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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 11:17

Assainir les finances publiques est indispensable ! 

Réduire les dépenses de l'Etat est une condition nécessaire de cet assainissement !

Conformément à ce qui a motivé la révision générale des politiques publiques (RGPP), réduire les effectifs de l'appareil d'Etat semble être la voie retenue là où les résistances sont les moins fortes : le ministère de la Défense est particulièrement frappé à cet égard, depuis la dernière loi de programmation militaire ... Et de nouvelles coupes budgétaires sont à prévoir qui aggraveront encore davantage la détérioration de notre outil de défense !

Après avoir transformé l'organisation de notre système de défense au niveau des armées (création des bases de défense, interarmisation accrue, fermetures de sites opérationnels, etc.), l'heure est à la réduction drastique des effectifs civils, principalemement des effectifs contractuels, de ce ministère régalien, sans qu'aient été anticipées et programmées les mesures d'accompagnement indispensables !

Le minimum que l'on attend d'un département ministériel contraint de procéder à de telles réductions de personnels est qu'il respecte le plus scrupuleusement possible le droit du travail et les droits sociaux en s'attachant à ce que chaque personnel touché, ou susceptible d'être touché, soit non seulement tenu informé de ses droits et des mesures d'incitation au départ dont il peut bénéficier dans le cadre de cette restructuration d'envergure, mais, surtout, soit protégé contre les tentations - les tentatives et les manifestations - de pressions et de harcèlement qui peuvent parfois survenir ici et là ! Y compris des formes de harcèlement insidieux que constituent les absences de réponses aux questions posées aux gestionnaires des ressources humaines ou encore des amputations sur salaires non conformes au droit.

Le nombre de maladies professionnelles, de ''burn out'', de tentatives de suicides, et pis, encore de suicides que l'on déplore depuis plusieurs années au sein de ce ministère mériteraient qu'on y accorde beaucoup plus d'intérêt et qu'on y réponde de manière beaucoup plus humaine et efficace que de créer des comités machins et des réunions trucs !

La première des exigences est d'affecter dans les services en charge de la gestion et de la rémunération des personnels ainsi qu'à la tête des entités administratives des personnels compétents et soucieux de la santé des personnels autant que du respect le plus scrupuleux des textes et des lois ! Ce n'est pas le cas aujourd'hui partout, loin s'en faut ! Hélas !

Monsieur le ministre Le Drian est un homme suffisamment sensible à la dimension humaine de la fonction militaire et de l'exercice du service de l'Etat pour que l'on puisse espérer, qu'àprès le plan de mesures qu'il vient de prendre - et de présenter à la presse - pour mettre un terme aux harcèlements au sein du ministère placé sous son autorité, il s'emploie à traiter ce dossier central avant que son mandat prenne fin !

 

 

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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:16

Bonne fête des mères! Avant que la technologie ne fasse fi de cette phase décisive qu'est une grossesse humaine, toute personne provient pour le moins du ventre maternel. Pour leur rendre hommage, voici une missive enjouée d'un adolescent appelé à marquer l'histoire - Antoine de Saint-Exupéry - qui, avant de devenir le légendaire aventurier, aviateur, résistant et écrivain, proclamait sans ambages: ma mère est un cadeau du ciel! Lettre d'adoration filiale.

 

2014-05-23-SaintExok.jpg
En 1922

Ma petite maman,

Je viens de relire votre lettre de l'autre jour, si pleine de tendresse. Ma petite maman, comme je voudrais être auprès de vous! Si vous saviez comme chaque jour j'apprends un peu plus à vous aimer. [...]

Comment ai-je pu vous faire pleurer quelquefois? Quand j'y pense je suis si malheureux. Je vous ai fait douter de ma tendresse. Et pourtant si vous la saviez, maman.

Vous êtes ce qu'il y a de meilleur dans ma vie. J'ai ce soir le mal du pays comme un gosse ! Dire que là-bas vous marchez et parlez et que nous pourrions être ensemble, et que je ne profite pas de votre tendresse et que je ne suis pas non plus pour vous un appui.

C'est vrai que je suis triste à pleurer ce soir. C'est vrai que vous êtes la seule consolation quand on est triste. Quand j'étais gosse je revenais avec mon gros cartable sur le dos, en sanglotant d'avoir été puni, vous vous rappelez au Mans - et rien qu'en embrassant vous faisiez tout oublier. Vous étiez un appui tout-puissant contre les surveillants et les pères préfets. On se sentait en sécurité dans votre maison, on n'était rien qu'à vous, c'était bon.

Eh bien, maintenant c'est la même chose, c'est vous qui êtes le refuge, c'est vous qui savez tout, qui faites tout oublier et qu'on le veuille ou non, on se sent un tout petit garçon. [...]

Je vous embrasse si tendrement.

Votre grand cher fils, Antoine.

Sources texte: Antoine de Saint-Exupéry, Lettres à ma mère, Folio. Image: COLLECTION ANTOINE/SIPA
Lire aussi:
• Lettre de Balzac à sa sœur: "Mes meilleurs inspirations ont toujours brillé, elles vont donc luire encore!"
• Journée internationale des droits des femmes - Lettre d'Olympe de Gouges à Marie-Antoinette pour les droits de la femme et de la citoyenne
• Lettre d'Einstein à son fils: " Tu as un père qui t'apprécie et qui t'aime"
Retrouvez les plus belles lettres des grands personnages sur le site Deslettres.fr
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Published by ERASME - dans Emotions
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:13

En hommage à mon père disparu à l'automne 2001, je suis heureux de partager avec les lecteurs de ce blog ce poème magnifique qu'il écrivit pudiquement en 1977 !

L'Art d'Aimer 

Aimer, sous le regard amusé de la mère,

C'est pour tous les bébés, gesticuler en l'air

Bras et jambes au vent, lancés comme les éclairs

Vers le ciel blanc et pur du berceau de grand-mère !

 

Aimer, c'est pour l'enfant, jusqu'à la puberté,

Ouvrir tout grands ses yeux sur un monde agité,

Découvrir le mystère de la maternité

Et jeter vers la mère un baiser de fierté !

 

Aimer, pour le jeune homme que gagne l'âge adulte,

C'est le regard fuyant que l'Amour catapulte

Vers la fille brune ou blonde que le coeur se dispute,

Et ne jamais risquer ce qui porte à l'insulte !

 

Aimer, c'est à vingt ans, penser à son bonheur

Envisager la vie, ses problèmes, ses aigreurs

Qu'affrontera le couple, très uni par le coeur

Allié à la raison qu'envahira l'ardeur !

 

Aimer, c'est dans la vie, apporter à la femme,

Aux enfants, au foyer, le meilleur de son âme,

Eviter de ternir le bonheur par le drame

Qui, dans la vie moderne, s'asseoit près de l'infâme !

 

Aimer, c'est rayonner dans la fraternité,

Malgré tout l'irréel, percer la vérité,

Pratiquer la justice, le droit, la charité,

Chanter et pratiquer le mot de Liberté !

 

Aimer, c'est rassembler au cours du 3ème âge

Souvenirs et pensées, sans en faite étalage

Sauf, si l'expérience d'un heureux personnage

Rassemble tous les coeurs, en portant témoignage !

 

Aimer dans le silence, pour l'hommer devenu vieux,

C'est longuement regarder, non inquite, vers les cieux !

Mystique ou incroyant, sache, et c'est tant mieux,

Qu'au-delà des nuages - amier, c'est trouver Dieu !

 

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Published by Patrice Cardot - dans Emotions
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 15:15

  

Le sénateur centriste Jean Arthuis s'oppose fermement au traité de libre-échange transatlantique actuellement négocié par les Etats-Unis et les autorités européennes.

C'est une chose de vouloir abaisser les barrières tarifaires et faire converger les réglementations, pour accroître le commerce et les investissements de part et d'autre de l'Atlantique. C'en est une autre de laisser Washington piétiner les intérêts européens sans avoir le courage de les défendre avec fermeté. C'est pourquoi, bien qu'issu d'une famille politique traditionnellement favorable au libre-échange et à l'alliance atlantique, je suis contre l'Accord transatlantique de libre-échange actuellement négocié par les Etats-Unis et les autorités européennes.

À cela, sept raisons précises et concrètes.

Premièrement, je m'oppose à l'arbitrage privé des litiges entre Etats et entreprises. Demain, suivant la proposition des Etats-Unis, une entreprise s'estimant lésée par la décision politique d'un gouvernement pourrait y recourir. Une telle procédure est rigoureusement contraire à l'idée que je me fais de la souveraineté des Etats.

Deuxièmement, je m'oppose à toute remise en cause du système européen des appellations d'origine. Demain, suivant la proposition des Etats-Unis, il n'y aurait plus qu'un registre non contraignant, et uniquement pour les vins et spiritueux. Une telle réforme tuerait nombre de productions locales européennes dont la valeur repose sur leur origine certifiée.

Troisièmement, je m'oppose à la signature d'un accord avec une puissance qui espionne massivement et systématiquement mes concitoyens européens, ainsi que les entreprises européennes. Les révélations d'Edward Snowden sont à cet égard édifiantes. Aussi longtemps que l'accord ne protège pas les données personnelles des citoyens européens et américains, il ne saurait être signé.

Quatrièmement, les Etats-Unis proposent un espace financier commun transatlantique, mais ils refusent catégoriquement une régulation commune de la finance, de même qu'ils refusent d'abolir les discriminations systématiques faites par les places financières américaines à l'encontre des services financiers européens. C'est vouloir le beurre et l'argent du beurre: je m'oppose à cette idée d'un espace commun sans règles communes et qui maintiendrait les discriminations commerciales.

Cinquièmement, je m'oppose à la remise en cause de la protection sanitaire européenne. Washington doit comprendre une fois pour toutes que nonobstant son insistance, nous ne voulons dans nos assiettes ni des animaux traités aux hormones de croissance, ni de produits issus d'OGM, ni de la décontamination chimique des viandes, ni de semences génétiquement modifiées, ni d'antibiotiques non thérapeutiques dans l'alimentation animale.

Sixièmement, je m'oppose à la signature d'un accord s'il n'inclut pas la fin du dumping monétaire américain. Depuis la suppression de la convertibilité-or du dollar et le passage au système des changes flottants, le dollar est à la fois monnaie nationale étasunienne, et unité principale de réserve et d'échanges dans le monde. La Réserve fédérale pratique donc sans cesse le dumping monétaire, en agissant sur la quantité de dollars disponible pour favoriser les exportations des Etats-Unis. La suppression de cet avantage déloyal suppose, comme le propose la Chine, de faire des «droits de tirage spéciaux» du FMI la nouvelle monnaie mondiale de référence. En termes de compétitivité, l'arme monétaire a le même effet que les droits de douane.

Septièmement, au-delà du seul secteur audiovisuel, étendard de l'actuel gouvernement qui sert de cache-sexe à sa lâcheté sur tous les autres intérêts européens dans la négociation, je veux que toute l'exception culturelle soit défendue. Notamment, il est inacceptable de laisser les services numériques naissants d'Europe se faire balayer par les géants américains tels que Google, Amazon ou Netflix. Géants, maîtres absolus en optimisation fiscale, qui font de l'Europe une «colonie numérique».

D'ores et déjà, à l'approche des élections européennes, les deux extrêmes font leur miel des lâchetés des autorités européennes dans la négociation avec Washington. Leur europhobie ne saurait se nourrir plus longtemps de notre manque de courage politique. Il est grand temps que la classe politique républicaine, avec calme, responsabilité et sang-froid, dise non à l'Accord transatlantique.

En définitive, dans cette négociation, l'Europe s'avère avoir peur de défendre nos intérêts. Or, elle seule en a la force et l'envergure. Plutôt qu'une Europe timorée, inféodée, c'est cette Europe de courage et de fermeté que j'entends défendre. Du reste, cette voie du courage est le seul chemin pour un accord véritablement équitable de libre échange.

Source : http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/04/10/31001-20140410ARTFIG00323-jean-arthuis-7-bonnes-raisons-de-s-opposer-au-traite-de-libre-echange-transatlantique.php

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 14:47

Au moment où se jouent non seulement en France, mais en Europe et ailleurs dans le monde, des choix politiques, stratégiques, écologiques, économiques et sociaux déterminants pour l'avenir des peuples, la citoyenneté est à nouveau convoquée par l'histoire.

Cantonnée presque partout dans le monde à sa seule dimension nationale si l'on s'en tient à la définition juridique du concept, cette citoyenneté se dédouble au sein d'une Union européenne qui confère une citoyenneté européenne à tout citoyen d'un Etat membre ; une citoyenneté européenne porteuse de droits, de devoirs, de valeurs et de principes, et surtout de perspectives démocratiques et sociales.

Or, en se vivant comme le laboratoire d'un modèle de gouvernance politique, démocratique, économique et sociale d'un monde plus que jamais globalisé, l'Union européenne offre à ses citoyens la chance de pouvoir se projeter au-delà des frontières de cette double citoyenneté nationale et européenne déjà porteuse de progrès humains considérables, en leur offrant la chance de penser, de débattre et d'agir démocratiquement, individuellement et collectivement, en véritable citoyen du monde conscient de ses propres responsabilités, de ses propres limites et de ses propres atouts face à des défis planétaires de toute nature qui envahissent en même temps qu'ils déterminent les ressorts de son quotidien autant que de ses espoirs.

Prendre pleinement conscience des atouts que confère à chacun cette 'trinité civique' participe à redonner force et sens à un engagement moderne dans la vie !

Voir également :

 * Rapport 2013 sur la citoyenneté

 * Faire des droits des citoyens une réalité tangible: 500 centres d’information renseignent les citoyens dans toute l’Europe  

 * La citoyenneté de l’Union – un nouveau moteur pour la construction européenne ? par Bénédicte Fauvarque-Cosson (Avril 2012, conférence de Salzburg)  

 * Créons une Europe des citoyens ! par Ulrich Beck (Le Monde) - nouvelle édition -

 * Du socle idéologique minimal d’une Union politique européenne en construction (extraits de « L’Union européenne dans le temps long » de Jean-Louis Quermonne ) ! - Première partie -

 * Du socle idéologique minimal d’une Union politique européenne en construction (extraits de « L’Union européenne dans le temps long » de Jean-Louis Quermonne ) ! – seconde partie –

 * Vers une puissance publique européenne (extraits de « L’Union européenne dans le temps long » de Jean-Louis Quermonne ) ! - Première partie -

 * Vers une puissance publique européenne (extraits de « L’Union européenne dans le temps long » de Jean-Louis Quermonne ) ! - Seconde partie -

 * Séminaire sur la méthode communautaire. Eléments de synthèse (Notre Europe - BEPA)

 * Ouvrir une nouvelle ère de constitutionnalisation du projet politique européen exige de tirer les leçons du passé et de répondre aux aspirations participatives des citoyens !     

  * Lettre ouverte à mes amis européens engagés en faveur de l'approfondissement de la construction européenne       

 * "La démocratie est d'abord un état d'esprit" (Pierre Mendès France)      

 * Les Etats-nations doivent pouvoir contrôler ex ante les actes des institutions européennes, surtout si le saut fédéral espéré intervient !


 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 14:32

A l'occasion de l'exposition Marcel Proust, Gallica propose un dossier consacré au dernier volume de A la Recherche du temps perdu : Le Temps retrouvé.

Extrait du fonds Proust de la BnF, le manuscrit du Temps retrouvé permet au lecteur d'entrer au coeur de la "fabrique" de l'oeuvre. Dernier stade de maturation de la Recherche, ces six cahiers d'écoliers - nommés cahiers de mise au net - offrent de nombreuses illustrations de la composition atypique de cette somme romanesque. Si l'étude des notes marginales, paperoles et renvois, a ouvert de nouvelles perspectives sur la genèse d'une oeuvre fondatrice de la littérature moderne, cette mise en ligne reste aussi l'occasion pour un plus large public de la découvrir.

Aussi trouvera-t-on sur ce serveur une chronologie et des pages décrivant l'univers de Marcel Proust: la mémoire, les lieux, les personnages. Afin que la navigation du lecteur soit facilitée, on pourra constamment se reporter au texte de l'édition originale de 1927 mis à la disposition de Gallica par les éditions Honoré Champion.

Du manuscrit au texte imprimé, le lecteur percevra ainsi plus intimement et presque mentalement le projet proustien à travers une oeuvre qui n'est pas sans évoquer parfois les hypertextes d'aujourd'hui.

Ce site a été réalisé par Florence Callu, directeur du Département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France.

Source : http://gallica.bnf.fr/dossiers/html/dossiers/Proust/

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 10:51

Edgar Morin invitait les citoyens à se méfier en 2013 de la docte ignorance des experts ( En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts, par Edgar Morin (Le Monde)).

Comment ne pas souscrire à une telle préconisation pour 2014 et les années suivantes ?

Car qui peut nier la docte ignorance de tous ces experts économiques qui continuent de pérorer dans tous les grands médias, sans vergogne, alors que leur prétendue 'expertise' a montré ses failles au cours des dernières années .. et la montre encore (cf. à cet égard Des économistes du FMI admettent l'existence d'erreurs dans la prévision de l'impact de la politique d'austérité sur les économies européennes ) ? 

Qui peut nier la docte ignorance de ces experts qui assurent encore que les Etats oeuvrent dans l'intérêt des nations et des peuples ?

Qui peut nier la docte ignorance de ces experts en politiques publiques et /ou qui ont la responsabilité de mener les évaluations de la qualité et de la dangerosité des médicaments, de l'alimentation (l'obésité a doublé en France en peu d'années), de l'eau, de l'air, etc. ? 

Qui peut nier la docte ignorance de ces experts en aménagement du territoire lorsque l'on voit la situation catastrophique de la plus grande partie des territoires en France, et, plus généralement, en Europe ?

Qui peut nier la docte ignorance de ces experts en climatologie qui nient encore les responsabilités humaines dans le déréglement climatique de la planète ?

Qui peut nier la docte ignorance de ces experts en éducation qui ont conduit la France à voir croître régulièrement le niveau d'inalphabétisme et baisser d'autres indicateurs du développement humain ?

Qui peut nier la docte ignorance de ces experts qui affirment encore que la poursuite de la croissance économique est l'alpha et l'omega de l'économie en même temps qu'ils contestent l'urgence des réponses à apporter aux défis écologiques et sociétaux ?

Qui peut nier la docte ignorance de ces experts du monde arabo-méditerranéen qui niaient la soif de liberté et de démocratie des peuples de la région ? 

Qui peut nier la docte ignorance de ces experts en démocratie qui assurent que, dans les démocraties libérales, l'Etat de droit viendra à bout des fanatismes et des idéologies mortifères ?

Qui peut nier la docte ignorance de ces experts en tout qui sont abonnés à tous les plateaux de télévision où ils s'emploient à dire ce qu'il faut penser et comment il faut agir ?

Le principe de précaution démocratique l'exige : méfiez-vous de la docte ignorance des experts !

Prenons garde des pièges que nous tend cette nouvelle religion de l'innovation à tout crin !  

Mais attention, ne mettez pas tous les 'experts' dans ce même panier !

Ne rejetez surtout pas ces génies qui illuminent nosz horizons !

Car nos sociétés ne sauraient prospérer et esquisser les sillons de leur avenir sans leur offrir les espaces de liberté et de créativité qui leur sont nécessaires ! (C'est plus que jamais aux génies culturels, scientifiques et techniques que doivent être confiées les clés des réflexions prospective et stratégique !)      

Voir également :  

 *  Aucun traité, aucune institution n'est en capacité ....     

 *  "Ce n'est pas mon boulot !" ou De l'irresponsabilité collective !     

 *  Grèce: le FMI admet des “échecs notables” (BFMtv)

 * La vertu qui venait du Nord… (ou pas) : les critères au nom desquels Bruxelles contrôle nos budgets nationaux ont-ils été validés par la réalité des 20 dernières années ? (Atlantico.fr)

 * Des excuses officielles de la part d'un ancien responsable de la Fed ! par Jason Farrell (La Chronique Agora)  

 * http://www.bruxelles2.eu/europe-pouvoir-traite-de-lisbonne/une-attaque-blue-on-blue-sur-la-commission.html

 

 

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 09:55

" Le risque est un besoin essentiel de l'âme. L'absence de risque suscite une espèce d'ennui qui paralyse autrement que la peur, mais presque autant. D'ailleurs il y a des situations qui, impliquant une angoisse diffuse sans risques précis, communiquent les deux maladies à la fois.
Le risque est un danger qui provoque une réaction réfléchie ; c'est-à-dire qu'il ne dépasse pas les ressources de l'âme au point de l'écraser sous la peur. Dans certains cas, il enferme une part de jeu ; dans d'autres cas, quand une obligation précise pousse l'homme à y faire face, il constitue le plus haut stimulant possible.

La protection des hommes contre la peur et la terreur n'implique pas la suppression du risque ; elle implique au contraire la présence permanente d'une certaine quantité de risque dans tous les aspects de la vie sociale ; car l'absence de risque affaiblit le courage au point de laisser l'âme, le cas échéant, sans la moindre protection intérieure contre la peur. Il faut seulement que le risque se présente dans des conditions telles qu'il ne se transforme pas en sentiment de fatalité ."

Passages tirés de l'oeuvre de Simone Weil intitulée "l'enracinement"

Pour mieux connaître cette Femme illustre, voir sur ce blog : Connaissez-vous Simone Weil ?

 

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 09:32

Regards-citoyens.com reprend ici l'article que le magazine Marianne a publié dans son numéro 891 sous l'intitulé : "José Barroso, adepte du 'consensus de Bruxelles".

***

Une expression nouvelle, certainement destinée à faire florès, le "consensus de Bruxelles", vient d'être inventée par la fondation Terra Nova, dans une note au vitriol qui trace un parallèle éclairant entre la politique économique imposée par les élites gouvernementales et les technocrates européens et le "consensus de Wahington" élaboré en 1989 par les institutions financières internationales 'FMI, Banque mondiale), appliqué fermement aux pays en voie de développement. 

Selon Terra Nova, qui, faut-il le rappeler, est aussi proeuropéenne que social-démocrate, le consensus de Bruxelles est, comme son oncle d'Amérique, composé d'un cocktail de privatisations, de "réformes structurelles" visant en premier lieu à faire baisser les salaires, et de réduction forcée des déficits. Simplement, l'Europe met davantage l'accent sur les "réformes" que sur les déficits.

Selon le président sortant de la Commission, José Manuel Barroso, cette orientation serait "fondamentalement bonne", même si elle manque "du minimum de soutien politique et social". Bref, les technos sont incompris ... par les populations, voire les gouvernements.

Pas de quoi convaincre les auteurs de la note. Qui rappellent, au contraire, les dégâts considérables engendrés par l'aveuglement économique qui a frappé de Berlin à Paris, en passant par Bruxelles : "La trajectoire suivie par la zone euro est pire que celle connue par les pays européens lors de la Grande Dépression. [... La Grèce a subi un cataclysme qui ne peut être se comparer qu'à la chute de moitié du PIB de la Russie qui a suivi la chute de l'Union soviétique".

Au niveau de l'Union, les résultats sont pitoyables : à partir de 2010, les salaires réels ont baissés dans 18 Etats sur 27, alors que dans la seule zone euro on compte 18,9 millions de chômeurs, dont 3,5 millions sont directement imputables à l'application de la doctrine bruxelloise.

Contrairement au "récit" des multiples think tanks néolibéraux adeptes de l'adage "no pain, no gain" ("pas d'efforts, pas de gain"), "la souffrance des Européens n'était ni nécessaire ni vertueuse. Elle était évitable et néfaste". 

Le FMI a renié dès 2010 le consensus de Washington ... Quand la Commission fera-t-elle son aggiornamento ?

 

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 09:31

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne prévoit une coordination étroite des politiques économiques notamment pour assurer la convergence des performances économiques des États membres. Le comité économique et financier (CEF) prépare les travaux et les délibérations du Conseil ECOFIN (Conseil des ministres de l’Économie et des Finances de l’Union européenne) et formule des avis dans les domaines relatifs à l’Union économique et monétaire. Il se réunit en format « zone euro » pour discuter des sujets liées à la gestion de la monnaie unique (Eurogroup Working Group), pour préparer les discussions de l’Eurogroupe (Protocole 14 annexé au traité sur le fonctionnement de l’Union européenne).

Mission du Comité économique et financier

 

La mission du Comité est selon l'article 114 du traité instituant la Communauté européenne (traité CE), paragraphes 2 et 4 de suivre la situation économique et financière des États membres et de la Communauté, et faire rapport régulièrement au Conseil et à la Commission à ce sujet. Il doit également contribuer à la préparation des travaux du Conseil sur tous les sujets économiques et financiers.

En plus des « tours d’horizon » réguliers, centrés sur la situation économique et budgétaire au sein de l’UE, lesprincipaux sujets abordés par le CEF sont :

  • les programmes de stabilité et de convergence des Etats membres établis dans le cadre de la surveillance multilatérale
  • l’examen régulier du respect par les États membres du Pacte de Stabilité et de Croissance
  • les Grandes Orientations de Politique Économique (GOPE)
  • le rapport de la Commission sur les finances publiques de la zone euro
  • le rapport du CEF sur les mouvements de capitaux
  • le suivi de la stabilité financière et des travaux du Comité des services financiers (CSF)
  • la préparation des réunions internationales où l’Union européenne est représentée (Fonds monétaire inyernational, G7, G8, G20)
  • les questions de change ; le CEF est par exemple consulté avant des décisions concernant le mécanisme de change européen.
  • les questions liées à l’élargissement : des réunions semestrielles de « dialogue de haut niveau » sont organisées depuis 2001, entre l’UE et les pays candidats. Elles rassemblent les membres du CEF et leurs homologues des pays candidats, et permettent de faire le point sur les politiques menées par ces pays.
 

Composition du Comité économique et financier 

Le CEF est un cadre de dialogue entre le Conseil,  la Banque centrale européenne (BCE), les banques centrales nationales, et la Commission. Chaque État-membre désigne donc deux représentants titulaires, provenant respectivement de l’administration nationale (Ministère des finances, le plus souvent) et de la banque centrale nationale (BCN). Deux membres suppléants sont désignés selon la même répartition (administration et BCN). La Commission et la BCE désignent également deux représentants titulaires et deux suppléants. Les suppléants siègent au sein du Comité économique et financier suppléants généralement organisé en amont du CEF. Compte tenu de l'importance de cette mission, les membres du comité et leurs suppléants sont choisis parmi des experts ayant des compétences exceptionnelles dans le domaine économique et financier. Les deux membres désignés par les États membres sont choisis parmi des hauts fonctionnaires de l'administration (niveau ministériel) et de la banque.

Le CEF et le CEF au niveau des suppléants se réunissent en format « Union européenne » ou en format « zone euro » en fonction de la nature des sujets devant être discutés par les ministres, respectivement en Eurogroupe ou en Conseil ECOFIN. Les BCN ne sont pas représentées dans les réunions en format « zone euro », qui réunissent outre les États membres, la Commission et la BCE.

Le CEF élit son président, sur propositions nationales conjointes Trésor/BCN, à la majorité simple de ses membres, pour une période de deux ans renouvelables. Le Président doit être choisi parmi les représentants titulaires des administrations nationales (Ministère des Finances). Depuis une décision des chefs d’États et de gouvernement de la zone euro du 26 octobre 2011, la présidence de l’EWG et du CEF doit être assurée à temps plein. Le président élu par les ministres en décembre 2011 est Thomas Wieser, ancien directeur du Trésor autrichien.

Organisation et fonctionnement du Comité économique et financier

Depuis la révision des statuts de juin 2003, le CEF se réunit avec les représentants des banque centrale nationale (BCN) en « CEF plénier », lorsque sont prévus à l’ordre du jour un tour d’horizon sur la situation économique, des questions de stabilité financière ou des questions relatives au Fonds monétaire international (FMI). Ces trois sujets ont été spécifiquement reconnus comme nécessitant la présence et l’expertise des BCN.

Les autres réunions du CEF sont tenues sans les représentants des BCN, en « CEF restreint ». Les représentants d’une BCN peuvent cependant assister aux discussions sur le programme de stabilité ou de convergence de leur pays, ainsi qu’aux discussions sur les procédures de déficit excessif à son encontre. Le CEF se réunit en format spécifique « Table de Stabilité Financière» deux fois par an. Sa composition est alors celle d’un CEF plénier « élargi » à des personnalités non-membres, tel que les présidents des autorités de supervision européennes et le Conseil européen de stabilité financière.  

Les avis et rapports du CEF sont adoptés, en réunion ou par procédure écrite, en général par consensus. Lors d’un vote, chaque membre titulaire (ou, en son absence, son suppléant) dispose normalement d’une voix. Cependant, lorsque les avis du CEF portent sur des questions pouvant donner lieu par la suite à une décision de l’ECOFIN, les représentants des banques centrales et de la Commission ne prennent pas part au vote.

Le Secrétariat du CEF/EWG est commun à celui du Comité de politique économique.

La direction générale du Trésor est représentée au CEF et à l’EWG par :
Ramon Fernandez, directeur général du Trésor
Anne Le Lorier, sous gouverneur de la Banque de France
Suppléants : Sandrine Gaudin, sous directrice Europe à la direction générale du Trésor et Bruno Cabrillac, directeur des études et des relations internationales et européennes à la Banque de France

Source : https://www.tresor.economie.gouv.fr/comite-economique-et-financier

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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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