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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 13:55

Les petites guerres intestines entre institutions à Bruxelles - je veux ici parler en particulier de la Commission européenne et de l’agence européenne de défense - sont extrêmement nuisibles. La crise nous impose de développer le plus rapidement possible une politique industrielle de défense reposant sur la restructuration de l’offre, la consolidation de la demande et la défragmentation du marché européen de la défense. Si nous ne le faisons pas rapidement, nous prendrons le risque de voir disparaître ce secteur économique important (il s’agit de plusieurs centaines de milliers d’emplois en Europe) dans les vingt prochaines années. La mise en place d’une telle politique nécessite le concours des États membres, réunis au sein de l’agence européenne de défense, et de la Commission européenne. Dans le Traité de Lisbonne, elle existe déjà. Il s’agit de « la politique européenne des capacités et de l’armement ».

J’ai déjà eu l’occasion de parler de la manière dont Antonio Tajani a adressé une fin de non-recevoir à Catherine Ashton qui souhaitait la mise en place d’une action préparatoire sur la recherche de défense (EDD n° 351 ainsi que De la nécessité de développer une recherche européenne de défense). Il ne s’agit là que d’un exemple parmi les nombreuses frictions qui agitent le petit monde institutionnel bruxellois, chacun cherchant à s’immiscer, voire à contrôler ce que fait l’autre. Ainsi, alors que la Commission européenne a cherché au travers du « paquet défense » à défragmenter le marché européen et renforcer la transparence et la concurrence dans ce secteur, l’AED s’échine à reprendre pied sur ce dossier au risque de contrarier les faibles progrès réalisés sur la voie de l’harmonisation. Parmi les interférences les plus graves, figure une tentative de venir au secours des offsets, ces compensations économiques qui nuisent à la concurrence et conduisent souvent à imposer des solutions non compétitives, voire inadaptées aux ministères de la défense. Ce comportement de l’AED est d’autant plus regrettable que la Commission a bien du mal à obtenir le soutien des États membres dans le combat qu’elle mène contre les offsets.

Cette attitude contre-productive de l’agence relève de surcroît du combat d’arrière-garde. Le Traité de Lisbonne ne confère en effet aucune compétence à l’agence en matière de marchés publics. C’est sans doute un recul pour l’AED, qui cherche tant bien que mal à y reprendre pied. Le projet de nouvelle décision sur le statut, le siège et les règles de fonctionnement de l’AED qui doit, conformément au Traité de Lisbonne, être adopté par le Conseil, reprend de ce fait les marchés de défense parmi les compétences de l’AED, sur le modèle de l’action commune de 2003. Mais ce texte ne devrait pas survivre à la nécessaire révision juridique si l’on entend respecter le texte du traité. De plus, il me semble logique d’accepter une communautarisation de ce domaine si l’on veut vraiment entamer la longue marche vers un marché unique de la défense. Les querelles institutionnelles doivent cesser pour laisser la place à une vraie politique industrielle de défense européenne.  

 

NB : Cet article a été préalablement publié comme éditorial du numéro 355 d'EUROPE, DIPLOMATIE & DEFeNSE - EDD - en date du 12 octobre 2010. 

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:59

Le nombre de patients présentant des blessures de guerre a atteint un niveau sans précédent cet été au principal hôpital de la province de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan, rapporte la Croix-Rouge.

Alors que les combats s'intensifiaient en prélude à une grande opération de l'Otan dans la région, l'hôpital Mirwais a accueilli en août et septembre un millier de patients blessés par des armes, soit près de deux fois plus que pour la période correspondante de 2009, selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui soutient l'hôpital.

" Ce n'est que la partie émergée de l'iceberg, car ceux qui souffrent d'autres types de blessures ou contractent des maladies résultant indirectement du conflit dépassent largement en nombre les patients blessés par des armes ", a déclaré Reto Stocker, chef de la délégation du CICR à Kaboul.

Les forces afghanes et de l'Otan ont officiellement lancé fin septembre l'opération "Frappe du Dragon" en attaquant des bastions des taliban dans leur fief autour de Kandahar.

Cependant, une grande partie des zones visées avaient déjà été pendant des semaines le théâtre de combats acharnés, les forces étrangères tentant de reprendre du terrain aux insurgés tandis que le gouvernement s'efforçait de " regagner les coeurs ".

L'intensification des combats a souvent des répercussions sur la santé publique.

DÉPLACEMENTS DIFFICILES

Craignant les déplacements en raison de l'absence de sécurité, les mères amènent souvent leurs enfants à l'hôpital trop tard pour qu'ils puissent être soignés, et d'autres sont retenus aux barrages routiers, relève le CICR.

" Le résultat est que des enfants meurent du tétanos, de la rougeole et de la tuberculose - que l'on pourrait facilement prévenir par la vaccination - que des femmes meurent en couche et que des hommes par ailleurs en bonne santé succombent à de simples infections ", a déploré Stocker.

Les violences en Afghanistan ont atteint un niveau sans précédent depuis le renversement des taliban, fin 2001. Dans tous les camps, le nombre de victimes augmente et les civils, pris au milieu des tirs, sont particulièrement touchés.

Selon un rapport des Nations unies portant sur le premier semestre de 2010, le nombre de civils tués a progressé de près d'un tiers par rapport à la période correspondante de 2009.

Le nombre de patients traités par l'hôpital Mirwais peut aussi inclure des insurgés et des membres des forces de sécurité afghanes car l'hôpital ne fait pas de distinction lors de l'enregistrement des malades, a précisé Bijan Farnoudi, porte-parole du CICR à Kaboul.

Le CICR note par ailleurs que son travail devient de plus en plus compliqué en raison de la présence sur le territoire afghan de groupes armés de plus en plus fragmentés et éparpillés.

" Notre principal défi consiste à maintenir l'accès aux régions les plus touchées par les combats, mais l'augmentation du nombre de groupes armés rend cela très difficile pour nous ", a dit Stocker.

Avec un personnel basé en Afghanistan de plus de 1.500 personnes, dont près de 150 étrangers, le CICR fournit une aide humanitaire et inspecte les centres de détention du pays en s'efforçant d'être en contact avec " toutes les parties au conflit ".

 

Source : Reuters

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 23:10

L'objectif affiché au niveau mondial de parvenir rapidement à plus de cohérence, plus d'efficacité et plus d'efficience dans les mécanismes multilatéraux et internationaux dédiés à la régulation exige d'abandonner nombre des processus qui n'abordent pas les défis à relever de manière suffisamment globale pour pouvoir prétendre leur apporter les bonnes réponses, en leur en substituant d'autres capables d'embrasser dans une même perspective les enjeux politiques, écologiques, économiques et monétaires, technologiques (cf. l'article intitulé : "A la recherche d'une pensée et d'une action politiques à la hauteur des défis globaux !" - http://www.regards-citoyens.com/article-28254221.html -).
Aussi les Chefs d'Etat et de gouvernements participant au G20 doivent-il agir de manière à doter le système des Nations-Unies et le système de Bretton Wood d'un système de décision approprié à une gouvernance hybride ainsi que des instruments requis pour agir en veillant à ce que les travaux du G20 sur la stabilité financière internationale y soient poursuivis en cohérence avec ceux qui doivent être attachés, d'une part, à une véritable réforme du système monétaire international, et d'autre part, à la mise en oeuvre effective d'une stratégie mondiale pour un développement durable (SMDD), intégrant l'ensemble des objectifs du millénaire et prenant appui sur une batterie d'indicateurs appropriés (cf. notamment à cet égard http://www.adequations.org/spip.php?article131#outil_sommaire_1).

Comment garantir la cohérence d’une gouvernance mondiale hybride ?
Pierre Jacquet, Jean Pisani-Ferry et Laurence Tubiana (cf. l'article intitulé "A la recherche d'une gouvernance mondiale hybride" - http://www.regards-citoyens.com/article-29908640.html -) proposent de penser les priorités de l’action collective internationale en faveur de l'instauration d'une gouvernance mondiale hybride à partir de six principes : 
      * Principe de spécialisation. Il ne s’agit pas seulement ici d’efficacité. À la différence de ce qui se passe à l’intérieur d’un État, où la légitimité procède de la souveraineté populaire et s’organise par délégation globale à l’exécutif, la spécialisation des institutions multilatérales est indispensable à leur légitimité, parce qu’elle permet de spécifier le mandat qui leur est confié par traité, et facilite ensuite leur surveillance par les citoyens. Même s’il a servi de prétexte à des tentatives d’affaiblissement des institutions multilatérales, le principe de spécialisation doit donc être retenu. Il doit aller de pair avec un réexamen périodique du périmètre des institutions, de la définition de leur mandat, et des instruments dont elles sont dotées.

* Principe de responsabilité politique. Ce principe est complémentaire du premier. Il porte d’abord sur le gouvernement des organisations multilatérales, c’est-à-dire sur la façon dont les États exercent leurs responsabilités d’actionnaires : définition des missions, fixation d’orientations, choix des instruments, coordination entre différentes institutions, contrôle a posteriori. Il touche ensuite au pilotage d’ensemble. Il s’agit ici de fixer les priorités de l’action collective internationale : seule une instance politique (comme l’actuel G7) peut décider si, dans un contexte donné, la priorité doit, par exemple, aller à la négociation commerciale ou à la réforme de l’architecture financière.

* Principe d’équilibre. Tant la structure institutionnelle que le poids respectif des normes relatives aux différents domaines sont fortement déséquilibrés. L’ordre international s’est construit sur le primat de l’économique, parce que les États ont trouvé intérêt à commercer entre eux. Cela ne justifie pas que par hystérèse institutionnelle, l’économie reste dominante à l’heure où de nouvelles préoccupations globales– environnement, santé, sécurité – s’imposent ; ni qu’elle bénéficie d’une espèce de présomption de prééminence dans les conflits de normes, lorsque les États sont convenus de faire place à d’autres valeurs que celles du commerce. Il faut donc rééquilibrer le système institutionnel et construire les conditions d’un équilibre des normes. À cet égard, le rapport examine différentes solutions et préconise finalement une méthode procédurale consistant à établir les organisations spécialisées comme « experts légitimes » dont la consultation serait requise en cas de conflit de normes. Concrètement, l’OMC devrait, pour des questions touchant à l’environnement dont elle aurait à traiter, requérir l’avis d’une Organisation mondiale de l’environnement à créer.

* Principe de transparence et de démocratisation. L’exigence démocratique s’étend dorénavant à l’ensemble des décisions internationales. Cette quête paradoxale d’une démocratisation sans démocratie – puisque la démocratie mondiale n’existe pas – peut se résoudre par la transparence, la délibération et le contrôle. Elle implique l’ouverture aux acteurs de la société civile, notamment experts et ONG. À condition que ces dernières respectent aussi les exigences de transparence, elles ont un rôle à jouer tant dans la préparation en amont de la décision – mais pas dans la décision elle-même – et dans la surveillance de son exécution.

* Principe de subsidiarité. L’échelon multilatéral n’est pas toujours optimal. La recherche d’une gouvernance globale efficace doit laisser beaucoup de place à la subsidiarité. Ce principe a également valeur tactique : même lorsque, à terme, le bon niveau est multilatéral, la démarche régionale ou plurilatérale est parfois le mieux à même de faire avancer l’action collective, car elle peut s’appuyer sur une certaine affinité des préférences et constituer un champ d’expérimentation utile. La mise en oeuvre de ce principe suppose aussi de renforcer le cadre multilatéral, pour éviter que le développement du régionalisme soit envisagé comme une alternative à l’échelon multilatéral.

* Principe de solidarité. La montée des problèmes planétaires et l’émergence d’une conscience citoyenne appellent un renouveau de la réflexion sur la solidarité. Celle-ci doit viser d’abord une clarification des fondements de l’aide au développement, ensuite la définition d’un financement adéquat pour les biens publics globaux, sans évacuer la perspective d’une taxation internationale.

Pour en savoir plus, voir les articles publiés sur ce blog dans la rubrique Gouvernances multilatérales

NB : cet article a fait l'objet d'une première publication sur ce blog le 5 avril 2009 !



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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:00

C'est un rituel annuel. Les Nations unies devaient procéder, mardi 12 octobre, au renouvellement de cinq des dix sièges de membres non permanents du Conseil de sécurité. Si, pour trois d'entre eux les jeux étaient faits, il n'en était pas de même pour les deux sièges réservés au groupe informel rassemblant une majorité de pays occidentaux, pour lesquels l'Allemagne, le Canada et le Portugal se livraient bataille.

Le pouvoir que revêt la position de membre non permanent, élu pour deux ans, est pourtant plus symbolique que substantiel, au vu de celui dont bénéficient les "cinq grands" permanents (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie), dotés d'un droit de veto. Mais, tant que les règles du jeu onusien édictées en 1945 subsisteront, ces deux courtes années de visibilité sur le devant de la scène internationale resteront très disputées. En dépit de toutes les frustrations exprimées depuis des années par un grand nombre d'Etats, sous-représentés au sein du Conseil.

L'organe le plus puissant des Nations unies compte toujours 15 membres, dont 5 permanents, alors que le nombre des pays membres de l'organisation est passé dans l'intervalle de 51 à 192. "Comment pouvons-nous concevoir un rôle crédible pour notre organisation dans la gouvernance mondiale quand l'Afrique, qui représente plus du quart de ses troupes et occupe 70 % de l'ordre du jour du Conseil, ne dispose pas de siège permanent ?", s'insurgeait en septembre, devant l'Assemblée générale, le président sénégalais, Abdoulaye Wade.

REVENDICATIONS

A l'heure où un vent de réforme souffle sur les institutions de Bretton Woods et promet de donner davantage de poids aux puissances émergentes au sein du FMI et de la Banque mondiale, où le G20 s'impose tel un forum incontournable, les Nations unies peinent à sortir de leur anachronisme. Les partisans d'une réforme du Conseil mettent en garde contre une discrimination entre nations "unies". Sont en jeu, selon eux, la crédibilité et la légitimité de cette instance supposée assurer le maintien de la paix et de la sécurité dans le monde. L'absence de représentation des puissances régionales telles que l'Inde, le Brésil, l'Afrique du Sud et le Japon est une hérésie à leurs yeux.


... lire la suite de l'article sur Le Monde.fr
Pour en savoir plus sur les questions soulevées par les projets de réforme dans le registre de la gouvernance multilatérale, voir les articles de la rubrique Gouvernances multilatérales
 
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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 18:04

A l'issue d'un vote des 192 Etats membres de l'ONU, l'Allemagne, l'Afrique du Sud, la Colombie et l'Inde ont été élues, mardi 12 octobre, membres non permanents au Conseil de sécurité tandis que le Canada et le Portugal se disputent un dernier siège.

Ces pays sont élus pour un mandat de deux ans qui prendra effet le 1er janvier 2011.

Le Conseil de sécurité, principal organe de décision de l'ONU, est composé de quinze membres dont cinq permanents avec droit de veto : les Etats-Unis, la Chine, la France, la Russie, la Grande-Bretagne. Les membres partants parmi les non permanents sont le Japon, auquel succède l'Inde pour la région Asie, le Mexique, remplacé par la Colombie pour l'Amérique latine et l'Ouganda, remplacé par l'Afrique du Sud pour l'Afrique. Pour la quatrième zone, l'Europe occidentale et autres (Western Europe and other Groups, WEOG), s'en vont l'Autriche et la Turquie. Les pays de cette zone ne sont pas parvenus à un accord définitif et il restait en lice le Portugal et le Canada.

Deuxième tour pour le Portugal et le Canada

L'Allemagne a obtenu 128 voix, soit une voix d'avance sur la majorité des deux tiers - de 127 voix - requise pour être élu. Le Canada a obtenu 114 voix, et le Portugal 122. Un deuxième tour pour les départager était en cours à la mi-journée. Les élections de l'Afrique du Sud, de la Colombie et de l'Inde ne faisaient quant à elles pas de doute, ces pays étant les seuls Etats en course dans leurs zones respectives.

Le Conseil de sécurité, selon les termes de la Charte des Nations unies, a la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale. Ses décisions et résolutions ont en principe valeur contraignante. Elles sont prises à une majorité d'au moins neuf des quinze membres, sans veto de la part des membres permanents.

 

Source : Le Monde et l'AFP

 

 

 

 

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 16:03

Le 29 avril 2009, une réglementation modérée sur les hedge funds et les sociétés de capital à risque, avait été proposée par La Commission européenne. Les négociations relatives à cette future directive sont depuis hier entrées dans une phase active.
La présidence belge du Conseil de l'Union européenne a en effet présentée hier une nouvelle version du texte de négociation, concernant particulièrement  la question du "passeport européen" [Libération]: il s'agit en effet de trouver le moyen de mettre sur un pied d'égalité fonds européens et étranger dans l'accès à une licence européenne.
Le gouvernement belge s'est alors employé à réconcilier "les positions françaises et britanniques sur ce projet de directive de régulation des fonds d'investissement alternatifs" rappelle Euractiv.fr . Ces derniers jours, la France maintenait sa demande d'une régulation stricte des "hedge funds" et son offre de compromis sur le principe d'une licence européenne pour les fonds extérieurs à l'Union ce qui revenait "à placer Londres dans une position inconfortable" selon La Provence.
Cette position avait également ému le gouvernement américain par la voie du Secrétaire d'Etat américain au Trésor, Timothy Geithner, qui avait fait part de ses préoccupations à propos du risque de voir limitée la liberté d'activité des "hedge funds" en Europe.
Pourtant, la France semblait prête hier à "laisser tomber ses objections concernant un point clé d'une loi visant à renforcer les règles sur les fonds spéculatifs en échanges de concessions de la part de Londres ce qui mettrait fin à une situation menaçant les relations avec Washington" indique Euractiv.com.
A l'échelle européenne, l'autorisation de laisser entrer les fonds financiers des pays tiers en zone euro aurait pu provoquer une instabilité européenne, le Royaume-Uni et la France, étant tous les deux enclins à attirer les gestionnaires de fonds chez eux, alimentant le risque d'une concurrence et pénalisant l'intérêt général européen.
Pour régler le problème des relations entre les fonds financiers provenant de pays tiers et ceux provenant d'Union européenne, un accord a été trouvé pour permettre aux managers de fonds étrangers d'obtenir un "passeport européen".  Il leur permettra  de vendre leurs parts dans tous les pays de l’Union tout en étant enregistré dans un seul pays, principalement le Royaume-Uni. Mais pour savoir qui doit donner ce passeport et contrôler le respect du droit européen par le fonds situés offshore, les français ont obtenu à ce que le passeport soit supervisé par l'ESMA (European Security and Markets Authority, crée le 1er Janvier 2011) et non par la "City".
La  semaine s'annonce donc décisive, les diplomaties nationales s'employant à conserver leur souveraineté financière face à une régulation venant de la Commission européenne.  En réponse à ces tensions,  "les trois institutions vont travailler d'arrache-pied dans les prochains jours pour surmonter les questions en suspens", a indiqué le Commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier [Reuters].

Pour en savoir plus : http://lettres.touteleurope.eu/

 

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 12:44

L’Union européenne vient d'approuver un financement de près de 10 millions d’euros (très exactement 9,966 millions d’euros) pour soutenir l’AEIA en matière de sécurité et de vérification nucléaires. Un financement qui s’inscrit dans le cadre de sa stratégie contre la prolifération des armes de destruction massive.

Les objectifs des projets financés seront de trois sortes :

  •  - renforcer les infrastructures législatives et réglementaires nationales nécessaires à la mise en œuvre des instruments internationaux pertinents ;
  •  - aider les États à renforcer la sécurité et le contrôle des matières nucléaires et des autres matières radioactives ;
  •  - renforcer les capacités des États en matière de détection du trafic des matières nucléaires et des autres matières radioac­tives et de lutte contre ce phénomène.
  • Voir les décisions qui s'y rapportent :  Decisions UE AIEA Decisions UE AIEA
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Voir également :

 * Accord général du TNP sur le nucléaire au Proche-Orient

 * Renforcement des garanties internationales de non-prolifération nucléaire : la Commission européenne va de l'avant

 * Position de l'Union européenne en vue de la conférence d'examen de 2010 des parties au traité sur la non-prolifération des armes nucléaires

 * UE / Ligue arabe : conférence pour une culture commune de la sécurité et contre la détention d'armes nucléaires, chimiques, bactériologiques et radiologiques

 

 

 

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 11:09

Le commissaire européen Algirdas Šemeta présidera aujourd’hui la première réunion du nouveau Groupe de politique fiscale, au sein duquel les représentants personnels des ministres des finances de l'Union européenne (UE) discuteront des grandes questions de politique fiscale. Le Groupe se penchera sur des sujets fondamentaux comme la manière dont la fiscalité peut contribuer au renforcement du marché intérieur, à la croissance et à la compétitivité de l’économie européenne et à l’écologisation de l'économie. Il servira également de plateforme pour un examen plus approfondi de questions prioritaires telles que la taxation du secteur financier, l’assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés et la nouvelle stratégie en matière de TVA.
« La coordination fiscale est essentielle pour que l’UE puisse reconstruire une économie forte et résistante », a déclaré le commissaire Šemeta. « Le Groupe de politique fiscale sera un instrument très utile pour faire en sorte que les politiques fiscales des États membres soient complémentaires plutôt que contradictoires et que les bonnes mesures soient prises au niveau de l’UE pour promouvoir la croissance et la prospérité. » 
Le commissaire Šemeta a fait de la mise en place du Groupe de politique fiscale l’une des priorités de son mandat de commissaire chargé de la fiscalité. Il y voit un moyen essentiel de maintenir une dynamique politique sur des sujets clés liés à la fiscalité au niveau de l’UE. 
Le Groupe constituera une plateforme permanente de discussion à haut niveau, qui se réunira de manière régulière pour examiner la portée et les priorités de la coordination des politiques fiscales au sein de l’Union. Il permettra aux États membres et à la Commission d’échanger leurs points de vue sur les propositions avant que celles-ci ne soient présentées et de faire avancer les discussions sur les dossiers fiscaux importants.
Au cours de la réunion d’aujourd’hui, le Groupe se penchera sur les recommandations formulées dans le rapport de M. Monti sur la relance du marché intérieur (<http://ec.europa.eu/bepa/expertise/visitor-programs/mario_monti/index_fr.htm>), notamment sur la manière de lever les obstacles et les freins existants dans des domaines tels que l'imposition des sociétés, les taxes à la consommation et la fiscalité environnementale. Il examinera également dans quelle mesure la coordination des politiques fiscales pourrait contribuer à la politique d'assainissement budgétaire et améliorer l'efficacité des stratégies nationales.
À la demande du Conseil «Ecofin» de la fin septembre, le Groupe de politique fiscale étudiera également aujourd’hui la question de la taxation du secteur financier, en tenant compte des orientations récemment publiées en la matière par la Commission

(voir  <http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/10/1298&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=fr> IP/10/1298

et  <http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/10/477&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=en> MEMO/10/477).


Historique
Le Groupe de politique fiscale a été établi en 1996 en tant que groupe à haut niveau chargé d’examiner, du point de vue stratégique, les questions de politique fiscale au niveau européen. Il a joué un rôle important dans l’adoption fructueuse du «paquet fiscal» à la fin des années 90. 

Source : Représentation en France de la Commission européenne et la presse http://europa.eu/france/press/

Tous les communiqués de presse de la Commission européenne sur  http://europa.eu/rapid/

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 09:03

The EU and Israel have a long history of successful scientific and technological cooperation. The main programme in which Israel participates is the EU Research and Technological Development Framework Programme (FP). Since 1996, Israel has been the only non-European country associated to the Framework Programmes. The most recent of the agreements that govern Israel's participation in the programmes was signed in July 2007 and provides Israel researchers, universities and companies with full access to the 7th RTD Framework Programme (FP7). In addition, Israeli representatives participate as observers in the FP7 implementing committees and bodies. Israel is set to contribute over €440 million to the €50 billion budget of the FP7.

Israel is currently participating in over 800 EU RTD Framework Programme projects in fields ranging from cutting edge research through nanotechnology and information and communication technology to energy and health. This makes the EU Israel's second biggest source of public research funding after the Israel Science Foundation.

There are a number of other EU and European programmes and instruments for scientific cooperation in which Israeli entities may participate.

EU programmes:

Israel was the first neighbourhood country to join the Competitiveness and Innovation Programme (CIP) under which the European Commission promotes innovation, entrepreneurship and growth of small and medium-sized enterprises

In 2005, Israel became a member of the Galileo Joint Undertaking. Israel has committed to contribute EUR 18 million to the Galileo Joint Undertaking for activities in the development phase of the Galileo Programme.

This programme aims at reinforcing cooperation between Member States and partner countries along the external border of the European Union and is therefore open to the participation of Israeli entities

The EIT was established to reshape the European innovation landscape and to provide solutions to bridge the innovation gap. Israeli entities may, under certain conditions, participate in the knowledge and innovation communities projects of the EIT

European programmes:

Israel has been a full member of this network for Industrial R&D since2000 and will serve as its president for 2010-2011. Israeli companies participate in some 10% of all EUREKA projects.

Israel is a cooperating state in this European programme which supports cooperation among scientists and researchers. Israel participates in about 30% of COST actions.

 

Pour en savoir plus, et notamment les projets de R&D impliquant des entités israéliennes :

http://ec.europa.eu/delegations/israel/eu_israel/scientific_cooperation/scientific_cooperation/index_en.htm

NB : L'accord de coopération scientifique et technique signé en juillet 2007 offre un accès complet des chercheurs et scientifiques israéliens au 7ème PCRD en contrepartie d'une contribution de 440 millions d'euros. A ce titre Israël participe actuellement à plus de 800 projets européens dans des domaines allant de la recherche de pointe liés aux nanotechnologies et aux technologies de l'information et de communication, à la sécurité, à l'énergie et à la santé.

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 06:26

La coopération internationale est nécessaire pour endiguer la volatilité excessive sur le marché des changes, a estimé lundi Guy Quaden, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), au moment où d'autres discutent de l'avenir des mesures de soutien à l'économie de la BCE.

Guy Quaden, qui est également gouverneur de la banque centrale belge, s'en est pris aux récentes variations importantes entre les devises sur le marché des changes.

" Nous devons éviter les mouvements brutaux (sur le marché des changes) et j'espère donc (...) que sans plus attendre nous allons coopérer davantage sur ce dossier ", a rapporté l'agence Market News International en citant Guy Quaden.

" Nous vivons dans un monde de changes flottants mais la volatilité excessive est mauvaise et doit être évitée par des efforts collectifs au niveau international. "

Il faut remonter à 2007 pour retrouver l'utilisation de l'adjectif "brutal" par un membre de la BCE pour décrire les variations sur les marchés des changes : elle émanait alors de Jean-Claude Trichet, le président de l'institution. Ce terme est considéré comme l'un des plus forts utilisés par la BCE.

Les tensions internationales sur le marché des changes se sont fortement accrues ces dernières semaines, notamment avec le recours de plusieurs pays émergents à des mesures destinées à freiner l'appréciation de leur monnaie.

Toutefois, lors de l'assemblée générale du Fonds monétaire international (FMI) qui s'est déroulée ce week-end, les participants de la réunion ne sont pas parvenus à un accord sur les taux de change.

Interrogations sur les mesures de soutien à l'économie 

Dans un entretien à la presse, Yves Mersch, un autre membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a néanmoins minimisé l'envolée de l'euro face au dollar depuis un mois.

" Il ne faut pas trop observer les taux de changes bilatéraux. Ce qui importe c'est le taux de change effectif. On voit alors qu'au troisième trimestre, il n'est pas supérieur à celui du deuxième trimestre ", a-t-il dit.

Yves Mersch a dit anticiper une croissance de 0,4 à 0,6% pour la région au troisième trimestre.

De son côté, Guy Quaden a estimé que la reprise économique dans la zone euro allait continuer à un rythme plus modéré et que la BCE ne relevait pour l'heure aucun risque déflationniste.

Le vice-président de la BCE, Vitor Constancio, est également intervenu pour s'exprimer sur un possible retrait en début d'année prochaine des mesures de soutien à l'économie de la BCE.

" Nous n'avons pris aucun engagement préalable, nous allons donc étudier l'évolution de la situation et ensuite prendre une décision ", a-t-il dit à Market News.

Les économistes se demandent s'il serait sage pour la BCE de retirer ses mesures de soutien à l'heure où les banques centrales des autres grandes puissances économiques reviennent à de telles mesures.

Vitor Constancio a également minimisé l'idée selon laquelle la BCE envisageait d'adapter ses règles en matière de garanties afin d'empêcher certaines banques de se refinancer uniquement par l'intermédiaire de la banque centrale.

" Non, nous n'avons rien (de tel) en tête en ce moment ", a-t-il dit, avant d'ajouter " C'est un problème que nous analysons, que nous étudions, mais il n'y a rien de décidé pour l'heure. "

Selon les économistes interrogés par Reuters, la BCE ne devrait pas relever ses taux d'intérêt avant le dernier trimestre 2011.  

Source : Reuters

 

 

 

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Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

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