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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 13:24

Les îles Vierges, les Bermudes et Gibraltar forgent une alliance pour résister à l’offensive de l’OCDE. Ils ont un plan pour combattre les pays du G20 : créer le « syndicat » des petits paradis fiscaux injustement attaqués par les grandes puissances au prétexte fallacieux de la lutte contre... (Source : Anne Michel du Le Monde du 23.01.14)

Ils ont un plan pour combattre les pays du G20 : créer le « syndicat » des petits paradis fiscaux injustement attaqués par les grandes puissances au prétexte fallacieux de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscales.

C’est sur la petite île paradisiaque de Scrub Island, à quelques milles nautiques de Road Town, la capitale des îles Vierges, qu’ils en parlent, ce 15 janvier. Une conférence sur l’avenir des places offshore s’y tient pour la journée, dans un cadre de rêve, mer cristalline et yachts opulents qui se succèdent au ponton pour laisser descendre leurs illustres occupants.

« Ils », ce sont Orlando Smith, Craig Cannonier et Fabian Picardo, respectivement premiers ministres des îles Vierges britanniques, des Bermudes et de Gibraltar. A eux trois, ces microterritoires battant pavillon britannique représentent un poids économique considérable. De quoi, estiment-ils, tenir la dragée haute aux grands pays développés.

« Lequel d’entre eux pourrait se vanter d’être le numéro un pour les activités d’assurance et de réassurance [le cas des Bermudes] ? Le premier pays au monde par le nombre de sociétés [îles Vierges] ? Ou le premier acteur sur le marché des paris en ligne, avec des sociétés cotées à la Bourse de Londres [Gibraltar] ? », lance M. Picardo.

« La fête est finie ! »

Si d’aventure les îles Caïmans mais aussi Jersey, Guernesey, l’île de Man et tous les territoires et dépendances de la Couronne britannique se joignaient au trio formé à Scrub Island, alors la flottille deviendrait armada.

L’idée d’un « syndicat » mûrissait depuis quelques mois. Car la pression de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), mandatée par le G20 pour faire progresser la lutte contre l’évasion fiscale sur les centres financiers offshore ne cesse de croître. Jusqu’à menacer directement, désormais, le modèle économique qui a fait leur prospérité depuis vingt ans.

Dans un monde sans secret bancaire ni compétition fiscale, quel serait, en effet, l’intérêt de monter une société offshore ? Un consultant venu de Hongkong prévient : « Si demain tous les pays passent à l’échange automatique de données sur les contribuables, comme le veut l’OCDE, la fête est finie ! »

D’accord, pour la plupart, pour se doter d’un cadre de régulation renforcé contre le blanchiment, les paradis fiscaux refusent cependant la notion de transparence. « La confidentialité est un principe de base pour nous. Sinon, toute la confiance dans notre économie s’en va », martèle ainsi le secrétaire d’Etat aux finances des îles Vierges, Neil Smith. Lui ne parle pas de « paradis fiscaux », terme péjoratif, mais de « territoires pratiquant la neutralité fiscale ».

« Notre intérêt commun, c’est de nous mettre autour de la table pour réfléchir à ce que nous pourrions faire ensemble. Il faut bâtir de nouvelles stratégies face au monde qui arrive, pour maintenir notre avantage compétitif », confirme le premier ministre des îles Vierges, Orlando Smith.

Rien n’est cependant arbitré. Juste des pistes à l’étude, comme de proposer des offres communes dans les services financiers ou le tourisme (croisières, etc.) aux riches investisseurs. Ou explorer conjointement de nouveaux marchés comme la Chine, où les îles Vierges ont de quoi capitaliser sur leur notoriété et le Brésil, où explose le nombre de multimillionnaires. « Nous serons plus forts ensemble », approuve le numéro un des Bermudes, prêt lui aussi à resserrer les liens entre centres offshore et acteurs publics ou privés.

D’autant qu’il ne serait pas nécessaire de partir de zéro. Des structures de coopération existantes pourraient être renforcées ou transformées, et dotées d’une gouvernance commune. L’OCDE est prévenue…

NB : Cet article a été publié préalablement sur les sites du Monde.fr et d'Etudes fiscales internationales : http://www.etudes-fiscales-internationales.com/un-syndicat-des-paradis-fiscaux.html?c

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 13:20

Entre 200 et 300 milliards d'euros par an : c'est l'avantage financier que les banques européennes ont tiré des garanties implicites que leur ont fournies les Etats pendant la crise, selon une étude réalisée par l'expert financier indépendant Alexander Kloeck à la demande des eurodéputés du groupe écologiste. « C'est l'un des graves dysfonctionnements révélés par la crise et il n'a pas encore été traité », s'alarme le député européen belge (Groupe les Verts-Alliance libre européenne), Philippe Lamberts.

Publiée lundi 27 janvier, cette étude pourrait relancer les débats sur le sujet, alors que Michel Barnier, le commissaire européen au marché intérieur, s'apprête à présenter, mercredi 29 janvier, son projet de séparation des activités bancaires, visant à mieux réguler le secteur. (cf. Michel Barnier propose de filialiser les activités bancaires les plus risquées (Le Monde))

« TOO BIG TO FAIL »

En 2010 et 2011, la question de ces garanties implicites agitait la classe politique européenne. Quand la banque Lehman Brothers a fait faillite, en 2008, les autorités ont réalisé que certains établissements étaient systémiques, ou « too big to fail » : « trop gros pour qu'on puisse les laisser faire faillite » sans provoquer des dégâts sur l'économie réelle. C'est le cas des grandes banques européennes universelles, mêlant récolte des dépôts des épargnants et activités sur les marchés : BNP Paribas, Deutsche Bank, UBS… 

« Les investisseurs sont persuadés qu'en cas de crise grave, les gouvernements agiront pour les empêcher de faire défaut », commente Laurence Scialom, spécialiste du sujet à l'université Paris-X - Nanterre. C'est ce que les économistes appellent la garantie ou subvention implicite des Etats.

A priori, on pourrait juger que c'est une bonne chose, puisque cette garantie n'est quasiment jamais utilisée. L'ennui, c'est qu'elle a de nombreux effets pervers. D'abord, elle incite les banques à prendre plus de risques sur les marchés financiers. « C'est l'aléa moral : la certitude d'être aidé par l'Etat pousse à adopter des comportements moins prudents », explique Bruno Colmant, économiste à l'Université catholique de Louvain.

Ensuite, la garantie implicite crée des distorsions de concurrence. Les banques qui en bénéficient profitent de conditions de financement plus favorables que les autres établissements sur les marchés, puisqu'elles sont jugées plus sûres.

« CES INSTITUTIONS GAGNENT DE L'ARGENT GRÂCE AU SOUTIEN DES ETATS »

Les agences de notation reconnaissent cet avantage. Elles attribuent deux types d'évaluation aux banques « too big to fail » : l'une, dite stand alone, considérant le seul bilan de santé financier de l'établissement, l'autre dite all-in, intégrant la garantie des Etats. « La seconde note est toujours meilleure que la première, preuve que ces institutions profitent de taux d'intérêt plus bas, et donc, gagnent de l'argent grâce au soutien des Etats », dit M. Lamberts.

C'est en se fondant sur ces écarts de notes qu'Alexander Kloeck a établi qu'entre 2007 et 2012, le secteur bancaire européen a reçu l'équivalent de 208,8 à 320,1 milliards d'euros par an de subventions implicites des Etats, qui ont, pour l'essentiel, profité aux établissements systémiques. L'étude évoque également les estimations menées par d'autres experts ces dernières années, suivant des méthodologies différentes. Les résultats, très variables, s'échelonnent entre 96 et 293 milliards d'euros par an.

« Ces calculs purement théoriques ne veulent rien dire », balaie un banquier parisien, rappelant que lorsqu'ils ont prêté de l'argent aux institutions bancaires, les gouvernements ont été entièrement remboursés, intérêts en plus.

Ces garanties publiques ont tout de même nui aux Etats au plus fort de la crise, puisque les agences de notation ont considéré qu'elles risquaient d'alourdir les dettes souveraines. C'est l'un des motifs évoqués par Standard & Poor's et Moody's lorsqu'elles ont dégradé la note de l'Etat français en 2012.

« IMPOSER UNE FILIALISATION DES ACTIVITÉS DE MARCHÉS LES PLUS RISQUÉES »

Les gouvernements commencent à prendre des mesures pour atténuer ces effets pervers : les règles de Bâle III ont imposé aux banques de  renforcer leurs capitaux propres afin d'être en mesure de mieux absorber les chocs ; la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont adopté de lois de séparation des activités bancaires. « L'objectif est d'imposer une filialisation des activités de marchés les plus risquées, afin qu'elles ne profitent plus de la garantie publique dont bénéficient légitimement les dépôts des particuliers », résume Hubert de Vauplane, professeur de droit bancaire à Paris-II.

« C'est un début, mais ces législations doivent aller plus loin, sans quoi les bonus des traders resteront, de facto, garantis par l'Etat », ajoute Christophe Nijdam, du cabinet indépendant d'analyse financière AlphaValue. Comme de nombreux experts, il juge que ces lois comportent tant d'exceptions – surtout en France – que leur efficacité sera limitée.

« Nous espérons que le projet de Michel Barnier ira plus loin que la loi française, trop peu ambitieuse », commente-t-on chez Finance Watch, une ONG qui lutte pour une meilleure transparence financière.

Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/27/les-banques-europeennes-et-le-jackpot-des-garanties-d-etat_4354966_3234.html

Voir également à cet égard les articles suivants :

 * De l'économie de l'insécurité ! (nouvelle édition)    

 * Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ? par Atlantico

 * En 2006, pour la Fed, rien à signaler, par Sylvain Cypel (Le Monde)     

 * Quand l'Europe sauve ses banques, qui paye ? (Arte)

 * Le plus grand hold-up de l'histoire ? par Jean-Paul Baquiast (Dedefenza.org)  

 * Finance de l'ombre : "Les autorités ont fermé les yeux" (entretiens avec - Le Monde)

 * Fonds spéculatifs : la Commission précise certaines règles  

 * Comment la Fed assèche les banques européennes, par Cécile de Corbière, Dominique Gallois et Cécile Prudhomme (Le Monde)     

 * Une réponse politique et institutionnelle à l'instabilité et à l'insécurité créée par l'incapacité de répondre efficacement aux chocs financiers systémiques

 * Accordons la licence bancaire au MES pour redonner à la puissance publique la souveraineté qu'elle a perdue !

 * Vers un isolement des activités bancaires les plus risquées au sein de l'Union européenne

 *  Une réponse politique et institutionnelle à l'instabilité et à l'insécurité créée par l'incapacité de répondre efficacement aux chocs financiers systémiques - nouvelle édition -

 *  Retour sur image : Les hommes d'influence de Goldman Sachs, par Marc Roche (presseurop.eu - 3 mars 2010)

 * Un jackpot de 600 millions pour Goldman Sachs (Le Monde)

 * Garantir à tout-va revient, quand on est hyperendetté, à ne plus rien garantir du tout ! (nouvelle édition)         

 * Trop puissante pour être punie ? L'inquiétante difficulté des démocraties à contrôler l'industrie de la finance (Atlantico.fr) 

 


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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 13:18

Michel Barnier en fait le point d'orgue de son mandat de commissaire européen au marché intérieur : le Français doit proposer, mercredi 29 janvier, à Bruxelles, une délicate réforme de structures des plus grandes banques européennes dont l'objectif est de limiter la prise de risque des principaux établissements, afin de mieux protéger les activités « classiques » de détail, et le financement de l'économie réelle.

Dans son esprit, le projet doit aller de pair avec la mise sur pied d'un mécanisme européen de résolution des crises bancaires – le laborieux chantier de l'union monétaire – afin de mieux contrôler les banques les plus tentaculaires, celles que les pouvoirs publics considèrent comme « trop grosses pour faire faillite ».

Concrètement, M. Barnier suggère de séparer, dans une entité juridique distincte, les activités de marché les plus risquées menées par les plus grands établissements européens. Au-dessus de certains seuils, les superviseurs – la Banque centrale européenne pour la zone euro – analyseront en détail...

 

L’accès à la totalité de l’article est protégé

Voir la suite : http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/27/michel-barnier-propose-de-filialiser-les-activites-bancaires-les-plus-risquees_4354990_3234.html  

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 13:07

La loi française sur la transparence du patrimoine des parlementaires comporte des "avancées" mais aussi d'importantes lacunes, affirme un organe du Conseil de l'Europe dans un rapport publié lundi à Strasbourg.

La révélation en 2013 de la détention d'un compte en Suisse par Jérôme Cahuzac, alors ministre du Budget, avait provoqué une onde de choc en France et conduit le gouvernement à présenter plusieurs projets de loi que le Parlement a quelque peu édulcorés lors de leur adoption en septembre.

 

Le Groupe d'Etats contre la corruption (Greco), une instance du Conseil de l'Europe, s'interroge sur l'effectivité du mécanisme de sanctions prévu pour les parlementaires qui s'affranchiraient des règles de transparence.

Les peines encourues, jusqu'à trois ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende, sont "sévères", reconnaît-il, mais la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), instituée par la loi, devra s'en remettre au Parlement pour lancer une procédure.

"Si telle assemblée refusait de transmettre un dossier aux autorités judiciaires, le manquement ne pourrait même pas être sanctionné au sein du parlement", aucune mesure de nature disciplinaire n'ayant été prévue, regrettent les experts.

De même, la déclaration de patrimoine, de revenus et d'intérêts financiers à laquelle sont soumis les parlementaires devrait, selon eux, être accessible à tous les citoyens et non aux seuls électeurs de la circonscription de l'élu qui auront interdiction de la divulguer.

Le Greco souligne que son évaluation de la conformité de la situation française avec les normes anticorruption du Conseil de l'Europe s'est déroulée dans une période, 2013, où "le niveau de la confiance des citoyens dans le pouvoir politique et leurs élus (était) historiquement bas".

RÉMUNÉRATION "PROBLÉMATIQUE"

Les parlementaires français bénéficient pourtant, note-t-il, d'une "situation avantageuse à l'échelle européenne", avec une rémunération nette mensuelle de 5.246,81 euros, pouvant atteindre 8.000 euros en cas de cumul de mandats. Elle doit, "en principe" les prémunir des "tentations liées à la corruption".

Le Greco critique dès lors le caractère "problématique" de trois allocations qui s'ajoutent à cette rémunération.

Le crédit mensuel de 9.504 euros destiné à l'emploi de collaborateurs, "est marqué par une grande liberté" qui permet de rémunérer des lobbyistes, des membres de sa famille, voire des emplois fictifs, note le Greco.

L'indemnité de frais de mandat, 5.770 euros, soit 385.000 euros net versés en cinq ans de mandat d'un député - "15 années de salaire moyen net en France", note le Greco -, est attribuée "sans obligation de justification ni de reversement en cas de non utilisation".

Elle fait "double emploi à bien des égards" du fait des indemnités de fonction, de résidence, de la fourniture de bureaux et de la gratuité de certains modes de transport dont bénéficient déjà les élus.

La réserve parlementaire, enfin, est litigieuse dans son existence même.

Ces fonds ministériels, dont le montant annuel atteindrait 150 millions d'euros, sont attribués aux députés et sénateurs qui les emploient à leur guise, souvent pour financer des travaux dans leur circonscription ou soutenir des associations et autres fondations.

Le Greco y voit un risque de "clientélisme, d'achat de voix et de conflits d'intérêts".

En imposant la publication des sommes versées et de leurs attributaires, la loi ne fait, selon lui, que consacrer "une pratique qui aurait clairement dû disparaître ou faire au minimum l'objet d'une réforme d'ampleur".

Source : Reuters

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:59

Le capitalisme contemporain est inefficace, instable et injuste, affirme d'emblée Joseph Stiglitz. Après avoir traité de l'instabilité dans son précédent ouvrage, il s'attaque cette fois-ci à l'injustice. La montée des inégalités sociales n'étant désormais plus contestable, surtout aux Etats-Unis, l'ouvrage s'attache d'abord à en déterminer les causes. La mondialisation y a une lourde part. Elle donne en effet du pouvoir au capital au détriment du travail et accroît les risques d'instabilité : ceux qui y perdent leur travail peuvent ne jamais en retrouver et les gagnants refusent toujours de redistribuer une partie de ce qu'ils gagnent aux perdants, au nom de la compétitivité ("des impôts, vous n'y pensez pas dans ce monde concurrentiel !").

Coût économique et politique

D'autres facteurs sont également à l'oeuvre : la moindre force des syndicats, une gouvernance d'entreprise qui accepte des salaires démesurés, des politiques fiscales en faveur des riches. Et tout cela se combine : ce sont les sociétés les plus égalitaires qui font le plus pour préserver l'équité, les politiques publiques des pays inégalitaires perpétuant la situation.

Or, la montée des inégalités a un coût. Elle nourrit l'instabilité économique : les riches épargnant davantage, quand ils accroissent trop leur part du gâteau, la demande manque ou ne survit qu'au prix d'un endettement déstabilisant ; les riches poussent aux politiques de déréglementation ; ils refusent les investissements publics nécessaires à l'efficacité économique de long terme ; ils bénéficient de rentes qui nuisent à l'efficacité globale.

Mais le coût est aussi politique, avec le recul de la participation électorale, surtout chez les moins bien lotis, la montée du poids de l'argent dans la politique et la capacité des riches à mener une bataille idéologique pour faire passer leurs intérêts particuliers pour l'intérêt général.

Planche de salut

La bonne nouvelle, affirme Stiglitz, c'est que la politique économique peut jouer un rôle pour réduire les inégalités. Il faut une politique budgétaire orientée vers la promotion de l'investissement public, taxer la pollution plus que le travail, augmenter les impôts sur les riches. Il faut en finir avec la soi-disant indépendance des banques centrales : les sortir du giron public les a mises aux bottes des intérêts privés. L'ouvrage se termine avec une trentaine de propositions pour arrêter la montée d'une société divisée, "le cauchemar vers lequel nous marchons lentement". Peut-on l'éviter ? "Aujourd'hui, cet espoir vacille", conclut un Stiglitz de plus en plus pessimiste au fil des ans.

Christian Chavagneux
Alternatives Economiques n° 316 - septembre 2012

Le prix de l'inégalité, par Joseph E. Stiglitz
Les liens qui libèrent, 2012, 540 p., 23 euros.   

   
 

 

 
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:52

Ce qui vaut pour le handball vaut aussi pour les autres registres de la vie de la Nation !

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:08

Comment ne pas partager le point de vue de François Hollande lorsqu'il affirme haut et clair (cf. Hollande : "L’Europe doit avoir davantage confiance en elle" (Le Nouvel Observateur)) que, lors des élection européennes de 2014 :

" ... Il ne s’agit pas de se prononcer pour ou contre l’Europe. Il s’agira de choisir entre deux projets européens : l’austérité prolongée ou la croissance durable, la concurrence ou la régulation, le grand marché ou les politiques d’investissement, le court-termisme ou la transition écologique.  

Et puis, il faut revendiquer ce que l’Europe a été capable de faire : elle a dominé la crise financière ; la zone euro est toujours là ; l’Union bancaire nous protègera de nouveaux chocs et la Banque Centrale européenne a plutôt bien agi en concertation avec les institutions communautaires. L’Europe a tenu. Mais aujourd’hui, On ne lui demande pas de tenir, mais d’avancer, ce qui est très différent !

Face aux extrémismes, le mieux c’est de relever la tête. Qui peut imaginer que le retour aux frontières nationales protègera de l’immigration ? Le rôle de Schengen c’est de fixer des règles qui sont la condition de la liberté de circulation. S’il faut les renforcer, j’y suis prêt. Mais, là encore, la solution est européenne. De même, qui peut prétendre que les européens vivraient mieux sans la monnaie unique ? Ils se concurrenceraient par des dévaluations sauvages et ce serait la fin du grand marché. Sans parler de la spéculation sur les dettes souveraines. Nous devons sortir par le haut : le statu quo, c’est la certitude de l’échec. ... "

Comment ne pas reconnaître avec lui - constat largement partagé en Europe, à gauche comme à droite - que :  

... La politique de concurrence telle qu’elle est appliquée depuis des années, a conduit parfois à nous priver de concentrations qui auraient permis de constituer de grands groupes européens à taille mondiale. Cette approche doit changer. La France et l’Allemagne sont convaincues de cette nécessité." ..  

Comment enfin ne pas souscrire à son appel à plus de pragmatisme et de flexibilité dans l'approfondissement de la construction européenne au moment même où une forte majorité de citoyens s'interrogent (doux euphémisme) sur les bienfaits d'un tel approfondissement (cf. notamment, s'agissant de la France : SONDAGE. Un Français sur deux souhaite "moins d'Europe", par Baptiste Legrand (Le Nouvel Observateur) )

... Aujourd’hui, nous devons partir de la zone euro qui représente l’espace de solidarité le plus grand pour renforcer notre capacité économique et politique et sur certains sujets (énergie, infrastructures, numérique, défense), et constituer des coopérations renforcées avec les pays qui le voudront.

Je n’écarte donc personne mais je pense que l’Europe ne peut pas simplement attendre que les 28 se mettent d’accord. Le Royaume-Uni entend discuter de sa présence ou de sa participation à venir. Cela ne doit pas empêcher ceux qui le souhaitent d’avancer. ...

ou encore :

... j’ai accepté l’Union bancaire (NDLR Regards-citoyens.com : et le TSCG) qui est, en soi, un partage de souveraineté puisque la Banque Centrale européenne va contrôler nos banques. Mais aujourd’hui, le peuple français n’acceptera de nouvelles délégations de souveraineté que s’il a la conviction que ce sera plus efficace pour l’emploi et la solidarité. L’heure n’est pas à un nouveau traité institutionnel mais à un approfondissement des politiques et à l’affirmation de nouvelles ambitions pour l’Europe. Tout en améliorant le fonctionnement de l’espace Schengen. ... "

Sachons raison garder pour ne pas perdre définitivement notre Europe !

"Naturellement on peut sauter sur sa chaise comme un cabri, en criant l'Europe, l'Europe, l'Europe ... mais çà ne mène à rien !" (Charles de Gaulle)

Evitons de nous tromper de débat lors des prochaines élections européennes ! 

Ne faisons pas du scrutin européen de mai 2014 un pugilat entre ce qui se disent 'européens' et ceux que l'on qualifie sans nuance d'"anti-européens" !

Ceux qui ont conduit à ce rejet si fort du projet européen en Europe devraient veiller à ne pas stigmatiser celles et ceux qui veulent une autre Europe, comme d'autres appellent à une autre mondialisation !

« Aucun problème ne peut être résolu sans changer l’état d’esprit qui l’a engendré »  

Le Général de Gaulle était lui aussi un grand européen ! Certainement autant que Schuman, Monnet, Adenauer, De Gasperi, Spaak, Bech, Beyen, De Rougemont, Spinelli, Delors, ... mais un Européen qui n'envisageait pas l'émergence d'Etats-Unis d'Europe se substituant sans partage à des Etats souverains multiséculaires, et dont la politique se ferait à la corbeille ... à Londres et à New York, ou dans les chancelleries ... anglo-saxones ! (cf. à cet égard, notamment 'De Gaulle & Jean Monnet face à l'Europe' de Aloys Rigaut  ; 1958, le général de Gaulle et l'acceptation du traité de Rome, par Jean-Marc Boegner (Espoir n°87, 1992) ; De Gaulle face à L'Europe, de Gozard Gilles (Edité par Plon, 1976) ainsi que Citations du général de Gaulle sur l'Europe)        

Ne nous trompons pas de débat : le véritable enjeu est celui d'un renforcement de l'Union économique et monétaire  qui protège le marché intérieur et replace la question sociale au coeur des préoccupations des décideurs en charge de faire fonctionner l'un et l'autre.

Il est dommage à cet égard qu'il ait fallu attendre le Conseil européen de juin 2013, et des déclarations publiques tout aussi tardives en ce sens, pour rassurer les citoyens européens en pareille matière (cf. notamment à cet égard Le renforcement de l'Union économique et monétaire doit préserver le marché intérieur ; Redonnons force et espoir aux Européens en construisant une Europe qui les protège ! - sixième partie - ; Feuille de route pour l'achèvement de l'UEM (Extrait des conclusions du Conseil européen des 13 et 14 décembre 2012) ; Peut-il y avoir un protectionnisme intelligent ? par Alexandre Delaigue, Michel Fouquin et Jean-Luc Sauron(Atlantico.fr) ; La réflexion sur la dimension sociale de l'UEM est - enfin - entamée ! ; Politique de cohésion: la Commission passe à l’action pour aider certains États membres à tirer le meilleur parti des fonds de l’UE en faveur de la croissance et de l'emploi  La réorientation de la politique de cohésion de l'Union européenne en vue de maximiser la croissance et l'emploi : la réforme en 10 points  ainsi que Pourquoi penser que l’Europe doit sacrifier son modèle social pour rester performante économiquement est tout aussi absurde que l’inverse, par François Beaudonnet et Gérard Bossuat (Atlantico. ) 

            

Le principe de précaution démocratique l'exige : méfiez-vous de la docte ignorance des experts !    

 

« Aucun problème ne peut être résolu sans changer l’état d’esprit qui l’a engendré »

 

"Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé "

 

Voir également :

 * Cameron pose-t-il les bonnes questions ?       

 * L'Europe des pouvoirs faibles 

 *  Refaire l’Europe : Esquisse d’une politique - Par Pierre de Boissieu, Antonio Vitorino, Tom de Bruijn et Stephen Wall

 * Union européenne : Appel pour une révision des traités (Publius)  

 * Perseverare diabolicum                 

 * Un "front européen" pour l'élection de 2014 ?

 * Audit sur l'impact des compétences européennes sur les objectifs et les intérêts nationaux - et européens - : la France doit imiter le gouvernement britannique !

 * De l'urgence de restaurer l'autorité de compétence et la légitimité de la Commission européenne au sein de l'Union européenne 

 *  Il est urgent non seulement de repenser et de refonder l'Union européenne, mais également d'en renouveler les dirigeants !      

 * Osons l'Europe ! Mais en empruntant une voie réellement pragmatique et utile ! Une voie qui redonne à l'homme la place qu'il a perdue !  

 * Ecoutons aussi les eurosceptiques, par Soetkin Verhaegen (De Standaard)   

 * Les partisans de la sortie de l'UE et de l'Euro s'organisent au niveau européen !     

 * L’élection du président de la Commission, une (fausse) bonne idée ? par Roger Vancampenhout               

 * L’«élection» d’un président fort de la Commission : obstacles et opportunités (Chronique - Fenêtre sur l'Europe))

 * Union européenne : Appel pour une révision des traités (Publius)

 * L'intégration européenne divise les libéraux, par Daniela Vincenti (Euractiv.fr)

 * Sélection des candidats aux élections européennes  

 

 

 

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 12:02

europe chardonne fraigneau

 

*Photo : Anne-Louis Girodet-Trioson, L’Enlèvement d’Europe.

L’Union européenne fait le trottoir ! Pas, hélas, en se livrant aux « servitudes » en bas résille et talons aiguilles, mais en vantant ses charmes dans tous les journaux appartenant au groupe Crédit mutuel, apprend-on dans Le Canard Enchaîné1, Le Progrès, Le Dauphiné libéré, L’Alsace et Le Républicain lorrain, sans oublier Le Bien public, qui ont donc publié un dialogue annoncé comme fracassant – en l’occurrence entre Benoît Hamon, ministre de la Consommation, et Viviane Reding, commissaire européenne à la Justice. En revanche, on cherchait en vain la mention « Publi-rédactionnel » qui aurait permis aux lecteurs de distinguer l’information de la communication, ou plutôt de la propagande.

[...]

Patrick Mandon est éditeur et traducteur.

Voir la suite de cet article : http://www.causeur.fr/europe-un-continent-vieux-comme-le-monde,25960

  1. Le Canard enchaîné, 20 novembre 2013.
  2. Arthur Rimbaud : Mauvais sang, extrait d’Une saison en enfer.
  3. Villard de Honnecourt : son « carnet », un manuscrit composé de feuilles de parchemin, avec des dessins et des notes, est conservé à la Bibliothèque nationale de France.
  4. La Grande Clarté du Moyen Âge, Gustave Cohen : livre fondamental !
  5. Voltaire : Le Poème sur la bataille de Fontenoy, gagnée par Louis XV, le 11 may 1745.
  6. « Je me suis bien trouvé d’être allemand en France, presque français en Autriche et wallon à l’armée. On perd de sa considération dans le pays qu’on habite tout à fait » : Lettre à la marquise de Coigny.
  7. La Tauride n’est autre que la presqu’île de Crimée, et Iphigénie en Tauride, un opéra classique de l’Allemand Christoph Willibald Gluck.
  8. Lady Mary Wortley Montagu : Je ne mens pas autant que les autres voyageurs, Payot.
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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:59

Tous les sondages l’indiquent, les prochaines élections européennes risquent d’être dévoyées et de se transformer en un referendum pour ou contre l’Union Européenne.

Cette situation est très dangereuse: en effet comme la question ne sera pas posée explicitement dans ces termes tels que tout referendum qui se respecte l’imposerait, il sera parfaitement loisible à ceux qui feront campagne en faveur du « Non » d’éviter de détailler les modalités de l’alternative qu’ils proposent. S’il est probable que, superficiellement, le « Oui » l’emporte, le débat fera, néanmoins, apparaître des divergences importantes au sein de ce camp, ne fusse que sur un avenir « fédéral » ou « intergouvernemental », tant au sein de l’Union à 28 que de l’UEM à 18.

Admettant que le camp du « Non » soit représenté par 1/3 des nouveaux eurodéputés et celui du « Oui » partagé de façon égale entre fédéralistes et confédéralistes, hypothèse réaliste, il s’ensuivrait que l’Union serait dans l’incapacité de proposer un projet d’avenir crédible entraînant l’adhésion d’une majorité de l’électorat. Cette perspective ne ferait qu’attiser la spéculation sur la pérennité de l’Union car il est parfaitement illusoire de compter sur une amélioration de la conjoncture mondiale, encore aléatoire, pour résoudre les problèmes structurels de l’Europe.

Pour éviter cette situation, il est essentiel de mobiliser l’électorat en soumettant à son suffrage des alternatives « politiques » pour la conduite des affaires européennes au point de vue économique, social, environnemental etc. La désignation par les « partis » européens de leurs candidats à la présidence de la Commission constitue un premier pas dans cette direction, quoiqu’insuffisant. Ce qui est fondamental, c’est d’établir que l’orientation « politique » issue des urnes s’imposera pour cinq ans, laissant les matières « nationales » régies par les majorités issues des élections législatives respectives. C’est seulement de cette manière qu’on peut éviter que l’Europe soit tenue en otage par ses Membres et que l’intérêt général puisse prévaloir.

C’est dans ce contexte seulement, qu’il est possible pour les partisans du « Oui » de faire front commun contre le « Non » pour décrédibiliser cette imposture comme totalement irréaliste et porteuse de très graves conséquences pour tous les pays de l’Union.

De ceux qui haussent les épaules et pensent que l’Europe est irréformable car gangrénée par les mêmes dérives qui ont compromis la classe politique dans nombre de ses Etats Membres, j’attirerais l’attention sur une autre institution. Elle compte deux fois plus d’adhérents que l’UE et a été sujette elle aussi, à une désaffection croissante. Donnée pour moribonde encore récemment à cause d’allégations concernant son manque de légitimité démocratique, son élitisme, ses mœurs dissolues, sa corruption, son incapacité à répondre aux préoccupations de ses membres, elle semble tout d’un coup miraculeusement convalescente. Il s’agit évidemment de l’Eglise catholique et de l’élection du Pape François dont l’impact initial a redonné espoir à des millions de fidèles, voir bien au-delà, même s’il est évident que mettre en place les réformes nécessaires prendra du temps et que certains nostalgiques ou ultras progressistes seront déçus.

C’est d’un choc du même ordre que l’Europe a besoin pour initier sa transformation. L’électeur doit indiquer clairement quelle orientation politique il désire donner à l’Union et le « Synode» (Conseil), réuni en Conclave (Conseil Européen), élira ensuite le « Pape » (Président) de l’exécutif en fonction des résultats. Ce dernier doit pouvoir choisir son équipe rapprochée (Commission) de façon à utiliser son droit d’initiative pour mettre en œuvre, avec l’aval du Parlement, les orientations issues du scrutin et les réformes nécessaires à la concrétisation de son « programme européen ». Cette équipe devra proposer à un « Concile » (Conférence intergouvernementale) un nouveau Traité qui actualisera les changements institutionnels indispensables et la dévolution des responsabilités entre les différents niveaux de pouvoirs ; il définirait notamment le rôle du « Synode » et il laisserait aux « Conférences épiscopales » régionales (Etats-Membres) une large autonomie dans le respect de la subsidiarité. Un référendum européen unique, récoltant au moins 60% des voix, entérinerait démocratiquement le processus.

L’impopularité actuelle de l’Europe doit être combattue vigoureusement. Loin d’être le problème, l’Union Européenne est un élément incontournable de toute solution.

Il nous reste moins de 6 mois pour en apporter la démonstration.

Paul N. Goldschmidt est Directeur, Commission Européenne (e.r.) et Membre du Comité Consultatif de l’Institut Thomas More.

Source : http://www.sauvonsleurope.eu/limpopularite-de-leurope/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=limpopularite-de-leurope

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 11:08

Pas assez protecteur pour les consommateurs, le projet de la Commission mécontente les eurodéputés. Ils exigent une information plus détaillée pour tous les types de viande.

 

En 2013, le scandale de la viande de cheval défrayait la chronique en France et en Europe. Un an plus tard, les eurodéputés ont voté, le 22 janvier dernier, pour une résolution visant à renforcer les règles d'étiquetage de la viande.

La Commission propose que les lieux d'élevage et d’abattage soient indiqués sur les étiquettes pour toutes les viandes, même si les bêtes n’y sont restés que quelques mois.

Cependant, elle n'a pas imposé l’étiquetage du lieu de naissance de l’animal, ce qui corrrespondait pourtant à une demande du Parlement.

« Nous voulons l’indication obligatoire sur les étiquettes du lieu de naissance, d’élevage et d’abattage des viandes non transformées de porc, de volaille, de moutons et de chèvre, comme c’est le cas pour le bœuf », a déclaré l'eurodéputé britannique Glenis Willmott (S&D), auteur de la résolution.

Consulter le parcours de l'animal

« Ceci permet aux consommateurs de voir le parcours de l'animal, et de voir s'il s'agit de pays qui respectent les normes relatives au bien-être des animaux […]. La décision prise par la Commission et les États membres n'est pas acceptable pour nous, ni pour les consommateurs, » a ajouté l'eurodéputé.

Les eurodéputés affirment que l'origine de la viande est devenue une préoccupation de premier ordre après les récents scandales alimentaires. En effet, le scandale de la viande de cheval a particulièrement marqué les esprits et a montré qu'il fallait des règles de traçabilité plus strictes, ainsi que des informations supplémentaires pour les consommateurs.

« Les consommateurs souhaitent savoir exactement d'où vient la viande qui se trouve dans leur assiette. Le Parlement européen a entendu [cette demande]. Selon Monique Goyens, directrice du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), 90 % des consommateurs veulent avoir accès à des informations exhaustives et non à des informations partielles.

Restaurer la confiance

« Si nous voulons restaurer la confiance vis-à-vis du secteur alimentaire, et en particulier de la viande, aucune raison ne peut justifier une information partielle sur l'origine de la viande. Les prix de la viande bovine ne se sont pas envolés après l'étiquetage obligatoire du lieu de naissance, d'élevage et d'abattage de l'animal. Donc, la position de la Commission, qui consiste à dire que les prix vont connaître une augmentation brusque si le même modèle [d'étiquetage] est appliqué à d'autres types de viande, semble un peu légère, » ironise la directrice du BEUC.

Les eurodéputés de la commission Environnement ont donc demandé que la Commission retire et modifie son projet de loi.

 

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