Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 09:32

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de la Note du Cerfa n°73, rédigée par Christian Meier, conseiller scientifique, ancien chercheur à la Stiftung Wissenschaft und Politik (Fondation Science et Politique, SWP) de Berlin : 

 

 Le partenariat économique Allemagne – Russie : une interdépendance assumée

http://ifri.org/index.php?page=detail-contribution&id=5984&id_provenance=106 

 

Depuis 2007, l’Allemagne a perdu son statut de premier pays partenaire commercial de Moscou, au profit de la Chine. Les répercussions de la crise financière et économique internationale ont entraîné un recul sensible du commerce bilatéral de marchandises et des investissements. Les deux pays essaient désormais de redéfinir leurs échanges en un partenariat d’innovation, en réponse à « l’économie de l’intelligence » promue par le Président Medvedev.

 

Les relations économiques entre l’Allemagne et la Russie se heurtent à des réticences de chaque côté. Les décideurs à Berlin sont contraints, plus qu’ils ne l’auraient souhaité, de justifier l’échec du rachat d’Opel par le consortium Magna/Sberbank/GAZ ou le dossier du gazoduc de la Baltique.

 

Une densification pragmatique des relations de coopération est prévisible, sans toutefois être qualifiée de partenariat stratégique. Elle constituera néanmoins un gain politique pour les deux parties et laissera ouvertes des possibilités de développement pour l’avenir.

 

Vous pouvez également consulter cette note sur le site de l'IFRI : http://www.ifri.org/

 

 

Repost 0
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 23:41

Le parti Kadima, principale formation de l'opposition israélienne, affirme que le gouvernement a discrètement gelé l'approbation de projets de logements juifs à Jérusalem-Est dans le but de soulager les tensions avec Washington et d'amener les Palestiniens à reprendre le processus de paix.

" Je parle d'un fait, que j'ai vérifié. La totalité de l'activité de la commission de planification du district de Jérusalem a été gelée, à l'exception des quartiers les plus anciens ", a déclaré le député Roni Bar-On, précisant que ces "quartiers anciens" sont ceux qui étaient sous le contrôle d'Israël avant la Guerre des Six jours, en 1967.

" Pourquoi ne pas nous dire toute la vérité, M. le Premier ministre ", a poursuivi en séance parlementaire l'élu d'opposition.

Selon Bar-On, ce gel de facto constitue la décision qu'il fallait prendre pour réduire les divergences avec Washington sur la question des colonies et relancer les pourparlers de paix, suspendus depuis décembre 2008.

Prié de commenter les propos du député centriste, Mark Regev, porte-parole du chef de gouvernement, a assuré qu'il n'y avait aucun changement fondamental dans la politique relative aux constructions à Jérusalem.

" Nous avons institué un nouveau mécanisme qui est en cours d'application de sorte d'éviter les mésaventures du type de celle arrivée lors de la visite (du vice-président américain Joe) Biden ", a ajouté le porte-parole de Benjamin Netanyahu.

Regev n'a pas détaillé ce nouveau mécanisme, mais des médias israéliens croient savoir qu'un représentant des services du Premier ministre participera désormais aux réunions de la commission de planification.

Le mois dernier, la venue de Biden avait été perturbée par l'approbation d'un projet de construction de 1.600 logements dans la partie orientale de Jérusalem. La décision, prise par cette commission de planification - qui dépend du ministère de l'Intérieur -, avait mis Netanyahu dans l'embarras.

L'annonce avait parallèlement conduit les Palestiniens à revenir sur leur accord en vue de discussions indirectes avec Israël sous médiation américaine.

Netanyahu, lié par sa coalition gouvernementale majoritairement pro-colons, a affirmé publiquement qu'il ne limiterait pas les projets de construction dans Jérusalem.

Dans le camp des colons, on déplore que la commission de planification ne se soit plus saisie d'aucun dossier de construction dans et autour de Jérusalem-Est depuis l'incident du mois dernier.

Israël considère Jérusalem comme sa capitale, une revendication qui n'est pas reconnue internationalement. Les Palestiniens entendent, eux, faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat. D'autres considèrent qu'elle doit bénificier d'un statut international particulier.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

Repost 0
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 07:39

Ayant conquis le désert sur son propre territoire, Israël est disposé à mettre son savoir-faire au service des pays africains qui cherchent à s'assurer une production agricole régulière malgré une pluviosité de plus en plus imprévisible.

L'objectif d'Israël est de partager ses connaissances, notamment en matière d'irrigation et de gestion de l'eau, et non de se mettre en quête des ressources naturelles de l'Afrique, a déclaré le ministre israélien de l'Agriculture, Shalom Simhon.

" Nous ne venons pas ici en Afrique pour prendre leurs ressources aux pays africains. Nous venons ici pour donner notre savoir-faire à ces pays afin qu'ils se développent ", a-t-il expliqué dans une interview à Reuters, dans le cadre d'une tournée au Sénégal, en Côte d'Ivoire et au Gabon.

Dix millions d'habitants de la région sont confrontés à des pénuries alimentaires en Afrique centrale et de l'Ouest en raison d'une absence ou d'un retard des pluies saisonnières.

" Israël est le seul pays au monde qui a été en mesure de conquérir le désert. Plus de 50% de ce que nous exportons est produit dans des zones semi-arides. C'est notre atout, et c'est ce que nous aimerions apporter ici ", a dit Simhon pendant le week-end, alors qu'il se trouvait au Sénégal.

 

Moins d'eau pour une production plus importante

Israël, a-t-il fait valoir, pourrait aider le Sénégal à réduire sa dépendance vis-à-vis des importations, qui couvrent actuellement 80% de ses besoins alimentaires.

" L'agriculture traditionnelle du Sénégal fonctionne au rythme d'une récolte par an. Nous savons comment faire pour passer à trois ou quatre récoltes annuelles. Nous pouvons l'enseigner ", dit-il.

Le ministre n'a pas divulgué de chiffres concernant les projets d'aide de son pays à l'agriculture africaine, mais il a souligné que plusieurs projets, financés par Israël, étaient d'ores et déjà développés au Sénégal.

" L'un des aspects les plus importants, c'est la technologie et l'utilisation de l'eau. Le monde est en train de s'assécher. Il y a moins d'eau, moins de jours de pluie ", fait-il remarquer.

" En Israël, nous utilisons de l'eau recyclée, de l'eau dessalée, de l'eau de pluie, de l'eau saumâtre, ce qui n'est pas le cas dans presque partout ailleurs dans le monde, et nous en tirons les tomates les plus douces ", ajoute-t-il.

Le recherches en hydrologie ont permis aux agriculteurs israéliens d'utiliser 30% d'eau en moins tout en doublant leur production au cours de la dernière décennie, ce qui donne au pays un excédent agricole de 150%.

" Nous arrivons avec les connaissances, l'expertise, et la volonté de partager celles-ci avec d'autres pays ", a-t-il ajouté, en soulignant qu'il revenait aux pays africains de fixer leurs priorités et de rechercher l'aide disponible.

  

Source : Reuters

 

Voir également sur ce même sujet :

 * Les technologies agricoles au service du développement ;

 * L’innovation israélienne au service de l'environnement

 

 

 

 

Repost 0
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 07:35

La Commission européenne a adopté le 21 avril un ambitieux plan d'action destiné à accélérer les progrès de l'UE dans la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). En 2009, le niveau des aides apportées par l'UE a diminué légèrement pour se situer à 49 milliards d'euros, soit 0,42 % du RNB de l'UE, ce qui est encore loin de l'objectif collectif intermédiaire de 0,56 % du RNB d'ici 2010, puis de 0,7 % du RNB à l'horizon 2015. Prodiguant plus de la moitié de l'aide internationale, l'UE reste le donateur le plus généreux dans le monde. La Commission propose aux États membres un certain nombre d'actions venant à l'appui des OMD. Celles-ci visent à accroître le niveau de l'aide en augmentant son efficacité et en l'orientant davantage vers les pays et secteurs qui en ont le plus besoin. Afin de contribuer au plan d'action, la Commission a aussi adopté une communication sur la fiscalité et le développement, qui a pour objet d'augmenter les revenus nationaux des pays en développement en instaurant des régimes fiscaux plus forts et en luttant contre la fraude fiscale sur le plan international. Le plan d'action expose la position que l'UE pourrait adopter dans la perspective du sommet des Nations unies sur les OMD de septembre prochain.

Le président Barroso a déclaré: « L'année 2010 offre à l'UE l'occasion de renouveler son engagement à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Alors que nous célébrons “l’année européenne de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale”, il est important de rappeler que le défi de la pauvreté ne se limite pas aux frontières de l’UE. J'invite les États membres à intégrer les pays en développement dans notre réflexion sur l'avenir. La promotion du développement doit faire partie intégrante de la réponse de l’Europe aux défis mondiaux. L'occasion nous est donnée de faire de la décennie qui commence une nouvelle décennie pour le développement et je m'engage à titre personnel à faire progresser ce point lors des grandes rencontres internationales de l'année, qu'il s'agisse des sommets du G8 et du G20 ou de la réunion des Nations unies sur l’évaluation des OMD ».

Le commissaire européen chargé du développement, M. Andris Piebalgs, a fait à ce sujet la déclaration suivante: «Je veux que l'Europe conserve son rang de chef de file jouissant d'une grande crédibilité dans la lutte contre la pauvreté. Nous devons tenir nos promesses d'intensifier et d'améliorer notre aide en vue de réduire de moitié la pauvreté d'ici 2015. Ce plan d'action montre comment nous pouvons maintenir notre avance en collaborant avec les pays en développement au redressement de la barre en vue de la réalisation des OMD. Ces objectifs restent à notre portée, pour autant que les États membres soient prêts à un effort financier et en aient la volonté politique».     

Accroître l'aide et sa rentabilité au moyen de politiques cohérentes

Le plan d'action de l'UE propose des moyens pour garantir l'augmentation de l'aide par les États membres et reconnaît la nécessité de recourir à des sources de financement novatrices. Il s'intéresse aussi à la qualité de l'aide: la Commission veut rendre l'aide plus efficace en partageant le travail et les responsabilités au sein de l'UE et en veillant à ce qu'il n'y ait pas de pays «orphelins de l’aide». La Commission fera également en sorte que toutes ses politiques soient cohérentes avec ses objectifs de développement.

Le plan d'action se compose de douze points.
  -       Demander aux États membres d'établir des plans d'action annuels réalistes et vérifiables afin d'atteindre leurs objectifs
[1] respectifs et de publier leurs premiers plans avant septembre 2010. Le Conseil européen devrait mener à bien un processus d'examen par les pairs parmi les États membres. Le plan d'action appelle aussi à un partage équitable des charges avec les autres donateurs au niveau international pour relever leur degré d’ambition.
  -       Augmenter l'efficacité de l'aide, grâce à une meilleure coordination des programmes d'aide nationaux au niveau de l'UE. Cette mesure, synonyme de rentabilité accrue, pourrait permettre d'économiser de 3 à 6 milliards d'euros environ chaque année. Le plan de l'UE pour la reconstruction d'Haïti en est un bon exemple. Il convient aussi de promouvoir l'efficacité de l'aide à l'échelon international. 
  - Cibler les États fragiles et les plus négligés au regard des OMD. 
   - Cibler les OMD les plus négligés, en prenant des mesures sectorielles en matière d'égalité hommes-femmes, de santé, d'éducation et de sécurité alimentaire.
  - Promouvoir l'appropriation des OMD par les pays en développement en travaillant dans le cadre de partenariats tels que la stratégie commune UE‑Afrique.
  - Faire en sorte que d'autres politiques de l'UE telles que la sécurité, le commerce, l'immigration, la sécurité alimentaire et le changement climatique soient en adéquation avec les objectifs de développement.
  - Mobiliser les ressources nationales au moyen d'une meilleure fiscalité dans les pays en développement. Parallèlement, promouvoir les principes de la bonne gouvernance en matière fiscale et soutenir la lutte contre la fraude fiscale à l'échelon international.
  - Renforcer l'intégration régionale et le commerce régional pour favoriser la croissance et l'emploi.
  - Soutenir les initiatives en matière de financements novateurs à haut revenu potentiel et faire en sorte qu'elles profitent aux plus démunis. 
  - Faire de l’engagement contracté par l’UE à Copenhague de fournir un financement à mise en œuvre rapide de 2,4 milliards d’euros par an dans le cadre de la lutte contre le changement climatique un test pour l'efficacité et la cohérence de l'aide.
  - Lancer un nouveau plan pour mieux traiter les situations de conflits et y intervenir plus efficacement, tout en garantissant un meilleur fonctionnement entre les actions ayant trait au développement et à la sécurité.
  - Aider les pays en développement à acquérir un poids accru dans l'architecture de la gouvernance internationale, à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international et soutenir la réforme des Nations unies en faveur du renforcement de ses agences.

 

 [1Prochaines étapes
Le plan d'action de l'UE et les documents thématiques d'accompagnement seront examinés à l'occasion du Conseil Affaires étrangères en mai et juin. Il sera également à l'ordre du jour du Conseil européen de juin, afin de permettre à l'Europe de s'exprimer d'une voix forte et coordonnée dans la perspective du sommet des Nations unies sur les OMD de septembre 2010.

Voir aussi :

]  0,33 % du RNB pour les États membres ayant adhéré à l'UE depuis 2004; 0,7 % du RNB pour les autres pays de l'UE, les États membres ayant atteint cet objectif s'engageant à demeurer au-dessus de ce niveau.

MEMO/10/147 sur le plan d'action et les statistiques 2009 de l'UE 

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/10/147&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=fr

MEMO/10/146 sur la fiscalité et le développement

http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/10/146&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=fr

 

Autres documents connexes

Le plan d’action de l’UE à l’appui des objectifs du millénaire pour le développement :
http://ec.europa.eu/development/services/dev-policy-proposals_fr.cfm

L'atlas des donateurs de l'UE : 
http://development.donoratlas.eu/index2010.htm

Les projets figurant sur le site internet du commissaire :
http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/piebalgs/index_fr.htm

Suivi (financé par l'UE) des progrès accomplis en vue de la réalisation des OMD :
http://esl.jrc.it/dc/


Source : Service de presse de la Commission européenne 

Les communiqués de presse de la Commission européenne sont disponibles quotidiennement en temps réel sur Rapid au lien suivant : 

 http://europa.eu/rapid/searchAction.do;jsessionid=D2QjLTFKS8f12qGTq5j80f9CBgQ2fp7Kq9nPqkDT5WM1yvl2kn31!-1454438477

Liens utiles :
Représentation de la Commission européenne en France :  <http://www.eu2010.es/fr/index.html>

MEMO/10/145 sur les objectifs du millénaire pour le développement et les «projets financés par l'UE».
http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/10/145&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=fr

Présidence espagnole : <http://www.se2009.eu/fr/>

 

 

 

 

 

 

Repost 0
26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 06:14

Dans son numéro 729 (avril 2010), la Revue Défense nationale propose un article de Pierre Hassner intitulé " Incertitudes stratégiques et ambiguïtés politiques ".    

Ci-dessous sont proposés les éléments introductifs de cet article que le lecteur pourra se procurer sur le site de la Revue (http://www.defnat.com/).

" Rarement l'ordre international aura-t-il été placé, autant qu'à notre époque, sous le signe de l'incertitude. De plus en plus les stratégies desacteurs semblent contradictoires, et leurs objectifs ambigus. Parfois, on a l'impression que la stratégie et la politique s'effacent l'une et l'autre au profit de deux dynamiques qui s'affrontent : celle de la technique et celle des passions.

La révolution des moyens de destruction a mis en cause la hiérarchie verticale de la puissance. La révolution des communications a mis en cause la structuration horizontale des territoires et des unités politiques. La révolution des mentalités, combinée avec les deux premières, a mis brutalement en contact des conceptions opposées de la vie et de la mort. La multipliation et l'hétérogénéité des acteurs et des réseaux a mis en cause la distinction rigide de l'ami et de l'ennemi, au profit de relations complexes et ambivalentes.

La distinction de la guerre et de la paix, celle du militaire et du civil, celle de l'intérieur et de l'extérieur, celle du public et du privé, se trouvent à leur tour mises en cause.

Par rapport à la politique et à la guerre classiques, on assiste à toutes sortes de paradoxes comme la recherche de la guerre sans morts et la réalité de morts sans guerre, ou si l'on préfère, l'importance croissante de guerres non militaires et de militaires non guerriers. A moins d'adopter la conceptualisation du livre qui a le mieux tenté de cerner la complexité de la situation, pour démontrer précisément qu'on ne pouvait pas la cerner : 'La Guerre hors limites' des stratèges chinois Quiao Liang et Wang Xiangsui.

 

ghl.jpg 

  

(NDLR Regards-Citoyens : voir également une autre analyse systémique de la situation : 'La globalisation stratégique' d'Alain Joxe - http://www.cirpes.net/article109.html -).

Ce qui est certain, c'est la déstructuration générale, qui est la caractéristique de notre époque. Elle produit de nouveaux clivages et de nouvelles tentatives, toujours provisoires, fragiles et parfois contradictoires , de restructuration,  qui modifient profondément les règles et les limites de la politique et de la stratégie.

La phénomène central est l'interférence entre les dynamiques qui ont chacune leur logique mais dont la rencontre produit des résultats inédits ou imprévus. .... "

La suite de cet article essaie de donner un contenu concret à ces considérations générales en examinant deux problèmes centraux, celui des armes nucléaires (en pensant plus particulièrement à l'Iran), et celui de l'intervention militaire, qu'il s'agisse de la projection de puissance ou de l'imposition et du maintien de la paix (en pensant plus particulièremen à l'Afghanistan).

Sa conclusion mérite qu'on s'y attarde quelquepeu.

" C'est ici que 'l'étrange trinité" clausewitzienne prend toute sa valeur, sous des formes nouvelles. L'amiral Mullen déclare que " la politique et la stratégie doivent se disputer constamment ". Il en va de même pour la politique nationale ou européenne, étrangère ou de sécurité, et la politique intérieure. la fonction du politique est 'être le médiateur ou l'arbitre entre les exigences de la sécurité ou de la défense, et celles de la communauté ou de la société dont il est responsable, de hiérarchiser les priorités, les solidarités et les possibilités.

Jamais cette tâche ne fut aussi difficile.

Jamais elle ne fut aussi nécessaire. "

Un tel constat ne vaut pas seulement pour les thèmes traités dans cet article par Pierre Hassner. Il vaut pour l'ensemble des défis globaux auxquels le monde est confronté et dont le contour a été en grande partie esquissé par des instances ad hoc compétentes telles que le Global Risk Network, par exemple.

Il interpelle l'Union politique. Cette Europe politique à propos de laquelle Pierre-Emmanuel Thomann (Conseiller scintifique en géopolitique et géostratégie à l'Institut européen des relations internationale - IERI - à Bruxelles) consacre un article remarquable dans ce même numéro de Défense nationale : " L'Europe politique, cartes sur table ".

Comment dès lors l'Union européenne et ses Etats membres peuvent-ils encore se comporter comme si ni la première ni les seconds n'avaient pour ambition de replacer la politique et la stratégie au dessus de ces dynamiques pertubatrices de l'ordre international qui s'affrontent selon Pierre Hassner; à savoir celle de la technique et celle des passions, en prenant pleinement acte de l'élargissement des facteurs d'insécurité stratégique et de puissance comme le rappelle Pierre-Emmanuel Thomas - et moi même sur ce blog, cf. notamment à cet égard les articles intitulés Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (1) ainsi que Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (2) - ?

Un sursaut est non seulement indispensable et urgent, il est impératif sauf à vouloir livrer l'Union européenne, ses Etats, ses Peuples, ses Nations, ses citoyens et leurs patrimoines aux furies, curies et autres impéries les plus funestes !

Gouverner n'est pas seulement prévoir et communiquer ! C'est aussi agir ! En conscience et en responsabilité ! Dans le respect le plus strict des principes et des buts édictés dans le Pacte démocratique qui lie gouvernants et gouvernés !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 13:58

Jusqu’à la crise, les pays arrivaient globalement à respecter les critères du pacte de stabilité et de croissance.

 

Un déficit inférieur à 3% du produit intérieur brut (PIB)

Avant la crise, les États s’y tenaient peu ou prou. L’Allemagne avait réduit son déficit depuis 2003 jusqu’à atteindre l’équilibre en 2008. L’Espagne et l’Irlande, grâce à des bulles spéculatives sur l’immobilier et la finance, affichaient des excédents (respectivement 2% en 2006 et 2007 pour la première, 3% en 2006 et 0,2% en 2007 pour la seconde). En France, le déficit était poussivement repassé sous les 3%.

Avec la crise, les États ont dû massivement investir pour soutenir l’activité économique. Le déficit moyen de la zone euro a atteint plus de 7% l’an dernier, mais jusqu’à 12% pour la Grèce, 11% pour l’Espagne, 9,3% pour le Portugal. L’Irlande a doublé son déficit (12, % en 2009, on parle désormais de 14%). Quand la France voyait le sien atteindre 7,5%.

  

Une dette inférieure à 60% du PIB

Neuf États ne respectaient pas la règle en 2008. L’Italie (106%), la Grèce (99%) et la Belgique (90%) étaient déjà en difficulté. Toutefois, la France, le Portugal et l’Allemagne était assez proche du seuil limite (autour de 65%).

Leur politique de relance pour faire face au trou d’air de la croissance a mécaniquement provoqué l’envol des déficits et donc des dettes. Le montant des intérêts augmente alors, en plus de la dette elle-même. La Grèce affiche une dette de 113% (qui pourrait atteindre 130% en 2010), l’Italie indique 115%, et le Portugal 76%. En France, la dette représente près de 78% du PIB et pourrait atteindre 84% en 2010.

  

Les mesures à prendre

En mars, la Commission européenne a appelé les pays à réduire au plus vite leurs déficits. Mais la difficulté est de savoir à quel moment assainir les comptes. Diminuer les dépenses publiques trop rapidement pourrait entraver la reprise de la croissance en zone euro, qui devrait péniblement atteindre 0,8% cette années, selon la Banque centrale européenne.

 

NB : Ce dossier a été publié par le quotidien La Croix le 18 avril 2010, à l'occasion des Etats généraux de l'Europe organisés par Notre Europe, Europanova et le Mouvement européen.

 

Voir également l'article intitulé : Les clés pour comprendre la crise de l’euro (Pierre Cochez - La Croix) et ceux auxquels il renvoie.

 

 

 

 

 

 

Repost 0
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 13:45

D’octobre 2009 à aujourd’hui, la monnaie unique a connu une phase de turbulence sans précédent depuis sa création il y a dix ans, avec notamment les interrogations sur une éventuelle faillite de la Grèce. Ce qui a contraint les gouvernements de la zone à jouer les pompiers d’urgence. 

 

Samedi 3 octobre 2009. L’Irlande voit l’euro comme une bouée

Les Irlandais se redécouvrent européens. Ils approuvent le traité de Lisbonne à une large majorité, après l’avoir rejeté l’année précédente. Pris dans la tourmente économique, ils sont inquiets. Leur pays a été le premier membre de la zone euro à entrer en récession début 2008. En deux ans, le chômage est passé de moins de 5% à plus de 13% de la population active. L’économie se contracte de 7,1% et le déficit public est attendu à plus de 11 % du PIB. Le gouvernement promet des économies pour éviter de devenir la cible des marchés financiers. En décembre, le premier ministre Brian Cowen décide que les salaires des fonctionnaires seront réduits de 5 à 15% et le sien de 20%. Il annonce aussi une baisse des taxes sur l’alcool. Il veut dissuader les Irlandais d’aller faire leurs courses en Irlande du Nord, où la livre britannique est en chute libre.

  

Mardi 6 octobre. La Grèce peut-elle faire faillite ?

« Rien ne sera facile, il faudra un dur travail », avertit Georges Papandréou, chef de file du Pasok, qui vient de gagner les législatives. Avant les élections, le déficit public était évalué à 3,7%. Le nouveau premier ministre le découvre à 12,5%. Dès la fin du mois, il doit présenter à Bruxelles un plan d’assainissement. La Grèce a vécu confortablement des aides de l’Union européenne, mais a une dette publique supérieure à 110% du PIB. Cinq pour cent des ressources sont allouées au service de la dette, soit le double du budget de l’éducation. Le doute va s’installer sur la capacité de la Grèce à rembourser. Le risque fait monter le taux de ses emprunts. À Londres, on parle des Piigs (acronyme proche de pigs, « porcs ») pour le groupe des pays fragiles de la zone euro : Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne (Spain). 

 

Mardi 13 octobre. L’Italie se fait discrète

La dette publique italienne atteint plus de 115% du PIB, un record pour la zone euro. Fin mars 2010, l’agence de notation Moody’s relativise : certes, la dette italienne va progresser de 14 points de PIB entre 2007 et 2011, mais celle de l’Irlande va bondir de 71 points, celle de la Grèce de 40 et celle de l’Espagne de 38. Le gouvernement de Silvio Berlusconi ne cesse de répéter que la situation italienne n’est pas comparable à celle des pays fragiles. D’autant que son secteur privé est peu endetté.

   

Mercredi 6 janvier 2010. L’Islande et le Danemark restent intéressés par l’euro

La Commission européenne laisse entendre que la candidature de l’Islande à l’Union, déposée en juillet, sera facilitée si elle règle son contentieux avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas. La veille, le président islandais a refusé de signer une loi autorisant le remboursement des clients britanniques et hollandais de la banque islandaise Icesave, en faillite. L’économie islandaise, basée sur trois banques, s’est écroulée et la monnaie a perdu la moitié de sa valeur face à l’euro. La majorité des 320 000 Islandais estiment qu’un rattachement à la monnaie européenne leur apporterait une stabilité. Le mois suivant, le gouvernement danois annonce qu’il organisera un nouveau référendum sur le passage à l’euro.

  

Jeudi 14 janvier. L’Allemagne découvre l’ampleur du plongeon de 2009

La plus importante économie européenne sort de sa plus importante récession depuis l’après-guerre, avec un recul de 5% de son PIB en 2009. À la différence de la France, l’Allemagne a basé sa croissance sur la mondialisation de l’économie : avant la crise, son industrie a profité de la croissance de son homologue chinoise, qui multipliait les commandes d’équipement. En 2009, les exportations, qui représentent la moitié du PIB, se sont effondrées de 15%.

  

Lundi 8 février. L’Espagne franchit la barre des quatre millions de chômeurs

Tout va mal en Espagne, et le premier ministre Zapatero présente dans l’urgence des mesures pour soutenir l’emploi et rassurer les marchés. Le chômage passe la barre des quatre millions d’Espagnols, soit 20% de la population active. La construction, unique moteur de l’économie, est en panne avec deux millions de logements construits et qui ne trouvent pas d’acheteurs. La monnaie européenne, qui avait permis aux Espagnols de s’endetter à faible coût, devient un piège. Elle empêche une dévaluation compétitive qui permettrait de baisser des coûts de main-d’œuvre devenus trop élevés de 30%. Les banques ont récupéré dans leurs comptes des actifs immobiliers considérables, avec les saisies auprès des particuliers et des promoteurs insolvables. Personne ne peut juger de la valeur de ces biens.

  

Lundi 15 mars. Christine Lagarde s’interroge sur l’Allemagne

Avant de se réunir avec ses collègues européens pour discuter du cas de la Grèce, la ministre française des finances lance un pavé dans la mare. En « une » du Financial Times, elle estime : « Il est clair que l’Allemagne a accompli un excellent travail au cours des dix dernières années, améliorant sa compétitivité, exerçant une forte pression sur ses coûts de main-d’œuvre. Je ne suis pas sûre pour autant que ce soit un modèle viable à long terme et pour l’ensemble de la zone euro. Il est clair que nous avons besoin d’une meilleure convergence. » Le succès allemand se fonde sur des exportations, notamment vers ses partenaires de la zone euro. Pour que ceux-ci rétablissent leurs finances, il va falloir qu’ils exportent plus vers une Allemagne qui consomme plus ou qu’ils achètent moins de produits allemands. 

  

Mercredi 17 mars. Angela Merkel envisage d’exclure la Grèce

Devant les députés allemands, la chancelière estime que la zone euro devrait pouvoir exclure un de ses membres « quand il ne remplit pas les conditions d’appartenance à la monnaie unique, et cela encore et encore ». Angela Merkel émet l’idée d’un fonds monétaire européen qui viendrait en aide aux pays en difficulté de la zone euro. À plus court terme, elle ne pense pas que l’aide soit « la bonne réponse » pour tirer la Grèce de ses problèmes. Elle lui conseille de « s’attaquer à la racine » du problème, c’est-à-dire de présenter un programme sérieux d’économies. De son côté, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a jugé, à plusieurs reprises, « absurde » une exclusion de l’un ou l’autre membre de la zone.

 

 Vendredi 26 mars. La zone euro se résout à faire entrer le FMI

Nicolas Sarkozy et Angela Merkel concluent à l’arraché et font adopter par les dirigeants de l’Union un plan d’aide à la Grèce financé par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI), une première dans la zone euro – et une exigence de la chancelière allemande. Le mécanisme de prêts, peu détaillé, ne sera enclenché qu’en cas de nécessité. Le mercredi 7 avril, les experts du FMI entament à Athènes une mission de deux semaines « pour aider la Grèce à assainir ses finances ».

 

 Dimanche 11 avril. Les ministres européens entérinent les modalités de l’aide à la Grèce

Les ministres des finances européens se réunissent par téléphone pour éteindre le feu. Le manque de détail du plan a conduit jeudi 8 avril à une nouvelle phase de défiance des marchés. Le taux des emprunts d’État grecs à dix ans atteint un nouveau record depuis l’entrée du pays dans la zone euro, à 7,51% : lorsqu’il veut emprunter, le pays doit verser un surcoût de plus de 4% par rapport à l’Allemagne. Les ministres des finances européens se mettent d’accord pour un plan de 30 milliards d’euros de prêts que les pays de la zone euro pourront consentir à la Grèce en 2010, à un taux favorable de 5%. Mais une rumeur indiquant que la Grèce a en réalité besoin de 90 milliards d’euros enfle. Et jeudi 15 avril, Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe, n’exclut pas que d’autres pays de la zone euro se retrouvent dans une situation similaire…

 

 Samedi 17 avril. Le FMI prépare une potion amère pour la Grèce

Une équipe du FMI est attendue à Athènes pour discuter des conditions d’un prêt à la Grèce, qui pourrait avoisiner les 15 milliards d’euros. Avec un taux d’intérêt attirant (environ 3,26 %) et des conditions strictes. « Il n’y a pas d’autre issue possible pour les Grecs que de devenir plus compétitifs, prévient le 17 avril le directeur général du Fonds, Dominique Strauss-Kahn, dans le magazine autrichien Profil. Le seul moyen efficace qui reste est la déflation. Et ce sera douloureux. Cela signifie des salaires en baisse, et des prix en baisse. »

 

NB : Ce dossier a été publié par le quotidien La Croix le 17 avril 2010, à l'occasion des Etats généraux de l'Europe organisés par Notre Europe, Europanova et le Mouvement européen.

http://www.la-croix.com/Les-cles-pour-comprendre-la-crise-de-l-euro/article/2422614/4079

 

Voir également les articles intitulés :

  * Jeux et enjeux monétaires : le rôle international de l'Euro

  * Union européenne et système monétaire international : ne pas toucher à l'Euro !

  * Unions, enjeux et interactions monétaires : selon un rapport de la BCE, l'équilibre entre les grandes monnaies mondiales est globalement resté le même en 2008

  * Une monnaie unique sans gouvernement ?

  * L’explosion des dettes et déficits publics dans la zone euro (La Croix)

  * Déclaration des Chefs d'Etat et de gouvernement de la zone Euro (Bruxelles, le 25 mars 2010)

  * La politique monétaire européenne : principes, résultats et questions actuelles, par Jean-Claude Trichet

  * De la modification des Traités dans le champ monétaire !

  * Union européenne : se discipliner, se solidariser, coopérer ou se disloquer (Confrontations Europe)

  * L'idée de créer un Fonds monétaire européen pour secourir un pays de la zone euro fait débat

  * Vers un fonds financé par les banques en Europe en cas de futures crises

  * Vers un fonds monétaire européen ?

  * A quel moment va-t-on renforcer la sécurité monétaire de l'euro et la sécurité économique et financière de la zone euro ?

  * Proposition d’un partenariat privé/public pour la stabilité systémique des marchés financiers, par Frédéric Bobay et David Martineau (La Revue du Financier - Septembre 1998)

    * Les marchés des produits dérivés en débat

  * Connaissez-vous le marché des changes encore appelé FOREX ?

  * «Il y a eu des paroles sur la régulation, pas d’actes» (Entretien avec Jean-Pierre Jouyet - Libération)

  * Que peuvent les Etats contre la spéculation ? Adrien de Tricornot - 1- (Dossier - Le Monde Economie)

  * Que peuvent les Etats contre la spéculation ? par Adrien de Tricornot - 2- (Dossier - Le Monde Economie)

  * De l'arbitrage prudentiel

  * La boîte à idées planétaire de Dominique Strauss-Kahn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 07:10
As of March 2010, 189 states are party to the Non-Proliferation Treaty, making it the most universal of all disarmament and arms control agreements. Just four countries remain on the outside: India, Israel, North Korea and Pakistan. However, each one of them is armed with nuclear weapons or widely believed to have stockpiled them.

The stakes in the 2010 Review Conference are considerable, because the previous meeting, held in 2005, ended without any substantive agreements and amid a lot of bitterness. But the cloud of pessimism about the treaty’s future lifted somewhat with the election of US President Barack Obama. During a visit to Prague, he contemplated a world free from nuclear weapons as he reintroduced the notions of multilateral disarmament and arms control to the international security debates.

Chaillot Paper No. 120 continues a tradition of reflecting on issues affecting the NPT in the run-up to a review conference. As the 2010 Review Conference takes place amid rising proliferation concerns and a fresh focus on the global elimination of nuclear weapons, it examines closely the interface between the obligations in Articles IV (non-proliferation) and VI (disarmament).
Repost 0
24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 19:28

L'émissaire américain George Mitchell, en visite au Proche-Orient pour relancer le processus de paix, a déclaré vendredi à Israël et aux Palestiniens que le président Barack Obama tenait à ce qu'un règlement global se concrétise " bientôt, pas dans un futur vague et distant ".

Au cours d'une première journée chargée en entrevues et discussions, le représentant de Washington a souligné à l'intention des deux parties qu'Obama était déterminé à faire émerger une solution du conflit régional.

Il a assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu de la détermination de Washington à garantir la sécurité d'Israël ainsi qu'à obtenir un accord prévoyant la création d'un Etat palestinien.

" C'était la politique américaine. C'est la politique américaine. Ce sera la politique américaine ", a déclaré Mitchell au chef du gouvernement israélien, répétant la promesse faite par Barack Obama de maintenir des liens forts et durables entre les deux pays à l'occasion du 62e anniversaire de l'Etat juif.

 

Bonne rencontre "

Avant de se rendre dans la soirée en Cisjordanie pour s'y entretenir avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, George Mitchell a exprimé un soutien marqué à la volonté d'indépendance des Palestiniens.

" Une paix globale ne doit pas se réduire à un rêve dans cette région, a-t-il dit. Cela doit et peut devenir une réalité. Nous voulons que cette réalité advienne et bientôt, pas dans un futur vague et distant. "

A Washington, le département d'Etat a mis en garde contre tout espoir de percée immédiate et en Cisjordanie, le négociateur palestinien Saëb Erekat a déclaré qu'il restait du travail à faire.

" Il n'y aura pas de reprise des discussions de proximité avec les Israéliens dans les prochains jours ", a dit Erekat. Abbas attend toujours les réponses de Mitchell concernant l'arrêt de toute construction dans les colonies israéliennes réclamé par les Palestiniens.

Un responsable palestinien a rapporté que Mitchell avait demandé à Abbas de reprendre des discussions de proximité mais que le président palestinien avait répondu qu'il devait au préalable consulter les Etats arabes le 1er mai, lors de la réunion du comité de suivi de l'initiative de paix de la Ligue arabe.

Mitchell a dit que les Etats-Unis voulaient un " Etat palestinien viable et indépendant, doté d'un territoire continu où le peuple palestinien pourra exercer son droit à l'autodétermination ".

" Les Palestiniens ont droit à la liberté et à la dignité qui vont de pair avec le droit de déterminer leur avenir. "

La visite de l'émissaire de la Maison blanche intervient alors que les relations entre Américains et Israéliens se sont tendues à propos de la question des activités de peuplement de l'Etat juif en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Abbas refuse de reprendre les négociations suspendues en décembre 2008 tant que toutes les constructions ne seront pas suspendues dans les colonies, ce que Netanyahu présente comme une tentative d'éviter les discussions de paix.

Mitchell tente d'obtenir de Netanyahu des mesures d'édification de la confiance réclamées par Obama pour faciliter l'ouverture de discussions de proximité, dans l'espoir qu'elles débouchent ultérieurement sur des négociations directes entre les deux parties.

Il doit rencontrer à nouveau dimanche le dirigeant israélien.

Les suggestions d'Obama ont été remises il y a un mois à Netanyahu lors d'une rencontre discrète à la Maison blanche. Les Israéliens n'y ont jusqu'ici pas officiellement répondu.

 

" Solution nécessaire aux deux parties "

Benjamin Netanyahu cherche à dissiper les tensions apparues ces dernières semaines avec Washington, sans céder de terrain sur le sujet des colonies. La frange ultra-orthodoxe de son gouvernement de coalition ne veut pas entendre parler de concessions aux Palestiniens et aux Américains qui demandent un gel de ces activités de peuplement.

" Notre politique à Jérusalem ne changera pas. Il n'y aura pas de gel à Jérusalem. Pourquoi céderais-je sur Jérusalem ? " a répété le chef du gouvernement israélien jeudi à la télévision.

Il s'est montré un peu plus conciliant vendredi face à Mitchell lors d'une entrevue qui a duré deux heures. " C'était une bonne rencontre ", a dit le porte-parole de Netanyahu.

L'émissaire de Barack Obama a visité la région une douzaine de fois durant l'année écoulée, sans faire sortir de l'impasse les négociations de paix interrompues par l'intervention de l'armée israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008.

George Mitchell s'est aussi entretenu vendredi par téléphone avec le président israélien Shimon Peres, qui a affirmé la nécessité de trouver une solution à deux Etats. " Les deux (parties) en ont besoin ", a dit Peres, reconnaissant qu'il s'agissait d'une " question vitale " pour les Palestiniens.

Selon le quotidien israélien Haaretz, Benjamin Netanyahu aurait proposé l'établissement d'un Etat palestinien doté de frontières provisoires.

L'offre du Premier ministre, minimisée vendredi par un haut responsable israélien, a pour objet de faire revenir la partie palestinienne dans la négociation. En échange, Netanyahu demanderait aux Américains de reporter toute discussion concernant les colonies israéliennes en territoires occupés et notamment à Jérusalem, écrit Haaretz.

 

Source : Reuters

 

Voir également sur ce blog, à cet égard, l'article de synthèse intitulé : Il faut sauver le soldat " Israël " !

 

 

 

 

 

 

Repost 0
24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 19:13

Le président palestinien Mahmoud Abbas a exhorté samedi l'administration américaine à imposer une solution au Proche-Orient permettant la création d'un Etat palestinien indépendant.

Ces propos, prononcés lors d'un discours devant les membres du Fatah à Ramallah, interviennent alors que l'émissaire américain George Mitchell effectue une nouvelle visite dans la région pour relancer le processus de paix.

Au cours d'une première journée chargée en rencontres et consultations, le représentant américain au Proche-Orient a rappelé vendredi que le président Barack Obama était déterminé à faire émerger une solution au conflit régional " bientôt, pas dans un futur vague et distant " (voir ).

" M. le président et membres de l'administration américaine, puisque vous croyez (en la création d'un Etat palestinien), il est de votre devoir de prendre des mesures pour parvenir à une solution et imposer cette solution ", a déclaré Abbas.

" Nous avons demandé plus d'une fois (à l'administration américaine): 'Imposez une solution'. "

Nouvelle rencontre MITCHELL-NETANYAHU Dimanche 24 avril

Selon des médias, Obama étudierait la possibilité de faire une proposition qui dessinerait les contours d'un accord de paix final mais une telle décision susciterait certainement l'opposition d'Israël, qui insiste sur la tenue de négociations pour trouver une solution au conflit.

La visite de l'émissaire de la Maison blanche intervient alors que les relations entre Américains et Israéliens se sont tendues à propos des activités de colonisation de l'Etat juif en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Abbas refuse de reprendre les négociations suspendues en décembre 2008 tant que toutes les constructions ne seront pas suspendues dans les colonies, ce que Netanyahu présente comme une tentative d'éviter les discussions de paix.

Mitchell tente d'obtenir de Netanyahu des mesures d'établissement de la confiance réclamées par Obama pour faciliter l'ouverture de "discussions de proximité", dans l'espoir qu'elles débouchent ultérieurement sur des négociations directes entre les deux parties.

Il doit rencontrer à nouveau dimanche le dirigeant israélien, qui vient de proposer, selon le Haaretz, la création d'un Etat palestinien doté de frontières provisoires.

Les suggestions d'Obama ont été remises il y a un mois à Netanyahu lors d'une rencontre discrète à la Maison blanche. Les Israéliens n'y ont jusqu'ici pas officiellement répondu.

Benjamin Netanyahu cherche à dissiper les tensions apparues ces dernières semaines avec Washington, sans céder de terrain sur le sujet des colonies. La frange ultra-orthodoxe de son gouvernement de coalition ne veut pas entendre parler de concessions aux Palestiniens et aux Américains qui demandent un gel de ces activités de peuplement.

Mitchell a visité la région une douzaine de fois durant l'année écoulée, sans faire sortir de l'impasse les négociations de paix interrompues par l'intervention de l'armée israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

Repost 0

Penser pour agir !

" Je préférerai toujours les choses aux mots,
et la pensée à la rime !
 "
 

(Voltaire)

 

" L'homme libre est celui qui n'a pas peur d'aller

jusqu'au bout de sa pensée "

(Léon Blum)

 

"La démocratie est d'abord un état d'esprit"

(Pierre Mendès France)  

 

 

Recherche

Catégories