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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 20:59

Iran
 
As part of the implementation of the Joint Plan of Action agreed by Iran and the E3/EU+3, which entered into force today, the Council suspended certain EU restrictive measures against Iran for a period of six months. By putting the sanctions relief in place, the EU has implemented its part of the first step towards a comprehensive solution to address concerns about the Iranian nuclear programme. "We aim to start negotiations about a comprehensive solution with Iran in February," said EU High Representative for Foreign Affairs and Security Policy, Catherine Ashton. The suspension took effect today.
 
See press release, factsheet as well as statement by the EU High Representative.              
              
Central African Republic
 
The Council is deeply concerned by the extreme insecurity and instability in the Central African Republic (CAR). It commended the rapid deployment by the African Union of the International Support Mission in the CAR (MISCA) and the support given to it by France's Operation Sangaris. "We've been fully mobilized since the beginning of the crisis to support the efforts of our African partners," Catherine Ashton said after the Council.
 
So as to step up the European involvement in the CAR, the Council gave political approval for a possible EU military operation and approved the related crisis management concept. The operation could contribute to providing a safe and secure environment in the Bangui area, with a view to handing over to the African Union, taking into account UN Security Council resolution 2127. "We'll move forward with operational planning, under our fast track procedures," said the High Representative.
 
A donors conference organized today by the EU and the UN collected € 366 million in pledges for humanitarian aid to the Central African Republic.
 
See Council conclusions and factsheet.
 
Syria
 
Ministers discussed the crisis in Syria and fully supported the peace conference on Syria on 22 January. The Geneva conference should be the first step in a process that will lead to a political solution to the conflict. The Council reiterated that the only solution to the conflict is a genuine political transition, based on the full implementation of the Geneva Communiqué of 30 June 2012, and preserving the sovereignty, independence, unity and territorial integrity of Syria.
See Council conclusions.
              

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 17:34

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d'action conjoint adopté d'un commun accord par l'Iran et l'E3/UE+3, qui entre en vigueur aujourd'hui, le Conseil a suspendu ce jour, pour une période de six mois, certaines mesures restrictives prises par l'UE à l'encontre de l'Iran. En mettant en place ce dispositif d'allègement des sanctions, l'UE a mis en œuvre, pour ce qui la concerne, la première étape vers une solution globale visant à répondre aux préoccupations concernant le programme nucléaire iranien. La première étape pourra être prorogée par consentement mutuel de l'Iran et de l'E3/UE+3.

Par la décision prise ce jour, l'UE a levé l'interdiction de fournir des prestations d'assurance et de transport liées aux ventes de pétrole brut iranien aux clients actuels du pays.

En outre, l'interdiction frappant l'importation, l'achat ou le transport de produits pétrochimiques iraniens et les services connexes a été suspendue.

Afin de permettre le transport du pétrole brut et des produits pétrochimiques iraniens, l'interdiction qui frappait la mise à disposition de navires est elle aussi suspendue.

L'interdiction frappant le commerce de l'or et des métaux précieux avec le gouvernement iranien, ses organismes publics et la Banque centrale d'Iran a également été suspendue. Ainsi que le prévoit le plan d'action conjoint, les seuils d'autorisation en matière de transferts financiers à destination et en provenance de l'Iran ont été multipliés par dix pour faciliter le commerce légitime avec ce pays.

La suspension aura une durée de six mois, pendant lesquels les contrats concernés devront être exécutés.

Les actes juridiques adoptés par le Conseil seront publiés plus tard dans la journée au Journal officiel et entreront en vigueur ce jour.

Les autres sanctions prises par l'UE à l'encontre de l'Iran restent en vigueur. Pour plus de détails sur ces sanctions et les relations entre les deux parties, voir la fiche d'information sur l'Union européenne et l'Iran.

Les sanctions de l'UE s'appliquent sur le territoire de l'UE, à ses ressortissants ainsi qu'aux entités établies selon la législation d'un État membre. Pour en savoir plus, voir la fiche d'information sur les mesures restrictives de l'UE.

Voir également: plan d'action conjoint entre l'E3/UE+3 et l'Iran.
____________________


Cliquez ici pour lire le texte complet

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 14:09

Les 28 ministres des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles, ont donné aujourd’hui le « feu vert » politique à une opération militaire en République centrafricaine (EUFOR RCA Bangui).

Objectif : sécuriser la zone de Bangui

L’opération aura une durée de 4 à 6 mois. L’objectif est de sécuriser la zone de Bangui, d’assurer la protection des civils comme de créer un espace sécurisé pour l’accès des humanitaires. EUFOR Rca Bangui viendra assister les forces de l’Union africaine, voire de l’ONU. La possibilité d’une transformation de la force de l’Union africaine en force des Nations-Unies est évoquée.

Concrètement ils ont approuvé le Concept de gestion de crises (CMC) qui est le premier document de planification politico-militaire au déroulement d’une opération. Il restera ensuite à approuver la décision-cadre qui fixe les contours de l’opération et procède à la nomination du Chef d’opération. Ceci devrait être fait une fois la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU entérinée. Le projet de résolution – selon nos informations – donnera aux Européens un mandat assez semblable à celui donné aux Français (lire sur le Club : l’intervention militaire en Centrafrique autorisée par l’ONU), avec possibilité d’usage de la force (chapitre VII).

Pour en savoir plus : http://www.bruxelles2.eu/zones/tchad-soudan/les-28-decident-du-principe-de-loperation-eufor-rca-bangui.html

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 11:35

Selon le rapport annuel de la Banque mondiale sur les perspectives économiques mondiales, de manière générale, les signes de reprise mondiale se confirment et ceci principalement grâce "au redressement des pays à revenu élevé". Mais la zone euro et la région Mena restent à la traîne. 

Selon la banque, "le taux de croissance du PIB mondial devrait passer de 2,4 % en 2013 à 3,2 %" en 2014, avant de "se stabiliser à 3,4 % en 2015 et à 3,5 % en 2016". 

Dans la zone euro, la croissance devrait être inférieure à la croissance mondiale, à 1,1 %,en 2014 après deux ans de contraction, puis à 1,4 % en 2015 et 1,5 % en 2016. Kaushik Basu, économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale, constate malgré la sortie de la récession de la zone que "les revenus par habitant continuent de baisser dans plusieurs pays"

Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le rapport n'est pas très optimiste : "les troubles politiques en Égypte, l’impasse en Tunisie et l’escalade de la guerre civile en Syrie, avec ses retombées dans des pays voisins tels que le Liban et la Jordanie, ont ralenti l’activité dans les pays importateurs de pétrole", note-t-il. Ainsi, la croissance régionale après avoir reculé de 0,1% en 2013 devrait s'établir à 2,8 % en 2014 avant de passer à 3,3 % en 2015 et à 3,6 % en 2016, "des chiffres bien en dessous du potentiel de la région" regrette la Banque mondiale. 

En savoir plus  

Voir aussi : La Banque mondiale juge fragile la croissance dans les Balkans 

Le climat des affaires s'améliore lentement en Méditerranée 

La Banque mondiale appelle la région MENA à mieux investir

Lire la suite http://www.econostrum.info/La-region-Mena-au-dessous-de-son-potentiel-economique_a17203.html#ixzz2qqaoq2NI 


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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 11:04

Quand il s’exprime sur Israël, David André Belhassen sait de quoi il parle. Ce pays, il lui a donné le meilleur de lui-même, et le pire, comme il dit. Né tunisien, il a d’abord émigré en France avec sa famille quelques années après la fin du protectorat puis s’est installé en Israël. Belhassen, comme beaucoup d’autres Hébreux de la diaspora, avait placé beaucoup d’espoir dans ce pays. C’est peu dire que l’Etat d’Israël l’a déçu. Ses critiques à l’encontre d’un Etat confessionnel qui a échoué à rassembler le peuple hébreu-cananéen n’ont jamais cessé. Ainsi, rares sont ceux qui ont pris le risque ou la peine de parler de son livre Israël, amour et désamour paru aux éditions de la Différence. L’ouvrage mêle le récit autobiographique à la réflexion politique et historique, en prenant parfois des accents pamphlétaires. Il est une voix discordante dans l’interminable « résolution du conflit israélo-palestinien », d’où le silence gêné qui l’accompagne.

S’inscrivant dans le sillage de Yonathan Ratosh dont le mouvement des Jeunes Hébreux avait été taxé par ses détracteurs de « néopaganisme cananéen », Belhassen s’en démarque sur un point. Ratosh voulait créer une nouvelle nation hébreu-cananéenne libérée du judaïsme mais sans se préoccuper de ses racines ethniques, au contraire de Belhassen qui privilégie l’ethnie contre la nation, nation qu’il juge responsable de toutes les guerres modernes.  Belhassen s’appuie également sur les fouilles archéologiques et la recherche génétique pour prouver que « les “Israéliens” hébréophones et les “Palestiniens” arabophones ont une racine ethnique commune : celle de l’ancien peuple hébreu ». Hébreux et Cananéens étant en réalité un même peuple, il appelle donc à la création d’un Etat-Ethnie libéré des religions monothéistes : le Qedem, le Pays du Levant.

Pour lui, le peuple juif et le peuple palestinien sont des inventions sémantiques et historiques. En effet, nombreux furent ceux qui embrassèrent la religion juive au cours de l’histoire. Les Carthaginois phéniciens s’y sont convertis après la chute de Carthage pour ne pas se soumettre aux dieux romains, tandis que ceux qui se proclament Palestiniens aujourd’hui sont pour la plupart des descendants de l’ethnie hébreu-cananéenne convertis à l’Islam, la plupart du temps par la force.  Le Pays du Levant devrait donc réunir ce même peuple hébreu-cananéen en séparant l’Etat de la religion car l’une n’est pas plus légitime que l’autre sur ces terres.

Allant plus loin encore, Belhassen estime que les monothéismes sont responsables de la lutte fratricide en Israël, que l’Islam est l’enfant du Judaïsme et que tous deux mènent les peuples à la catastrophe. Il propose de sortir de cette logique « d’Etats ghettos ». À la suite de Lévi-Strauss, il aurait voulu qu’aucune religion monothéiste n’existât, car il considère que le monothéisme est « le plus grand danger pour l’humanité », ajoutant que « la bataille du XXIe siècle devra être l’antimonothéisme ».

On peut lui opposer que les religions monothéistes ne se sont pas uniquement imposées par la force et que si elles ont su unir les peuples au-delà de leurs spécificités ethniques, c’est sans doute qu’elles portaient un message universel. Les travaux de René Girard sont d’ailleurs tout à fait éclairants quant à ce que la Bible, Ancien et Nouveau Testament, a apporté à l’humanité.

Alors,  que l’Islam, enfant du Judaïsme comme l’affirme Belhassen, ait réussi là où son père a échoué, c’est-à-dire à se transmettre au plus grand nombre possible, c’est indéniable. Qu’il ait su faire, dans les territoires revendiqués par le mouvement palestinien, d’un peuple légitime comme le peuple juif, un peuple de « colons fascistes qui ont volé la terre des Palestiniens et qui entravent le processus de paix », c’est indéniable ; qu’il ait fait de l’Etat d’Israël le parangon de l’oppresseur nazi, c’est également un fait, bien que tout ceci ne soit pas le seul fait de l’Islam. Mais est-ce en prônant un repli ethnique et la fin du monothéisme qu’on échappera à cette vision manichéenne de « la juste cause palestinienne » contre « l’oppresseur israélien » ?

Cette « juste cause palestinienne », en France, c’est en mai 68, remarque Belhassen, à la suite de la guerre des Six-jours de 1967, qu’elle est subitement devenue l’horizon béat d’une jeunesse romantique soucieuse de contester l’oppresseur impérialiste. Les Français reportaient alors sur Israël leur sentiment de culpabilité de puissants et de colonisateurs, établissant un parallèle entre l’empire colonial français et la « colonisation » israélienne. L’empire colonial français achevait sa dislocation. L’Etat d’Israël est de plus en plus contesté parce qu’il a, comme la France, adopté la mauvaise conscience de l’Etat colonisateur.

On peut malheureusement douter qu’en créant ce pays du Levant dont David André Belhassen rêve, « palestinistes et juifs pharisiens », comme il les nomme, parviennent à s’entendre pour célébrer un Etat laïque unifié. Ce serait pourtant la meilleure des solutions. Une solution qui ne passe pas forcément par l’abandon des religions, mais par leur soumission aux lois de l’Etat et par la prise de conscience que le vouloir victimaire n’est qu’une volonté de domination.

Israël, amour et désamour, David André Belhassen,La Différence, 2013.

Source : http://www.causeur.fr/israel-palestine-un-etat-pour-un-seul-peuple,25860

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:33

Le livre, cosigné par l’eurodéputée belge Véronique de Keyser et S. Hessel (celui-ci ayant relu différentes versions, rédigé l’introduction et impulsé la publication), et publié par Fayard, se veut à la fois un témoignage et une analyse de la politique européenne, menée au Moyen-Orient entre 2005 et 2012. Une réflexion sur le comment, le pourquoi, les mécanismes, qui ont mené à la situation actuelle. Au travers d’une description chronologique, les auteurs présentent et expliquent les faits les plus significatifs du processus de paix depuis 2005 (élections 2006, sanctions internationales, opération « Plomb durci », printemps arabe). Ils y incorporent leur analyse et leur critique.

Comme Stéphane Hessel (disparu il y a presqu’un), Veronique De Keyser partage ce sentiment de responsbailité envers la Palestine, mais avec une perspective différente. Autant Hessel centrait ses interrogations sur le droit international, remettant en question les responsabilités dans le conflit israelo-palestinien, autant l’eurodéputée belge, spécialiste du Moyen-Orient chez les Socialistes européens, présente une analyse plus politique. Ayant pris part à différentes missions d’observation des élections palestiniennes et rencontré nombre d’acteurs au Moyen-Orient — de Jimmy Carter à Mahmoud Abbas, de Michel Rocard à Dov Viceglass et Javier Solana, Véronique de Keyser – que B2 a rencontrée (*) – souligne combien « le fil conducteur du livre a été Mahmoud Abbas, personnage peu charismatique, qui a été limité par la communauté internationale mais qui s’est aussi laissé limiter. » Le titre original du livre était d’ailleurs « Abbas, la trahison européenne » ».

Pour eux, l’Union européenne n’a pas été à la hauteur de son statut de défenseur de la démocratie et des attentes du peuple palestinien. Sa politique est décrite comme une « trahison », une « lâcheté »… Les occasions manquées étant trop nombreuses et successives.« L’Europe aurait pu, en tant que soft power, peser sur Israël, pour lever le siège de Gaza, pour geler l’expansion des colonies si elle l’avait voulu. » Au contraire. Sans rehausser le statut de ce pays – gelé formellement depuis l’Opération « Plomb durci » – l’Europe a continué à multiplier ses contrats avec Israël. Malgré tout, De Keyser « refuse de croire qu’il n’y a pas d’espoir ». Les négociations actuelles sont une « ultime chance pour un accord de paix dans les conditions et formats habituels » souligne-t-elle

(*) Interview à paraitre sur B2 Le Club

• Palestine, la trahison européenne, Stéphane Hessel et Véronique De Keyser, Editions Fayard, novembre 2013, 280 p., 18 euros

Cet article a été préalablement publié sur le site Bruxelles2.eu : http://www.bruxelles2.eu/lectures-du-week-end-2/palestine-la-trahison-europeenne-par-v-de-keyser.html

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 10:30

Le lecteur trouvera ci-après le lien du texte du Traité instituant l'Union du Maghreb Arabe : 

http://www.iss.co.za/AF/RegOrg/unity_to_union/pdfs/amu/traite.htm

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 09:55

En surfant sur le web, on se trouve de plus en plus confronté à bon nombre de propos xénophobes, racistes, homophobes, antisémites, etc... sur des forums non modérés et hébergés en France.

Si vous voulez savoir quels pourraient être les recours à votre disposition pour faire cesser ces nuisances :

Diffamation sur Internet : Comment vous défendre dans un cas de diffamation sur Internet     
 http://www.banbanaste-avocats.com

Conseil juridique : Nos avocats répondent à toutes vos questions de droit en ligne
http://www.monjuridique.com

 

 

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 09:38

Le sud du pays est toujours en proie aux violences et des groupes de partisans de Muammar Kadhafi sèment la terreur.

Le fantôme de Kadhafi hante toujours Tripoli. Le Congrès général national, la plus haute autorité en Libye, a décrété l'état d'urgence, samedi 18 janvier, après des heurts dans le sud et des rumeurs sur l'implication de partisans de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi dans des violences.

Le Congrès a pris cette décision au cours d'une séance extraordinaire consacrée à Sebha, a annoncé le chef du gouvernement, Ali Zeidan. es affrontements ont repris samedi dans cette ville du sud de la Libye, lorsque un groupe armé a pris le contrôle d'une base militaire, après plusieurs jours d'une relative accalmie. La semaine dernière, des combats entre des tribus locales y avaient déjà fait une trentaine de morts.

Des milices de partisans de Kadhafi

Des sources locales affirment que le groupe armé est composé de partisans de l'ancien régime, qui tentent de profiter de la sécurité précaire dans la ville. Le porte-parole du ministère de la Défense, Abderrazak al-Chebahi, a annoncé que l'armée traquait les assaillants ayant pris la fuite dans le désert. Abderrazak al-Chebahi a confirmé que ce groupe était composé de partisans de l'ex-dictateur tué en octobre 2011. "Nous les connaissons et nous allons les traquer où qu'ils aillent", a-t-il ajouté.

Un flot de rumeurs circule par ailleurs sur les réseaux sociaux, faisant état de défilés de pro-Kadhafi dans certaines villes à l'ouest de Tripoli. Quelques photos ont été postées sur Facebook, sans qu'il soit possible de les authentifier. Ces rumeurs sont également alimentées par des chaînes de télévision pro-Kadhafi, qui diffusent depuis l'étranger. Ali Zeidan a mis en garde contre la propagation de ces rumeurs qui visent, selon lui, "à provoquer une crise dans le pays".

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 22:05

Pour les trois premières parties de cet article :

 * De la Sécurité nationale dans le Traité de Lisbonne - première partie - (nouvelle édition)

 * De la Sécurité nationale dans le Traité de Lisbonne - deuxième partie - (nouvelle édition)

 * De la Sécurité nationale dans le Traité de Lisbonne - troisième partie - (nouvelle édition)

.../...

Des expérimentations concrètes doivent être rapidement peuvent être entreprises

A l'heure où le Royaume Uni, l'Allemagne et la France s'emploient à renforcer la convergence de leurs doctrines dans les domaines stratégique et sécuritaire, et après que les institutions européennes soient parvenues, non sans difficulté, à établir et à adopter des stratégies européennes communes dans les domaines de la sécurité extérieure et de la sécurité intérieure (cf. La stratégie de sécurité intérieure de l'Union européenne : "Vers un modèle européen de sécurité" ), la Sécurité nationale, par nature transversale et plus globale, apparaît comme le domaine phare vis-à-vis duquel l'ensemble des États membres de l'Union, qu'ils soient ou non membres de l'OTAN et/ou qu'ils soient ou non attachés à leur neutralité dans ces domaines, comme les institutions européennes, peuvent faire la démonstration concrète de leur volonté et de leur capacité communes de devenir tous, à des niveaux, avec des compétences et selon des modalités différenciés, des acteurs responsables et efficaces d'une sécurité européenne pensée et conçue selon la conception englobante de la sécurité nationale défini par les États membres ; et ce, sans pour autant succomber à la double tentation, d'une part, de confondre ce qui relève de la sécurité et ce qui est stratégique, et, d'autre part, de réduire l'action sécuritaire à l'action coercitive et répressive, notamment par la voie militaire.

Dès lors, les États membres pourraient prendre l'initiative de confier à leurs services compétents la responsabilité d'expérimenter ces processus de coordination ou de coopération sur quelques registres pilotes.

Parmi eux, certains apparaissent non seulement indispensables mais prioritaires et urgents dans la perspective de l'élaboration par le Conseil européen des objectifs et intérêts stratégiques de l'Union prévue à l'article 22 TUE, dans la mesure où, conformément aux dispositions de l'article 24 TUE, la compétence de l'Union en matière de PESC couvre l'ensemble des questions relatives à la Sécurité de l'Union :
 
- l'élaboration d'une analyse « eurocentrée » détaillée et partagée des risques, des menaces et des vulnérabilités auxquels il est nécessaire d'apporter des réponses coopératives, conjointes, solidaires, communes ou collectives, aucun des États membres ne pouvant y apporter seul des réponses nationales pertinentes,
 
- l'identification des instruments nécessaires à une évaluation et à une réévaluation systématique de leur niveau de criticité en regard des intérêts essentiels (vitaux, stratégiques, de sécurité, ...) des États membres, dans une première étape, et de l'Union, dans une seconde étape,
 
- l'établissement d'un cadre approprié pour bâtir un outil opérationnel européen commun capitalisant l'ensemble des sources et des formes d'information issues de l'observation, du renseignement et de l'anticipation à des fins communes de Sécurité nationale et de Sécurité européenne, en lien étroit, au profit et en complément des stratégies de sécurité extérieure et de sécurité intérieure adoptées par les institutions européennes.

Ne serait-ce que parce que de tels éléments leur offriraient, y compris à ceux qui sont soucieux de préserver leur neutralité, comme aux institutions compétentes de l'Union garantes de la préservation de l'intérêt européen, le socle commun d'analyse, le cadre et le processus indispensables à cette anticipation - opérationnelle, tactique, stratégique - commune où la recherche, le partage et le traitement de l'information et de la connaissance nourrissent l'action de planification à court, moyen et long termes sur les registres opérationnel, tactique et stratégique ; une planification qui distingue à la fois ce qui ressort du niveau national et ce qui ressort soit de la dynamique propre à la PSDC, soit de la PESC en dehors du champ de la PSDC, soit de l'action extérieure de l'Union en dehors du champ de la PESC, soit de l'une et/ou l'autre des politiques et actions internes ou communes de l'Union.

Sans une telle anticipation, et sans une telle clarification, comment les États membres pourraient-ils envisager d'entreprendre des coordinations et des coopérations qui puissent faire sens tant en regard de leurs objectifs de sécurité nationale qu'en regard des objectifs qu'ils assigneront demain à la Politique de Sécurité de l'Union, et plus globalement à son propre système de Sécurité ?

Par ailleurs, l'Union ne bénéficie aujourd'hui que de très peu de capacités dont l'accès et l'usage, voire la propriété, lui sont définitivement assurés, pour pouvoir oeuvrer au niveau de performance requis afin de préserver ses intérêts stratégiques, atteindre ses objectifs stratégiques et assurer sa propre sécurité.

Le Traité de Lisbonne lui offre la possibilité de modifier cette situation au travers du développement d'une approche capacitaire commune en matière de Sécurité nationale dans le cadre de la toute nouvelle politique européenne de capacités et d'armement (PECA) instituée à l'article 42.3 TUE, en prenant notamment appui sur les initiatives communautaires développées au sein du 7ème programme-cadre de RDT, que ce soit celles qui ont spécifiquement trait à la sécurité ou celles, de nature différente, qui ont de fortes implications en matière de sécurité, ainsi que sur les programmes nationaux et multilatéraux de R&T dédiés à la préparation du futur dans les domaines de la sécurité nationale et de la défense.

La mission qui sera effectivement assignée par le Conseil à l'Agence européenne de défense lors de l'adaptation de la décision qui l'institue au droit primaire établi par le nouveau traité, et la place qui lui sera réservée dans l'architecture de sécurité que l'Union établit étape après étape, apporteront un éclairage sur l'importance que les États attachent à la production et à la mobilisation de capacités européennes tant civiles, civilo-militaires que militaires dont l'Union aurait à la fois la propriété, la responsabilité de la décision de l'emploi et de l'emploi lui-même, ainsi que la responsabilité du maintien en condition opérationnelle et du recyclage en fin de vie, et qui pourraient être mobilisées au profit de la sécurité nationale de ses États membres. Le processus complexe qui a permis la définition, le financement et le développement effectifs du système Galileo constituant à cet égard un précédent particulièrement utile dont il convient de tirer tous les enseignements.

Le chemin sera long et traversé d'embûches nombreuses.

Il suffit pour s'en convaincre de prendre connaissance de l'analyse méthodique des facteurs d'influence qui déterminent l'attitude de différents États membres vis-à-vis des développements possibles de la politique européenne de sécurité et de défense qu'a réalisée la Fondation Berstelmann en 2006 et 2007 [The Big 3 and ESDP ; The South and ESDP ; The North and ESDP ; The East and ESDP], laquelle illustre de la manière la plus claire les difficultés qui entravent aujourd'hui toute tentative d'harmonisation ou de convergence doctrinale dans les domaines touchant au coeur de la souveraineté nationale.

C'est probablement parce qu'ils avaient pleinement conscience de telles difficultés et de telles exigences que les chefs d'État et de gouvernement ont décidé collectivement de ne plus perdre de temps pour y répondre avec l'audace et la mesure requises en inscrivant les dispositions relatives à la sécurité nationale qui figurent désormais dans le Traité de Lisbonne dans le mandat que le Conseil européen de juin 2007 a assigné à la Conférence intergouvernementale en charge d'en préparer la rédaction. Seul l'usage qui en sera effectivement fait à l'avenir permettra d'apprécier si de telles dispositions participent ou non à étayer le processus d'intégration politique de l'Union sur le registre de la sécurité.

Conclusion

La mise en oeuvre des dispositions du Traité de Lisbonne relatives aux questions de sécurité et de défense, dans le cadre institutionnel de l'Union nécessite encore de nombreux travaux d'approfondissement préalablement à leur mise en oeuvre effective.

S'agissant plus spécifiquement des dispositions ayant trait à la Sécurité nationale, il serait bien imprudent de considérer que les Etats se sont attachés à inscrire dans le nouveau traité ces quelques dispositions passées si souvent inaperçues sans avoir l'intention de les mettre en oeuvre selon des modalités qui restent à définir.

Ne serait-ce que parce que l'importance que les dirigeants politiques de l'Union portent au développement de solidarités européennes concrètes en matière de Sécurité nationale est d'autant plus grande que les investissements financiers nécessaires pour atteindre un niveau élevé de performance opérationnelle et d'efficience en pareille matière doivent pouvoir trouver leur place dans les budgets nationaux ; surtout au moment où l'Europe toute entière, comme plus globalement le monde, entre dans une période marquée par de très fortes incertitudes qui pourraient la conduire à devoir faire face à un enchaînement de crises systémiques multiples mettant en péril non seulement la prospérité des nations qui la composent ou avec lesquelles elle entretient des relations fortes, mais également leur cohésion interne et leur solidarité, autant que leur stabilité et leur sécurité, internes et collectives.

Et parce que le besoin d'Europe politique qui ne cesse de se faire sentir de manière plus pregnante trouvera dans ces formes nouvelles de solidarité une grande partie des réponses que les hésitations politiques qui affectent la densification du processus d'intégration politique sur les registres de la PESC et de la PSDC ne parviendront probablement pas à apporter à un horizon 'raisonnable'.

 

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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
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(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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