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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 21:32

Dans tout le domaine des relations extérieures, c’est désormais un délégué de Cathy Ashton, la Haute représentante de l’Union européenne, qui sera chargé de présider les différents groupes de travail et comités du Conseil de l’UE.

On connaissait déjà le président du principal comité, le COPS, Comité politique et de sécurité . Les autres noms sont désormais connus.

Seuls restent ainsi à nommer le représentant au COEST pour l’Europe de l’est et au CONOP pour la non prolifération, ainsi que le conseiller Nicolaidis qui prépare les décisions du COPS. Ces noms devraient être connus en janvier.

Cette disposition est particulièrement importante. Car ce sont dans ces enceintes que se débattent, s’ébauchent la plupart des décisions importantes en matière de politique étrangère et de défense commune. C'est là que les points de blocage se découvrent, les compromis s’esquissent et des accords se trouvent. Des comités qui fonctionnent encore sous le sceau de la discrétion et du secret. Les deux nominations dans la gestion de crises sont, à mon sens, de « bonnes » nominations ».

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Pour la suite de cet article : http://www.bruxelles2.eu/politique-etrangere/service-diplomatique/les-noms-des-presidents-des-groupes-de-travail-affaires-etrangeres-et-defense.html

 

 

 

 

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Published by Nicolas Gros-Verheyde - dans Politiques et actions externes de l'UE
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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 09:34

Turku (Finlande) et Tallinn (Estonie) sont Capitales européennes de la culture en 2011. La manifestation débutera officiellement le 1er janvier à Tallinn et le 15 Janvier à Turku et de nombreux événements se dérouleront tout au long de l'année 2011.

Madame Androulla Vassiliou, Commissaire européenne en charge de l'éducation, de la culture, du multilinguisme et de la jeunesse, a déclaré : « Je me réjouis des festivités annoncées pour les cérémonies d'ouverture à Turku et Tallinn. La manifestation Capitale européenne de la culture est une des plus prestigieuses initiatives de l'Union européenne dans le domaine culturel. Elle a démontré son potentiel en termes de création d'emplois, de régénération urbaine, de créativité, et son attractivité à l'échelle européenne. Je souhaite tous les succès aux deux Capitales européennes de la culture 2011 ! ».

La cérémonie d'ouverture à Tallinn se tiendra dans la nuit du nouvel an avec un grand concert populaire assorti de feux d'artifice. De multiples événements culturels sont inscrits au programme de Tallinn 2011 : des expositions, des concerts et des spectacles vivants se succèderont tout au long de l'année, notamment sur le thème de la mer, qui borde la ville.

Turku, de son côté, ouvrira les festivités le 15 janvier, avec un grand spectacle en plein air sur la rivière qui parcourt la ville. Cette cérémonie donnera l'impulsion à un programme culturel riche qui devrait embraser la ville finlandaise tout au long de l'année 2011.

A l'automne 2010, la Commission européenne a attribué le prix Melina Mercouri (1.5 millions d'euros) aux deux Capitales 2011 pour la qualité de leurs préparatifs.

De nombreux artistes étrangers ont été invités à Tallinn et à Turku et cela va contribuer au succès de ces villes et à la dimension européenne des événements.

La manifestation Capitale européenne de la culture est l'un des événements culturels les plus en vue en Europe. Les Capitales sont sélectionnées sur la base d'un programme culturel qui doit présenter une dimension européenne, faire participer la population, être attractif à l'échelle européenne et s'inscrire dans le développement de long terme de la ville.

C'est aussi une occasion privilégiée pour les villes de modifier leur image, de se positionner sur la carte mondiale, d'attirer davantage de touristes et de penser le développement de la ville à travers la culture. Le titre génère des effets de long terme, non seulement dans le domaine culturel, mais aussi social et économique, tant pour la ville qui le porte que pour sa région. Une étude[1]   a notamment montré une augmentation moyenne du nombre de séjours touristiques d'au moins une nuit dans la ville de 12% par rapport à l'année précédent le titre; ce pourcentage ayant atteint 25% pour Liverpool en 2008 et Sibiu (Roumanie) en 2007.

Après Turku et Tallinn en 2011, les futures Capitales sont Guimarães (Portugal) et Maribor (Slovénie) en 2012, Marseille  (France) et Košice (Slovaquie) en 2013, puis Umeå (Suède) et Riga (Lettonie) en 2014, Mons (Belgique) et Plzeň (République tchèque) en 2015.

En savoir plus :

 http://www.tallinn2011.ee/eng 

http://www.turku2011.fi/en

http://ec.europa.eu/culture/our-programmes-and-actions/doc413_en.htm

[1]   Capitales et villes européennes de la culture par Palmer/Rae Associates : http://ec.europa.eu/culture/key-documents/doc926_fr.htm

Source : Service de presse de la Représentation en France de la Commission européenne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 00:05

Pour Laurent Gbagbo, il n'y a aucun doute : il est bel et bien le vainqueur de l'élection présidentielle ivoirienne du 27 novembre. Il l'a martelé, mardi 21 décembre, dans une allocution diffusée sur la télévision d'Etat ivoirienne.

Il s'est toutefois dit prêt à accueillir un " comité d'évaluation post électoral " composé de représentants des Nations unies, d'organisations africaines et de certains pays occidentaux ; elle serait présidée par un membre de l'Union africaine. Ce comité aurait pour mission " d'analyser objectivement " le processus électoral " pour un réglement pacifique de la crise ", a-t-il expliqué. " Je ne veux plus que le sang soit versé, je ne veux plus de guerre, je ne veux pas d'une guerre en Côte d'Ivoire qui peut s'étendre aux pays voisins ou les affaiblir ", a souligné M. Gbagbo dans son discours.

Par ailleurs, le président sortant a appelé le camp de son rival Alassane Ouattara, qui comme lui revendique la présidence ivoirienne, à quitter l'hôtel d'Abidjan où il est actuellement retranché, dans un discours diffusé mardi soir à la télévision d'Etat. " Je lance un appel à toutes les personnalités qui se trouvent encore à l'hôtel du Golf de regagner leurs domiciles ", a-t-il déclaré. " Elles sont libres de leurs mouvements. "

M. Gbagbo a également réitéré ses critiques à l'égard des pays qui se sont préoccupés de la situation ivoirienne. Selon lui, " la communauté internationale déclare la guerre à la Côte d'Ivoire (...) Cela n'est pas acceptable et cela ne sera pas accepté ", a-t-il mis en garde. Il a estimé que tôt ou tard, la force de l'ONU et le dispositif militaire français Licorne " partiront ".

 

Source : LeMonde.fr avec AFP et Reuters

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 23:15

Les ministres arabes des Affaires étrangères, réunis le 15 décembre au Caire pour un examen de la situation au Proche-Orient, portent une appréciation positive sur la déclaration du Conseil de l'UE à l'égard du Moyen Orient (cf. Conclusions du Conseil relatives au Moyen Orient (13 décembre 2010) ).

En particulier, ils saluent le fait que que l'UE affirme explicitement que la politique de colonisation israélienne, " y compris à Jérusalem-Est " est " illégale et contre-productive ".

Mais les membres de la " Commission ministérielle de suivi " arabe demandent à l'UE de mettre en application les principes qu'elle affirme. Ils demandent en fait au Quartette de réagir plus nettement contre toute atteinte aux principes et droits internationaux et souhaitent qu'une réunion conjointe (Quartette, comité de suivi arabe) ait lieu pour un examen circonstancié de la situation et d'en présenter les conclusions au Conseil de sécurité de l'ONU. Celui-ci aurait à tracer une ligne de conduite qui s'imposerait à Israël.

Les Etats-Unis sont appelés à dire aussi clairement que l'UE les limitesdu futur Etat palestinien pour lequel les pays arabes lancent un appel à la reconnaissance internationale. Aux Etats-Unis, il est demandé, sur base de cette procédure, de s'engager à ne pas entraver les efforts diplomatiques et à ne pas user de son droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU.

En l'état, " vu l'échec des tentatives américaines, le Conseil ministériel arabe affirme que la poursuite des négociations avec Israël n'est plus opportune ".

 

Source : Agence Europe

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 22:35

Le 13 décembre s'est ouverte à Jérusalem la rencontre annuelle de dialogue politique entre l'UE (représentée par Tomas Dupla del Moral, directeur à la Commission européenne) et l'Etat d'Israël.

Ce dialogue se déroule dans le cadre des dix sous-comités créés au titre du plan d'action qui prolonge l'accord d'association UE-Israël.

Depusi sa mise en application, ce plan d'action a donné une plus grande vigueur à la coopération qui offre le cadre au rehaussement actuel des relations bilatérales.

L'objectif politique global est d'offrir à Israël " tout sauf les institutions " en " intégrant graduellement Israël "dans les politiques internes de l'UE et dans ses programmes spécifiques.

Par ce plan d'action qui se distingue de ceux conclus avec les autres pays de la région pour tenir compte de l'intimité de ses relations avec l'UE, Israël a obtenu, " pour la première fois ", un appui financier de 14 millions d'euros provenant du budget communautaire.

Rappelons que l'Etat d'Israël a conclu des accords sectoriels ou thématiques spécifiques avec l'Union qui lui permettent par exemple de prendre une part active aux activités de R&D du 7ème PCRD en contrepartie d'une contribution financière forfaitaire (qui s'élève à 440 millions d'euros).

 

Source : Agence Europe

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 20:36

Je suis " motivée " à " essayer de faire avancer la relations UE/OTAN " mais " je suis consciente que la Turquie joue un rôle important " et que " je représente 27 Etats membres " (NDLR : et l'Union européenne, qui n'est pas un Etat membre, mais une organisation politique dotée d'une personnalité juridique propre, faut-il le rappeler .... !), a déclaré le 15 décembre le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l'UE, Catherine Ashton, devant le Parlement européen.

S'agissant du différend qui, depuis des années, oppose Chypre et la Turquie, elle a précisé que, dans son action, elle recherchera en particulier " les modalités pratiques et pragmatiques " de la collaboration entre l'UE et l'OTAN pour voir comment " on peut soutenir nos troupes sur le terrain ".

La coopération en matière de capacités est sans doute " une zone de progrès ", a-t-elle dit en présentant aux députés européens les résultats du Sommet de l'OTAN qui s'est tenu à Lisbonne à la mi-novembre.

" Nous devons examiner avec attention ce que nous faisons nous-mêmes " pour " s'assurer qu'il y a de la complémentarité et non de la duplication ", a-t-elle toutefois prévenu alors que la plupart des députés se montraient assez critiques à l'égard de " l'européanisation " de l'OTAN.

 " Je partage votre avis sur le Sommet de Lisbonne qui a accouché d'un nouveau concept stratégique globalement satisfaisant " (pour prendre connaissance des éléments de ce concept stratégique, cf. strategic-concept-2010-fra strategic-concept-2010-fra), mais " il faut quand même reconnaître  (...) que le parent pauvre de ce texte, c'est la relation Union européenne - OTAN " a déploré Arnaud Danjean (PPE, français), qui préside la sous-commission " sécurité et défense " du Parlement européen (pour les attributions de cette sous-commission, cf. Parlement européen : La sous-commission " Sécurité et Défense ").

S'agissant de la complémentarité, elle est " essentielle et doit être intelligente " mais " je ne voudrais pas que la complémentarité devienne un absolu dans lequel l'Union européenne deviendrait la Croix-Rouge d'une force armée qui serait l'OTAN ", a-t-il indiqué.

L'UE doit garder ses capacités militaires, ses ambitions militaires et une ambition plus large encore au titre de la PSDC, a insisté Arnaud Danjean.

Elle a fait beaucoup pour la résolution pacifique des conflits (NDLR : au travers de la PESC), maintenant l'OTAN veut s'y mettre aussi ; voudra-t-elle aussi faire du développement, a ironisé l'Allemand Reinhard Bütikofer (Verts/ALE).

Son compatriote du PPE Michael Gahler a proposé de " mutualiser " les capacités entre l'UE et l'OTAN.

L'OTAN est un pont entre l'Europe et les Etats-Unis et a encore un grand rôle à jouer, selon le Britannique Charles Tannock (ECR), mais en évitant les doubles emplois, comme par exemple avec l'opération Ocean Shield qui fait double emploi avec l'opération Atalanta (opération navale de l'UE contre la piraterie).

La Portugaise Marisa Mattas (GUE/NGL) a déploré quant à elle le comportement de son gouvernement qui a empêché toute protestio, même pacifique, contre l'OTAN, lors du Sommet.

" Les deux institutions se rapprochent, pourquoi ne pas en tirer parti ", s'est interrogé pour sa part le Polonais Jacek Saryusz-Wolski (PPE), en précisant que l'UE devait jouer " le rôle d'un chef de file pour améliorer la relation ".

 

 

Source : Agence Europe

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 15:39

Pour la première partie de cet article : Les idées de Catherine Ashton sur les ‘partenariats stratégiques’ avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis - première partie -

.../...

Puis Mme Aston a soumis au Conseil européen trois documents de travail qui résument ses visions et intentions pour développer les liens futurs avec Washington, Moscou et Beijing.

Chine : Les relations actuelles avec la Chine, « cruciales » pour la stabilité, la sécurité et la croissance économique de l’Europe, restent en deçà de leur potentiel, lit-on dans le document de Mme Ashton qui a trait à ce grand pays émergent. Si l’UE veut transformer ses liens avec Beijing en un véritable partenariat stratégique, elle devra le faire « sur la base d’intérêts et de bénéfices mutuels », souligne-t-elle. Les intérêts de l’UE vis-à-vis de la Chine doivent être précis et ils devront être clairement énoncés : plus de commerce et d’investissements, une meilleure coopération sur les grands défis globaux et les questions de sécurité, diminuer les émissions de gaz à effet de serre, promouvoir la gouvernance démocratique, l’Etat de droit et les droits de l’Homme.

Sur ce dernier point, les Européens ne doivent pas se faire trop d’illusions : dans la phase actuelle de son développement, la Chine donne la priorité au développement économique, attachant une importance particulière aux droits économiques et sociaux. Il est donc évident que le pays ne respectera pas les normes de l’UE en matière d’Etat de droit et de droits de l’Homme dans un avenir proche, affirme Mme Ashton.

C’est pourquoi l’UE doit donner la priorité à la mise en œuvre des conventions de l’ONU sur les droits de l’Homme, à la bonne gouvernance et à l’Etat de droit, dit-elle, conformément à la tradition de l’UE.

Au cours des dix à quinze années à venir, l’UE doit essayer de développer un partenariat stratégique, mais aussi un lien de « confiance et d’interdépendance stratégique » avec Beijing, estime encore le Haut représentant qui laisse entendre que l’UE doit être également prête à faire des concessions pour faciliter le rapprochement.

Si l’UE veut vraiment établir avec la Chine un partenariat stratégique qui serve les intérêts des deux parties, alors « toutes les irritations et préoccupations actuelles devraient être traitées dans cet esprit là » (NDLR : approche intéressante de la question !).

Le document identifie ces « irritations et préoccupations ».

Du côté chinois, il s’agit du statut d’économie de marché, de l’embargo sur les armes et des questions de Taïwan et du Tibet.

Du côté européen, Mme Ashton mentionne l’accès au marché, les investissements, la protection de la propriété intellectuelle ainsi que les droits de l’Homme et l’Etat de droit.

Etats-Unis : Les relations UE/USA doivent devenir globales si elles veulent rester pertinentes et efficaces », lit-on dans le document qui se rapporte aux Etats-Unis. « L’économie retse au cœur de notre relation », car, « en dépit de l’émergence de la Chine, de l’Indre et d’autres, l’UE et les Etats-Unis restent la principale relation économique dans le monde ».

Washington a un intérêt à avoir comme partenaire une UE forte et capable, ne fût-ce que pour des raisons budgétaires, estime Mme Ashton. « Vu l’intérêt qu’ils ont à réduire leurs dépenses tout en maintenant la sécurité globale, les Etats-Unis continueront à vouloir une Union européenne forte et capable. Pour le dire simplement : les USA ont besoin d’aide pour atteindre leurs objectifs », dit-elle dans son document. (NDLR : certes, mais les USA sont-ils prêts à aider l’UE à atteindre les siens dans l’hypothèse où le partenariat stratégique aurait effectivement comme objectif de servir les intérêts des deux parties, et pas seulement des objectifs partageables ?)

Russie : Les relations avec la Russie ont une importance « énorme » pour l’UE mais le potentiel de ce partenariat est loin d’être entièrement exploité, estime Mme Ashton. Les circonstances pour engager l’Union dans un véritable partenariat stratégique avec la Russie sont bonnes car « la Russie a besoin de l’aide l’UE pour faire face au grand besoin de modernisation, notamment dans le domaine de la technologie et de l’économie », lit-on dans le document dédié à la Russie.

L’objectif prioritaire de l’UE dans ses liens avec Moscou doit être de « promouvoir la pleine intégration de la Russie dans des structures internationales politiques et économiques basées sur des règles communes » afin d’en faire un « partenaire fiable et responsable » qui respecte les règles et valeurs auxquels il a souscrit en tant que membre de l’ONU, du Conseil de l’Europe et de l’OSCE » (NDLR : exigence qui pourrait être également formulée à d’autres Etats avec lesquels l’Union entretient des rapports privilégiés, comme Israël, par exemple).

 

Source : Agence Europe

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 15:34

Catherine Ashton a présenté le 17 décembre 2010 aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE, réunis en Conseil européen à Bruxelles, ses idées sur l’avenir des relations avec les trois principaux ‘partenaires stratégiques’ de l’Union, à savoir les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’UE a tout d’abord avoir exposé aux dirigeants européens l« les éléments préliminaires » de sa réflexion sur les futures relations de l’UE avec ses partenaires stratégiques en général, à savoir, notamment :

 1° la nécessité de suivre une « approche différenciée », étant donné que « chaque partenaire stratégique est différent en termes de situation de départ et de défis futurs ». Afin de développer des stratégies véritablement individualisées, le Conseil ‘Affaires étrangères’ aura des discussions plus approfondies sur chacun des pays concernés. Le premier débat, sur la Russie, est programmé pour janvier 2011 ; il sera suivi par une discussion sur la Chine ;

 2° l’importance de lier davantage la politique étrangère et de sécurité de l’UE aux politiques communautaires sectorielles comme le commerce, l’énergie, la lutte contre le changement climatique ou l’immigration ;

 3° l’importance croissante de renforcer la coopération avec les partenaires stratégiques dans les enceintes internationales (ONU, G20, institutions financières internationales) mais aussi dans les organisations régionales dans l’objectif de renforcer le multilatéralisme (NDLR : ce qui nécessite que l’UE puisse y siéger en tant que telle, ne serait-ce que pour éviter de possibles 'doubles agendas' !) ;

 4° la nécessité d’assurer une bonne répartition des tâches et des responsabilités au sein de l’UE. « Better Strategic Partnerships begin at home », lit-on dans le document qui plaide pour une « bonne distribution des rôles entre l’UE et les niveaux nationaux ». Ainsi, les acteurs de l’UE devraient agir là où ils ont des « forces spécifiques » et « ne pas revendiquer être quelquechose qu’ils ne sont pas ». Les Etats membres doivent apporter leur soutien chaque fois que des positions ont été convenues à 27. Le SEAE peut jouer un rôle important en fournissant « des messages communs » que les Etats membres pourront transmettre dans leurs contacts bilatéraux. L’objectif n’est pas d’avoir « une seule voix » mais d’avoir « un message commun et 27 voix différentes » pour le faire passer dans le monde, affirme Mme Ashton ;

 5° la nécessité de fixer des « priorités stratégiques » au plus haut niveau politique de l’UE. L’UE doit être « créatrice » et éviter des procédures lourdes ou des agendas surchargés. Les sommets avec les pays tiers doivent être mieux préparés et suivis afin d’assurer qu’ils soient « plus focalisés sur la réalisation des objectifs de l’UE ».

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Pour la seconde partie de cet article : Les idées de Catherine Ashton sur les ‘partenariats stratégiques’ avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis - seconde partie -

 

 

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 15:11

Les dirigeants européens ont écarté, pour l’instant, l’idée de recourir à des euro-obligations pour faire face à la crise financière, même si le débat devrait se poursuivre dans les mois à venir. L’idée de cet outil financier, qui permettrait à plusieurs pays de lancer des emprunts obligataires en commun pour mutualiser les risques, a été relancée début décembre par le Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Junker, également président de l’Eurogroupe.

« Il faut encore qu’une bonne idée mûrisse car ce ne serait pas servir une bonne idée que de l’afficher trop rapidement », a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

L’Allemagne, qui emprunte actuellement à un taux inférieur à la moyenne européenne (comme la France, lesquels empruntent à un taux inférieur à 3,5 % sur dix ans) est, pour l’heure, opposée à recourir à cet instrument. Elle estime, soutenue par la France, que certains Etats risquent de ne plus faire d’efforts pour contrôler leur dette.

«  En 2011, nous devons nous concentrer sur les sujets qui ont véritablement une chance de se réaliser », a affirmé la chancelière allemande, Angela Merkel, en réponse à une question sur cet instrument. C’est « un système curieux », a relevé le président français, Nicolas Sarkozy, estimant que la possibilité de transférer la dette d’un pays au niveau européen « n’a pas de sens » lorsqu’on admet que les Etats ont la liberté souveraine de fixer les taux d’imposition sur les bénéfices des sociétés (NDLR : allusion à peine voilée à la situation actuelle de l’Irlande). Pour le Premier ministre suédois, Fredrik Reinfel, ce n’est de toute façon « pas vraiment le moment de prendre une décision là-dessus ».

La mise en place des euro-obligations séduit pourtant d’autres dirigeants, à commencer par le Premier ministre portugais, José Socrates, pour qui « les euro-obligations sont une bonne idée que je défends depuis longtemps ». « C’est une idée qui fait son chemin » a également jugé son homologue belge, Yves Leterme. « La décision ne sera prise dans les jours ou les semaines qui viennent » mais « c’est un élément inévitable qui verra le jour » tôt ou tard, a-t-il ajouté.

Devant la réticence de certains Etats, Jean-Claude Junker a précisé que sa proposition ne conduirait pas à une croissance unifiée des taux d’intérêt. Il n’est pas question «  de fusionner les dettes publiques de tous les Etats membres de l’UE mais d’en globaliser une partie », a-t-il dit. « Par la création des euro-obligations, nous allons créer un large marché européen des obligations (…) qui nous assurera des liquidités supplémentaires » et par conséquent « cela pourrait facilement conduire à la baisse des taux d’intérêt », et même à des niveaux « inférieurs à ceux se trouvant en Allemagne, aux Pays-Bas ou au Luxembourg ».

Discuter d’un tel mécanisme ne se fera certainement « pas maintenant », a estime le président du Conseil italien Silvio Berlusconi, mais, « s’il y en avait, le les achèterais tout de suite plutôt que d’acheter les titres d’un seul pays car ce serait l’Europe qui donne les garanties ». Il a même proposé le lancement d’une étude sur les euro-obligations, « un mécanisme qu’il est bon d’étudier à fond, même si on est conscient que ce n’est pas pour aujourd’hui ou pour demain et qu’il faudra encore attendre longtemps ».

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a également plaidé pour un travail préalable de « faisabilité technique » avant de savoir si une telle idée est réalisable. Il a déconseillé un débat immédiat car il n'existe aucune possibilité de parvenir déjà à une décision, les conditions n'étant pas réunies. Il a expliqué que la Commission ne présente pas encore une proposition formelle, car le résultat serait une division au sein de la Commission elle-même, et surtout au sein de la zone Euro : ce qui pourrait provoquer une réaction négative des marchés. M. Barroso invite donc à se concentrer pour le moment sur des sujets où le consensus se dessine. Faut-il rappeler que le domaine du consensus est large, et qu'il comporte des réalisations qui, il y a quelques mois, étaient considérées comme irréalisables ?

Prenons acte qu'après l'hypothèse de garantir les euro-obligations par les réserves en or des Etats membres, un autre projet vise à en financer la gestion par la célèbre imposition des transactions financières, laquelle resurgit ainsi dans un nouveau contexte.

Prenons acte également, comme l'a fait le président Nicolas Sarkozy (voir plus haut), que certains préalables de nature fiscale doivent être satisfaits avant que n'entrent en vigueur ces euro-obligations : comme, par exemple, une remise à plat, au niveau de l'Union, des régimes d'imposition des sociétés.

 

Source : Agence Europe

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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 10:02

Repenser la stratégie sur l’Afghanistan. C’est le sens du rapport voté par le Parlement européen, jeudi dernier. Le premier rapport de ce genre depuis bientôt dix ans que dure l’engagement occidental et arabe en Afghanistan. Rédigé par l’eurodéputé italien Pino Arlacchi (Liste di Pietro), il a été amendé sur plusieurs points (notamment pour atténuer le sentiment de défaite) mais il reste un rapport très dur. Nous en avons déjà parlé en détail (1). Et les discussions ont été parfois âpres, certains amendements passant à une très faible majorité. Le rapport pointe du doigt tant  le semi-échec des forces de coalition que l’engagement trop timide et reposant sur des bases erronées des Européens dans la formation des policiers. Là encore, il recommande « instamment » à la haute représentante et aux Etats membres de changer leur stratégie. En accentuant certains aspects, en renforçant les moyens. Et en mettant en place une mission « Justice ».

Changer de stratégie

De façon générale, la « présence de la coalition est de plus en plus perçue comme une occupation par la population », avertissent les députés. Et « aucune fin évidente ne se profile à l’horizon en Afghanistan, avec une coalition de forces internationales en place mais incapable de défaire les talibans et les autres insurgés et un mouvement d’insurrection et des talibans incapables de prendre le dessus sur ces forces militaires ». Une impasse dont est responsable, dans une large part, la coalition par ses « erreurs d’appréciation, au départ, des forces de coalition ». « La présence des Talibans a été sous-estimée, la capacité du gouvernement Karzai surestimée et peu d’attention ont été consacrées à rebâtir et développer le pays » précisent-ils.

Le Parlement prône ainsi une approche, plus équilibrée, en matière civile et militaire est nécessaire. Les Européens, et leurs alliés doivent prendre conscience de la continuelle détérioration de la situation socio-économique et de la sécurité dans le pays, et comprendre la nécessité d’impliquer pleinement les Afghans dans ce qu’on pourrait appeler une stratégie de sortie (même si le nom n’est pas prononcé).

La mission Eupol critiquée mais sauvegardée

Alors que la première mouture du rapport demandait la suppression de la mission de police de l’Union européenne et sa fusion avec celle de l’OTAN, cette mention a été retirée. Un point important. Car le Parlement européen était là dans l’exercice de ses pleins pouvoirs. On l’oublie trop souvent : les missions civiles de défense sont financées essentiellement par le budget communautaire donc en codécision.

Le Parlement européen reste très critique sur cette mission Eupol remarquant « l’imprécision flagrante (de son) mandat », la « faiblesse des résultats qu’elle a atteints à ce jour », le fait qu’elle « ne dispose pas encore, trois ans après son déploiement, de trois-quarts de son effectif autorisé ». Il propose qu’un programme de formation « à grande échelle de la police soit lancé par la mission EUPOL, l’OTAN et la FIAS, qui s’adresserait, comme convenu avec le gouvernement afghan, aux unités de la police nationale, ce qui permettrait d’éliminer les doublons, le gaspillage et la fragmentation ».

L’engagement de l’Union européenne et de ses États membres en faveur de la création d’une force de police afghane professionnelle risque d’être compromis par la prédominance de pratiques telles que l’approche ultra-rapide (enquêtes de sécurité insuffisantes lors du recrutement, six semaines de formation sans support écrit du fait de l’analphabétisme des participants, entraînement minimum sur le terrain, après quoi les recrues reçoivent un insigne, un uniforme et une arme et sont envoyées en patrouille) mise en œuvre par quelques grandes entreprises de sécurité américaines.

Les missions de formation de la police devraient non seulement porter sur les aspects techniques – estime-t-il – mais aussi assurer l’alphabétisation des recrues et délivrer à celles-ci une connaissance élémentaire du droit national et du droit international.

Les recommandations du Parlement

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Voir la suite de l'article : http://www.bruxelles2.eu/orient-asie/orient-afghanistan-pakistan/le-parlement-veut-muscler-la-mission-eupol-afghanistan-et-creer-une-mission-eujust.html

 

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