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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 07:17

En adoptant l'euro le 1er janvier, l'Estonie va apporter au bloc monétaire un peu de rigueur budgétaire en pleine crise de la dette et s'éloigner encore de la tutelle russe.

Elle sera aussi, probablement, le dernier entrant dans la zone euro avant plusieurs années, les grands pays de l'ancien bloc communiste considérant que leurs économies sont plus à l'abri en dehors de la zone euro qu'en dedans.

A quelques jours de l'échéance, Tallinn assure à ses concitoyens que son économie sera plus stable et attractive avec la monnaie unique qu'avec la couronne estonienne.

" En Estonie, nous sommes sûrs que l'euro va soutenir les échanges commerciaux ", a dit à Reuters le Premier ministre, Andrus Ansip, soulignant les bénéfices pour l'Estonien moyen qui n'aura plus besoin de changer sa monnaie lorsqu'il voyagera en Europe de l'Ouest.

Avec sa prévision pour 2010 d'un déficit public équivalant à 1,3% du produit intérieur brut (PIB) et une dette de 7,2% du PIB en 2009, l'Estonie sera le meilleur élève de la zone euro en ce qui concerne la rigueur budgétaire.

L'inflation reste forte mais est en baisse - prévision de 2,7% pour 2010 - et la croissance est revenue cette année après la forte récession due à la crise. La banque centrale prévoit une croissance du PIB de 3,9% en 2011.

SÉCURITÉ

L'Estonie, comme les deux autres pays baltes - Lettonie et Lituanie - n'a pas une grande souplesse monétaire. La couronne a été arrimée au mark puis à l'euro depuis que le pays est devenu le premier Etat de l'ex-URSS à abandonner le rouble.  

L'adoption de l'euro sera d'ailleurs un filet de sécurité pour l'économie estonienne, compte tenu de ses relations très dégradées avec la Russie, estime Andres Kasekamp, directeur de l'Institut estonien de politique étrangère.

" L'objectif de la politique étrangère estonienne a été d'intégrer toutes les organisations internationales ou clubs imaginables pour qu'elle ne soit plus jamais isolée ", dit-il.

" L'adhésion à la zone euro va non seulement contribuer à la prospérité économique de l'Estonie mais également améliorer sa sécurité ", ajoute Kasekamp.

En dépit de l'enthousiasme affiché par le gouvernement, les sondages montrent une opinion publique partagée.

" On rejoint (la zone euro) au pire moment possible et on ne peut pas être certain que la zone euro va continuer sous sa forme actuelle ", dit Anti Poolamets, chef de file des opposants à l'euro.

Un sondage qu'il a commandé montre une opposition de 53% des Estoniens tandis qu'une enquête pour le compte du gouvernement donne un soutien de 54% d'entre eux.

OBJECTIF 2014

La Lettonie et la Lituanie souhaitent intégrer la zone euro en 2014. Mais dans le reste de l'ancien bloc soviétique, la prudence est de mise.

Tous les membres de l'Union européenne doivent en principe adopter l'euro à terme mais la Pologne et la République tchèque notamment ne sont pas pressées.

Les capitales d'Europe centrale et de l'Est attendent de voir l'issue de la crise de la dette et craignent de perdre en souplesse en abandonnant la possibilité de jouer sur les taux de change.

Ils ont aussi réalisé, avec les problèmes rencontrés par l'Irlande, le Portugal et la Grèce, qu'être membre de la zone euro ne garantissait pas des taux d'intérêt bas, relève la banque JP Morgan dans une note.

" Il y a plus de risques à être dans la zone euro qu'en dehors ", a résumé le gouverneur de la banque centrale polonaise, Marek Belka. Si la Pologne a été le seul pays de l'Union européenne à éviter la récession en 2009, c'est en partie disent les experts parce qu'elle a laissé le zloty se dévaluer.

Le Premier ministre tchèque, Petr Necas, a récemment indiqué que l'entrée dans la zone euro ne bénéficierait pas à son pays avant longtemps. " Les Tchèques ont toujours été très prudents et les Polonais le deviennent ", dit Neil Shearing, économiste en chef du cabinet de consultant Capital Economics.

JP Morgan prévoit une entrée dans la zone euro en 2019 pour la Pologne et la Hongrie et pas avant 2020 pour la République tchèque. Soit cinq ans plus tard que leurs prévisions du début d'année.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

 

 

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 18:27

Le dossier multimédia des étudiants du Centre universitaire d'enseignement du journalisme (CUEJ) est en ligne :

http://www.eurocuej.com/

 

 

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 17:51

L’extinction annoncée de l’Union pour l’Europe occidentale (UEO), le 30 juin prochain, donne six mois aux parlementaires nationaux et européens pour mettre au point une formule de contrôle conjoint .

Toujours pas d’héritier à l’assemblée de l’UEO (voir rapports de travail ici ainsi que là : Communiqués de l'AESD) pour contrôler la Politique commune de sécurité et de défense commune (PCSD). Le protocole 1 du traité de Lisbonne invite pourtant les parlements de l’Union à exercer une coopération interparlementaire « efficace et régulière » en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense commune. Le format de cette conférence fait débat. Les différents parlements nationaux et le Parlement européen ne sont pas d’accord sur le choix de l’enceinte. Derrière cette décision – apparemment technique – se cache en réalité la question de savoir à qui reviendra la haute main. Selon le type de forum choisi, les règles de formation de l’ordre du jour, la formule de la présidence et la répartition des sièges ne jouent pas en faveur des mêmes interlocuteurs. « Un certain nombre de parlements nationaux penchent en faveur d’une structure de type Conférence des organes spécialisés dans les affaires communautaires (Cosac) », assure le représentant du Sénat français à Bruxelles, Jonathan Papillon (cf. à ce sujet les articles suivants : Les choix des parlements nationaux et européen pour le contrôle de la PSDC ainsi que La COSAC est devenue un rendez-vous politique, selon Hubert Haenel ). Elle serait composée de parlementaires spécialisés des commissions défense et affaires étrangères des différents pays. Les parlementaires nationaux souhaitent la participation des eurodéputés mais veulent en limiter le nombre. Ils tiennent à garder la main sur des dossiers relevant pour l’essentiel, disent-ils, de la politique nationale et offrant l’occasion de nombreux contacts avec des homologues des pays tiers (Balkans, Russie, Turquie) ou d’organisations internationales (Otan, OCDE).

Bruxelles prend la main

Cette formule est loin de satisfaire le Parlement européen : son nombre de sièges ferait de lui l’égal de n’importe quel autre parlement national. Pour Elmar Brok, eurodéputé PPE allemand et membre de la sous-commission sécurité et défense (SEDE), «la Cosac ne peut contrôler la PSDC car elle est composée des commissions des affaires européennes des parlements nationaux. Elle minore les droits du PE qui n’est traité que comme un 28e parlement.» Le français Arnaud Danjean (PPE), président de SEDE, remarque que, sur 23 opérations sécuritaires lancées par l’Union, 15 sont exclusivement civiles et donc financées par le budget européen. Même si le volet militaire reste minoritaire au sein de la PSDC, il concède que « le rôle des parlements nationaux est essentiel pour les autres missions. »

« Le Parlement européen invoque le traité de Lisbonne pour s’occuper de la sécurité et de la défense en organisant à Bruxelles des réunions qu’il présiderait », admet Jonathan Papillon. « Il veut élargir sa marge de manœuvre. Les gouvernements le lui ont permis, oubliant parfois leurs propres parlements », renchérit le député portugais Joao Mota Armaral.  Une source proche de la commission SEDE nuance : « nous sommes d’accord pour que les parlements nationaux aient un rôle prépondérant. Mais pas dominant ».

 

Source : http://www.eurocuej.com/?p=369

 

Voir également les articles suivants :

 * AESD : Le Président Walter invite les parlements nationaux à poursuivre le suivi de la politique de sécurité et de défense commune (Paris, le 1er décembre 2010)

 * AESD : Mise en garde de l’Assemblée : le contrôle parlementaire des questions de défense

 * AESD : De la place des Parlements nationaux dans l'Union politique

 * De la place et du rôle des Parlements nationaux au sein de l'Union européenne

 

 

 

 

 

 

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 16:37

PARLEMENT / CHAMBRE Contrôle interparl. nécessaire Nouvelle structure COSAC COFACC / CODAC
Bulgarie Narodno sabranie X     X
Chypre Vouli ton Antiprosopon X X    
Rép. Tchèque Senat       X
Danemark Folketing X X    
Pays Bas Tweede Kamer     X X
Pays Bas Eerste Kamer       X
Finlande Eduskunta X     X
France Sénat X X    
Grèce Vouli ton Ellinon X X    
Hongrie Orszaggyülés X   X  
Irlande Houses of the Oireachtas X     X
Italie Camera dei Deputati X X    
Italie Senato della Repubblica X X    
Lettonie Saeima X     X
Lituanie Seimas X X    
Luxembourg Chambre des députés X     X
Malte Kamra tad-Deputati X   X  
Pologne Sejm X   X  
Pologne Senat X   X  
Portugal Assembleia da Republica X X    
Roumanie Parlamentul X   X  
Slovaquie Narodna rada X   X  
Suède Riksdag X     X
Parlement européen X X    

 

Les chambres suivantes n’ont pas encore adopté de position officielle : Nationalrat et Bundesrat autrichiens, Chambre des représentants et Sénat belges, Poslanecka snemovna tchèque, Riigikogu estonien, Assemblée nationale française, Bundestag et Bundesrat allemands, Drzavni zbor et Drzavni svet slovène, Cortes Generales espagnole, House of Commons et House of Lords britanniques.

 

Nouvelle Structure :
Les pays qui considèrent qu’un nouveau mécanisme ou forum devrait être constitué préfèrent dans la majorité des cas (à savoir sept) une conférence interparlementaire (parfois établie sur le modèle de la Cosac).

 

Cosac (Conférence des commissions des affaires européennes des Parlements nationaux)
Cette conférence créée, avec le concours du Parlement européen qui la co-préside, par les commissions des parlements nationaux en charge des affaires européennes, dispose d’un secrétariat permanent. Elle est composée de six parlementaires par État membre et de six membres du Parlement européen, se réunissant deux fois par an. Chaque parlement est maître de la composition de sa délégation.
http://www.cosac.eu/fr/

 

Cofacc / Codac
Cette conférence des présidents des commissions des Affaires étrangères se réunit traditionnellement au début d’une présidence, au siège du parlement national de la présidence en exercice. À l’occasion de cette réunion semestrielle, la présidence de l’Union est interrogée sur ses priorités et la politique extérieure de l’UE. Elle se réunit parfois en formation élargie avec les présidents des commissions parlementaires de défense.

 

Source : http://www.eurocuej.com/

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 15:04

Les HLM se paupérisent de plus en plus mais le maintien de plusieurs milliers de familles « riches » dans le parc du logement social continue de faire polémique, alors que plus d’un million de ménages attendent toujours d’y décrocher un toit.

« 44% du quart le plus pauvre de la population se trouvait dans le parc HLM en 2008, contre 13% en 1973, alors que pour le quart des ménages les plus aisés le pourcentage est tombé dans le même temps de 40% à 12% », déclare à l’AFP Thierry Repentin, président de l’Union sociale pour l’habitat (USH), l’organisme qui regroupe les 773 bailleurs sociaux.

« De plus, la dernière période a accentué ce phénomène avec 70% des nouveaux entrants appartenant à ce quart de la population la plus pauvre alors que près des deux tiers des Français y auraient droit », souligne-t-il.

Le président de l’USH se dit «scandalisé» par des chiffres publiés lundi dans La Tribune, selon lesquels «53.000 ménages parmi les plus riches de France», avec un revenu d’au moins 13.500 euros mensuels pour une famille avec deux enfants, seraient logés dans un des quelque 4 millions de HLM.

L’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes), cité comme source, a démenti mardi avoir fourni de telles données.

« Je conteste totalement ces chiffres », s’insurge M. Repentin, dénonçant une « campagne (qui) sort au moment où est examiné le projet de budget 2011, dans lequel est prévue une ponction par l’Etat de 340 millions d’euros sur les HLM, pour nous discréditer ».

Selon l’USH, le chiffre de 53.000 ne correspond pas aux ménages «riches» occupant des HLM, mais à ceux logés sur tout le parc géré par les bailleurs sociaux ou par des sociétés d’économie mixte, qui comprend des ILN (immeubles à loyers normaux) dont l’occupation n’est pas soumise à plafond de ressources.

A Paris, où sont concentrés nombre de familles aisées, la RIVP (Régie Immobilière de Paris) et Paris Habitat (ex-OPAC) gèrent respectivement 23.000 et 17.000 de ces logements, souvent considérés à tort comme des HLM, indique de son côté Christian Nicol, directeur du logement à la ville de Paris.

L’USH estime à environ 4.000 le nombre réel de ménages à revenus très élevés (supérieurs à 11.000 euros) effectivement encore logés en HLM.

Loyer de solidarité

En filigrane, deux visions s’affrontent: d’un côté, le mouvement HLM tente de préserver une certaine mixité sociale dans son parc; de l’autre, le gouvernement, pour qui les bailleurs sociaux ont l’obligation de loger surtout les ménages les plus modestes alors qu’1,2 million de demandes sont en attente.

« La vocation du logement social est de loger les plus modestes ou les personnes qui se retrouvent à un moment de leur vie dans une situation compliquée », a déclaré à l’AFP le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu.

Une loi de 2009 a bien imposé aux locataires dépassant de 20% les plafonds de ressources (3.970 euros pour une famille avec 1 enfant en région parisienne) de payer un supplément de loyer de solidarité (SLS) mais celui-ci ne peut excéder le quart des ressources du foyer. Et seulement 4% du total, soit 160.000 ménages, seraient concernés, selon l’USH.

L’obligation pour les personnes gagnant deux fois plus que les plafonds de ressources de quitter leur logement social concernerait pour sa part 12.000 ménages (0,3% du total), toujours selon l’USH. Mais elle s’appliquera seulement après que les organismes HLM leur auront soumis un bail de 3 ans, au lieu du « maintien à vie » qui était possible jusqu’à présent.

 

(Sources : Libération et AFP)

 

Voir également : http://paris-ile-de-france-centre.france3.fr/info/paris-ile-de-france/logements-sociaux-une-amende-theorique-pour-paris-66575000.html

 

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 12:26

Dans le contexte de l’après-crise, les interrogations sur le risque d’une reprise de la croissance peu riche en emplois ont été nombreuses et demeurent réelles malgré les premiers signes positifs sur le front de l’emploi et du chômage. Toutefois, il convient de bien distinguer les créations d’emplois agrégées au niveau de l’ensemble de l’économie de celles considérées secteurs par secteurs, qui appellent à des diagnostics et des politiques sans doute différents.

Cette note présente les résultats d’un travail de prévision sur les secteurs amenés à créer des emplois à un horizon de court/moyen terme, réalisé par le Centre d’analyse stratégique.

Le travail réalisé permet d’abord de rappeler les grandes tendances constatées avant la crise, s’agissant des secteurs identifiés comme porteurs d’emplois (secteurs fortement technologiques, secteurs haut de gamme, secteurs de proximité à la demande finale). L’analyse des évolutions sectorielles de l’emploi pendant la crise montre que la hiérarchie des secteurs porteurs en emploi n’a pas été modifiée par celle-ci et que les dynamiques endogènes se sont maintenues. Concernant les secteurs exposés à la concurrence internationale, le choc de 2008 n’a pas entamé les avantages comparatifs de la France, l’activité industrielle ayant rebondi à la faveur de la reprise du commerce international à la fin de l’année 2009, tandis que les secteurs de services ayant le plus contribué à la croissance de l’emploi depuis le début des années 2000 devraient maintenir leur tendance à la hausse durant la phase de reprise.

C’est donc plus le niveau que la structure qui pose question, avec la crainte exprimée par beaucoup d’une reprise faible en emplois, notamment du fait de la relative bonne tenue de l’emploi pendant la crise par rapport aux prévisions initiales face à l’ampleur du choc conjoncturel. Toutefois, même dans un scénario prudent s’agissant de la reprise de l’emploi global, l’étude menée met en évidence de forts potentiels de création d’emplois, dès les prochaines années, dans un certain nombre de secteurs identifiés.

.../...

 

La note : NA200-Eco-Travail-SECTEURSPORTEURS-1 NA200-Eco-Travail-SECTEURSPORTEURS-1

 

 

 

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:01

Le nom de Frédéric Michel est évoqué à Bruxelles pour occuper la très stratégique fonction de " communicant " de Mme Catherine Ashton (cf. http://www.bruxelles2.eu/politique-etrangere/service-diplomatique/un-pro-britannique-de-la-communication-pour-soigner-l%e2%80%99image-de-cathy-ashton.html)

La nomination d'un haut responsable du groupe Murdoch comme chargé de la communication auprès de Mme Ashton  - si elle était confirmée - serait pour le moins surprenante. Ce puissant groupe quasi-monopolistique mène depuis des années - sans que l'on sache exactement pourquoi et au mépris de toute déontologie journalistique - une campagne délétère contre l'Union européenne et est sans doute largement responsable de l'euroscepticisme croissant  qui affecte les opinions publiques britannique et irlandaise.

La personne concernée serait au surplus l'actuel "Directeur pour les affaires publiques Europe" du Groupe et donc directement responsable du biais "éditorial" anti-européen des publications de ce Groupe .

Déjà, la nomination d'une personnalité britannique contestable - sur le plan de son engagement et de ses compétences européens - à la tête du Service d'action extérieure de l'UE - SEAE - (ainsi qu'à la Présidence du Conseil de Ministres des affaires étrangères et à la Vice Présidence de la Commission) avait posé problème ; cette nomination avait été, à l'époque, principalement justifiée par le souci d' " arrimer " le Royaume-Uni à la PESC/PESD. Le moins que l'on puisse dire, un an après, est que non seulement cet objectif n'a pas été atteint mais que la " Haute représentante " n'a pas convaincu de sa capacité de diriger efficacement ce Service.

Confier à présent la communication de la Haute Représentante (voire du Service lui-même) - à un responsable direct de la propagande anti-européenne du Groupe Murdoch serait une véritable provocation que ne saurait justifier aucune soi-disant " habileté tactique " propre au domaine de la " com ".

A toutes fins utiles, nous rappelons le but de l'Union européenne tel qu'il est défini à l'article 3 du traité sur l'Union européenne.
Article 3
TUE

" L'Union européenne a pour but de :

  - promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples ;

  - combattre l'exclusion sociale et les discriminations ; 
  - promouvoir la justice et la protection sociales, l'égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits de l’enfant, la cohésion économique, sociale et territoriale, et la solidarité entre les États membres ;

  - respecter la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veiller à la sauvegarde et au développement du patrimoine culturel européen ;

  - offrir à ses citoyens un espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières intérieures, au sein duquel est assurée la libre circulation des personnes, en liaison avec des mesures appropriées en matière de contrôle des frontières extérieures, d’asile, d’immigration ainsi que de prévention de la criminalité et de lutte contre ce phénomène ; 

  - dans ses relations avec le reste du monde, affirmer et promouvoir ses valeurs et ses intérêts et contribuer à la protection de ses citoyens, contribuer à la paix, à la sécurité, au développement durable de la planète, à la solidarité et au respect mutuel entre les peuples, au commerce libre et équitable, à l'élimination de la pauvreté et à la protection des droits de l'homme, en particulier ceux de l’enfant, ainsi qu'au strict respect et au développement du droit international, notamment au respect des principes de la charte des Nations unies. "
Le Parlement européen qui a , à juste titre , examiné très attentivement les qualifications des principaux responsables du service exigera sans doute des explications détaillées sur ce choix. Mais, déjà, le fait même que celui-ci ait pu être envisagé risque d'être ajouté au passif - déjà - très lourd de la gestion du SEAE .

 

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Published by Collectif pour une Union pleinement européenne - dans Lire et comprendre un monde en mouvement
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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 08:34

Le lecteur trouvera ci-après un extrait de l'article d'Etienne Godinot (membre du mouvement pour une alternative non violente), intitulé et publié dans l'édition du quotidien  La Croix en date du 23 décembre 2010.

« La question de l’alimentation est une des plus graves qui se posent aujourd’hui à l’humanité.

Olivier de Schutter et Pierre Rabhi tirent la sonnette d’alarme : sols détruits par l’érosion, pratiques agronomiques préjudiciables à la vitalité biologique, eau polluée et insalubre, 60 % du patrimoine semencier constitué par l’humanité depuis dix mille ans déjà perdus au profit des hybrides et des OGM, affectation des sols après déforestation à la production d’agrocarburants, disparition des insectes pollinisateurs, etc.

En soixante ans, l’efficacité énergétique de l’agriculture industrielle a été divisée par deux.

L’agriculture moderne (carburant des engins agricoles, engrais, transports) repose totalement sur le pétrole, ressource en voie d’épuisement. Sauf réaction rapide, la crise financière actuelle sera bientôt perçue comme une plaisanterie, comparée à la crise alimentaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Jusqu’à 30 millions d’hectares de surfaces cultivées, l’équivalent de l’Italie, sont perdus chaque année, 10 millions du fait de la dégradation de l’environnement, 20 millions du fait de l’urbanisation. Les conséquences sont dramatiques pour des centaines de millions d’agriculteurs, de pêcheurs et de membres des populations indigènes.

La terre, l’eau, les semences, les forêts, les minerais – biens communs de l’humanité – sont accaparés par les investisseurs avec l’assentiment des États ou dans leur impuissance. Chaque année, des investisseurs acquièrent plus de 40 millions d’hectares de terres arables. Partout sur la planète, exploitations minières ou forestières, grands barrages, zones touristiques, monocultures hyperintensives d’exportation à base d’OGM ou production d’agrocarburants remplacent les cultures vivrières.

Parallèlement, l’afflux sur les marchés du Sud de denrées alimentaires produites dans les pays riches avec d’énormes moyens mécaniques et massivement subventionnées génère une concurrence déloyale qui ruine les paysanneries locales. En 2012, des actions non-violentes (marches, sit-in, chaînes humaines, moments de silence, etc.) seront organisées sur plusieurs continents en lien avec la marche indienne, particulièrement entre le 2 octobre, Journée internationale de la non-violence, et le 17 octobre, Journée internationale de refus de la misère.

Les deux revendications présentées aux instances internationales (OMC, Union européenne, ONU, G20, Banque mondiale, OCDE) seront :

 – Le droit d’accès des populations locales aux ressources naturelles (terre, eau, semences, forêts), ce qui implique le respect des législations existantes et leur renforcement par des mécanismes de régulation et de contrôle ;

 – La reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire comme supérieur aux droits du commerce.

Comme disait Winston Churchill, « mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge ».

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 11:36

Le lecteur trouvera ci-après un extrait de l'article de Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, intitulé " Dette publique et épargne nationale " qui a été publié dans l'édition du quotidien La Tribune en date du 27 décembre 2010.

 

« La crise de l’euro a au moins un mérite : elle met en lumière les effets pervers de la déréglementation financière, qui a donné au système financier le quasi monopole de la transformation de l’épargne. Une épargne, que les banques internationalisent et font tourner de plus en plus vite, pour optimiser les performances. Les Etats de la zone euro doivent trouver 1 000 milliards d’euros pour financer leur dette souveraine. La France, qui doit lever 185 milliards, sera plus que jamais suspendue au verdict des marchés et des agences de notation : « Encore un peu plus de rigueur, sinon vous paierez plus cher votre dette. » Ce n’est pas le cas de la France. Le seul patrimoine financier (hors immobilier) des ménages est évalué à 3 800 milliards d’euros, dont 1 300 milliards pour l’assurance-vie. Celui de l’Etat (toujours hors immobilier) se chiffre à 850 milliards d’euros. Soit un total d’actifs pour la maison France (hors entreprises) de 4 650 milliards. Face à cela, la dette des ménages est de 1 300 milliards dont les trois quarts de crédits immobiliers. Et celle de l’Etat de 1 600 milliards. Nous avons donc un solde largement positif. » 

 

 

 

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 08:41

« L’Europe forme un système, et tout ce qu’on fait dans un point rejaillit sur les autres. Il faut donc du concert »[1]. Cet avertissement de Napoléon Bonaparte reste d’actualité. Il l’est peut-être même plus que jamais compte tenu du niveau d’intégration atteint par l’Union européenne. Y a-t-on seulement songé en dressant l’inventaire à la Prévert des promesses qui constituent l’accord franco-britannique sur la défense signé à Londres le 2 novembre, fête des défunts ?

Du côté britannique, la chose est certaine. Rapprocher les deux outils de défense et les deux états-majors permet à la fois de mieux ancrer la France dans l’Alliance atlantique et d’hypothéquer ses velléités de non alignement et d’autonomie de la défense européenne. Mieux, l’accord, qu’il va falloir concrétiser dans la durée, offre une occasion rêvée d’illustrer aux yeux de l’Europe le changement de cap de la France d’aujourd’hui et la dérive qui l’éloigne peu à peu de ses partenaires traditionnels, au premier rang desquels figure évidemment l’Allemagne. Et que dire des autres pays, comme la Belgique, qui avaient soutenu le développement d’une défense européenne, où de l’Espagne, dont la diplomatie s’est souvent attachée à rabibocher les deux partenaires du couple franco-allemand lorsque celui-ci battait de l’aile.

Que l’on me comprenne bien : toute intensification de la coopération entre deux ou trois entités, régions ou États européens est toujours la bienvenue si elle s’inscrit résolument dans l’ouverture aux autres et la complémentarité indispensable à la cohésion au sein du cadre plus large de l’Union. Tout le problème réside ici dans le choix d’une coopération bilatérale contre la coopération européenne et surtout dans le caractère exclusif de cette coopération, comme j’ai déjà eu l’occasion de la souligner (EDD n° 362).

En se tournant vers la Manche et l’Atlantique, la France ne laisse d’autre choix à l’Allemagne que de développer ses liens avec l’Europe centrale et la Russie, en reconstruisant son autonomie dans le concert européen, où il pourrait bientôt ne plus se trouver personne pour jouer la même partition. Ce scénario est bien connu des historiens, avec une différence majeure aujourd’hui : le rétrécissement de notre village planétaire dans lequel l’Europe ne forme plus qu’un quartier qui s’atrophie, alors que le grand frère américain s’interroge de plus en plus sur la pertinence de l’Alliance atlantique.

Pour ceux des Européens, qui ont en partage la culture, l’histoire, une mosaïque de langues et de terroirs, et surtout la volonté de préserver leur indépendance dans le monde qui vient, l’heure du réveil a définitivement sonné !

« À la guerre, en politique et en amour, si l’on manque le moment, il ne se retrouve plus. Tant pis pour l’Europe qui est une vieille coquine qui a perdu ses règles ».[2] À méditer en songeant à l’Europe, mais aussi, bien sûr, à la France.

 


[1] Lettre du 16 avril 1804 à Lannes, alors ministre plénipotentiaire au Portugal.

[2]  Charles-Joseph de Ligne, Fragments de l’histoire de ma vie, quinzième cahier.

 

NB : Cet article a été préalablement publié comme éditorial du numéro 363 d'EDD en date du 9 novembre 2010

 

 

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