceptées par tous, car chacun participe à leur élaboration à travers le conseil des ministres et le Parlement européen où ils sont représentés au prorata de leur poids démographique respectif, le tout sous le contrôle d'une institution indépendante, la Commission européenne, qui veille au bon respect des règles tant par les "petits" que les "grands" pays.

Cette égalité n'existe plus, ou seulement fictivement, au sein du Conseil européen où les petits arrangements entre amis font office de procédure. Ainsi en est-il du pacte de stabilité, maintes fois violé avec la coupable complicité des chefs d'Etat et de gouvernement et ce malgré les rappels à l'ordre de la Commission. Combien de sous-marins, de chars et d'avions la France et l'Allemagne ont-elles vendus à la Grèce avant de s'inquiéter de l'endettement de la République hellénique, championne d'Europe des dépenses militaires ?

Faut-il acheter des centrales nucléaires françaises ou des machines-outils allemandes pour être à l'abri de sanctions pour mauvaise gestion des finances publiques ? C'est pour éviter cette dérive que la Commission européenne a proposé une réforme du pacte de stabilité, prévoyant un quasi-automatisme des sanctions. Le président stable du Conseil européen, sans oser contester l'objectif, préconise, pour sa part, que les chefs d'Etat et de gouvernement conservent le dernier mot.
Autrement dit, un quasi-statu quo. En se ralliant à la "méthode de l'Union" à l'allemande, Nicolas Sarkozy trahit l'esprit de Monnet - ce qui est le moindre de ses soucis - avec le sentiment du devoir gaulliste accompli. Mais le président oublie que son pays n'est plus le même que dans les années 1960 où, fort de sa puissance économique et politique, il décidait de tout. Aujourd'hui, la puissance économique et politique de l'Europe, c'est l'Allemagne, et c'est elle qui impose son tempo et ses thèmes.

L'illustration la plus patente de cette nouvelle donne est le fameux pacte de compétitivité présenté par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy lors du dernier Conseil européen. Un exercice surréaliste pour le président français si l'on songe que la mouture originale de ce texte a été conçue, écrite et diffusée d'abord à Berlin et en allemand. La contribution française s'est limitée à donner son accord. Car c'est ça le problème de la méthode intergouvernementale : tout le monde est égal, mais Angela Merkel est plus égale que Nicolas Sarkozy. Cela ne signifie nullement qu'il faille rejeter les idées contenues dans ce document, première ébauche concrète d'une véritable politique économique et de croissance européenne.

Mais si la France, comme d'autres, veut peser sur la définition de cette politique et sur les mécanismes de sa mise en oeuvre, il est temps de passer la main à la Commission européenne, garante de l'intérêt général européen et de troquer la "méthode de l'Union" pour la "méthode communautaire". Car confier les rênes de l'Europe à la seule Allemagne, c'est prendre le risque d'un douloureux réveil nationaliste chez ses voisins. Et ce regain nationaliste est bien la dernière chose dont l'Europe a besoin.

 

Guy Verhofstadt, ancien premier ministre du Royaume de Belgique, est actuellement président du groupe de l'Alliance des démocrates et des  libéraux pour l'Europe au Parlement européen

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 20:58

Les eurodéputés attendaient Maciej Popowski, de pied ferme, mardi à la sous-commission Défense du Parlement européen, pour débattre de la réponse européenne face au conflit en Libye. Le secrétaire général adjoint du service diplomatique, chargée de la PeSDC, avait la tâche délicate de défendre la politique suivie jusqu’ici par la Haute représentante. Politique qu’il a définie selon ses trois directions : 1° action de l’UE pour l’évacuation des citoyens et aide humanitaire, 2° planification en cours « prudente » sur les options militaires, 3° assistance à moyen terme des pays de la région en matière d’Etat de droit, de justice, de police ou de réformes des structures de sécurité. Et sanctions financières, qui « commencent à faire de l’effet si on en croit les rapports qu’en font les médias », a-t-il précisé.

La Haute représentante reflète la volonté (ou non) des Etats membres

M. Popowski a défendu le bilan de l’Union européenne en mettant en avant les contraintes auxquelles il se heurtait : « Il n’y a pas d’unanimité pour autoriser une action forte. Il n’y a pas de consensus pour une nouvelle résolution. (…) Nous n’avons pas de structure militaire intégrée. Chaque État décide des moyens qu’il veut mobiliser. Il n’y a pas de quartier général » Mais il aussi tenu à rappeler la doctrine de la Haute représentante : « Elle doit refléter la volonté des Etats membres. On reflète leurs attentes. Et le plus petit dénominateur en est le résultat. » Quant à une action propre de l’UE, « différentes options sont envisagées, y compris un embargo sur les armes… » Mais si il y a action « robuste « ce serait fait à l’OTAN. »

Inutile de préciser que les eurodéputés n’ont pas tous été très contents de cette présentation un peu euphorique !

Pourquoi l’Europe n’agit pas ?

« Je ressens une certaine frustration à vous écouter. On parle de la planification prudente, de moyen et long terme, alors que pour la Libye on est plutôt dans l’urgence » a expliqué Arnaud Danjean (UMP/PPE, France) : Tous nos citoyens nous disent : que fait l’Europe ? Si je leur réponds « planification prudente », je suis foutu ». Et le président de la sous-commission de demander « Pourquoi l’Union européenne n’est pas capable de planifier une opération maritime à quelques kilomètres de ces côtes ? Alors que nous avons réussi à faire une opération maritime, anti-piraterie, à des milliers de kilomètres ? »

Opération: nettoyage à Benghazi

« Il faut savoir ce qu’on doit faire maintenant. Dans quelques jours, il n’y aura peut-être plus d’opposition à soutenir. Nous aurons un bain de sang à Benghazi. Si on attend trop, il faudra attendre la prochaine vague d’opposants » s’est écriée Franziska Katharina Branter (Verts, Allemagne). « Se préparer à agir ne veut pas dire agir. Nous avons dit « Never again » dans le passé. Quand Kadhafi aura pris Benghazi et nettoyé la région, comment pourra-t-on dire « never again » a renchéri l’ancien président lituanien, Vytautas Landsbergis (PPE, Lituanie), qu’on a rarement connu sur les positions de la Verte allemande.

Une certaine impuissance européenne

 En fait, « on a l’impression que Lady Ashton ne souhaite pas avoir des options (militaires). Elle devrait envisager son rôle sous un autre jour. (…) J’ai aussi l’impression que les pays de l’Union européenne ne sont pas d’accord là où la Ligue Arabe a pris ses responsabilités et demandé des mesures nécessaires pour zone exclusion aérienne. Qu’est-ce qu’il faut de plus ? L’UE se cachera-t-elle derrière l’Union africaine pour ne rien faire ? » a commenté Michael Gahler (CSU-CDU/PPE, Allemagne)

« Les rapports montrent l’impuissance et l’incapacité à agir et parfois le dénuement total de l’UE dans cette situation difficile. Ce n’est pas ce qu’on attendait du service extérieur. La condition de l’accord la Ligue arabe est maintenant remplie. Ce que l’on voit, c’est l’absence de volonté d’agir de l’Union européenne » a ajouté son homologue autrichien, Ernst Strasser (PPE, Autriche), ancien ministre de l’Intérieur dans le premier gouvernement Schlüssel.

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Pour la suite de cet article, voir : http://www.bruxelles2.eu/afrique/maghreb/eurodeputes-frustres-demandent-desesperement-haute-representante-active.html

 

 

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 13:03

Telle est la question - la seule - que se posent les agences de notation et les marchés financiers après chaque nouvelle série de mesures adoptées par le Conseil européen dans sa tentative de sauvetage de la zone EURO.

Au-delà des déclarations d'intention , ils examinent à la loupe le caractère juridiquement normatif et contraignant des "décisions" prises.

Voici - à cet égard - les passages qui ont retenu leur attention dans  les Conclusions du Conseil Européen du 11 mars et dans le Pacte pour l'Euro du même jour :

 

* Conclusions du 11 Mars *

- "Toute décision (d'assistance financière à un État membre) sera prise À L'UNANIMITÉ " des 17 États membres de l'Eurogroupe,

- "Tous les États membres VEILLERONT à ce que soient mis en place des plans concrets (...) applicables à toute banque dont les tests de résistance (...) mettraient à jour des vulnérabilités ",

- "Pour décider des mesures à prendre dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance, le Conseil DEVRAIT , EN RÈGLE GÉNÉRALE, suivre les recommandations de la Commission, ou expliquer sa position par écrit "

 

* Pacte pour l'Euro *

- "Ce pacte (pour l'Euro") met surtout l'accent sur des domaines qui relèvent de la COMPÉTENCE NATIONALE "

- "Il mettra l'accent sur des actions dont la COMPÉTENCE INCOMBE AUX ÉTATS MEMBRES" (bis)

- "Des objectifs communs feront l'objet d'un ACCORD AU NIVEAU DES CHEFS D'ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT"

- "DES ENGAGEMENTS NATIONAUX concrets seront pris par CHACUN DES CHEFS D'ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT"

- "La mise en oeuvre des engagements et des progrès accomplis en matière de réalisation des objectifs politiques communs feront l'objet d'un suivi annuel AU NIVEAU DES CHEFS D'ÉTAT ET DE GOUVERNEMENTS"

- "Le choix des actions politiques spécifiques nécessaires pour atteindre les objectifs communs demeure de la RESPONSABILITÉ DE CHAQUE PAYS "

- "IL INCOMBERA À CHAQUE PAYS de déterminer les mesures spécifiques à prendre pour renforcer sa compétitivité"

- "LES ÉTATS MEMBRES CONSERVERONT LE CHOIX de l'instrument juridique à utiliser au niveau national (pour traduire dans leur législation nationale les règles budgétaires de l'UE) "

- "La Commission aura la possibilité, TOUT EN RESPECTANT PLEINEMENT LES COMPÉTENCES DES PARLEMENTS NATIONAUX, d'être consultée (sur la formulation précise de la règle budgétaire)

- "LES ÉTATS MEMBRES S'ENGAGENT à mettre en place une LÉGISLATION NATIONALE en matière de résolution des défaillances bancaires "

- "Les impôts directs restent une COMPÉTENCE NATIONALE" - "LES ÉTATS MEMBRES S'ENGAGENT À ENTAMER DES DISCUSSIONS structurées sur les questions de politique fiscale "

- "Le choix des mesures politiques spécifiques à mettre en oeuvre (pour réaliser les engagements annuels de politique économique) restera DU RESSORT DE CHAQUE PAYS"

 

 * Remarques de M. Van Rompuy *

- "So , along side market pressure, and alongside the existing institutionnal pressure, we will have strong PEER PRESSURE. This will give the commitments under the pact a POLITICALLY BINDING FORCE"

- "We will agree on common targets and MEMBER STATES WILL BE FREE IN THE CHOICE OF THE MEANS IN FULL RESPECT OF THEIR TRADITIONS "

- "Why do we do all this work for the Euro ? (...) TO SAFEGUARD THE WELFARE STATE "

 

"Is it safe ?"

Les agences de notation et les marchés financiers attendront peut-être le 25 mars pour répondre à cette question - la seule qui les intéresse.

Ils essaieront de déterminer en quoi les "Conclusions" et le "Pacte" se différencient des recommandations habituelles de l'OCDE et du FMI et apportent des garanties réelles aux détenteurs ou acquéreurs éventuels de la dette des États et des banques concernées. L'interprétation qu'ils donneront aux passages soulignés ci-dessus sera , à cet égard, déterminante.

 

 

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