Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 11:12

Au sein de l'Union européenne comme au sein de ses Etats-membres, le changement c'est souvent pour plus tard !

Mises à part les réformes nombreuses, encore inachevées, qui ont trait à l'Union économique et monétaire, sous l'empire de l'urgence née d'une succession de crises prévisible, et même parfois prévues par les gens sérieux, mais non anticipées ... , où avez-vous observé la marque d'un changement !

Le bateau ivre européen poursuit inexorablement ses fuites en avant dans des domaines comme l'élargissement, la politique de voisinage, le commerce international, l'agenda transatlantique, sans disposer d'une vision claire de ses intérêts les plus stratégiques partageable et endossable par la majorité des citoyens européens et des agents économiques et sociaux européens ! 

S'agissant des dirigeants qui accaparent les postes de responsabilité ici ou là, à peu de cas près, que constate-t-on ? 

On prend les mêmes et on continue ...

S'il est urgent de repenser et de refonder l'Union européenne, il est tout aussi urgent d'en renouveler les dirigeants, tout autant que de ces cercles, souvent occultes, qui influent, ouvertement ou non, sur le cours des évènements !  

Prévoir, et mieux encore, préparer l'avenir exige un véritable raffraichissement des élites en responsabilité ! Il y a va de la survie de nos démocraties malades de leur sclérose idéologique et technocratique ! 

Changeons de générations ! Changeons de modèle démocratique !  

« Aucun problème ne peut être résolu sans changer l’état d’esprit qui l’a engendré »  

« Pour qu’on ne puisse pas abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». (Montesquieu)  

  "Nous avons besoin d’hommes capables d’imaginer ce qui n’a jamais existé "  

« Vous ne sauriez croire avec quelle facilité l’impossible se fait dès qu’il est nécessaire » (Anatole France)

 

Repost 0
23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:54

L'office statistique de l'Union européenne, Eurostat, va augmenter de 2,4 % le produit intérieur brut (PIB) lors du changement de la norme comptable en septembre.

La Commission européenne a annoncé le 16 janvier 2014 que toutes les données relatives au PIB, passées et futures, allaient être modifiées par l'adoption de nouvelles normes comptables. 

Le passage de l'ancien système européen des comptes (SEC) de 1995 à la version de 2010 s'inscrit dans le cadre d'une décision internationale appelée « système de comptabilité nationale 2008 ». Les États-Unis l'ont déjà mis en place en août dernier.

« L'impact moyen pondéré des changements méthodologiques sur le PIB engendrera une augmentation de 2,4 % du PIB, dont 1,9 % (environ 80 % de l'impact total) provient de la comptabilisation de la recherche et du développement », indique la Commission européenne dans un communiqué.

« Le reste de l'impact [engendré par le changement] méthodologique s'explique par différents facteurs, dont le principal est la comptabilisation des dépenses militaires qui représente 0,1 %. »

Selon le communiqué, le nouveau système a entraîné une hausse de 3,5 % du PIB entre 2010 et 2012 aux États-Unis, dont 2,5 % grâce à la capitalisation de la recherche et du développement.

Avec le système européen des comptes de 2010, la recherche et le développement seront calculés comme un investissement et non plus comme des dépenses courantes. Les dépenses dans les systèmes d'armes seront également considérées comme un investissement.

Ce changement aura une incidence sur le système d'imposition des retraites, les assurances et les produits exportés destinés à la transformation, peut-on lire dans le communiqué.

D'après un tableau présenté dans le document, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Roumanie enregistreraient une hausse entre 0 et 1 % du PIB, à la suite de ces changements.

La Finlande et la Suède devraient bénéficier des plus fortes montées : entre + 4  et + 5 %. Viennent ensuite l'Autriche, les Pays-Bas et le Royaume-Uni avec une hausse de 3 ou 4 %. L'Allemagne, la Belgique, la France et le Danemark devraient, quant à eux, enregistrer une augmentation de 2 ou 3 % du PIB.

« Le nombre de 2,4 % représente une estimation approximative de la hausse du niveau du PIB, qui affectera grosso modo toutes les années », a déclaré Louise Corselli d'Eurostat.

« En d'autres termes, toutes les données relatives au PIB des dernières années [et probablement celles des années à venir] augmenteront plus ou moins dans les mêmes proportions », a-t-elle ajouté.

« En fin de compte, cela signifie que les variations entre les années successives ne seront que très peu modifiées. Il est à noter que les 2,4 % ne font pas référence à la zone euro, mais à la moyenne pondérée des données disponibles des États membres a-t-elle conclu.

Source : http://www.euractiv.fr/services-financiers/une-nouvelle-norme-comptable-aug-news-532847?utm_source=EurActiv%20Newsletter&utm_campaign=ecc9033fbe-newsletter_dernieres_infos&utm_medium=email&utm_term=0_da6c5d4235-ecc9033fbe-55414033

NB : Plusieurs états membres disposent déjà d'un site d'information sur SEC 2010 (La France, pas encore).

Pour en savoir plus, consulter :

A LIRE AUSSI

Repost 0
23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 10:15

ue crise merkel

 

La crise de l’Europe, ce n’est pas seulement la croissance en berne, la dette publique qui explose, le chômage de masse au sud, les déséquilibres entre une Allemagne qui accumule les excédents et les autres les déficits. La crise de l’Europe touche à l’idée même de construction européenne. C’est une crise politique, existentielle, qui vient de la superposition de trois modèles, trois visions de l’Union qui désormais ne peuvent plus cohabiter. Le modèle d’origine était celui de la France, qui y voyait le moyen de perpétuer ses ambitions et d’assurer la paix sur un continent ravagé par les guerres. Si les tenants de cette « Europe à la française » hésitaient entre l’approche fédérale ou la confédération d’États-nations, tous la concevaient comme une puissance face aux empires américain et soviétique. Les Français ne se sont jamais résignés à abandonner cette idée. Or, la chute du mur de Berlin a modifié radicalement les rapports de force.

[...]

 

*Photo: umaka09.

  1. Élaborée dans l’entre-deux guerres, cette doctrine s’appuie sur une conviction éthique, voire religieuse : «Enfant de Dieu, créé à son image, l’homme doit être profondément libre. Libre de créer, libre d’entreprendre, libre de choisir ses clients, libre de choisir les produits qu’il consomme. Enfant de Dieu, il doit aussi utiliser cette liberté au service du bien commun.» (La Cité humaine, Wilhelm Röpke)

Voir la suite de cet article : http://www.causeur.fr/leurope-a-besoin-dune-pause,25943

Repost 0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 18:44

Le groupe aérospatial européen Airbus, l’un des plus grands employeurs britanniques, a mis en garde contre une éventuelle sortie du pays de l’UE. Selon cette entreprise, les avantages économiques de ce scénario restent encore à prouver.

L’article complet est disponible en anglais : English

Source : http://www.euractiv.fr/uk-europe/les-grandes-entreprises-europeen-news-532954

Commentaires : S'inquiète-t-il aussi de la perte de performance de l'Union en raison du comportement du gouvernement et dese milieux d'affaires britanniques à l'égard de l'UEM ? Apparemment, pas vraiment !

Repost 0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 18:04

Comme le confirme l'accord du Conseil relatif aux ressources propres de l'UE pour la période 2014-2020, le Royaume-Uni continuera de bénéficier du régime spécial dont il bénéficiait déjà au cors de la période précédente. (cf. Council agrees on own resources package (Brussels, 22 January 2014))

 Les lecteurs attentifs de Regards-citoyens.com ou d'Euractiv.fr auront pu voir se dérouler la stratégie mise en oeuvre par lkes dirigeants britanniques depuis le début des négociations du cadre financier pluriannuel de l'Union pour la nouvelle période :

 - tout d'abord, annonce d'un vaste exercice d'audit de l'impact des compétences actuelles de l'UE sur les performances du Royaume-Uni ;

 - ensuite, annonce de la tenue probable en 2015 d'un référendum sur la poursuite de l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne ;

 - enfin piqûre de rappel, quelques jours avant la tenue de la réunion conclusive du Conseil à l'égard de la décision 'ressources propres' évoquée plus haut, George Osborne, ministre des Finances britanniques, et proche allié de David Cameron, met en garde l'UE dans un discours où il exige une révision des traités européens pour éviter le naufrage économique, tout en confirmant la volonté des Tories d’organiser ensuite un référendum sur le maintien ou non du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne.    

Le chancelier [de l'Échiquier] insiste sur le fait que  le Royaume-Uni veut rester au sein de l'UE mais que les réformes et révisions de l'Union européenne sont nécessaires pour à la fois maintenir l'adhésion du Royaume-Uni et éviter la crise et le déclin économiques actuels.

« Notre volonté est claire : mener cette réforme et après laisser le peuple décider, » déclarera George Osborne selon les extraits de son discours publiés par son cabinet.

« C'est le statu quo qui condamne les peuples de l'Europe à la crise économique actuelle et à son déclin continu. Et donc, un simple choix se pose à l'Europe : réformer ou sombrer. »

Le résultat ne s'est pas fait attendre !

Il a été non seulement payant, au sens figuré, pour le Royaume-Uni, probablement le plus mauvais élève de la classe des potaches européens, toujours insaisissable bien que prévisible mais toujours vainqueur in fine, mais plus encore, au sens propre pour les nations qui se voient ainsi contraintes d'augmenter leurs contributions pour compenser ce que l'on a pris pour habitude d'appeler "le chèque britannique" (comprendre par là, le chèque établi au profit des Britanniques).

Et dire que même des entreprises européennes comme Airbus, cette entreprise qui tire chaque jour un bénéfice considérable de l'action de l'Union et de ses princiupaux actionnaires que sont l'Allemagne et la France, tout en continuant de favoriser le recours au dollar en lieu et place de l'euro pour sa politique commerciale, plaident en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union !

Cherchez l'erreur !

Les dirigeants européens pourraient-ils enfin cesser de céder à toutes les exigences d'un gouvernement britannique des plus eurosceptique ?

 

Repost 0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 17:52

The Permanent Representatives Committee1 today reached a political agreement on the three legislative acts forming the own resources package related to the EU's multiannual financial framework (MFF) 2014-2020, on the basis of a compromise proposal of the Hellenic presidency.  

Own resources constitute the EU revenue, which has to completely cover EU expenditure.  

The three legislative acts on own resources constitute one of the three parts of the MFF package, the other two being the MFF regulation (adopted by the Council on 2 December 2013) and the about 70 sector-specific acts the majority of which have been adopted by the end of last year.  

The political agreement on own resources reached today translates the European Council conclusions of 8 February 2013 into legal terms.  

As under the MFF covering the period 2007-2013, the own resources rules for the 2014-2020 period provide for the following types of own resources:  

 – traditional own resources (i.e. mainly customs duties and sugar levies);  

 – own resources based on the value added tax (VAT);  

 – own resources based on the Gross National Income (GNI); it is used to fund the part of the EU budget which is not covered by other own resources, with the aim of balancing EU revenue with expenditure.2

The UK correction and the corrections on the UK correction are maintained. 

A reduced VAT call rate of 0.15% (rather than 0.30%) will apply, for 2014-2020 only, to Germany, the Netherlands and Sweden.  

Denmark, the Netherlands and Sweden will benefit from reductions of their annual GNIbased payments for the period 2014-2020 of EUR 130 million, EUR 695 million and EUR 185 million respectively. The Austrian annual GNI contribution will be reduced by EUR   30 million in 2014, EUR 20 million in 2015 and EUR 10 million in 2016.   Member states will be allowed to retain only 20% (instead of 25%) of the traditional own resources to cover their collection costs.    

Rules of adoption

In order to enter into force the three acts have to be adopted according to different rules, depending on the legislative act :

  – the main legislative act on the revenue side, the own resources decision, must be adopted by the Council by unanimity after having consulted the European Parliament. In addition, the decision must be approved by the member states in accordance with their respective constitutional requirements (in most cases: ratified by their national parliaments);  

  – the regulation laying down implementing rules on own resources must be adopted by the Council by qualified majority, after having received the European Parliament's consent;  

  – the regulation on how to make the traditional, VAT and GNI-based own resources available must be adopted by the Council by qualified majority after having consulted the European Parliament.  

Next steps    

The three legislative acts will now be revised by the legal-linguists. The Council will then ask the European Parliament to give its consent to the implementing regulation and expects the European Parliament's opinion on the own resources decision and the "making available" regulation. Once the European Parliament has given its consent and its opinions the Council will formally adopt the three legislative acts. This will be followed by the member states' approval of the own resources decision.  

As for previous MFF periods, the new own resources rules will enter into force retroactively on 1 January 2014.  

1 The Permanent Representatives Committee is composed of the ambassadors of the28 EU member states. Its role is to prepare decisions of the Council.  

2 It should be noted that also other sources of revenue exist, such as taxes on EU staff salaries, contributions from non-EU countries to certain programmes and fines on companies for breaching competition laws.  

Repost 0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 13:48

La Serbie vient officiellement de commencer ses négociations d'adhésion avec l'UE le 21 janvier. Mais la question des relations avec le Kosovo et la faible volonté citoyenne de rejoindre l'UE pèse sur le processus d'adhésion.

Le processus d'adhésion est en marche pour la Serbie, mais ne réjouit par particulièrement les citoyens du pays. « La Serbie deviendra le prochain État membre de l'Union européenne, » a affirmé, Ivica Dačić, le premier ministre serbe, à l'occasion du lancement officiel des négociations d'adhésion.

« Événement le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale » en Serbie, le chemin de l'adhésion à l'UE ne sera pas simple pour autant. 

Le peuple serbe sceptique

L'adhésion de la Serbie à l'UE devra en premier lieu faire l'objet d'un référendum auprès des citoyens serbes, qui sont pour l'heure seulement 36 % à penser que rejoindre l'UE serait une bonne chose.

Il s'agit du taux le plus faible jamais connu dans un pays candidat, selon un sondage de l'Eurobaromètre de novembre 2013, à l'exception de l'Islande, qui a d'ailleur stoppé ses négociations avec l'UE l'été dernier. 

Les eurosceptiques du Parti démocratique de Serbie, dirigé par l'ancien premier ministre Vojislav Koštunica s'oppose à une adhésion à l'UE, à l'OTAN, à l'accord avec le Kosovo et réclame un référendum en 2015 sur la question de l'adhésion à l'UE.

Selon Vojislav Koštunica, l'adhésion à l'UE ne fera qu'aggraver la situation de son pays. « On ne peut regarder ça passivement, » s'est-il agacé.

La reconnaissance de l’indépendance de Kosovo 

Le peu d'enthousiamse des Serbes n'est cependant pas le premier obstacle auquel sera confonté le pays, puisque L’examen analytique de l’acquis communautaire commence dès le 22 janvier 2014).

Le chapitre 35, consacré à la normalisation des relations entre Belgrade et Pristina, sera l'un des premiers à être ouverts.

Normalement réservé à la rubrique « autres questions » et abordé à la toute fin du processus de négociation, le chapitre 35 sera cette fois-ci crucial dans le processus d'adhésion de la Serbie. En effet, les relations avec l'ancienne province sécessionniste représentent l'une des problématiques politiques les plus délicates de la Serbie.

Le Kosovo a déclaré son indépendance en 2008. Il est depuis reconnu par la majeure partie de la communauté internationale, mais pas par Belgrade.

Le chapitre 35 se fonde sur un accord historique conclu entre Pristina et Belgrade le 19 avril 2013.

Tanja Miščević, en tant que négociatrice en chef de la Serbie, reconnaît que « le chapitre 35 représente un défi à la fois pour la Serbie et pour la Commission européenne, car il s’agit d’une véritable nouveauté » dans le processus de négociation d'adhésion.

En décembre dernier, les chefs d'État et de gouvernement ont conclu, après examen du cadre de négociations de l'UE, que les deux parties devaient trouver « un accord légalement contraignant sur la normalisation complète des relations [avec le Kosovo] avant que la Serbie ne devienne membre de l'UE. »

Ivica Dačić, même s'il ne peut parler au nom de l'UE, a déclaré que cette formulation portait à confusion.

« Personne ne sait vraiment ce que cela signifie. Étant donné qu'il existe différentes approches sur la question du statut du Kosovo au sein de l'UE, à l'heure actuelle il n'y a aucune volonté de changer notre position sur le statut du Kosovo, » a-t-il déclaré.

Certaines sources européennes expliquent que la reconnaissance du Kosovo n'est, et ne sera certainement jamais, une condition formelle dans les négociations. Elles ajoutent néanmoins qu’il est « évident que l’on s’attende à ce que la normalisation du processus aboutisse à terme à la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par la Serbie. Les États membres espèrent que ce sera fait sans qu’ils aient à le demander ».

La question pourrait néanmoins être soulevée à la toute fin du processus d'adhésion d'une manière plus franche, selon les mêmes sources. « Dans tous les cas, il revient à l'élite politique de préparer l'opinion publique. »

L'UE a retenu les leçons du passé

En plus du chapitre 35, la Serbie doit respecter d'autres nouvelles procédures dans le cadre du processus d'élargissement.

L'UE est en train de tirer les leçons des erreurs commises lors des élargissements antérieurs et les nouveaux candidats doivent maintenant commencer le processus par les chapitres les plus difficiles: le chapitre 23 sur l'appareil judiciaire et les droits fondamentaux ainsi que le chapitre 24 sur la justice, la liberté et la sécurité.

Une façon pour l'UE d'obtenir des résultats positifs sur le terrain « le plus rapidement possible », a expliqué Štefan Füle, commissaire à l'Élargissement. Il a ajouté que la Serbie aurait à suivre un processus « exigeant » certes, mais « juste ».

Alors que tous les regards sont rivés sur le processus d'évaluation, Štefan Füle n'exclut pas l'ouverture de chapitres lors du premier semestre de cette année, sous la présidence grecque du Conseil de l’UE.

« L'accent principal sera mis en 2014 sur les préparatifs pour l'ouverture des chapitres 23 et 24. Nous pourrions nous appuyer sur l’analyse de ces deux chapitres et nous serons capables de faire parvenir le rapport aux autorités en quelques semaines... [Nous espérons y arriver] avant la fin de l'année. Plus tôt les négociations sur les chapitres sont ouvertes, plus tôt d'autres chapitres seront ouverts également, » a souligné Štefan Füle.

Le ministre grec des Affaires étrangères, Evangelos Venizelos, a indiqué que la présidence grecque, très favorable à l'entrée de la Serbie, ferait le nécessaire en vue « d'accélérer » le processus. 

Le premier ministre serbe et son vice-premier ministre, Aleksandar Vučić, ont assuré que la Serbie pouvait boucler les négociations d'adhésion en six ans. Ils sont convaincus que le pays entrera dans l'UE en 2020 « en même temps qu'une nouvelle période financière européenne débute».

CONTEXTE : 

L'UE a accordé le statut de pays candidat à la Serbie en mars 2012.

Belgrade et Pristina ont trouvé un accord sous la médiation de l'UE afin de normaliser leurs relations en avril 2013.

L'accord stipule la mise en place d'une association des municipalités serbes et la dissolution des institutions serbes toujours en place au Kosovo.  Des accords ont été conclus dans plusieurs domaines : la libre circulation des personnes et des biens, les cachets de douane, la reconnaissance des diplômes, la gestion intégrée de la frontière dans le nord du Kosovo et la représentation du Kosovo lors de conférences régionales.

PROCHAINES ÉTAPES : 
  • 22 janvier 2014 : examen du chapitre 35
  • Juil. 2014 : le début de la présidence italienne
Repost 0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 12:37

Le lecteur trouvera ci-joint le communiqué de presse relatif à la 3288e session du Conseil 'Affaires étrangères' - qui s'est tenue à Bruxelles, le 20 janvier 2014 (Version provisoire) :  


http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_Data/docs/pressdata/FR/foraff/140741.pdf (FR)  

Repost 0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 11:01

Atlantico : Quel constat en matière d'inégalités de revenu les organisateurs du forum économique mondial dressent-ils et quelles pistes de réflexion avancent-ils ?

Nicolas Goetzmann : Le constat de Davos, appuyé par la recherche effectuée par Oxfam, est que les 85 personnes les plus riches du monde concentrent autant de richesse que les 3.5 milliards de personnes les plus pauvres, soit 50 % de la population mondiale. C’est aussi le constat que la très grande partie des revenus  ont été capté par les 1 % les plus riches depuis 30 ans. Cette situation de concentration extrême est la base de la conclusion de Davos, qui rejoint la déclaration d’Obama « les inégalités sont le plus grand défi de notre temps » ; il s’agit désormais de la priorité des priorités.

Oxfam pointe quelques pistes de réflexion, le démantèlement des paradis fiscaux, lutter contre le pouvoir politique détenu par « les riches » afin de sécuriser leurs revenus, la mise en place de fiscalités progressives à travers le monde etc….

Mais il me semble que cette vision du monde, à travers le prisme des inégalités, est profondément viciée. Car l’objectif ultime est de réduire le niveau de pauvreté, et l’intégralité de ces mesures ne sont pas des réformes permettant de lutter contre la pauvreté, mais de lutter contre les riches. Cela laisse entendre que les pauvres sont les victimes des riches, que les pauvres sont volés. Cela donne une vision figé d’un système qui est dynamique. Et cette vision du monde rate totalement sa cible à mon sens. Elle détourne l’attention des dirigeants pour mettre en  place des mesures qui n’auront que des effets marginaux sur la réduction de la pauvreté. Le constat est réel, la vision est imparfaite.

Quand il est question d'inégalités, de quoi parle-t-on au juste ? Toutes les inégalités doivent-elles être considérées sur le même plan ? Certaines sont-elles plus dangereuses que d'autres ? Que disent les dernières théories disponibles et étayées sur la nature des inégalités et les risques qu'elles représentent ?

Nicolas Goetzmann : Le risque principal est celui de la cohésion sociale, un monde injuste et profondément inégal est un monde instable par nature. Il est évident que le processus en cours depuis 30 ans n’est pas soutenable. Le risque secondaire qui est pointé régulièrement est le poids que représentent ces inégalités sur la croissance. Mais à mon sens, nous touchons ici un point sensible. C’est précisément la trop faible croissance qui est à l’origine des inégalités et non l’inverse.

Selon Oxfam, aux Etats Unis « les 1 % les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90 % les moins riches se sont appauvris ».

Deux phénomènes peuvent expliquer ce processus, dont le plus important ne fait pas réellement débat : l’adoption par la majorité des grandes économies de politiques à tendance désinflationniste, c’est-à-dire ayant pour objectif de contenir les salaires afin de lutter contre l’inflation. Si notre but en 1980 a été de contenir les salaires, il est un peu étonnant de se réveiller aujourd’hui pour dénoncer les inégalités. Mais la fin des années 70 n’est pas un point de départ satisfaisant, car justement l’inflation était forte et la part des salaires dans les revenus rendait la croissance non soutenable pour le capital. L’exact opposé de la situation actuelle. Nous n’avons pas encore trouvé le juste milieu, mais la réflexion universitaire est en train d’assimiler cette situation. Le vent tourne. Le second point touche à la fiscalité. En France, par exemple, le niveau d’inégalités est contenu par un niveau important de redistribution, mais qui a également pour conséquence de freiner la croissance. Le résultat est que nous avons moins de riches, mais nous n’avons pas moins de pauvres, et que notre revenu par habitant est plus faible qu’aux Etats Unis alors qu’il était comparable voici 30 ans.

Que sait-on des mécanismes à l'origine des inégalités ?

Nicolas Goetzmann : Je reprends et je cite Steve Waldman « Ce qui est immoral c’est de cacher ce qui peut être démontré comme étant le plus grand programme d’assurance sociale derrière la phrase technocratique de “stabilité des prix”. C’est un schéma qui force les membres les plus précaires de notre société à assurer le pouvoir d’achat des plus sécurisés, et ce, sans aucune limite ou  même comptabilité de l’échelle de ce transfert ». Voici en résumé la conséquence d’un système de pure stabilité des prix, c’est-à-dire de notre système monétaire, sans aucune considération pour l’emploi. Si une crise survient, il ne faut surtout pas d’inflation, donc nous aurons plus de chômeurs. C’est une préférence, un choix, inacceptable. Ce choix n’était pas délibéré au moment où il a été fait, mais il devient insupportable de le laisser en place encore aujourd’hui où ses conséquences ne font plus de doute. Il s’agit du grand combat des années à venir pour les banques centrales. 

Comment la situation a-t-elle évolué ces dernières années sur le front des inégalités (creusement ou amélioration) ? Et sous quelles impulsions ?

Nicolas Goetzmann : Le processus est complexe en ceci que les inégalités mondiales se réduisent alors que les inégalités locales s’aggravent. Je m’explique. Un détenteur de capitaux aux Etats-Unis peut faire le choix d’investir en Chine et d’y monter des usines. Le paysan chinois va trouver un emploi dans cette usine et son niveau de revenus va progresser. Le détenteur de capitaux américain s’enrichit, l’ouvrier chinois sort de la pauvreté et l’ouvrier américain se retrouve au chômage. Globalement les inégalités se réduisent car le plus pauvre améliore sa condition, mais au niveau local américain, les inégalités se creusent. Mais on ne peut pas oublier non plus que 700 millions de chinois sont sortis du seuil d’extrême pauvreté au cours des 15 dernières années.

La mondialisation permet ce phénomène car les capitaux sont d’une parfaite mobilité, le travail, non.

Ce sont les personnes les moins qualifiées qui sont les premières victimes de ce phénomène. Voilà pourquoi le niveau d’éducation, de formation joue un rôle majeur dans le processus.

En 2000, l'ONU a fixé 8 Objectifs du millénaire pour le développement. Où en sommes-nous ? Qu'est-ce qui a fonctionné, qu'est-ce qui ne fonctionne pas, et pourquoi ?

François Bourguignon : Dans les objectifs du Millénaire, le premier d'entre eux, qui était de diviser par deux la pauvreté d'ici à 2015, a été une réussite totale dans la mesure où la pauvreté mondiale évaluée par les Nations Unies l'a d'ores et déjà été de plus de moitié. Cependant, cette réussite est dans une large mesure due à un seul pays dans le monde, la Chine. Sur la diminution de 700 millions de pauvres en 20 ans, presque 500 millions sont essentiellement dus à la Chine ! La pauvreté reste donc un problème majeur dans la péninsule indienne et dans les pays africains. Et avec les taux de croissance actuels, à l'horizon 2030 - 2040, la pauvreté dans le monde sera de plus en plus un problème africain. On peut donc dire que ces objectifs ont été atteint de façon déséquilibrée.

En ce qui concerne les autres objectifs, en matière d'éducation notamment, des progrès significatifs ont là aussi été constatés. Cependant, les objectifs définissaient des buts en termes de scolarisation, mais pas de résultats. Les performances de lecture, de compréhension ou de calcul restent donc encore médiocres dans beaucoup de pays, là encore souvent africains. Peut-être ces objectifs ont-ils été trop modestes. En matière de santé enfin, les résultats semblent encore loin du compte.

Tout cela monte qu'un progrès a été réalisé dans la répartition des niveaux de vie au niveau mondial, dans une large mesure lié aux performances des pays émergents. Mais subsistent encore néanmoins d'importantes inégalités. Il reste encore énormément à faire.

Quels enseignements peut-on tirer de cette expérience en matière d'efficacité des politiques déployées ? Aide au développement, micro-crédit, marché... quelles solutions ont fait leurs preuves ?

Nicolas Goetzmann : La solution c’est la croissance, le plein emploi. Les inégalités seront toujours présentes, mais c’est le seul moyen de faire progresser le niveau de revenus des plus fragiles. Du moins, c’est le moyen le plus efficace, et de loin.

François Bourguignon : Les mauvais résultats découlent souvent d'un manque d'infrastructure, en matière de santé ou d'éducation notamment, dans de nombreux pays, ainsi que de problèmes de gouvernance, de corruption ou d'inefficacité des services publics. Par ailleurs, au début des années 2000, la croissance dans beaucoup de ces pays-là était insuffisante. Elle s'est accélérée de façon important à partir des années 2004 - 2005, notamment sous l'effet de l'augmentation de la valeur des matières premières. Mais cette croissance ne s'est pas nécessairement traduite en une diminution aussi rapide de la pauvreté. Les gouvernements de ces pays n'ont donc pas été capables de transformer les aides reçues ou les revenus additionnels issus de leurs ressources naturelles en des gains pour la partie la plus pauvre de leur population.


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/milliardaires-et-puissants-davos-au-chevet-inegalites-au-moment-ou-elles-ont-jamais-autant-diminue-batailles-deja-gagnees-et-cel-960529.html#uQCav1jrX78A4bSV.99

Les inégalités de revenus constituent le risque économique le plus probable et l'un des plus préoccupants des dix prochaines années, selon le Forum économique mondial de Davos qui s'ouvre aujourd'hui. Un mal difficile à combattre, étant donné la multitude de facteurs qui le sous-tendent.

Atlantico : Quel constat en matière d'inégalités de revenu les organisateurs du forum économique mondial dressent-ils et quelles pistes de réflexion avancent-ils ?

Nicolas Goetzmann : Le constat de Davos, appuyé par la recherche effectuée par Oxfam, est que les 85 personnes les plus riches du monde concentrent autant de richesse que les 3.5 milliards de personnes les plus pauvres, soit 50 % de la population mondiale. C’est aussi le constat que la très grande partie des revenus  ont été capté par les 1 % les plus riches depuis 30 ans. Cette situation de concentration extrême est la base de la conclusion de Davos, qui rejoint la déclaration d’Obama « les inégalités sont le plus grand défi de notre temps » ; il s’agit désormais de la priorité des priorités.

Oxfam pointe quelques pistes de réflexion, le démantèlement des paradis fiscaux, lutter contre le pouvoir politique détenu par « les riches » afin de sécuriser leurs revenus, la mise en place de fiscalités progressives à travers le monde etc….

Mais il me semble que cette vision du monde, à travers le prisme des inégalités, est profondément viciée. Carl’objectif ultime est de réduire le niveau de pauvreté, et l’intégralité de ces mesures ne sont pas des réformes permettant de lutter contre la pauvreté, mais de lutter contre les riches. Cela laisse entendre que les pauvres sont les victimes des riches, que les pauvres sont volés. Cela donne une vision figé d’un système qui est dynamique. Et cette vision du monde rate totalement sa cible à mon sens. Elle détourne l’attention des dirigeants pour mettre en  place des mesures qui n’auront que des effets marginaux sur la réduction de la pauvreté. Le constat est réel, la vision est imparfaite.

Quand il est question d'inégalités, de quoi parle-t-on au juste ? Toutes les inégalités doivent-elles être considérées sur le même plan ? Certaines sont-elles plus dangereuses que d'autres ? Que disent les dernières théories disponibles et étayées sur la nature des inégalités et les risques qu'elles représentent ?

Nicolas Goetzmann : Le risque principal est celui de la cohésion sociale, un monde injuste et profondément inégal est un monde instable par nature. Il est évident que le processus en cours depuis 30 ans n’est pas soutenable. Le risque secondaire qui est pointé régulièrement est le poids que représentent ces inégalités sur la croissance. Mais à mon sens, nous touchons ici un point sensible. C’est précisément la trop faible croissance qui est à l’origine des inégalités et non l’inverse.

Selon Oxfam, aux Etats Unis « les 1 % les plus riches ont confisqué 95 % de la croissance post-crise financière depuis 2009, tandis que les 90 % les moins riches se sont appauvris ».

Deux phénomènes peuvent expliquer ce processus, dont le plus important ne fait pas réellement débat : l’adoption par la majorité des grandes économies de politiques à tendance désinflationniste, c’est-à-dire ayant pour objectif de contenir les salaires afin de lutter contre l’inflation. Si notre but en 1980 a été de contenir les salaires, il est un peu étonnant de se réveiller aujourd’hui pour dénoncer les inégalités. Mais la fin des années 70 n’est pas un point de départ satisfaisant, car justement l’inflation était forte et la part des salaires dans les revenus rendait la croissance non soutenable pour le capital. L’exact opposé de la situation actuelle. Nous n’avons pas encore trouvé le juste milieu, mais la réflexion universitaire est en train d’assimiler cette situation. Le vent tourne. Le second point touche à la fiscalité. En France, par exemple, le niveau d’inégalités est contenu par un niveau important de redistribution, mais qui a également pour conséquence de freiner la croissance. Le résultat est que nous avons moins de riches, mais nous n’avons pas moins de pauvres, et que notre revenu par habitant est plus faible qu’aux Etats Unis alors qu’il était comparable voici 30 ans.

Que sait-on des mécanismes à l'origine des inégalités ?

Nicolas Goetzmann : Je reprends et je cite Steve Waldman « Ce qui est immoral c’est de cacher ce qui peut être démontré comme étant le plus grand programme d’assurance sociale derrière la phrase technocratique de “stabilité des prix”. C’est un schéma qui force les membres les plus précaires de notre société à assurer le pouvoir d’achat des plus sécurisés, et ce, sans aucune limite ou  même comptabilité de l’échelle de ce transfert ». Voici en résumé la conséquence d’un système de pure stabilité des prix, c’est-à-dire de notre système monétaire, sans aucune considération pour l’emploi. Si une crise survient, il ne faut surtout pas d’inflation, donc nous aurons plus de chômeurs. C’est une préférence, un choix, inacceptable. Ce choix n’était pas délibéré au moment où il a été fait, mais il devient insupportable de le laisser en place encore aujourd’hui où ses conséquences ne font plus de doute. Il s’agit du grand combat des années à venir pour les banques centrales.

Comment la situation a-t-elle évolué ces dernières années sur le front des inégalités (creusement ou amélioration) ? Et sous quelles impulsions ?

Nicolas Goetzmann : Le processus est complexe en ceci que les inégalités mondiales se réduisent alors que les inégalités locales s’aggravent. Je m’explique. Un détenteur de capitaux aux Etats-Unis peut faire le choix d’investir en Chine et d’y monter des usines. Le paysan chinois va trouver un emploi dans cette usine et son niveau de revenus va progresser. Le détenteur de capitaux américain s’enrichit, l’ouvrier chinois sort de la pauvreté et l’ouvrier américain se retrouve au chômage. Globalement les inégalités se réduisent car le plus pauvre améliore sa condition, mais au niveau local américain, les inégalités se creusent. Mais on ne peut pas oublier non plus que 700 millions de chinois sont sortis du seuil d’extrême pauvreté au cours des 15 dernières années.

La mondialisation permet ce phénomène car les capitaux sont d’une parfaite mobilité, le travail, non.

Ce sont les personnes les moins qualifiées qui sont les premières victimes de ce phénomène. Voilà pourquoi le niveau d’éducation, de formation joue un rôle majeur dans le processus.

En 2000, l'ONU a fixé 8 Objectifs du millénaire pour le développement. Où en sommes-nous ? Qu'est-ce qui a fonctionné, qu'est-ce qui ne fonctionne pas, et pourquoi ?

François Bourguignon : Dans les objectifs du Millénaire, le premier d'entre eux, qui était de diviser par deux la pauvreté d'ici à 2015, a été une réussite totale dans la mesure où la pauvreté mondiale évaluée par les Nations Unies l'a d'ores et déjà été de plus de moitié. Cependant, cette réussite est dans une large mesure due à un seul pays dans le monde, la Chine. Sur la diminution de 700 millions de pauvres en 20 ans, presque 500 millions sont essentiellement dus à la Chine ! La pauvreté reste donc un problème majeur dans la péninsule indienne et dans les pays africains. Et avec les taux de croissance actuels, à l'horizon 2030 - 2040, la pauvreté dans le monde sera de plus en plus un problème africain. On peut donc dire que ces objectifs ont été atteint de façon déséquilibrée.

En ce qui concerne les autres objectifs, en matière d'éducation notamment, des progrès significatifs ont là aussi été constatés. Cependant, les objectifs définissaient des buts en termes de scolarisation, mais pas de résultats. Les performances de lecture, de compréhension ou de calcul restent donc encore médiocres dans beaucoup de pays, là encore souvent africains. Peut-être ces objectifs ont-ils été trop modestes. En matière de santé enfin, les résultats semblent encore loin du compte.

Tout cela monte qu'un progrès a été réalisé dans la répartition des niveaux de vie au niveau mondial, dans une large mesure lié aux performances des pays émergents. Mais subsistent encore néanmoins d'importantes inégalités. Il reste encore énormément à faire.

Quels enseignements peut-on tirer de cette expérience en matière d'efficacité des politiques déployées ? Aide au développement, micro-crédit, marché... quelles solutions ont fait leurs preuves ?

Nicolas Goetzmann : La solution c’est la croissance, le plein emploi. Les inégalités seront toujours présentes, mais c’est le seul moyen de faire progresser le niveau de revenus des plus fragiles. Du moins, c’est le moyen le plus efficace, et de loin.

François Bourguignon : Les mauvais résultats découlent souvent d'un manque d'infrastructure, en matière de santé ou d'éducation notamment, dans de nombreux pays, ainsi que de problèmes de gouvernance, de corruption ou d'inefficacité des services publics. Par ailleurs, au début des années 2000, la croissance dans beaucoup de ces pays-là était insuffisante. Elle s'est accélérée de façon important à partir des années 2004 - 2005, notamment sous l'effet de l'augmentation de la valeur des matières premières. Mais cette croissance ne s'est pas nécessairement traduite en une diminution aussi rapide de la pauvreté. Les gouvernements de ces pays n'ont donc pas été capables de transformer les aides reçues ou les revenus additionnels issus de leurs ressources naturelles en des gains pour la partie la plus pauvre de leur population.

.../...

Voir la suite de cet article :
http://www.atlantico.fr/decryptage/milliardaires-et-puissants-davos-au-chevet-inegalites-au-moment-ou-elles-ont-jamais-autant-diminue-batailles-deja-gagnees-et-cel-960529.html#uQCav1jrX78A4bSV.99

Repost 0
22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 09:01

Regards-citoyens.com met à la disposition de ses lecteurs l'« Etude clinique et organisationnelle permettant de définir et de quantifier ce qu’on appelle communément le burn out » réalisée par Technologia (21 janvier 2014)

http://www.appel-burnout.fr/wp-content/uploads/2014/01/Burn-out-Etude-clinique-et-organisationnelle-janvier-20141.pdf

 

Repost 0

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

Recherche

Catégories