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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 08:26

Une telle suggestion - les néoconservateurs auraient eu raison - ne peut susciter en France qu'ironie et indignation ; elle est proportionnée au scepticisme quant à la valeur de la démocratie au sein de la classe politique française et des politologues spécialistes de l'étude des relations internationales, qui se caractérisent par leur mutisme et leur absence de véritable théorisation.

On a en effet beaucoup glosé en France sur les néoconservateurs américains tels que Robert Kagan, Irving et Bill Kristol, Paul Wolfowitz, Francis Fukuyama. On les a accusés d'être de pauvres idéologues, ignares, propagandistes de l'impérialisme américain. La réception en France de l'ouvrage majeur de ce dernier, La Fin de l'histoire et le dernier homme (Flammarion, 1992), est particulièrement typique. Il est courant aujourd'hui encore d'entendre des intellectuels et des journalistes français déclarer que l'ouvrage est stupide puisque l'histoire ne s'est pas arrêtée, qu'il y a eu le 11 septembre 2001, etc.

C'est n'avoir rien compris à cet ouvrage magnifique qui unit comme jamais la science et la philosophie politiques. S'appuyant sur Hegel et sa relecture par Kojève, Francis Fukuyama dit tout simplement que l'histoire politique est désormais normée par la démocratie fondée sur les droits de l'homme et l'économie de marché. Il ne pense évidemment pas qu'il n'y aura plus d'événements, de soubresauts, de contestation de la démocratie ; il affirme que la démocratie est devenue la norme même pour ceux qui s'y opposent, tels les islamistes qui la prennent pour référence, quelque fureur qu'ils en conçoivent.

Même si les néoconservateurs américains, comme le dit justement Justin Vaïsse, ont fait preuve d'arrogance et de paresse intellectuelle lors de la deuxième guerre d'Irak (voir son ouvrage : Histoire du néoconservatisme aux Etats-Unis, Odile Jacob, 2008), il n'en reste pas moins qu'ils ont déployé une authentique philosophie politique selon laquelle la démocratie est un bien qu'il faut propager sans arrière-pensées et sans réserves nées de la realpolitik.

On peut consulter sur le messianisme de cette vision les travaux d'universitaires (à titre d'exemple, Sébastien Fath) et de journalistes français. N'oublions pas que Bill Clinton déclarait en 1999 : "Les Etats-Unis ont l'opportunité, et je dirais, la responsabilité solennelle de modeler pour le XXIe siècle un monde plus paisible, plus prospère, plus démocratique." Les Américains, avec tous leurs défauts, ne sont pas seulement matérialistes comme le pense le cynisme français ; ils sont également idéalistes comme nous ne le sommes pas suffisamment.

Il est notable à cet égard de constater avec regret le silence et la peur des experts tels qu'Hubert Védrine, devenu sur France Culture le grand spécialiste des relations internationales, alors même que les peuples tunisien et égyptien nous montrent le désir de démocratie dans le monde musulman. Ils sont désormais suivis au Yémen, à Bahreïn, en Libye et des mouvements se développent au Maroc et en Algérie. Hubert Védrine est intervenu déjà quatre fois dans sa nouvelle chronique du vendredi matin sur France Culture et au terme de ces émissions sous forme d'interview, on ne sait pas ce qu'il pense et propose véritablement, si ce n'est qu'il faut être prudent et réaliste...

Les politologues français spécialistes des relations internationales se caractérisent souvent par une grande pauvreté en termes de théorie, pauvreté due à l'absence d'une véritable philosophie politique, exclue en France, de la science politique. La question n'est pas académique ou anecdotique. Les nombreux travaux de philosophie politique depuis une vingtaine d'années n'ont pas changé la vision sceptique de la classe politique française concernant la démocratie.

Il se trouve que Leo Strauss a montré dans Qu'est-ce que la philosophie politique ? (PUF, 1992) qu'une science politique qui ne veut pas poser la question du meilleur régime est un néant de science ! Il en va de même pour les acteurs politiques quand ils se contentent de se dire réalistes.

Si donc la démocratie est le meilleur régime ou le moins mauvais, elle est valable pour tous les peuples et pas seulement pour les Occidentaux. Il est vrai qu'il faut analyser les conditions de son établissement selon l'état d'avancement des cultures et des économies, mais il faut vouloir cet établissement.

Le monde de culture musulmane ne doit pas être tenu à l'écart, ce qu'établissent les Tunisiens et Egyptiens avant d'autres au Moyen-Orient ou au Maghreb. La présence de mouvements islamistes n'est pas une raison valable pour les décourager.

Il y aura des luttes, des contradictions apportées à la démocratie, qui finiront par en établir la vérité humaine, incontestable. Notons à cet égard que les "révolutionnaires" qui se manifestent depuis un mois ne font pas appel à l'islam pour justifier leurs révoltes. Ils demandent d'être reconnus dans leur dignité d'hommes et de femmes.

Il est clair en effet que l'Etat de droit et les droits de l'homme définissent les limites du pouvoir souverain et que le devoir d'ingérence humanitaire théorisé par Mario Bettati et Bernard Kouchner ne peut être récusé. Rappelons enfin que la liberté est toujours un surgissement, une création, une naissance, comme l'a admirablement écrit Hannah Arendt, récusant par là la pensée déterministe, mortifère pour la science politique dominée par les disciples intempestifs de Pierre Bourdieu.

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Jacques Rollet est politologue et enseigne à l'université de Rouen

Il est notamment l'auteur de : "Religion et politique, le christianisme, l'islam, la démocratie" (Grasset, 2001).

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 08:09

" Lorsqu'une nation a été forcée de recourir au droit de l'insurrection, disait Robespierre en 1792, elle rentre dans l'état de nature à l'égard du tyran. Comment celui-ci pourrait-il invoquer le pacte social ? Il l'a anéanti. (…) Les peuples ne jugent pas comme les cours judiciaires ; ils ne rendent point de sentences, ils lancent la foudre."

Rien n'est plus exact que cette manière de décrire la naissance d'un processus révolutionnaire. Et d'ailleurs, depuis la conférence inaugurale d'Ernest Labrousse (Comment naissent les révolutions), prononcée au moment de la célébration du centenaire de la Révolution de 1789, on sait que la révolution est une séance courte, un événement foudroyant, parfois sanglant, dont on s'aperçoit après-coup qu'il ne pouvait pas ne pas se produire.

Les fameuses "causes", qui relèvent du temps long, et non pas de l'irruption d'un réel toujours imprévisible, sont multiples : constitution d'une classe éclairée, crise économique et sociale, rupture entre le peuple et son prince – monarque, tyran, dictateur – sur fond d'impossibilité pour celui-ci d'effectuer la moindre réforme sans être dépossédé de son pouvoir : trop tard. On connaît la suite : le peuple, allié aux élites, tente, par l'avènement d'un régime démocratique et d'un Etat de droit, de concilier la liberté (individuelle) et l'égalité (sociale et économique). Tel est l'idéal de toute révolution passée et à venir, toujours désiré, parfois réalisé…

En France, depuis qu'en 1989 on a célébré le bicentenaire de la Révolution en sens contraire de l'énoncé de Labrousse, et en prétendant abolir sa puissance événementielle, puisque par essence elle ne serait qu'un prélude à la Terreur et aux bains de sang, on a contribué à bannir des consciences l'idée qu'elle pût être désirable. Et on lui a opposé le principe dit "réaliste" d'une possible "fin de l'Histoire" sans voir que ce terme, inventé par Alexandre Kojève, renvoyait à un fantasme et non à une réalité comme voulut le faire croire Francis Fukuyama, penseur américain néo-conservateur. L'historien François Furet (auteur de Penser la révolution française, Gallimard, 1978), au même titre que les adeptes du "goulag est déjà dans Hegel et dans Marx", se firent les hérauts de cet étrange moment festif qui permit aux partisans de la Restauration et autres artisans de la désespérance programmée de haïr la Révolution plutôt que d'en critiquer la marche. A la même date, ils se félicitèrent de la chute du communisme dans les pays de l'Est mais ils méconnurent sa signification en pensant qu'elles mettaient un point final à tout espoir révolutionnaire. Comme si l'échec radical d'un idéal devait conduire le peuple à renoncer à tout idéal.

C'était refuser de voir que ces révolutions obéissaient au même modèle que celles du XIXe siècle : un Printemps des peuples. Depuis 1789, aucun régime issu de la Déclaration des droits de l'homme n'a encore réussi à concilier la liberté et l'égalité. A cet égard, mieux valait, cent ans plus tard, la démocratie libérale que le hideux visage du stalinisme. Et c'est la raison pour laquelle – de l'URSS à la Chine – les peuples de l'Est prirent acte de l'impasse du socialisme réel et du renversement de l'idéal révolutionnaire en son contraire. Rien ne permet de dire qu'il y avait là un déni de toute forme de désir révolutionnaire.

Le pire serait de condamner par avance l'espoir au nom d'une possible dérive

Ce qui se passe aujourd'hui dans le monde arabe et dont il faut se réjouir, c'est le retour de cet idéal, le désir d'en finir avec la peste et le choléra : autant avec les dictatures qu'avec l'islamisme politique. N'en déplaise à certains de nos intellectuels craintifs et déjà enclins à penser que charia, burqa, lapidations et autres coutumes barbares, étrangères d'ailleurs à l'islam des Lumières, sont déjà contenues dans les aspirations des opposants. Ce désir a été porté par la jeunesse, par les nouveaux moyens de communication, par les femmes, par le peuple et contre tous ceux qui, d'un bout à l'autre de la planète, n'ont pas cessé de redouter le retour des lendemains qui chantent.

Certes, les barbares sont bien là, mais leur dangerosité a aussi pour cause le fait qu'ils ont été persécutés – et non pas combattus – par des dictatures corrompues, elles-mêmes soutenues par certains représentants des démocraties occidentales et, pire encore, par des dirigeants israéliens engagés dans une politique suicidaire pour Israël, pour son peuple et pour les Juifs du monde entier, une politique contraire aux idéaux de liberté d'un certain sionisme révolutionnaire aujourd'hui incarné par une minorité d'intellectuels progressistes désireux de vivre en paix avec des Palestiniens en proie aux mêmes rêves et aux mêmes déceptions. Aucune révolution ne se fait sans risque, et nul ne peut prévoir de quoi demain sera fait. Le pire serait de condamner par avance l'espoir au nom d'une possible dérive à laquelle on finirait par aspirer à force de jouir d'en avoir peur.

L'esprit de la Révolution est en marche. Un jour viendra où il se propagera de l'Iran à la Chine en passant par l'ensemble du monde arabe. Et de même il reviendra en France, sous d'autres formes, au moment même où l'on pensera l'avoir définitivement extirpé des consciences. En témoigne, comme signe avant-coureur, le succès impressionnant d'un petit opuscule Indignez-vous ! dont l'auteur, Stephane Hessel, gaulliste et social-démocrate, ancien résistant, ancien déporté, pacifiste et peu enclin aux violences de rues, n'avait pas un instant imaginé qu'il aurait une telle portée. Ainsi, un signifiant aura-t-il suffit à revaloriser en un instant un idéal de rébellion dans une société mise à mal par un mauvais gouvernement. Ce qui arrive aujourd'hui, et qui arrivera dans le monde mondialisé de demain, c'est le rêve d'un ailleurs à venir non encore circonscrit et qui serait le nouveau nom de la révolution : autrefois Mandela, aujourd'hui Bouazizi, jasmin, Nil.

" La Révolution est un bloc ", disait Clemenceau. Il faut s'en souvenir pour faire exister un projet de changement social qui n'éliminerait pas les libertés fondamentales et permettrait de combattre l'obscurantisme et le communautarisme.

 

Elisabeth Roudinesco est historienne de la psychanalyse

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 20:51

L'indice mondial du prix des produits alimentaires rendu public jeudi par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et de l'agriculture (FAO) a atteint un nouveau record en février.

La hausse du prix du pétrole et l'accroissement des stocks dans les pays importateurs dont les autorités craignent des troubles comparables à ceux de Tunisie, d'Egypte ou de Libye pourraient affecter des marchés céréaliers déjà volatils, avertit l'agence de l'Onu.

L'Indice mensuel du prix des produits alimentaires (FPI), qui mesure l'évolution d'un ensemble de denrées (céréales, huiles/matières grasses, produits laitiers, sucre et viande), avait déjà atteint en janvier un cours sans précédent depuis juin 2008. Une crise alimentaire avait alors provoqué des " émeutes de la faim " à travers le monde.

" En attendant qu'on sache à quoi s'en tenir sur les nouvelles récoltes, c'est-à-dire jusqu'en avril au moins, notre point de vue est qu'il ne faut pas s'attendre à des corrections majeures de ces prix élevés et qu'on doit tabler sur une volatilité accrue maintenant que le pétrole suit le mouvement ", a déclaré Abdolreza Abbassian, économiste de la FAO, lors d'un entretien téléphonique accordé à Reuters.

L'augmentation du prix des matières premières agricoles a été l'un des facteurs déclencheurs des mouvements de contestation qui se sont développés depuis le début de l'année en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, balayant les régimes en place en Tunisie et en Egypte.

Face à cette situation, de grands pays importateurs de céréales comme l'Algérie ont augmenté leurs achats et accumulé des stocks pour répondre à leur demande intérieure, alimentant du même coup la tendance à la hausse des cours.

Certains épisodes météorologiques, comme la sécheresse de cet été en Russie ou les inondations en Australie, ont par ailleurs perturbé la production.

 

Source : Reuters

 

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 18:44

Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, s'est rendu en Tunisie, mercredi 2 mars, afin de proposer l'aide et l'expertise de l'Espagne pour mener à bien le processus de transition démocratique. " Nous sommes venus écouter, aider et construire avec la Tunisie un futur démocratique de dignité et de liberté " , a déclaré le chef de l'exécutif après sa rencontre acec le président par intérim, Foued Mebazaa, et le nouveau premier ministre, Béji Caïd Essebi, tout en précisant : " Nous ne sommes pas venus pour dire comment les citoyens de Tunisie doivent faire les choses, mais que nous sommes à leur disposition. "

Dans l'après-midi, M. Zapatero a rencontré des organisations civiles, telels que la Ligue tunisienne des droits de l'Homme, auxquelles il a donné quelques clés pour que la transition soit un succès : une loi électorale consensuelle, la séparation des pouvoirs, un tribunal constitutionnel indépendant et un Etat non confessionnel.

Ne cachant pas son " émotion " face à " un moment historique "', M. Zapatero a abordé son expérience personnelle, son grand père républicain fusillé durant la guerre civile, la mort de Franco lorsqu'il avait 15 ans et la signature de la Constitution trois ans plus tard, avant de conclure que lutter pour la démocratie, cela " valait la peine ".

 

Source : Sandrine Morel (Le Monde)

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 12:59

Les ressources fiscales communautaires ont pour premier objectif de financer de façon autonome, suffisante, sûre et régulière les dépenses de l’UE.

 

Elles ne sont pas destinées à « punir », ni même à brider, des comportements économiques (notamment financiers) jugés incohérents. Elles n’ont pas pour vocation de promouvoir une politique déterminée, fut-elle environnementale ou énergétique.

 

Dans cet esprit, il apparaît que la meilleure ressource pour l’UE reste un prélèvement TVA rénové – et ce pour les raisons suivantes :

 

1. La TVA existe déjà. La négociation ne portera donc que sur la transformation de la « part communautaire de TVA » en une « TVA européenne » complémentaire mais distincte de la TVA nationale (analogue à la « Sales tax » en vigueur dans la plupart des Etats fédéras des USA), prélevée directement et nettoyée des multiples aménagements et exceptions accumulées au cours des années suite à l’introduction du « British rebate ».

 

2. La TVA est un impôt simple, transparent et élastique, facilement adaptable à l’évolution des besoins budgétaires et dont l’assiette est évolutive.

 

3. La TVA peut être affectée – provisoirement – de pondérations en fonction des situations nationales et de la part qu’elle représente dans les systèmes nationaux. A terme, l’harmonisation complète de l’assiette et des taux permettra son uniformisation (et facilitera la rapprochement des politiques budgétaires nationales).

 

4. Étant prélevée directement, la « ressource propre européenne » ne pèsera pas sur les budgets nationaux comme c’est actuellement le cas pour l’actuelle « part communautaire de TVA » et pour la « ressource RNB ».

 

Je trouve très dangereuse l’idée d’une multiplication de recettes de natures diverses affectées à des dépenses spécifiques (cf. à cet égard l'une des pistes évoquées dans l'article suivant Pour une réelle cohérence de la nature des ressources et dépenses budgétaires et des catégories et domaines de compétences attribuées à l’Union européenne ).

 

Le principe de non affectation des recettes – mais aussi celui de leur transparence – me semble être une solution plus sage pour l’Union européenne.

 

Celle-ci ne devrait pas suivre l’exemple de la plupart des systèmes budgétaires nationaux où ces deux principes constituent à présent des exceptions .

 

D'autre part, il sera extrêmement difficile pour l’UE de parvenir à un accord sur la création de nouvelles taxes – surtout si-celles-ci ont des répercussions internationales (cf. taxes bancaire ou financière / taxes « écologiques » / etc.)

 

Je mets à la disposition du lecteur la « lettre ouverte » de l'UEF FRANCE sur ce sujet. Lettre 1 Ressources propres-4 Lettre 1 Ressources propres-4

 

 

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 11:55

 

 

 

 

The High Representative for Foreign Affairs and Security Policy/Vice-President of the european Commission Catherine Ashton has convened an extraordinary informal Foreign Affairs Council lunch meeting on Thursday, 10 March.

The purpose of this lunch meeting is to assess the ongoing developments in Libya and the wider region and prepare for the extraordinary European Council meeting on the Southern Neighbourhood and Libya a day later, on 11 March (cf. Herman Van Rompuy, President of the European Council, convenes an extraordinary European Council on Friday 11 March 2011 ).

The High Representative wishes to prepare jointly with EU Foreign Ministers for the European Council meeting, at which she will represent them and report on her trips to the region, her contacts with international partners and the work underway to support the transition and transformation process.

The High Representative will then debrief Foreign Ministers from the European Council at the Gymnich meeting in Hungary taking place in the late afternoon of 11 and on 12 March.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 11:52

" In light of the developments in our Southern Neighbourhood, and Libya in particular, I decided to convene an extraordinary meeting of the European Council. The meeting will take place on 11 March 2011 in Brussels at 11.30 am.

We will examine the report of the High Representative and the Commission on the rapid adaptation of EU instruments made upon the invitation of the European Council of 4 February as well as the report of the High Representative on support for the transition and transformation processes.

Based on these reports and the earlier initiatives at various levels, I will make proposals to the European Council on the strategic lines of the European Union's reaction to developments in Libya and in our Southern Neighbourhood "

 

 

 

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 10:14

On dit que les LBO créent de la valeur. Mais pour qui ? La question mérite d'être posée.

Un LBO consiste à racheter une entreprise par une combinaison de capital et de dette. La dette a un but essentiel : maximiser le profit que fera l'acheteur sur son apport en capital au moment de la revente. Plus l'endettement est élevé, plus le profit sur le capital sera élevé. La caractéristique du LBO est que la dette, dite dette d'acquisition, n'est pas garantie par des actifs externes liés à l'acquéreur mais par les actifs mêmes de l'entreprise acquise.

La nature de la dette d'acquisition soulève des questions majeures.

Il convient d'abord de corriger une perception largement répandue : les LBO n'apportent pas de capitaux aux entreprises, ils ne concourent pas au financement de l'économie. Ils ne font qu'acheter et revendre des actions existantes.

Non seulement ils n'apportent pas mais ils prélèvent. Ils ponctionnent les ressources de l'entreprise acquise pour assurer le service de la dette d'acquisition. Les ressources pour financer la croissance sont amputées.

La dette d'acquisition réduit d'autant la capacité d'endettement de l'entreprise acquise, donc ses possibilités d'emprunt pour financer des projets de croissance. Dans un environnement de crise comme aujourd'hui, l'entreprise a un double handicap : obtenir les soutiens bancaires nécessaires à son exploitation et assumer la dette d'acquisition.

Le LBO transforme une entreprise à faible risque en une entreprise à risque élevé. Avant l'acquisition, l'entreprise a par définition un profil de risque faible : elle est bénéficiaire, elle a peu de dettes, un cash-flow positif, elle est déjà en croissance en termes de chiffre d'affaires et d'emploi. Ces caractéristiques sont en effet nécessaires pour appliquer à l'entreprise la dette d'acquisition la plus élevée possible. Après l'opération de LBO, l'entreprise a un profil de risque dégradé : moins de cash-flow, plus de dettes.

L'entreprise acquise assume le risque plein de la dette d'acquisition (jusqu'au risque de défaut, voire sa disparition) sans avoir bénéficié de l'usage de la dette, par exemple pour financer un projet de croissance. Les actionnaires acquéreurs en revanche bénéficient pleinement de l'usage de la dette tout en limitant leur risque au montant de leur apport en capital.

Les actionnaires vont bien évidemment chercher à faire croître l'entreprise acquise : mais cette croissance sera contrainte par le poids de la dette d'acquisition. L'entreprise n'atteindra pas son plein potentiel de croissance en termes de chiffre d'affaires et d'emplois. Les actionnaires acquéreurs ne s'en préoccupent guère car ils savent que le déficit de croissance sera compensé par le profit supplémentaire engendré par la dette d'acquisition.

Les intérêts de la dette d'acquisition viennent réduire l'impôt sur les bénéfices payé par l'entreprise acquise, un coût pour l'Etat de près de 1 milliard d'euros par an, une véritable subvention à l'industrie du LBO. Comment justifier cette subvention ?

Les LBO sont des opérations d'ingénierie financière qui maximisent le profit de l'actionnaire au détriment de l'intérêt de l'entreprise. Les investisseurs institutionnels (compagnies d‘assurances, banques, caisses de retraite) qui alimentent les fonds de LBO doivent en prendre conscience : les LBO peuvent générer des profits, mais ils ne servent pas l'économie.

Il faut s'inquiéter du retour massif des LBO, deux ans à peine après la crise, alors que les économies sont encore gravement atteintes. Les investisseurs institutionnels serviraient mieux l'économie, les intérêts à long terme de leurs déposants et souscripteurs s'ils allouaient moins de leurs ressources aux LBO et davantage à l'apport de capitaux aux entreprises pour le financement de projets de croissance.

Aujourd'hui en France 1.700 entreprises sont sous LBO au prix de 27 milliards d'euros de capital et 50 milliards d'euros de dettes d'acquisition. On peut imaginer la croissance économique qui aurait été gagnée si ces ressources avaient été mises au travail.

 

Jean-Bernard Schmidt est ancien président de Sofinnova Partners (société de capital-risque), ancien président de l'Evca (Association européenne du capital-investissement).

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:38

En 2007, l'aviation israélienne a détruit un complexe en cours de construction à Daïr az Zor, dans l'est de la Syrie, où l'AIEA avait ultérieurement trouvé des traces d'uranium.

Selon les services de renseignement américains, la cible visée par l'aviation israélienne était un réacteur nucléaire de conception nord-coréenne destiné à produire du combustible pour une bombe atomique.

Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, demande vainement depuis l'an dernier à la Syrie de laisser ses inspecteurs retourner sur ce site et se rendre sur d'autres installations suspectes.

Selon une source diplomatique à Vienne, la Syrie a autorisé mercredi 2 mars l'AIEA à inspecter une usine du centre du pays qui produit un dérivé d'uranium. Les deux parties sont convenues cette semaine de la date et du programme de cette visite à l'usine d'engrais de Homs, qui produit du "yellowcake", précise-t-on de même source.

Ce produit, dont les inspecteurs de l'AIEA avaient trouvé des centaines de kilos en 2004 lors d'une visite à Homs, est un concentré d'uranium susceptible, une fois affiné, d'être utilisé comme combustible nucléaire. Cette nouvelle visite sera de toute façon insuffisante pour dissiper les soupçons occidentaux sur un programme nucléaire militaire secret que mènerait la Syrie, estime l'AIEA.

 

Source : AFP

 

 

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 23:26

Selon la presse israélienne, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, envisagerait de défendre un "accord intérimaire" avec les Palestiniens plutôt que de tenter de relancer les négociations de paix, une option déjà écartée par les Palestiniens.

Israël a choisi de ne pas envoyer de délégation à Bruxelles, où les négociateurs palestiniens rencontraient mercredi 2 mars des représentants du Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, UE et Russie) en vue de relancer le processus de paix, actuellement au point mort. " Les Palestiniens ne veulent pas entamer de négociations sérieuses, et c'est pourquoi nous devons examiner l'idée d'un arrangement provisoire à long terme ", a déclaré une source proche du premier ministre au quotidien Israel Hayom, considéré comme proche de Nétanyahou.

Israël craint la contagion des révoltes arabes

 " Compte tenu de l'instabilité dans la région, la seule possibilité est de trouver un arrangement provisoire, à condition que ce soit à long terme, et c'est ce que nous examinons actuellement ", a ajouté cette source, en référence aux mouvements de révolte populaire qui secouent le monde arabe. Ce plan israélien prévoirait l'instauration d'un Etat palestinien dans des frontières provisoires, ainsi que la poursuite des discussions sur les principaux points d'un accord final, précise le quotidien Haaretz.

Les Palestiniens ont déjà fait savoir, à maintes reprises, qu'ils ne se contenteraient pas d'un accord intérimaire avec Israël et qu'ils n'accepteraient pas de discuter d'un Etat dans des frontières provisoires.

La reprise des négociations jugée "impérative"

Les négociations de paix sont au point mort depuis septembre, car les Palestiniens exigent au préalable un moratoire sur la colonisation, que M. Nétanyahou refuse. Le premier ministre a renoncé à envoyer son négociateur en chef, Yitzhak Molcho, à la réunion à Bruxelles, officiellement parce qu'il n'était pas prévu de discussions directes avec la délégation palestinienne.

En réalité, selon les observateurs, M. Nétanyahou, chef d'une coalition très marquée à droite, craignait de se voir imposer la reconnaissance d'un Etat palestinien sur les lignes de 1967 (intégralité de Jérusalem-Est, de la Cisjordanie et de la bande de Gaza) afin de faciliter la reprise des pourparlers avec les Palestiniens.

Le porte-parole de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton, Michael Mann, a confirmé mercredi qu'une réunion a eu lieu à Bruxelles à huis clos entre des représentants du Quartette et des négociateurs palestiniens, et qu'il était prévu de " rencontrer les négociateurs israéliens la semaine prochaine ". Le Quartette juge "impérative" une reprise des négociations de paix, d'autant plus nécessaire à ses yeux que le Proche et le Moyen-Orient sont ébranlés par une vague de contestation sans précédent.

 

 

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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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