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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 18:07

L'état d'urgence en vigueur depuis 1992 en Algérie sera levé " dans un très proche avenir ", a annoncé jeudi 3 février le président Abdelaziz Bouteflika cité par l'agence officielle de presse APS.

Le chef de l'Etat a également ordonné à son gouvernement d'adopter des mesures favorables à la création d'emplois et demandé à ce que l'ensemble des partis politiques aient accès aux antennes des radios et des télévisions.

A l'exception de la wilaya (préfecture) d'Alger, les manifestations seront désormais autorisées si les conditions exigées par la loi sont réunies, a-t-il ajouté.

L'état d'urgence, que l'opposition accuse de réduire les libertés politiques, a été instaurée en février 1992 en plein processus électoral suspendu par l'armée alors que les islamistes du FIS étaient en passe de devenir majoritaires au parlement.

Mercredi, l'agence officielle de presse APS a rapporté qu'un groupe de députés algériens parmi lesquels des élus pro-gouvernementaux avait déposé une proposition de loi en faveur de la levée de l'état d'urgence.

Son abrogation est une des revendications des mouvements d'opposition qui, à l'image de la Tunisie et de l'Egypte, ont tenté récemment de mobiliser leurs partisans.

 

Source : Reuters

 

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:22

Dans sa communication présentant l’examen à mi-parcours des programmes de navigation par satellite Galileo et EGNOS qui a été publiée le 18 janvier 2011, la Commission européenne établit un état de lieux de ces programmes.

Contexte

Le programme Galileo est une initiative européenne visant à mettre en place un système mondial de navigation par satellite à la pointe de la technologie, fournissant un service de positionnement global extrêmement fiable et précis, sous contrôle civil.

Galileo assurera cinq services. Trois services initiaux, s’appuyant au départ sur une constellation de 18 satellites, seront fournis en 2014: un service ouvert, un service public réglementé et un service de recherche et de secours. Le service de sauvegarde de la vie et le service commercial seront soumis à essai à compter de 2014 et seront proposés lorsque le système atteindra sa pleine capacité opérationnelle avec 30 satellites dans les années à venir. EGNOS (système européen de navigation par recouvrement géostationnaire) est le système régional européen d’augmentation des signaux GPS. Il est le précurseur de Galileo.

L’examen à mi-parcours est prévu par le règlement (CE) n° 683/2008 du Parlement européen et du Conseil du 9 juillet 2008 relatif à la poursuite de la mise en oeuvre des programmes européens de radionavigation par satellite (EGNOS et Galileo).

Grâce aux récentes avancées dans le développement de Galileo, et notamment à la signature de quatre grands contrats et aux essais menés sur les quatre premiers satellites opérationnels, le système de navigation par satellite assurera ses services initiaux à partir de 2014. Il devrait permettre de conquérir une part plus importante du marché de la technologie spatiale et de rendre l’Europe indépendante dans un secteur important pour son économie et le bien-être de ses citoyens. Des progrès considérables ont également été accomplis en ce qui concerne le programme EGNOS, qui accroît la précision des signaux émanant des systèmes de navigation par satellite. La promotion de la technologie de navigation par satellite s’inscrit dans le cadre de la stratégie Europe 2020 et contribue à un développement économique durable.

Antonio Tajani, vice-président de la Commission européenne et commissaire chargé de l’industrie et de l’entreprenariat, a déclaré: « Galileo permettra à l’Europe de soutenir la concurrence sur le marché mondial de la technologie spatiale et de s’imposer comme l’un des acteurs clés dans un secteur en pleine expansion, caractérisé par une internationalisation accrue et l’arrivée des économies émergentes. Nous nous réjouissons des progrès réalisés à ce jour et sommes résolus à faire tout notre possible pour que ce projet aboutisse. »

 Le marché mondial des applications de navigation par satellite devrait atteindre une valeur de 240 milliards d’euros d’ici 2020 et connaît un rythme de croissance de 30 % depuis quelques années. Selon les estimations, 6 à 7 % du PIB des pays développés (800 milliards d’euros en Europe) dépendent actuellement de la navigation par satellite. Les programmes européens de navigation par satellite Galileo et EGNOS seront financés par le budget de l’UE à hauteur de 3,4 milliards d’euros sur la période 2007–2013. L’achèvement de l’infrastructure Galileo devrait nécessiter 1,9 milliard d’euros pour la période 2014–2020. Les coûts d’exploitation de Galileo et d’EGNOS réunis sont estimés à 800 millions d’euros par an. Ces estimations sont provisoires et sans préjudice du futur cadre financier pluriannuel du budget de l’UE.

Possibilité d'évolution de l'architecture du financement

Etant donné les surcoûts estimés, la Commission réitère son idée de modifier l'architecture du financement des grands projets européens (ITER et Galileo étant en particulier visés) : la contribution du budget européen pourrait être désormais limitée à un montant fixe annuel. Les surcoûts éventuels devraient être financés à partir d'autres ressources que le budget communautaire, notamment par les Etats-membres mais d'autres possibilités sont en cours d'expérimentation (cf. notamment L'Europe lancera en 2012 un satellite de télécommunications innovant : ALPHASAT ) ou d'examen. Une deuxième option (outre le status quo) propose d'utiliser le budget communautaire pour couvrir les coûts de la construction, de l'entretien et de l'exploitation du système, tout en garantissant une réserve stratégique. Les Etats membres couvriraient alors toute autre dépense non liée directement à la gestion du programme. L'ensemble de ces options sont actuellement à l'étude.

Réalisations

EGNOS est opérationnel: EGNOS est devenu officiellement opérationnel le 1er octobre 2009. De nombreux utilisateurs tirent déjà parti de la précision accrue apportée par EGNOS en termes de navigation par satellite, en particulier dans les domaines de l’agriculture, des opérations de sauvetage, de la géolocalisation et de la cartographie. Le système sera aussi bientôt utilisé dans l’aviation civile.

Une phase de validation en orbite bien engagée pour Galileo: les deux satellites expérimentaux Giove A et Giove B réservent actuellement les fréquences et évaluent la fiabilité de la technologie utilisée. La construction des quatre premiers satellites opérationnels, qui font partie de la phase de validation en orbite et seront lancés en 2011–2012, est sur le point de s’achever, de même que la mise en place de l’infrastructure au sol correspondante, qui comprend les centres de contrôle au

sol de Fucino, en Italie, et d’Oberpfaffenhofen, en Allemagne.

 Attribution de contrats pour le déploiement de Galileo : la phase de déploiement a démarré en 2008 et les travaux ont été divisés en six lots qui ont tous été ouverts aux marchés publics. Les quatre premiers lots — système d’appui en ingénierie,

construction des satellites (avec une commande passée pour 14 satellites), services de lancement et opérations — ont tous été attribués en 2010 pour un montant avoisinant 1,25 milliard d’euros. Les deux derniers lots, qui concernent l’infrastructure au sol, seront adjugés en 2011.

Un système fiable de navigation par satellite pour les services d’urgence et de sécurité: un service de navigation spécial Galileo sera mis en place afin de mieux gérer les services essentiels de transport et d’urgence, d’assurer une meilleure application de la loi (police - justice), de renforcer la sécurité intérieure (contrôles aux frontières) et de sécuriser davantage les missions de maintien de la paix. Tels sont les principaux objectifs d’une proposition de la Commission européenne publiée en octobre 2010 et relative aux modalités d’accès au service public réglementé («PRS») (cf. A propos des modalités d’accès au service public réglementé offert par le système mondial de radionavigation par satellites Galileo). Au moyen de signaux hautement cryptés, le PRS offrira une protection contre les menaces pesant sur les infrastructures tributaires de la technologie de navigation par satellite.

Coopération internationale : s’agissant de l’aspect international du programme, la question de la compatibilité du système de l’UE avec les systèmes de la Chine, des États-Unis, de la Russie, du Japon et de l’Inde est examinée avec chaque pays et dans le cadre des Nations unies. La Norvège participe au programme, qu’elle a contribué à financer. Des négociations sont également en cours avec la Suisse.

  

Pour de plus amples informations

Site internet de la DG Entreprises et industrie : http://ec.europa.eu/enterprise/policies/satnav/index_fr.htm

 

Voir également à ce sujet : The Mid-term Review of the European Satellite Radio Navigation Programmes Galileo and EGNOS: Questions and Answers

 



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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 08:47

L'avenir du Fonds de secours, créé en mai pour venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté, sera au cœur des débats entre les dirigeants européens qui se réuniront en sommet vendredi 4 février. En contrepartie d'un renforcement des capacités du Fonds, certains pays membres, Allemagne en tête, exigeront plus de discipline budgétaire et de coordination pour créer un véritable gouvernement économique.

Sur ce sujet, " nous allons (...) mettre en place une trajectoire claire en vue de [parvenir à] un ensemble complet de mesures d'ici au Conseil européen de [fin] mars ", a souligné mercredi 2 février le président de l'Union, Herman Van Rompuy, dans sa lettre d'invitation aux dirigeants de l'UE.

Il s'agit tout d'abord d'augmenter la capacité de prêt du dispositif à 440 milliards d'euros effectifs. Une idée sur laquelle un consensus s'est dessiné ces dernières semaines. Car le Fonds est doté actuellement de 440 milliards de garanties des Etats en théorie, mais il ne peut lever effectivement qu'environ 250 milliards.

Palette d'outils contre la crise

Les discussions portent aussi sur un élargissement de la palette d'outils du dispositif. Il est question, notamment, de l'autoriser à racheter de la dette publique des pays en difficulté sur les marchés. Ou de lui permettre de prêter de l'argent à de tels pays, comme la Grèce, pour que ceux-ci puissent eux-mêmes racheter leur propre dette sur le marché. Selon des diplomates, une autre idée, loin de faire l'unanimité, serait de permettre au Fonds de racheter des obligations de certains pays de manière préventive.

Les discussions comportent par ailleurs un troisième volet, portant sur la prise d'engagements quant à la discipline budgétaire des pays de la zone euro, la coordination de leurs politiques économiques et sociales, et leurs efforts en matière de compétitivité.

Interdire les déficits

L'Allemagne souhaiterait notamment que tous les pays de la zone euro instaurent des plafonds d'endettement inscrits dans la loi ou la Constitution, comme elle l'a fait. La France y est favorable, a confirmé mercredi François Baroin, ministre du budget. S'exprimant à la fin du conseil des ministres, il a annoncé qu'un projet de loi sur l'inscription dans la Constitution du principe de la maîtrise des finances publiques serait présenté "dans les prochaines semaines".

Le sommet de vendredi doit donner le coup d'envoi formel à deux mois d'intenses négociations pour définir une réponse "globale" à la crise en zone euro, mais aucune décision concrète ne devrait être prise à ce stade par les dirigeants des Vingt-Sept.

Compétitivité : les propositions de l'Allemagne

Outre l'introduction de la règle d'équilibre des comptes publics dans la Constitution, l'Allemagne souhaite introduire le suivi régulier d'indicateurs de compétitivité et de solidité des finances publiques, assortis de valeurs plafonds ou planchers.

Elle propose également un paquet de mesures sociales et économiques à mettre en œuvre dans un délai de 12 mois. Elles comprennent la suppression de l'indexation des salaires sur l'inflation, la reconnaissance mutuelle des diplômes et formations en Europe pour stimuler la mobilité, la création d'une base de calcul commune pour la taxe professionnelle, l'adaptation des systèmes de retraite "aux évolutions démographiques", ainsi que l'adoption d'un mécanisme de résolution des crises du système bancaire.

 

Source : Le Monde, AFP et Reuters

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 21:37

Le gouvernement français fait l'apprentissage de la modestie face à des crises arabes qu'il n'a pas su prévoir, tout en s'efforçant de ne pas rater le train de la révolte égyptienne.

Après le président américain Barack Obama, Nicolas Sarkozy s'est résigné à son tour mercredi à lâcher Hosni Moubarak, qui a été jusqu'ici son principal allié dans le monde arabe.

Au lendemain de l'annonce par le raïs égyptien de sa volonté de rester au pouvoir jusqu'en septembre, le président français a souhaité dans un communiqué qu'un " processus de transition concret s'engage sans tarder " en Egypte.

Il a invité les dirigeants égyptiens à " tout faire pour que ce processus crucial se déroule sans violence " et à répondre au " désir de changement et de renouvellement " d'une population qui continue à exiger dans la rue le départ immédiat de celui qui dirige sans partage depuis 30 ans le plus grand pays arabe.

Le porte-parole du gouvernement a récusé le terme "lâchage" - " On ne peut pas parler en ces termes ", a dit François Baroin, tout en admettant cependant que "l'interprétation est libre".

Une illustration du dilemme de pays comme les Etats-Unis et la France, contraints de réviser à chaud une politique qui a consisté, depuis le traumatisme de la révolution iranienne de 1979, à soutenir des régimes despotiques considérés comme le dernier rempart contre le risque de l'extrémisme islamiste.

"On ne sait pas où on va"

Nicolas Sarkozy, adepte des déclarations abruptes et parfois sans lendemain, a fait preuve, sur la crise tunisienne qui a amené la chute du président Zine ben Ali, comme sur l'Egypte, d'une extrême prudence, reflet d'une extrême perplexité.

" Que le gouvernement hésite me paraît légitime parce qu'on ne sait pas du tout où on va ", souligne Dominique Moïsy, conseiller auprès de l'Institut français des relations internationales (Ifri). " Autant l'absence de lucidité d'hier était condamnable, autant la prudence est aujourd'hui nécessaire. "

"Modestie" et "non-ingérence", associées à l'affirmation d'une "disponibilité" à venir en aide aux peuples concernés, sont devenus les maîtres-mots des dirigeants français.

Ceux qui l'ont oublié se sont fait taper sur les doigts, comme la secrétaire d'Etat à la Jeunesse, Jeannette Bougrab, qui avait appelé samedi, sans ambages, au départ de Hosni Moubarak.

Selon une source gouvernementale, Nicolas Sarkozy a évoqué en conseil des ministres les conséquences sur l'équilibre du Proche-Orient d'un changement éventuel de régime en Egypte, rare pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël.

" Ce qui nous rend tous prudents (...) c'est la crainte de voir arriver au pouvoir des islamistes radicaux ", souligne le ministre de la Défense, Alain Juppé, sur son blog.

Il estime cependant que, les peuples gagnant en maturité, le pari consistant à " faire confiance aux mouvements démocratiques " et à les " accompagner (...) tout en restant vigilants sur leur évolution " peut s'avérer gagnant.

Aveuglement

Pour les observateurs familiers de ces dossiers, la France ne pourra en tout cas pas faire l'économie d'une réflexion de fond sur sa politique au Proche-Orient et en Afrique du Nord.

France et Etats-Unis payent le prix d'un certain aveuglement, estime ainsi Dominique Moïsy : " Moubarak était très confortable. On ne se souciait pas de ce que pouvaient penser les Egyptiens. "

Un avis partagé par l'ex-ambassadeur Yves Aubin de la Messuzière pour qui la France devra être beaucoup plus attentive à l'évolution des sociétés arabes et notamment à leur jeunesse.

" Nous ne sommes pas assez proches des jeunes générations ", explique-t-il à Reuters. " Nous nous appuyons trop sur des élites francophones vieillissantes. "

" La politique arabe de la France est devenue un mythe ", ajoute-t-il. " Il faut que nous ayons une approche région par région - le Maghreb, le Golfe, le Proche-Orient, etc. "

En revanche, personne, hormis peut-être à l'Elysée, ne croit à une relance de l'Union pour la Méditerranée (UPM), créée en grande pompe le 13 juillet 2007 à Paris mais enlisée depuis dans le bourbier du conflit israélo-arabe et les marais secondaires des relations algéro-marocaines ou turco-chypriotes.

" Nous appelons tous les gouvernements et tous les peuples d'Europe et de la Méditerranée à donner un nouvel élan à l'Union pour la Méditerranée ", déclarait encore Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse du 24 janvier.

Mais la déstabilisation de Hosni Moubarak, coprésident de l'UPM, semble rendre encore plus illusoire cette perspective.

" L'erreur fondamentale est d'avoir tout misé sur l'Egypte ", souligne Yves Aubin de la Messuzière.

Reste l'espoir de convaincre l'Union européenne d'adopter une politique commune articulée autour de projets concrets - faire de l'UPM sans l'UPM quelque sorte. Selon François Baroin, la situation autour de la Méditerranée sera abordée lors du Conseil européen de vendredi 4 février à Bruxelles.

 

Source : Reuters

 

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 09:37

Les conflits d'intérêts sont nés avec la politique : l'historien Jean-Noël Jeanneney les a explorés au XXe siècle, dans L'argent caché, un livre publié au début des années 1980. Dans un entretien au Monde il réagit à l'annonce, par Nicolas Sarkozy, d'une prochaine loi, à la suite des propositions de la commission Sauvé (cf. La commission de réflexion pour la prévention des conflits d’intérêts dans la vie publique présidée par Monsieur Jean-Marc SAUVÉ, a rendu son rapport au Président de la République ). Extraits.

Le président de la République a protégé Eric Woerth, défendu et décoré Jacques Servier. Il s'est rendu mardi devant le "Premier cercle " des donateurs de l'UMP, invités à participer à l'élaboration du projet pour 2012. Est--il crédible lorsqu'il propose de légiférer sur les conflits d'intérêt ?

Je ne suis pas choqué qu'un avocat ait exercé son métier naguère en défendant tel ou tel ; ce qui me heurte c'est que Nicolas Sarkozy, devenu président ait décoré son ancien client Jacques Servier avec tant d'éclat. …Je note aussi que le président actuel est enclin à nouer des amitiés ostensibles avec les héritiers d'entreprises dépendant des marchés publics ( à qui on n'interdit pas, hélas ! soit dit en passant, conflit d'intérêt majeur, de posséder des groupes de presse) et qui n'ont pas acquis leur pouvoir économique par le chemin de la méritocratie. Cela dit, je rends hommage à celui qui a commandé ce rapport – hommage suspendu à la volonté qu'il aura de l'appliquer. Si, très vite, il saisit l'occasion de faire avancer les choses, alors d'un mal sortira peut-être un bien. Mais, échaudé par tant d'annonces évanouies, je reste prudent, dans l'attente...

L'affaire Woerth est-elle le seul déclencheur de la prise de conscience actuelle ?

Elle présente un caractère involontairement didactique, jetant soudain une lumière crue sur un entre-deux, à mi-chemin entre la corruption à proprement parler et le bon sens de quelques normes élémentaires. Mais un autre puissant déclencheur s'impose à l'attention : l'ouverture démesurée de l'éventail des salaires, avec, en haut de l'échelle, le dévergondage de profits insensés ; prenons garde à la France qui gronde.

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Lire l'intégralité de cet entretien dans l'édition Abonnés du site www.lemonde.fr/

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:51

A quelques heures d'intervalle, Hosni Moubarak et Barack Obama ont reconnu mardi soir que les changements politiques étaient inéluctables en Egypte alors que l'opposition a réussi à mobiliser plus d'un million de personnes au Caire pour réclamer le départ du président au pouvoir depuis 30 ans.

Cette journée de mobilisation, après une semaine de manifestations qui ont fait 300 morts et plus de 3.000 blessés selon l'Onu, a confirmé l'ampleur d'un mouvement qui ne cesse de se renforcer.

Depuis le début de cette crise politique, les Etats-Unis se montrent prudents à l'égard de leur allié égyptien, pièce essentielle dans le jeu diplomatique au Proche-Orient. L'Egypte joue le rôle d'un contrepoids à l'influence de l'Iran et est un des deux Etats arabes à avoir signé une paix avec Israël.

Face à la contestation croissante, Barack Obama est intervenu directement dans la crise mardi soir, estimant que le changement politique devait débuter immédiatement en Egypte.

Le président américain a fait une brève allocution depuis la Maison blanche, après un entretien téléphonique d'une demi-heure avec Hosni Moubarak.

" Ce qui est clair et ce que j'ai indiqué au président Moubarak est que mon sentiment est que la transition politique doit être profonde, qu'elle doit être pacifique et qu'elle doit commencer maintenant ", a dit Obama.

L'hôte de la Maison blanche a également noté qu'Hosni Moubarak a lui-même reconnu la nécessité de changements et a admis l'impossibilité de maintenir un statu quo.

Moubarak refuse de partir

De son côté, Moubarak a également tenu compte du message que lui envoie la rue depuis huit jours. Il est à nouveau intervenu à la télévision nationale pour annoncer qu'après 30 ans de règne, il ne briguera pas un septième mandat lors de la prochaine présidentielle en septembre.

" Je dis en toute honnêteté et sans considération pour la situation actuelle que je n'ai pas l'intention de briguer un nouveau mandat présidentiel. J'ai passé suffisamment d'années de ma vie au service de l'Egypte et de son peuple ", a déclaré le chef de l'Etat.

En revanche, Moubarak n'a aucunement l'intention de suivre la voie empruntée par le président tunisien Zine ben Ali, chassé du pouvoir par la rue le 14 janvier.

" C'est mon pays et je mourrai sur ce sol ", a promis le président, âgé de 82 ans, expliquant qu'il allait travailler dans les derniers mois de son mandat à assurer une transition pacifique du pouvoir.

C'est cette question du calendrier sur laquelle Moubarak et Obama ne sont pas forcément en accord. Après l'intervention du président américain, un responsable de l'administration américaine est venu répéter que l'heure du changement en Egypte a sonné.

" Le président a eu une conversation directe et franche avec le président Moubarak ", a dit ce responsable. " Il (Moubarak) a clairement dit qu'il aimait son pays et combien cela était difficile pour lui. Le président Obama lui a expliqué qu'une transition ordonnée ne pouvait pas être retardée, qu'elle devait débuter maintenant ".

Bien qu'il continue à accentuer la pression sur un Moubarak, qui fut toujours un partenaire fidèle des Etats-Unis, Obama a exprimé les sentiments qui traversent son administration depuis le début de cette crise : la prudence et l'inquiétude. Il a reconnu que de nombreuses questions demeuraient en suspens et que des jours difficiles étaient à prévoir.

Toutefois, il s'est attaché à délivrer deux messages, le premier à destination de l'armée, acteur central dans le jeu politique égyptien depuis 60 ans, et l'autre à l'égard de la rue.

Appel d'Obama aux militaires

Il a appelé les militaires à conserver une attitude de neutralité et à poursuivre leurs efforts pour s'assurer que cette période de changement se déroule sans violence.

Il s'est ensuite directement adressé aux manifestants dont il dit avoir entendu les demandes.

" Je veux me montrer clair à l'égard du peuple d'Egypte et en particulier à l'égard de sa jeunesse : nous avons entendu votre voix. J'ai la conviction indéfectible que vous déterminerez votre propre destin et que vous saisirez la promesse d'un avenir meilleur pour vos enfants et vos petits-enfants ".

Face à l'incertitude qui règne justement autour de cet avenir, Obama a rappelé que les Etats-Unis se tenaient prêts à fournir toute l'aide nécessaire au peuple égyptien une fois terminée la vague de contestation actuelle.

Ces annonces n'ont pas convaincu l'opposant Mohamed ElBaradeï, lauréat du prix Nobel de la paix, qui s'est imposé comme l'une des figures de proue de la contestation.

" Malheureusement, il (Moubarak) ne va faire que prolonger l'agonie pendant six ou sept mois. Il continue de susciter la colère des gens et d'avoir recours à la violence ", a dit ElBaradeï.

" Quels que soient ceux qui lui donnent des conseils, ils lui donnent les mauvais conseils ", a-t-il affirmé, répétant qu'à ses yeux la seule solution réside dans le départ de Moubarak.

La télévision publique égyptienne, qui a largement ignoré les manifestations de l'opposition, a montré mardi soir des images de partisans du président tandis que la chaîne Al Djazira faisait état d'affrontements entre pro et anti-Moubarak à Alexandrie.

 

Source : Reuters

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:45

Hosni Moubarak a promis au peuple d'"augmenter le niveau de vie, développer les services et soutenir les pauvres". Mais toute intervention économique sera délicate.

Les agences de notation ne font pas de sentiment : après Moody's, c'est Standard and Poor's qui a froidement abaissé, mardi 1er février, la note de la dette égyptienne. Historique ou pas, la révolte populaire n'est pas bonne pour les affaires, explique l'agence : " De notre point de vue, l'instabilité politique et les troubles vont ralentir la croissance économique de l'Egypte et affecter ses finances publiques. " En pleine lutte pour la démocratie, l'analyse des financiers peut sembler cynique, mais les risques sont bien réels pour l'économie égyptienne.

Un impact réel, mais limité dans le temps

Nul besoin d'analyse économique pour voir l'impact du mouvement à court terme. Au Caire, épicentre de la contestation, et dans plusieurs grandes villes du pays, la plupart des magasins et les banques sont fermées depuis dimanche. Les distributeurs, vides, ne délivrent plus les billets qui servent aux achats quotidiens mais aussi, dans un pays où les espèces sont beaucoup utilisées, à payer les employés.

Et, bien sûr, le flot des touristes s'est brutalement interrompu. Dans un pays où le tourisme représente 11 % du PIB, leur désertion ne peut être prise à la légère. Pourtant, les pyramides de Gizeh ne bougeront pas de sitôt, et il y a fort à parier que leurs admirateurs reviendront dès qu'ils ne craindront plus pour leur sécurité. Et le pays a d'autres ressources.

" L'Egypte a une économie relativement diversifiée par rapport à la région. Il y a une grande industrie manufacturière, dans la production de textile, d'équipements automobiles, d'engrais. Et le secteur de la sous-traitance informatique est en plein développement ", explique Ania Thiemann, économiste principale à l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et coordinatrice d'un important programme de l'organisation dans le pays. Si plusieurs groupes étrangers ont rapatrié leurs employés et fermé certaines usines, l'activité pourra reprendre une fois le calme revenu.

La menace d'une flambée des prix

La flambée des denrées alimentaires, qui représentent 40 à 60 % des dépenses des ménages égyptiens, a mis à bout la population.

Pour les spécialistes, les vrais risques viennent d'ailleurs. Premier d'entre eux, une inflation galopante qui frappe de plein fouet les plus démunis. L'Egypte, premier importateur mondial de blé, a été durement touchée par l'envolée du prix des matières premières. De 11 % pour l'ensemble des prix à la consommation, l'inflation atteint 20 % pour les denrées alimentaires.

Une hausse des prix dramatique pour la population égyptienne, qui consacre entre 40 et 60 % de ses revenus à l'alimentation. " Environ 20 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, et encore 20 % juste au-dessus ", explique Ania Thiemann. " Ces derniers 20 % menacent de tomber sous le seuil lorsque les prix alimentaires flambent. Aujourd'hui, [les habitants] survivent parce qu'ils peuvent acheter certains produits de base, comme le pain, qui sont subventionnés. "

Conscient de ce point critique, ce week-end, Hosni Moubarak promettait au peuple d' " augmenter le niveau de vie, développer les services et soutenir les pauvres ". Pour Ania Thiemann, la solution envisagée par le gouvernement ne fait pas de doute : " Il semble à peu près clair d'après le discours de Moubarak que l'Etat va augmenter les subventions. " Mais le remède pourrait s'avérer pire que le mal, en augmentant la pression inflationniste. Sans compter qu'il aurait un effet désastreux sur les finances publiques, patiemment assainies ces dernières années.

Un retour en arrière sur les réformes ?

Sur ce plan, le départ annoncé de Youssef Boutros Ghali, ministre des finances depuis 2004, limogé avec l'ancien gouvernement ce week-end, inquiète les observateurs internationaux. Cet économiste, bien connu et respecté de la communauté internationale, est à l'origine des grandes réformes économiques menées dans le pays depuis cinq ans. Grâce à elles, le pays peut notamment compter sur un secteur bancaire solide, à même de faire face en cas de fuite massive de capitaux.

Avec une croissance autour de 5 % sur les deux dernières années, le pays a bien résisté à la crise et a su mettre en œuvre d'importantes réformes qui ont soutenu le développement économique. Mais les couches les plus pauvres, laissées dans la misère, n'en ont pas vraiment bénéficié. " Le gouvernement n'a réalisé que tardivement que les réformes économiques devaient aller main dans la main avec des réformes sociales, pour l'accès à l'éducation et la santé notamment ", explique l'économiste de l'OCDE. Aujourd'hui, elle craint que ces réformes ne voient jamais le jour. " Le risque serait que l'Egypte rétrograde dans son programme de réformes et retourne vers une économie centralisée, avec un rôle de l'Etat très fort ", estime Ania Thiemann.

 

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 17:13

Le roi Abdallah de Jordanie a nommé mardi Marouf Bakhit, son ancien conseiller militaire, au poste de Premier ministre en remplacement de Samir Rifaï, dont des manifestants réclamaient ces derniers jours la démission, a annoncé un responsable des autorités jordaniennes.

Rifaï a présenté la démission de son gouvernement au roi, qui l'a accepté, a-t-il précisé.

A l'instar de la contestation qui a eu raison du régime de Zine ben Ali en Tunisie à la mi-janvier et fait vaciller Hosni Moubarak en Egypte, la Jordanie, aux prises avec l'une des pires récessions économiques de son histoire, traverse une période de tensions politiques.

Face à la flambée des prix des denrées de base, Samir Rifaï avait annoncé il y a deux semaines des hausses de salaires dans la fonction publique et l'armée sans calmer la colère de la population.

Samedi, quelque 200 Jordaniens se sont de nouveau rassemblés devant les bureaux du gouvernement pour exiger sa démission et réclamer des mesures contre la pauvreté et la corruption.

" (Bakhit) est un ancien général qui a été brièvement ambassadeur en Israël et a déjà été Premier ministre. On peut le considérer comme un homme sûr ", a commenté Rosemary Hollis, spécialiste du Moyen-Orient à la City University de Londres.

" Je n'y verrais pas un signe de libéralisation. Lors de son précédent passage à la tête du gouvernement, il parlait beaucoup de réformes mais les actes concrets ont été peu nombreux ", a-t-elle ajouté.

A l'inverse, Adnan Abou Odeh, ancien grand chambellan, estime que le nouveau Premier ministre sera sans doute à même de " mieux lire la situation que naguère ".

" C'est un développement majeur qui contribuera à stopper les manifestations. Au lieu de réclamer un changement de gouvernement, ils appelleront le nouveau gouvernement à entreprendre des réformes, sur la représentativité du parlement un partage du pouvoir ou encore l'économie ", dit-il.

Adnan Abou Odeh note que la Jordanie est confrontée " au même virus qui a touché la Tunisie, l'Egypte et touche tous les Etats arabes. La différence entre les pays tient (à leur degré) d'immunité (contre ce virus) ".

 

Source : Reuters

 

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 16:40

Depuis quelques jours, les marchés ont les yeux rivés sur la Banque centrale européenne. Depuis plus d’un an et demi, la BCE suit une politique de taux accommodante pour soutenir l’activité économique face à un contexte difficile : son principal taux directeur est fixé à 1%, contre 4,25% avant la crise financière [Touteleurope]. Mais la BCE n’oublie pas pour autant sa mission principale : veiller à la stabilité des prix en combattant l’inflation, ce qui nécessite au contraire de relever les taux d'intérêt . Or, Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne, a annoncé une inflation dans la zone euro qui s’établit à 2.4% en janvier 2011, ce qui correspond à une hausse par rapport à celle du mois de décembre (2,2%).  
L'inflation a notamment été nourrie par la hausse des prix de l'énergie : le prix du pétrole a gagné, selon BNP Paribas, plus de trois euros au mois de janvier et environ vingt euros en un an. Les prix énergétiques auraient contribué à la moitié de la hausse des prix le mois dernier, rappelle Les Echos. En titrant  "l'envolée des prix agricoles fait grimper l'inflation en France", La Tribune observe que leur hausse de décembre "s'est traduite par une remontée significative de l'inflation générale".

La BCE, qui tient jeudi sa réunion mensuelle de politique monétaire, a choisi de se focaliser "sur la disparité croissante du rythme de la reprise dans les différentes économies de la zone euro". Ainsi, pour l’instant, elle ne devrait pas changer son principal taux directeur, selon Reuters.
Mais la hausse de l’inflation reste un sujet de préoccupation de premier plan pour la BCE, qui cherche à éviter ce qu'elle appelle "l'inflation de second tour". La radio Europe 1 expliquait ce matin qu’une hausse des prix augmentait la pression vers une hausse des salaires, ce qui serait susceptible d’embrayer une "spirale inflationniste". "L'écart entre une situation économique qui se normalise lentement et une politique monétaire en retard par rapport au rythme d'activité et aux pressions de prix devient problématique", renchérit Bruno Cavalier, économiste chez Oddo Securities cité dans Les Echos.
Se voulant  toutefois rassurant au moins sur ce point, Natixis rappelle dans une récente publication que le taux de chômage "est à son plus haut niveau depuis la création de la monnaie unique", ce qui lui fait douter "de la matérialisation des fameux effets de second tour avant de nombreux mois" [Les Echos]. De plus, de nombreux observateurs de l'économie européenne font valoir que dans quelques mois, "le niveau de l'inflation va reculer bien en dessous de 2 % dans la zone euro, parallèlement au repli des prix de l'alimentation et de l'énergie".
Même s'il n'y a pas péril dans la demeure, un changement de politique monétaire de la BCE pourrait quand même voir le jour à terme. L'inflation doit en effet être combattue à temps et les banques centrales doivent ajuster leur politique monétaire à l'avance, "pour éviter de devoir trop relever les taux d'intérêt par la suite, ce qui nuit à l'économie", a averti jeudi Lorenzo Bini Smaghi, membre du directoire de la BCE [AFP]. Mais l'opération s'avère délicate, car il s'agirait de ne pas provoquer le renchérissement de l'euro par rapport au dollar : Les Echos rappelle aujourd'hui que l'euro continue sa montée face au dollar, au-dessus de 1,37".

 

Source : http://www.touteleurope.eu/

 

 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 15:00

Alors que l'effet domino de la révolution de jasmin sur la plupart des Etats du Machrek se fait chaque jour un peu plus marquant, le silence des des principaux médias français et européens à l'égard de la situation socio-politique au Maghreb inquiète beaucoup plus qu'il ne rassure !

Ceux qui quotidiennement ont pour parti pris de jouer la carte de l'information alarmiste (ils se reconnaitront !), cette information instrumentalisée et déformée qui inspire les craintes et les angoisses au point de les cultiver, sont soudainement devenus muets !

Qui pourrait croire une seule seconde, sérieusement, que les peuples algériens et marocains auraient pris le parti de rester insensibles et immobiles devant ce déferlement légitime d'appels populaires à plus de justice et à plus de liberté dans la région, comme si la situation politique comme la situation économique et sociale de l'Algérie et du Maroc étaient à ce point satisfaisantes pour les populations qu'elles n'engendreraient aucune revendication de masse ? Et ce, même si ces situations ne sont en rien comparables au Maroc, où l'autorité du roi, sa légitimité comme son action en faveur d'une véritable transition démocratique et d'un développement durable sont incontestées, et en Algérie où l'armée occupe une place préoccupante.

S'il n'appartient pas aux médias de solliciter et encore moins de brusquer des évènements susceptibles de provoquer, au moins provisoirement, des désordres porteurs de déséquilibres régionaux, il leur appartient néanmoins de veiller à ne pas faire craindre des connivences objectives entre faiseurs d'opinion du nord et décideurs politiques du sud méditerranéen ! Des connivences que laissent présupposer ce silence étourdissant à l'égard de mouvements qui couvent à défaut d'avoir déjà eu les manifestations publiques et les retentissements que l'on peut redouter ou souhaiter, selon les cas, ici ou là !

La responsabilité d'informer constitue un art des plus difficile !

Seul l'avenir nous dira combien de temps nos équilibristes médiatiques seront parvenus à maintenir l'équilibre fragile sur ce fil si fragile qui est désormais tendu entre l'exigence démocratique d'informer et l'information arbitraire !

Ceci étant dit, soyons confiants !

Une dynamique est à désormais à l'oeuvre qui s'emploie à redistribuer les cartes afin qu'enfin, ici et là, sur le pourtout méditerranéen, une Union pour la Méditerranée puisse émerger - enfin - sur des bases renouvelées : une Union des Etats et des Peuples véritablement à même de garantir une stabilité et une sécurité durables dans toute la région !

 

 

 

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