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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 19:28

L'émissaire américain George Mitchell, en visite au Proche-Orient pour relancer le processus de paix, a déclaré vendredi à Israël et aux Palestiniens que le président Barack Obama tenait à ce qu'un règlement global se concrétise " bientôt, pas dans un futur vague et distant ".

Au cours d'une première journée chargée en entrevues et discussions, le représentant de Washington a souligné à l'intention des deux parties qu'Obama était déterminé à faire émerger une solution du conflit régional.

Il a assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu de la détermination de Washington à garantir la sécurité d'Israël ainsi qu'à obtenir un accord prévoyant la création d'un Etat palestinien.

" C'était la politique américaine. C'est la politique américaine. Ce sera la politique américaine ", a déclaré Mitchell au chef du gouvernement israélien, répétant la promesse faite par Barack Obama de maintenir des liens forts et durables entre les deux pays à l'occasion du 62e anniversaire de l'Etat juif.

 

Bonne rencontre "

Avant de se rendre dans la soirée en Cisjordanie pour s'y entretenir avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, George Mitchell a exprimé un soutien marqué à la volonté d'indépendance des Palestiniens.

" Une paix globale ne doit pas se réduire à un rêve dans cette région, a-t-il dit. Cela doit et peut devenir une réalité. Nous voulons que cette réalité advienne et bientôt, pas dans un futur vague et distant. "

A Washington, le département d'Etat a mis en garde contre tout espoir de percée immédiate et en Cisjordanie, le négociateur palestinien Saëb Erekat a déclaré qu'il restait du travail à faire.

" Il n'y aura pas de reprise des discussions de proximité avec les Israéliens dans les prochains jours ", a dit Erekat. Abbas attend toujours les réponses de Mitchell concernant l'arrêt de toute construction dans les colonies israéliennes réclamé par les Palestiniens.

Un responsable palestinien a rapporté que Mitchell avait demandé à Abbas de reprendre des discussions de proximité mais que le président palestinien avait répondu qu'il devait au préalable consulter les Etats arabes le 1er mai, lors de la réunion du comité de suivi de l'initiative de paix de la Ligue arabe.

Mitchell a dit que les Etats-Unis voulaient un " Etat palestinien viable et indépendant, doté d'un territoire continu où le peuple palestinien pourra exercer son droit à l'autodétermination ".

" Les Palestiniens ont droit à la liberté et à la dignité qui vont de pair avec le droit de déterminer leur avenir. "

La visite de l'émissaire de la Maison blanche intervient alors que les relations entre Américains et Israéliens se sont tendues à propos de la question des activités de peuplement de l'Etat juif en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Abbas refuse de reprendre les négociations suspendues en décembre 2008 tant que toutes les constructions ne seront pas suspendues dans les colonies, ce que Netanyahu présente comme une tentative d'éviter les discussions de paix.

Mitchell tente d'obtenir de Netanyahu des mesures d'édification de la confiance réclamées par Obama pour faciliter l'ouverture de discussions de proximité, dans l'espoir qu'elles débouchent ultérieurement sur des négociations directes entre les deux parties.

Il doit rencontrer à nouveau dimanche le dirigeant israélien.

Les suggestions d'Obama ont été remises il y a un mois à Netanyahu lors d'une rencontre discrète à la Maison blanche. Les Israéliens n'y ont jusqu'ici pas officiellement répondu.

 

" Solution nécessaire aux deux parties "

Benjamin Netanyahu cherche à dissiper les tensions apparues ces dernières semaines avec Washington, sans céder de terrain sur le sujet des colonies. La frange ultra-orthodoxe de son gouvernement de coalition ne veut pas entendre parler de concessions aux Palestiniens et aux Américains qui demandent un gel de ces activités de peuplement.

" Notre politique à Jérusalem ne changera pas. Il n'y aura pas de gel à Jérusalem. Pourquoi céderais-je sur Jérusalem ? " a répété le chef du gouvernement israélien jeudi à la télévision.

Il s'est montré un peu plus conciliant vendredi face à Mitchell lors d'une entrevue qui a duré deux heures. " C'était une bonne rencontre ", a dit le porte-parole de Netanyahu.

L'émissaire de Barack Obama a visité la région une douzaine de fois durant l'année écoulée, sans faire sortir de l'impasse les négociations de paix interrompues par l'intervention de l'armée israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008.

George Mitchell s'est aussi entretenu vendredi par téléphone avec le président israélien Shimon Peres, qui a affirmé la nécessité de trouver une solution à deux Etats. " Les deux (parties) en ont besoin ", a dit Peres, reconnaissant qu'il s'agissait d'une " question vitale " pour les Palestiniens.

Selon le quotidien israélien Haaretz, Benjamin Netanyahu aurait proposé l'établissement d'un Etat palestinien doté de frontières provisoires.

L'offre du Premier ministre, minimisée vendredi par un haut responsable israélien, a pour objet de faire revenir la partie palestinienne dans la négociation. En échange, Netanyahu demanderait aux Américains de reporter toute discussion concernant les colonies israéliennes en territoires occupés et notamment à Jérusalem, écrit Haaretz.

 

Source : Reuters

 

Voir également sur ce blog, à cet égard, l'article de synthèse intitulé : Il faut sauver le soldat " Israël " !

 

 

 

 

 

 

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 19:13

Le président palestinien Mahmoud Abbas a exhorté samedi l'administration américaine à imposer une solution au Proche-Orient permettant la création d'un Etat palestinien indépendant.

Ces propos, prononcés lors d'un discours devant les membres du Fatah à Ramallah, interviennent alors que l'émissaire américain George Mitchell effectue une nouvelle visite dans la région pour relancer le processus de paix.

Au cours d'une première journée chargée en rencontres et consultations, le représentant américain au Proche-Orient a rappelé vendredi que le président Barack Obama était déterminé à faire émerger une solution au conflit régional " bientôt, pas dans un futur vague et distant " (voir ).

" M. le président et membres de l'administration américaine, puisque vous croyez (en la création d'un Etat palestinien), il est de votre devoir de prendre des mesures pour parvenir à une solution et imposer cette solution ", a déclaré Abbas.

" Nous avons demandé plus d'une fois (à l'administration américaine): 'Imposez une solution'. "

Nouvelle rencontre MITCHELL-NETANYAHU Dimanche 24 avril

Selon des médias, Obama étudierait la possibilité de faire une proposition qui dessinerait les contours d'un accord de paix final mais une telle décision susciterait certainement l'opposition d'Israël, qui insiste sur la tenue de négociations pour trouver une solution au conflit.

La visite de l'émissaire de la Maison blanche intervient alors que les relations entre Américains et Israéliens se sont tendues à propos des activités de colonisation de l'Etat juif en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Abbas refuse de reprendre les négociations suspendues en décembre 2008 tant que toutes les constructions ne seront pas suspendues dans les colonies, ce que Netanyahu présente comme une tentative d'éviter les discussions de paix.

Mitchell tente d'obtenir de Netanyahu des mesures d'établissement de la confiance réclamées par Obama pour faciliter l'ouverture de "discussions de proximité", dans l'espoir qu'elles débouchent ultérieurement sur des négociations directes entre les deux parties.

Il doit rencontrer à nouveau dimanche le dirigeant israélien, qui vient de proposer, selon le Haaretz, la création d'un Etat palestinien doté de frontières provisoires.

Les suggestions d'Obama ont été remises il y a un mois à Netanyahu lors d'une rencontre discrète à la Maison blanche. Les Israéliens n'y ont jusqu'ici pas officiellement répondu.

Benjamin Netanyahu cherche à dissiper les tensions apparues ces dernières semaines avec Washington, sans céder de terrain sur le sujet des colonies. La frange ultra-orthodoxe de son gouvernement de coalition ne veut pas entendre parler de concessions aux Palestiniens et aux Américains qui demandent un gel de ces activités de peuplement.

Mitchell a visité la région une douzaine de fois durant l'année écoulée, sans faire sortir de l'impasse les négociations de paix interrompues par l'intervention de l'armée israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 21:58

The event

As you know, the massive earthquake that struck Haiti on 12 January 2010 shattered the foundations of the entire country. By 23 January, a little less than a fortnight after the earthquake, the Haitian government declared an end to the search-and-rescue phase for survivors of the earthquake. Only 132 people were found alive in the rubble. At last count, over 230,000 were confirmed dead, equalling the number killed across South Asia from the Boxing Day tsunami in 2004.

The technology

Just hours after the earthquake struck, there were signs of a global effort to leverage existing web, Internet and mobile technologies, including social networking platforms, to help aid and relief work. Ushahidi (a platform first used in Kenya that allows anyone to gather distributed data via SMS, email or web and visualize it on a map or timeline) was the first to deploy its platform to ascertain the urgent needs of victims and other relief and aid requirements on the ground. Sahana (a Sri Lankan engineered web based collaboration tool designed to address common coordination problems amongst actors involved in relief work) was also quick to deploy its platform in Haiti. Sahana helped, for example, in plotting the location of medical infrastructure by asking volunteers around the world to help in discerning their precise coordinates from raw data. Commonly called crowdsourcing, this was a key feature of Ushahidi as well, which used an army of volunteers based in the US to sift through thousands of SMS's from the ground in order to prioritise and categorise incoming information from the ground. The US-based non-profit media outfit Internews and Thomson Reuters Foundation's Emergency Information Service (EIS), developed by InSTEDD, helped humanitarian agencies communicate directly with those affected through a local network of radio stations and SMS feedback from victims. The UN, through its OneResponse platform managed by the Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA), also served as a vital portal for important and regular situation reports, updated contact information and mapping data. Almost all relief agencies, UN agencies and military actors including the US Southern Command embraced Twitter, Facebook, wikis, websites and mobiles in their work, to coordinate, collaborate and act upon information from the ground generated by victims. The ICT4Peace Foundation's own wiki (http://bit.ly/haitiwiki), established a day after the earthquake, ultimately linked to over 120 sources of vital information and in some cases, rendered more easily accessible the critical data locked inside closed databases and proprietary formats.  

The progress  

Clearly, significant advances in web, Internet and mobile technologies underpinned the Haitian relief effort - from the generation of funds to the coordination of humanitarian action and collaboration between aid workers. Many, as a result, have pointed to Haiti as a turning point in the use of ICTs for aid work. In the US alone, an unprecedented number of donations via SMS to the Red Cross for Haiti aid exceeded 31 million dollars. CrisisCommons, itself a volunteer-driven web-based initiative, within days created the most comprehensive and up-to-date maps of the country through a site called OpenStreetMap. Thousands of volunteers from around the world contributed to the rapid creation of these maps, using sources as diverse as situation reports, proprietary databases and satellite imagery. What ultimately came to be known as Project 4636 - a single SMS number to which Haitians could SMS their location and urgent needs to - required an incredibly complex and unprecedented mobile telecommunications backend in Haiti that was engineered and deployed in a matter of days, with multiple local and international actors including the US military. Global volunteer efforts, primarily through Ushahidi, but also through other Ning based social networks, emails, Skype and even ham radio, disseminated and worked on vital information generated from Haitians on the ground regarding urgent needs.

Enduring challenges

Despite this progress, a number of critical challenges remain. However innovative they are, ICTs that operate as islands and silos impede relief efforts and cost lives. Early on in the Haiti relief effort for example, there were multiple web sites and systems for registering and locating missing persons, set up by international media, web-based social networks and UN agencies. Until a standards-based repository was established based on the PFIF (People Finder) format, each system was an island of information, leading to unnecessary duplication, fragmentation and significant frustration. Even after Google established a standards-based repository, some international media and UN agencies refused to share information with it or use it. Based on the experience of curating the ICT4Peace Foundation's wiki on Haiti, the myriad of data sources and proprietary formats from which information was captured suggests an increase in data fragmentation and lock-in. As noted by Ushahidi's Patrick Meier, the challenges that materialised in the response to Haiti included, the management and negotiation of heightened expectations, the lack of a formal complaint mechanism, absence of downward accountability and challenges over coordination and clarity of messaging (see http://irevolution.wordpress.com/2010/03/02/haiti-tyranny-technology). The ICT4Peace Foundation in 2008 conducted a comprehensive stocktaking of the UN's crisis information management capabilities. A report of this stocktaking was released in 2009 (download from http://www.ict4peace.org/view_files-1-v-165.html). It is particularly telling that a number of the observations regarding crisis information management amongst the international community and the UN system remain unaddressed, including but not limited to,

· Pre-planned information-sharing policies robust enough to handle severe crises in a timely manner. This includes policies to leverage crisis-related information generated from outside the UN system and the development of robust data models and data dictionaries that can be shared on demand.

· An emphasis on standards-based information capture and exchange

· Harmonisation of significant variance in agency approaches to and capacities of information management during crises, including human resource management and data-sharing policies.

Lessons unlearnt

Haiti is seen by many as a turning point in the use of ICTs in disaster response, and rightfully so. However, vital lessons for humanitarian aid and first response clearly identified in the Asian Boxing Day tsunami response remain unheeded, along with points regarding aid work and the use of ICTs enumerated in the UN OCHA +5 symposium report, of which the ICT4Peace Foundation was a key partner. Disaster-affected communities remain largely passive recipients of information, having to deal with, amidst significant trauma, competing information on aid delivery and services. Beyond the hype, the majority of those affected by the Haitian earthquake were off the radar of ICTs. Compounding this, as early as April 2010, Haiti is receding from international media and global attention, yet significant long-term humanitarian challenges on the ground persist. It is unclear how the ICTs first deployed in the country will be sustained over the long term, and in particular international crowd-sourced platforms relying on volunteers. Significant problems of coordination, collaboration and aid delivery dogged the disaster response effort. The Head of UN OCHA, Sir John Holmes, in a strongly worded email in February expressed his frustration over the UN's aid effort in Haiti, noting that "only a few clusters have fully dedicated cluster coordinators, information-management focal points and technical support capacity" and adding that the disjointed effort is casting doubts on the UN's ability to effectively provide relief. Beyond the UN, significant concerns were raised over the coordination and collaboration between civil and military actors, and the international community as a whole.

Going forward

Much more can and must be done to strengthen disaster preparedness and crisis information management. There are no longer excuses for ill-preparedness or haphazard aid response. We already know much of what needs to be done and going forward requires requisite funding coupled with political will of the UN system and international community. Some key ideas and suggestions in this regard are,

· The accelerated development and population of easily accessible datasets with essential information shared across UN and other aid agencies, to help identify, prepare for and mitigate disasters.

· Developing ICTs that work better in, and are more resilient to austere, traumatic environments.

· Significantly improving interoperability across all systems between UN agencies and other key platforms outside, including UN OneResponse, Ushahidi, Sahana and InSTEDD's Emergency Information Service.

· Using endogenous technologies, help communities develop their own capacities and capabilities for disaster early warning, prevention and resilience, is vital.

· Greater cooperation between governments and NGOs, based on standard operating procedures governing information sharing to help aid work.

· Global and local business, as we have seen in Haiti, also has a key role to play in generating and sustaining financial inflows and strengthening aid. They need to be partners in crisis information management.

· The development of a comprehensive crisis information management preparedness and assessment tool box, including appraisal mechanisms, especially in and for disaster prone regions and countries.

In order to realise these goals, the ICT4Peace Foundation is actively supporting the Chief Information Technology Officer of the UN Secretariat in New York and leading actors, including key UN agencies and departments in Rome, New York and Geneva, to develop a coherent crisis information management strategy, addressing processual, organisational and technological challenges that impede efficient and effective aid delivery today.

Please do not hesitate to contact me or the co-author of this note and Special Advisor to the ICT4Peace Foundation, Sanjana Hattotuwa, for any further information. Sanjana can be contacted at sanjanahattotuwa@ict4peace.org .

  

Daniel Stauffacher is Chairman of ICT4Peace Foundation

Geneva, Switzerland

www.ict4peace.org

  

The ICT4Peace Foundation was established in 2005 to raise awareness specifically about Paragraph 36 of the WSIS Tunis Commitment and promote its practical realisation in all stages of crisis management. Paragraph 36 notes,

" We value the potential of ICTs to promote peace and to prevent conflict which, inter alia, negatively affects achieving development goals. ICTs can be used for identifying conflict situations through early-warning systems preventing conflicts, promoting their peaceful resolution, supporting humanitarian action, including protection of civilians in armed conflicts, facilitating peacekeeping missions, and assisting post conflict peace-building and reconstruction. "

Accordingly, the Foundation looks at the role of ICT covering aspects of early warning and conflict prevention, peace mediation, peacekeeping, peacebuilding as well as disaster management and humanitarian operations of the international community.

 

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 09:27

Alors qu'ils participent activement aux travaux de transformation de l'OTAN ainsi qu'à ceux attachés à la réforme de son 'concept stratégique', les membres européens de l'Alliance atlantique qui sont également membres de l'Union européenne n'ont pas jugé nécessaire de doter la toute jeune politique de Sécurité de l'Union européenne d'un véritable ‘concept stratégique', se contentant d'un accord politique sur un document établissant les termes de référence d'une 'stratégie européenne de sécurité', sans s'être pour autant posé toutes les interrogations requises avant de procéder à de tels exercices.

Si l'autonomie politique et l'autonomie stratégique de l'Union européenne demeurent effectivement des objectifs communs à ces Etats, peut-être envisageront-ils un jour de travailler ensemble à l'établissement d'un concept stratégique pour la politique de Sécurité de l'Union.

Si tel est le cas, ils devront alors s'employer à répondre collectivement, avec méthode, à un certain nombre de questions préalables relatives à la refondation de la sécurité en Europe, et notamment de la 'sécurité européenne' :

  - Que recouvrent les enjeux et les ambitions attachés à l'émergence d'une requête, à la manifestation d'une volonté, au plein exercice et à la préservation d'une double autonomie politique et stratégique de l'Union européenne ?

  - Quelle conception de la Sécurité l'Union européenne doit-elle proposer pour atteindre ses objectifs politiques, stratégiques et sécuritaires ?

  - Quels impacts peut avoir l'établissement d'une telle posture de Sécurité sur l'évolution du contenu des politiques internes et externes de l'Union européenne, d'une part, et, d'autre part, sur sa relation avec son environnement international ?

  - Dans quel cadre, et par quelles voies, l'Union européenne entend elle construire l'adhésion de ses citoyens aux réponses qu'elle entend apporter aux interrogations précédentes ?

Chacune de ces 4 questions recouvrent un certain nombre d'autres tout aussi fondamentales que je soumets ci-après à la sagacité du lecteur.

1 - Que recouvrent les enjeux et les ambitions attachés à l'émergence, au plein exercice et à la préservation d'une double autonomie politique et stratégique de l'Union européenne ?


Q1 : Parmi les facteurs qui détermineront les grandes lignes de force des contextes stratégique, sécuritaire, écologique, démographique et économique des 30 prochaines années, quels sont ceux qui, du point de vue de l'Union, affectent ou, a contrario, concourent à renforcer les dynamiques régionales et internationales dédiées à la Stabilité stratégique, à la Paix, à la Sécurité internationale, à la Stabilité et à la Sécurité régionales, autant qu'à la réalisation des grands objectifs politiques de l'UE à l'intérieur comme à l'extérieur de ses frontières ?


Q2 : Où en est l'Union s'agissant de sa politique de Sécurité ? Quels sont ses objectifs politiques, stratégiques et sécuritaires ? Parmi les facteurs précédents, quels sont ceux qui pourraient justifier et légitimer, aux yeux des Européens, d'une part, et de tiers, d'autre part, une revendication de double autonomie politique et stratégique de la part de l'UE ? Sur quelle(s) conception(s) de l''autonomie' et de la ‘solidarité' les Etats membres de l'UE peuvent-ils s'accorder ?


Q3 : Les Etats membres sont-ils prêts à permettre à l'Union d'agir, en leur nom et à leur place, là où des enjeux de souveraineté nationale, de sauvegarde d'intérêts nationaux d'ordre stratégique, ou tout simplement un statut particulier au sein du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les ont conduit à privilégier jusqu'ici d'autres formules ? Pour servir quels objectifs consentiraient-ils une telle évolution ? Dans quels délais ? Dans quelles limites ?


Q4 : Les Etats membres sont-ils prêts à agir, d'une part, et à permettre à l'Union d'agir, d'autre part, en vertu d'une « Raison d'Union » aussi prégnante et tangible qu'indescriptible, comme ils le font, parfois, en vertu d'une « Raison d'Etat » ? Une telle « Raison d'Union » pourrait-elle alors être opposable à la « Raison d'Etat » de ses Etats membres ? En vertu de cette « Raison d'Union », les Etats membres sont-ils prêts à lui permettre d'agir en dehors du cadre esquissé par les résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, en vertu notamment des dispositions des articles 52 et 107 de la Charte des Nations Unies ? Si tel est le cas, pour servir quels objectifs ? A partir de quelle construction politique et institutionnelle ? Selon quelles modalités ?


Q5 : Dans quelle mesure la primauté de l'engagement de l'UE dans la voie du multilatéralisme, les partenariats stratégiques qu'elle a d'ores et déjà établis, les alliances ou les accords de Sécurité et/ou de Défense auxquels ont souscrit ses Etats-membres (entre eux ou avec des tiers) limitent-ils ses choix propres et/ou l'exercice - en responsabilité - des fonctions qui garantissent son autonomie sur les registres politique, stratégique et sécuritaire ? L'Union peut-elle se contenter d'attendre des institutions et organisations multilatérales qu'elles dégagent des voies nouvelles ? En particulier, les évolutions structurelles - sans cesse différées - des institutions internationales (ONU, OSCE, ...) et l'adoption d'un concept stratégique propre à l'OTAN sont-ils susceptibles de peser sur l'effectivité de cette autonomie ?


2 - Quelle conception de la Sécurité l'Union européenne doit-elle proposer pour atteindre ses objectifs politiques, stratégiques et sécuritaires ?


Q6 : L'Union considère-t-elle que la ‘Stratégie européenne de Sécurité', la Charte de Sécurité européenne de l'OSCE et le Concept stratégique de l'OTAN proposent des réponses et parades appropriées à la nature réelle des défis stratégiques et des défis pour la sécurité du debut du XXIè siècle ? Comment envisage-t-elle d'agir pour dégager plus clairement la spécificité et les exigences de son dessein ? Sur quelle assise conceptuelle entend-elle construire les solidarités indispensables à un traitement efficace des questions soulevées par les risques, les vulnérabilités et les menaces les plus variés qui peuvent mettre en péril ces finalités premières de son action ?


Q7 : Quelles exigences internes et quelles contraintes externes commandent à l'Union de concevoir, asseoir et mettre en application une conception de la Sécurité qui lui serait spécifique ? A quels types de leviers l'Union devrait-elle faire appel pour concevoir, asseoir et mettre en application une telle conception de la Sécurité tant en son sein, qu'à ses marches, et au travers de ses engagements internationaux ? Quelle place l'UE devrait-elle réserver à une conception spécifiquement européenne de la Sécurité intérieure dans l'établissement d'un concept stratégique global pour sa politique de Sécurité ?


Q8 : Quelles sont les fonctions stratégiques requises pour garantir l'effectivité, l'efficacité et la crédibilité d'une telle conception de la Sécurité ? Autour de ces fonctions stratégiques, l'Union devrait-elle se définir un concept stratégique unique (et global) ou, a contrario, un ensemble de concepts stratégiques articulés chacun sur une problématique précise (aspects internes, aspects externes, aspects globaux) ? Dès lors, à quels types d'instruments l'Union devrait-elle faire appel pour remplir l'ensemble des fonctions identifiées ci-avant aux niveaux d'effectivité et d'efficacité qu'elle s'est fixés ?


Q9 : En regard des risques et menaces de tous types qui pourraient mettre en péril sa propre Stabilité interne (comme celle de son voisinage), l'Union envisage-t-elle de recourir aux principes et modes d'action qu'elle a retenus pour les missions de Petersberg qu'elle mène en dehors de ses frontières ? « La vision normative de l'Union (valeurs, Constitution, droits fondamentaux) peut-elle [doit-elle] être opposée aux impératifs politico-militaires, lesquels sont là d'abord pour soutenir et protéger, tout en pouvant aider à la diffusion soft et subtile de la première, sans qu'il soit question d'un impérialisme démocratique imposé prioritairement par la force ? L'absence de moralisme messianique européen reste[-t-il] le garde-fou principal pour garantir la maîtrise éthique de l'usage de la force et la définition des engagements préventifs ? » (Cf. André Dumoulin in « La sémantique de la ‘stratégie' européenne de sécurité - Lignes de forces et lectures idéologiques d'un préconcept », Annuaire français de relations internationales, La Documentation française, 2005, volume VI (2005) p. 643 ).


Q10 : L'Union accepte-t-elle de voir se transformer (à défaut de participer à transformer) la ‘lutte' contre le terrorisme en ‘guerre' contre le terrorisme, et la ‘lutte' contre la prolifération des armes de destruction massive en ‘guerre' contre la prolifération des armes de destruction massive ? Si quel est le cas, pour quels objectifs et sous quelles conditions ?


Q11 : L'Union a inscrit dans ses grands objectifs politiques de projeter la Stabilité au-delà de ses frontières. Dispose-t-elle aujourd'hui d'une évaluation suffisamment étayée des tentatives engagées à cette même fin par d'autres puissances, par des organisations internationales ou par elle-même, dans le cadre d'un mandat des Nations Unies, ainsi que d'une vision stratégique suffisamment étayée sur le long terme, pour poursuivre l'approfondissement de la PESC (y inclus, de la PESD) et de l'action extérieure de la Communauté dans cette direction ? Quelle légitimité l'Union peut-elle avoir pour mener, sous mandat de l'ONU, des missions relatives à l'établissement d'un Etat de droit quand certains de ses Etats-membres sont régulièrement condamnés par sa propre Cour de Justice ou par la Cour européenne des Droits de l'Homme pour manquements graves à leurs obligations en la matière ?


Q12 : Les instruments « défensifs » de la nouvelle stratégie commerciale proposée par la Commission européenne comme les appels réitérés à l'instauration d'un espace économique commun entre les deux rives de l'Atlantique Nord - dans le cadre de la « Transatlantic Economic Initiative » qui vise l'élimination des obstacles non tarifaires aux échanges - sont-ils de nature à permettre la concrétisation durable des préférences collectives comme l'affirmation de cette identité et de cette autonomie européennes demandées de plus en plus expressément par les citoyens de l'Union ?


3 - Quels impacts peut avoir l'établissement d'une telle posture de Sécurité sur l'évolution du contenu des politiques internes et externes de l'Union européenne, d'une part, et, d'autre part, sur sa relation avec son environnement international ?


Q13 : La ‘Stratégie européenne de Sécurité' est-elle amenée à évoluer ? Sur quelle base conceptuelle ? Selon quel processus ? Dans quels délais ?


Q14 : L'établissement d'un concept stratégique européen pour la politique de Sécurité serait-il susceptible d'avoir des impacts sur les postures nationales de sécurité (y compris en matière de doctrine) ? Des évolutions de ces postures nationales sont-elles nécessaires ? Sont-elles possibles ?


Q15 : Quels impacts pourrait avoir l'établissement d'un tel concept stratégique sur :

  - l'évolution institutionnelle de l'Union ?
  - sa posture lors des négociations internationales ?
  - sa politique de voisinage ?
  - son processus d'élargissement ?
  - les développements et réformes ultérieurs des institutions internationales et multilatérales ?
  - l'évolution de l'Alliance atlantique ?


Q16 : Dans quels champs, pour quels objectifs et sous quelles conditions, l'Union pourrait-elle décider de recourir exclusivement, ou préférentiellement, aux instruments multilatéraux ? Quels sont les impacts possibles de tels recours sur le niveau d'autonomie de l'Union, à court, moyen et long terme ?


Q17 : Dans quels champs, pour quels objectifs et sous quelles conditions, l'Union pourrait-elle décider de recourir exclusivement, ou préférentiellement, à des instruments qui lui seraient spécifiques ?


Q18 : Pour quels objectifs, et sous quelles conditions, l'Union pourrait-elle ne pas limiter son registre d'intervention à un traitement exclusivement pacifique des différends ?


Q19 : Dans quelles conditions et selon quels processus (observation / évaluation - analyse / décision / engagement opérationnel) l'Union serait-elle prête à se dégager des obligations inhérentes au respect scrupuleux des dispositions du droit international (Traités, Conventions, ...) et/ou des décisions prises dans le cadre du système multilatéral ?


Q20 : Les partenariats stratégiques contractés par l'Union appellent-ils des aménagements ? Devrait-elle y inclure des éléments de conditionnalité ayant trait à des enjeux sécuritaires ? Entend-t-elle y inclure, dans un avenir proche, des dispositions contraignantes assorties d'un régime de sanctions approprié en cas de défaillance grave d'une Partie contractante susceptible de contrevenir à la concrétisation de ses objectifs politiques, sur le triple registre stratégique, sécuritaire et économique ? Si tel n'est pas le cas, selon quels principes politiques, éthiques ou juridiques, et à quelles fins l'Union pourrait-elle entreprendre de renoncer à faire appel à de telles dispositions ?


Q21 : Quels éléments pourraient justifier, le cas échéant, l'adoption et la mise en œuvre de mesures revêtant un caractère d'exception (telles que la suspension ou la rupture, partielle ou totale, d'un partenariat stratégique, ou encore l'engagement de l'Union dans des actions non totalement conformes - voire contraires - aux décisions des institutions internationales, aux engagements contractés et/ou au droit international ) ?


Q22 : Les stratégies nationales déployées par les Etats-membres pour garantir la sécurité de leur approvisionnement en ressources stratégiques et/ou vitales (biens agro-alimentaires, énergies fossiles, eau, matières premières critiques, ...) peuvent-elle converger vers des stratégies communes à un horizon « raisonnable » ? Si tel est le cas, une évolution à cette fin de la ‘Stratégie européenne de Sécurité' devra-t-elle être opérée ? Sera-ce suffisant ?


Q23 : Dans quel contexte de crise, et dans quelles limites, l'Union pourrait-elle demander à ses citoyens de consentir à une restriction - partielle et conjoncturelle - des libertés et des droits fondamentaux inscrits au patrimoine communautaire ? Sur quelle assise institutionnelle et politique envisagerait-elle alors de fonder une telle posture ? Selon quels principes politiques, éthiques ou juridiques, à quelles fins et selon quels critères l'Union pourrait-elle entreprendre de discriminer les candidats à l'asile ou à l'immigration à l'intérieur de ses frontières ?


4 - Dans quel cadre, et par quelles voies l'Union européenne entend elle construire l'adhésion de ses citoyens aux réponses qu'elle entend apporter à l'ensemble des interrogations précédentes ?


Q24: Qui est légitimement fondé à apporter les réponses à l'ensemble des interrogations précédentes ? Via quel processus politique ?


Q25 : Dans quel cadre, et par quelles voies l'Union entend-elle construire l'adhésion de ses citoyens aux réponses qui pourraient alors y être apportées ?


Q26 : Les Etats membres sont-ils prêts à instaurer une Union politique et citoyenne à même d'embrasser l'ensemble des enjeux de Sécurité auxquels l'Union est désormais confrontée ? Sont-ils prêts à consolider l'identité de l'Union sur un socle de principes, de valeurs et d'initiatives articulés sur des enjeux collectifs de Sécurité qui leur sont communs ? Sont-ils prêts à donner plus de substance et de force à la citoyenneté de l'Union ? Sont-ils prêts à doter l'Union d'une Constitution ?


Comme nous y invite Vaclav Havel, les réponses qui devront être apportées tant aux interrogations qu'aux limites mises en perspective supra garantiront d'autant plus de légitimité et d'efficacité à l'action de l'Union « qu'elles auront puisé leur souffle dans la profondeur d'une conscience et d'un imaginaire européens qui ont traversé les grandes fractures de l'histoire du continent par-delà les frontières mouvantes des Etats » (Cf. l'allocution que V. Havel a prononcée devant le Sénat français le 3 mars 1999 alors qu'il était Président de la République tchèque).


Quelqu'elles soient, elles offriront un éclairage utile quant aux intentions qui ont pu motiver l'introduction de certaines dispositions ambiguës dans le Traité de Lisbonne, ainsi que l'absence dans ce traité de mentions ou de références explicites à des notions aussi fondamentales que : Union politique, identité de l'Union, souveraineté de l'Union, autonomie de l'Union, partenaire stratégique de l'Union, concept stratégique de l'Union, enjeux globaux de sécurité pour l'Union, système de sécurité de l'Union, objectifs de sécurité de l'Union, garanties de sécurité de l'Union, mesures de confiance, sécurité européenne, .... ainsi que, "the last but not the least", stratégie européenne de sécurité !

Il eût été indubitablement préférable, et responsable, que les Etats européens membres de l'Alliance atlantique se les soient posées ensemble avant de s'engager individuellement dans le périlleux exercice de transformation de l'Alliance.

 

NB : Cet article a été publié une première fois sur ce blog en 2009.

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Published by Patrice Cardot - dans L'UE face aux défis globaux
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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 14:19

Dinner remarks at Brussels Forum of the German Marshall Fund - Conrad Hotel, Brussels


Distinguished guests,

Ladies and Gentlemen,


It is a pleasure to address this dinner of the German Marshall Fund. I should like to take this
opportunity to say a few words about Transatlantic relations.

The German Marshall Fund is a testimony to the long and profound history of the relationship between America and Europe. General Marshall announcing his Plan in 1947 ; Chancellor Willy Brandt thanking the American people with the establishment of this Fund, in 1972.

However, the political question for us today is how to translate this shared history and our shared values into a shared future.

In order to do so, it is not enough to simply multiply expressions like “transatlantic dialogue” or "strategic partnership".

Nor is it enough to explain how incredibly interconnected our economies are. The flows of transatlantic trade, investment and people are certainly impressive, but shared interests are not in themselves a guarantee for converging policies.

It is not even enough to list the essential values we share on both sides of the Atlantic: democracy, freedom, the dignity of the human person... To respect these, is not the same thing as to act upon them together.

Our values, our interests, our multiple dialogues create an extraordinary basis for a strong Transatlantic partnership. In order to forge a common destiny, what one needs above all these, is a common story. A story about one's place in the flow of time. We have to, as they say, read from the same "script".

During the Cold War, Europe and America did share the same narrative: defending the Free World against Soviet communism. This compelling story shaped fully our sense of political reality. It tied our destinies together.

Two decades after the end of the Cold War, we cannot be so sure anymore that the basic political experiences of Europeans and Americans are the same. I suppose this lack of narrative is what is fundamentally behind some of the Transatlantic ripples and other misunderstandings one finds in the press these days.

Working closely together begins with accepting that the counterpart may have different interests from yourself. Twenty years after the fall of the Berlin Wall, this still comes as a surprise to some people.

Both Europe and America are entitled to ask the other: what do you bring to the table? In Transatlantic relations, this question is often avoided - through guilt or arrogance or I don't know what. However, stating clearly what we need from the other and why, would make our relationship more mature. It is the only sound basis for cooperation. The only easy relationship is an empty relationship.

Anyway, here we are: Europe and America in a rapidly changing G20 world, both searching a new role and a new place. A Transatlantic area of 800 million people: the richest consumers, the besteducated workforce and the freest citizens in the world. What will our common political story be ?

I think the E.U. and the U.S. should together find the responses to old and new forms of global insecurity, and invite others to join us. That is how I see our common story.

Threats of a new kind undermine the security of our free societies and the networks these societies are built on. Terrorism. Market disruptions. Energy shortages. Climate change. Cyber attacks.

No single country can impose its will or its rules on a world adrift. To share the burden and to lead the way, why not start with two? Europe and America are destined to be those two.

I am not primarily thinking of military or nuclear insecurity, although even in military security Europe is an indispensable partner of the U.S.A. Let me just say that 30.000 European soldiers in Afghanistan is no small feat. Especially taking into account the reservations of European public opinion. And for all the talk of new global partners, I do not see, any time soon, comparable numbers of troops from these new global partners patrolling in Kandahar, Kabul or Kunduz.

The European Union, although not a fully-fledged military power, has a naval mission off the Somalian coast which does not refrain from using its force.

After the "August War" between Russia and Georgia, it was the EU which sent its observers to guard the cease-fire; a cease-fire which was brokered by French President Sarkozy, then rotating President of the European Council. Today, we have hundreds of men and women in the field along the border area. I do not have to point out that this particular job could hardly have been done as credibly by any other player.

We are very much in favour of President Obama's initiative to prevent nuclear terrorism and control nuclear proliferation. As President of the European Council, I will promote that position at the Nuclear Summit in Washington next month.

Today's main threats are of a new and different nature. Transatlantic cooperation is therefore required on new frontlines. Security nowadays is not just about troops and a nuclear umbrella. It is about restoring civil order by judges and policemen. It is about regulating markets by financial watchdogs. It is about defending networks by "e-sentinels". It is about protecting the environment by "climate wardens".

I would not be surprised if the current economic crisis would force us to again redefine and expand the concept of security. Just as the terrorist attacks of 9/11 produced a sea change in security thinking, so will the financial crisis.

It is no coincidence that tomorrow you have a session on the ‘Geostrategic consequences of the economic crisis’.

Market volatility itself can be a security risk. Especially when it is not just banks and businesses but States that are getting into financial trouble. I understand the American interest in how the EU deals with Greece. You do not want a "second Lehman Brothers" and rightly so. Eighteen months ago, people on this side of the Atlantic were not happy with the collapse of the first Lehman Brothers either... We both have a responsibility for issues that affect the other as well. So let's work together on financial and banking regulation.

I should like to mention two other new fronts of insecurity: climate change and cyber crime.

In the mythical past, the famous empire of Atlantis was engulfed by the sea. Let's take this as a metaphor for climate challenge… Saving the planet from a climate catastrophe and the resulting global insecurity is a daunting task. But, in the name of Atlantis, Europe and America should take up the challenge together !

The EU and the US should lead the way in green technology. Together we can set the norms and standards, not only in climate politics but also in technology related regulation ; it is the best chance we have so the rest of the world will follow suit. A transatlantic co-operation is needed on an industrial carbon market and on a global verification and compliance regime.

I am glad to announce that in today's European Council, all Heads of State or Government agreed we should work closely with the USA on climate issues.

Our societies live by the grace of a free flow of goods, people and information. Networks are the arteries of the global economy. They are vulnerable. Think of the internet and telecommunications, banking and money transfer systems, airports and energy grids. Cyber attacks against these nodes of modern life are no chimera: they can happen (and do happen) every day. This changes our perspective on security. To quote a very valuable recent study on EU-US relations, "the goal of ensuring territorial integrity must be complemented by the goal of securing the critical functions of our society." (cf. Shoulder to shoulder: Forging a Strategic U.S.-E.U. Partnership, Daniel S. Hamilton and Frances G. Burwell, 2009, p. 14 -  Shoulder to Shoulder : Forging a Strategic U.S.- EU Partnership (1) and Shoulder to Shoulder : Forging a Strategic U.S.- EU Partnership (2)

We must enhance our resilience against these threats; learn how to anticipate and deal with disruptions. Both the U.S. and Europe are so deeply embedded in global networks that we can only do this together. Our connectedness is at stake. I would propose to take up this task not in the name of Atlantis, but in the name of Columbus, the great Transatlantic connector !

In all these areas, Europe and America can stand shoulder to shoulder.

Building upon the Transatlantic past and upon our values and interests, that is the mission which we can make into our common story.

A final remark: we can only work together if we have respect for the political constraints under which our partner works.

One example: six weeks ago, the European Parliament rejected an EU-US agreement on the sharing of data (SWIFT), on the ground that civil liberties were not sufficiently protected. It came as a surprise to some in Washington. This parliamentary vote is a political reality, however. I sincerely hope we can find a solution with all the EU institutions involved and I will work on that. However, this vote also made me think of the European experience with the Kyoto Protocol, which the U.S.

Congress never ratified…, but then again, last Sunday showed a different mood in your Congress ! I should like to congratulate President Obama on his historic success of passing health care reform legislation.

My point is, such votes - even if divisive - are exactly what we share. The most striking thing that Europe and America have in common is our pluralist democracy. Pluralist democracy means having a variety of standpoints competing on the political stage, with perpetually uncertain outcomes.

Internally, neither in the EU nor the USA, can we say that consensus is always achieved. In Washington, you often have bipartisan disagreements. In the European Union, one can add to those, the divergences between the 27 Member States.

We must not treat every disagreement as a crisis or a breakdown. They are rather a sign of the depth of the Transatlantic relationship. What unites us, is more fundamental and more long-lasting. Once again, the only easy relationship, is an empty relationship !


Therefore I should like to thank the organisers for bringing us all together.

Thank you.

NB : About fight against global insecurity and/or transatlantic partnershipt, you can read also (french language) :
 - Un vrai partenariat stratégique UE / Etats-Unis ne devrait être fondé que sur le partage d'intérêts communs, l'égalité et le respect mutuel ;
 - Comment la politique peut-elle retrouver des marges de manoeuvre par rapport à la globalisation ? 
 - De la manière dont l'Union européenne garantit, entend garantir et doit garantir la sécurité 
 - Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (1)

 - Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la nécessité et de l'urgence (2)

 - Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la méthode (1)
 - Réviser en profondeur la stratégie européenne de sécurité ! De la méthode (2)

 






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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 09:25

Au risque que l'accord commercial anti-contrefaçon, l'ACTA, négocié discrètement depuis 2007 entre l'UE et l'Australie, le Canada, la Corée du Sud, les Etats-Unis, les Emirats arabes unis, le Japon, la Jordanie, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour et la Suisse, subisse le même sort que l'accord SWIFT (cf. SWIFT : Le Parlement Européen a mis fin à l'accord avec les Etats-Unis), la Commission européenne, qui négocie l'ACTA au nom de l'UE, devra, à l'avenir, garantir davantage de transparence sur ce dossier. Rappelons que l'ACTA vise à protéger la propriété intellectuelle, vis-à-vis de la contrefaçon classique (des vêtements aux médicaments) comme de la contrefaçon numérique (téléchargement illégal), sur la base de normes internationales harmonisées. (cf également A la recherche d'une protection efficace des technologies !)

Avant le 8ème round de négociation sur l'ACTA, en avril en Nouvelle-Zélande, qui doit aborder le chapitre controversé sur la lutte contre le piratage et le téléchargement illégal sur Internet, les députés Alexander Alvaro (ADLE, allemand), François Castex (S&D, française), Stavros Lambrinidis (S&D, grec) et Zuzana Roithova (PPE, tchèque) avaient redoublé d'efforts, fin février, pour avoir un débat avec la Commission, et sommer de respecter son devoir de transparence dans un dossier ultra sensible, à légar du Parlement comme de la société civile. C'est chose faite. devant l'Assemblée plénière, mardi 9 mars, le Commissaire au Commerce, Karel De Gucht a défendu le choix de la Commission de négocier avec " un minimum de confidentialité ", confidentialité nécessaire, selon lui, pour que chaque partie prenante à l'ACTA puisse faire des concessions ou essayer des options avant de sceller un accord définitif, tout en promettant davantage de transparence pour la suite. Il a également expliqué que, par le passé, les tentatives pour négocier un tel accord à l'OMC ou à l'OMPI sont " systématiquement été bloquées par d'autres pays " (cf. à cet égard le sort réservé à une autre tentative d'accord multilatéral qui avorta après trois années de négociations : l'Accord multilatéral sur l'Investissement - AMI - http://www1.oecd.org/daf/mai/introf.htm). En outre, bien qu'elle préférât négocier un accord global, l'UE n'a pas eu d'autre choix que de s'engager dans une coalition de pays " volontaires ".

Un autre élément essentiel est aussi acquis : la Commission ne soutiendra pas le principe, dans les discussions sur le chapitre 'Internet', de la riposte " graduée " (three strikesand you're out) qui prévoit un avertissement ou une amende pour sanctionner deux premiers téléchargements illégaux, puis la coupure à l'acès Internet pour punir un troisième. " Laissez-moi ^tre très clair sur ce point, pour qu'il n'y ait aucunce ambiguîté. Les systèmes de " riposte graduée " ne sont pas obligatoires en Euope. Différents Etats membres ont différentes approches, et nous voulons garder cette flexibilité, tout en respectant pleinement les libertés et droit fondamentaux. L'UE ne soutient pas et n'acceptera pas que l'ACTA crée une obligation de déconnecter des gens d'Internet à cause du déchargement illégal ", a assuré M. De Gucht; leque reconnait donc ainsi que des Etats parties à la négociation se sont effectivement " aventurés " à proposer une telle mesure ...

Dans une résolution commune aux groupes PPE, S&D, ADLE, Verts/ALE, ECR et GUE/NGL adoptée par 633 voix pour, 13 voix contre et 16 abstentions, le 10 mars, à Strasbourg, le Parlement européen rappelle le devoir d'information de la Commission à l'égard du Parlement, depuis l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, le 1er décembre 2009, à toutes les étapes de négociations internationales (cf. Les nouveaux pouvoirs du Parlement sur la signature d'accords internationaux). Critiquant l'absence de transparence, jusqu'ici, dans la conduite des négociations sur l'ACTA, et déplorant qu'aucun mandat de négociation n'ait été soumis à son aval, le Parlement europée invite la Commission et le Conseil à assurer l'accès des citoyens et des organes parlementaires aux documents et synthèses relatifs à l'ACTA, et à s'engager par avance avec les négociateurs des autres pays parties prenantes à exclure toute nouvelle négociation confidentielle. La Commission est aussi appelée à communiquer avant et après le round de négociations en avril. S'il n'est pas " intégralement " informé à tous les stades des négociations, le Parlement européen se réserve le droit de prendre les mesures appropriées, y compris d'intenter une action auprèsde la Cour de justcie pour défendre ses prérogatives.

En outre, le Parlement européen déplore le choix des parties prenantes à l'ACTA de ne pas négocier dans le cadre d'instances comme l'OMC et l'OMPI, qui prévoient des cadres pour l'information et la consultation du public. Aussi demande-t-il à la Commission de réaliser, avant tout accord à l'échelle de l'UE sur un texte consolidé, une analyse d'impact de la mise en oeuvre de l'ACTA sur les droits fondamentaux et la protection des données, et sur les efforts de l'UE pour harmoniser les mesures d'application des droits de la propriété intellectuelle (DPI) et le commerce électronique. La Commission est aussi priée de limiter les négociations sur l'ACTA au système actuel d'application des DPI face à la contrefaçon, et de s'assurer que la mise en oeuvre de l'ACTA, en particulier concernant les procédures d'application des droits d'auteur dans l'environnement numérique, soit conforme à l'acquis communautaire. Le Parlement exige également qu'il ne soit procédé à aucune fouille corporelle aux frontières de l'UE et que soit clarifiée toute clause qui pourrait permettre des perquisitions sans mandat et la confiscation, par les autorités de surveillance aux frontières et les autorités douanières, d'appareils de stockage d'informations (ordinateurs portables, téléphones portables et lecteurs MP3). le Parlement européen affirme également son opposition au princie, contraire ax droits fondamentaux, selon lui de la " riposte graduée " pour punir le téléchargement illégal. " Tout accord doit comporter la clause selon laquelle la coupure de l'accès à l'Internet doit faire l'ojet d'un contrôle juridictionnel préalable " insiste-t-il. Enfin, le Parlement européen souligne que l'ACTA ne doit pas compromettre l'accès aux médicaments génériques.

Source : Agence Europe



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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 06:53

Pour leur toute première réunion bilatérale, qui s'est tenue le 26 mars à Bruxelles, le Commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht et le représentant au Commerce, Ron Kirk, ont passé en revue l'ensemble des dossiers en matière de politique commerciale qui intéressent aussi bien l'UE que les Etats-Unis, des négociations multilatérales du round de Doha aux questions bilatérales et au Conseil économique transatlantique ; tous deux ont souligné " l'importance stratégique " de renforcer la coopération bilatérale et multilatérale. MM. De Gucht et Kirk ont qualifié leur réunion de " bonne base en vue d'une collaboration future ". Mais, derrière les sourires de façade, M. Kirk a répliqué, en marge de la réunion, aux accusations de M. De Gucht sur le protectionnisme américain.

 

La nécessité de poursuivre l'intégration transatlantique fait l'unanimité

S'exprimant devant la presse après leur entretien, MM. De Gucht et Kirk ont tous deux souligné " l'importance cruciale " du commerce transatlantique qui pèse, au quotidien, plus de deux milliards d'euros d'échanges, pour atteindre 7000 milliards par an. Hautement interdépendantes, les économies de l'UE et des Etats-Unis représentent ensemble plus de la moitié du PIB de la planète et 31 % du commerce mondial. Entre les deux rives, les investissements directs étrangers atteignent 1 900 milliards d'euros. Selon une étude récente de la Commission européenne, le PIB agrégé des deux partenaires augmenteront de 160 milliards d'euros, et les exportations de l'UE et des Etats-Unis augmenteront respectivement de 2,1 % et de 6,1 % si la moitié des barrières non tarifaires sont supprimées de part et d'autre de l'Atlantique. " En cette période économique difficile, il est essentiel d'approfondir le marché transatlantique pour stimuler la croissance "a insisté M. De Gucht.

 

Karel De Gucht plaide pour une relance du round de Doha

M. De Gucht a plaidé pour un reprise rapide des négociations de Doha sur la libéralisation du commerce mondial, dans l'impasse depuis 2008. " Si nous voulons progresser, nous devons négocier. Il incombe aux joueurs importants d'indiquer ce qu'ils veulent changer (au projet d'accord global rejeté par les Etats-Unis et l'Inde, en raison d'un différend sur le mécanisme de sauvegarde spéciale pour l'agriculture des pays en développements - NDLR). Je ne peux que constater que le texte n'était pas acceptable pour les Etats-Unis " a-t-il expliqué, promettant néanmoins de se concerter dans les prochaines semaines avec M. Kirk.  (voir aussi à ce sujet : Discours de Mme Anne-Marie Idrac à la 7ème conférence ministérielle de l’OMC, séance plénière (Genève, le 1er décembre 2009) ainsi que OMC - Round de Doha : l'UE et le Brésil sont déterminés à conclure le round en 2010).

 

Plaintes croisées Airbus / Boeing à l'OMC : M. De Gucht prone une solution négociée

Au lendemain du verdict définitif rendu par l'OMC sur la plainte des Etats-Unis contre les aides de l'UE à Airbus et, dans l'attente du verdict définitif, en juin, sur la plainte de l'UE contre les subventions des Etats-Unis à Boeing, M. De Gucht a prôné une " solution négociée " sur les aides perçues par les constructuers aéronautiques, " la seule solution ", selon lui, " pour améliorer le climat des affaires pour les entreprises du secteur dans les années à venir ". " Nous avons tous deux déjà prôné dans la presse une solution négociée, lorsque le moment sera venu pour cela ", a-t-il ajouté, rappelant que cette solution n'interviendra pas avant que les deux verdicts de l'OMC soient officiellement finalisés et divulgués. " Toute autre solution serait néfaste et se terminerait por des mesures de rétorsion mutuelles, ce n'est pas ce que nous voulons ", a-t-il conclu.

 

M. Kirk réplique aux accusations de M. De Gucht sur le protectionnisme américain

Dans un entretien accordé à l'AFP avant la réunion, Kirk a répliqué aux accusations de M. De Gucht sur le protectionnisme américain, après le retrait du groupe EADS/Airbus et de son partenaire Northrop Grumman de la course au contrat pour la fourniture d'avions ravitailleurs à l'US Air Force. " Avant de brandir des accusations, les Européens devraient s'interroger sur les motivations de Northrop Grumman  (qui a critiqué le processus en jetant l'éponge - NDLR). Personne n'a été aussi déçu de son retrait que notre secrétaire à la Défense. Il n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis ou de l'UE d'avoir seulement deux groupes en mesure de répondre à des appels d'offres sur ces contrats majeurs. Les Etats-Unis sont l'un des marchés les plus ouverts au monde. Notre déficit commercial de 379 milliards USD est une réponse plutôt convaincante à ceux qui disent que nous sommes protectionnistes (...). Les relations entre les Etats-Unis et l'UE son positives à 95 %. nous devons faire très attention lorsque nous commençons à lancer à la légère des mots tels que le protectionnise, en raison d'un dossier spécifique ", a-t-il insisté. Sur Doha, M. Kirk a également répondu au blâme adressé par M. De Gucht à l'administration américaine pour la responsabilité du blocage du round. " Je pense que le Commissaire pourrait utiliser son temps de manière plus constructive (...). Un succès du round est plus proche qu'il y a un an (...). Les Etats-Unis mènent des discussions bilatérales intensesdepuis l'automne. L'UE n'a pas participé à cette impulsion du processus (NDLR : pierre jetée au passage dans le jardin de Catherine Ashton, alors Commissaire européen au Commerce) et nous sommes là où nous sommes aujourd'hui grâce à l'impulsion et aux efforts des Etats-Unis ", a-t-il insisté, invitant l'UE à jouer un " rôle constructif  ". (voir également à propos de cette accusation : OMC - Round de Doha : Le point de vue d'Anne-Marie Idrac (La Tribune))

 

Source : Agence Europe

 

 

 

 

 

 

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 08:50

La comparaison faite vendredi par le prédicateur attitré du Vatican entre les attaques contre le pape Benoît XVI au sujet des scandales de pédophilie et les pratiques de l'antisémitisme a suscité une levée de boucliers parmi les organisations juives dans le monde.

 

Lors de la célébration du vendredi saint à la basilique Saint-Pierre, à laquelle assistait le pape, le père franciscain Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, a rappelé que tout au long de l'histoire les Juifs avaient été victimes de "violences collectives".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Il a lu des extraits d'une lettre d'un ami juif qui dit "suivre avec dégoût les violentes attaques concentriques contre l'Eglise, le pape: 'Le recours à des stéréotypes, le glissement de la responsabilité et de la culpabilité personnelles vers une culpabilité collective me rappellent les aspects les plus honteux de l'antisémitisme'."

  

Les organisations juives à travers le monde ont réagi avec indignation au parallèle ainsi dressé. "Je suis absolument abasourdi. C'est pure folie!", s'est exclamé Amos Luzzatto, ancien président des communautés juives d'Italie.

  

Le grand rabbin de Rome, Riccardo di Segni, qui avait accueilli Benoît XVI dans sa synagogue de la capitale italienne, en janvier dernier, a déclaré pour sa part que ces propos étaient du "plus mouvais goût", surtout en ce jour de la semaine sainte où les chrétiens prient pour la conversion des Juifs, tenus pour responsables collectivement de la crucifixion de Jésus.

  

"Tentatives ignobles"

  

"Obscènes", "répugnants" ou "offensants" sont les qualificatifs qui reviennent le plus souvent dans les réactions des organisations juives mondiales après les propos du père Cantalamessa, dont le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a été amené à se dissocier.

  

" Comment peut-on comparer la culpabilité collective imputée aux Juifs, qui a causé la mort de dizaines de millions de personnes innocentes, aux auteurs qui abusent de leur droit et de leur vocation en se livrant à des abus sur des enfants? " s'est interrogé le rabbin Marvin Hier, du centre Simon Wiensenthal.

  

La semaine sainte conduisant au dimanche pascal est cette année entachée d'une cascade de révélations sur des scandales de pédophilie au sein de l'Eglise, remontant parfois à plusieurs décennies, et les maladresses de celle-ci pour tenter de les dissimuler.

  

Ebranlé, le Vatican a accusé les médias de tentatives "ignobles" pour porter atteinte à la réputation du pape lui-même, qui aurait fait preuve de négligences dans le traitement de ces affaires alors qu'il était encore simple cardinal dans son Allemagne natale ou à la curie romaine.

  

Sous le titre "Les évêques du monde entier sont proches de Benoît XVI, cible d'une campagne méprisable de diffamation", L'Osservatore Romano, organe du Vatican, poursuit samedi ses attaques contre les médias.

  

Les victimes des actes de pédophilie commis par des prêtres ont, eux aussi réagi, avec vivacité aux propos de Cantalamessa

et " sa tentative ridicule de camoufler les crimes de sa hiérarchie derrière les souffrances des Juifs ".

  

" Cela montre jusqu'où le pape est capable d'aller pour empêcher la vérité de se faire jour ", a déclaré Peter Isely, porte-parole du réseau des survivants des victimes des abus des prêtres (SNAP).

 

Source : Reuters

 

 

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 16:24

Le 25 mars 2010, Catherine Ashton a transmis aux Etats membres les trois propositions législatives requises pour créer le service européen pour l'action extérieure (SEAE) : une première pour modifier le règlement financier, une deuxième sur le futur statut du personnel du service (ces deux premières propositions, approuvées par le Collège de la Commission, devront être approuvées en procédure avec le Parlement européen) et une troisième - la plus substantielle - sur la structure et le fonctionnement général du SEAE.

 

Comptant douze articles, cette dernière proposition a l' " appui très fort " de la Commission, " en particulier de M. Barroso ", mais doit encore être discutée avec les Etats membres et surtout le PE, a indiqué Mme Ashton devant la presse. La Haute Représentante et vice-présidente de la Commission (HRVP) s'est toutefois dite optimiste. Selon elle, les pourparlers sont sur la " bonne voie " et la décision finale sur la mise en place du service pourra être prise avant la fin avril. Si elle estime que le Conseil devrait parvenir " rapidement " à un accord sur ces textes, elle attend maintenant que le Parlement européen " arrête son calendrier " pour préparer les décisions finales.

 

On sait que le Parlement européen considère les trois propositions comme un " tout indivisible " et qu'il ne donnera son accord au nouveau règlement financier et au statut du personnel (codécision) que s'il est satisfait du résultat en matière de structure et de fonctionnement du SEAE. Or, pour l'instant, on est loin du compte.

 

Voici, en résumé, les principaux éléments de la proposition législative de Mme Ashton :

 - le service sera un " organe fonctionnellement autonome " de l'UE, " séparé " de la Commission et du Secrétariat général du Conseil, placé sous l'autorité du HR. Il sera constitué d'une administration centrale et des délégations de l'UE dans le monde. Il aidera le HR à remplir ses différentes fonctions : " mener " la politique étrangère et de sécurité commune (PESC), présider le Conseil 'Affaires étrangères', être vice-président de la Commission. Le SEAE assistera aussi les présidents de la Commission et du Conseil européen, ainsi que les autres Commissaires. Le service aura des 'unités géographiques' couvrant tous les pays du monde, ainsi que des 'unités thématiques' et des unités chargées de questions multilatérales ;

 - le fonctionnement quotidien du SEAE est géré par un secrétaire général (lui-même épaulé par deux adjoints) qui agira sous l'autorité du HR (cf. à cet égard Catherine Ashton clarifie l'organisation hiérarchique du futur SEAE ainsi que L'ambassadeur Pierre Vimont proposé par la France pour devenir Secrétaire général du service européen d'action extérieure (SEAE)) ;

 - la Commission reste responsable de la gestion du Fonds européen de développement (FED), de l'Instrument de financement de la coopération au développement (ICD), de l'Instrument européen pour la Démocratie et les Droits de l'Homme, de l'Instrument pour le voisinage européen et le partenariat, de l'Instrument pour la coopération sur la sécurité nucléaire et de l'Instrument pour la coopération avec les pays industrialisés, mais en étroite coopération avec le HR et le SEAE. Toutes les décisions dans ces domaines seront prises par la Commission. Cependant, dans la préparation de ces décisions, la division du travail sera la suivante : le SEAE aura la responsabilité des questions 'stratégiques' (allocations financières par région et par pays, documents stratégiques pour les pays et les régions et programmes nationaux et régionaux indicatifs), tandis que les services de la Commission se chargeront de la mise en oeuvre des programmes ;

 - les délégations de l'UE dans le monde seront gérées par des 'chefs de délégation' qui recevront leurs instructions du HR et du SEAE. Dans les domaines dans lesquels la Commission est compétente, celle-ci pourra également donner des intructions aux délégation. La décision d'en fermer une sera également prise par le HR, mais avec l'accord du Conseil et de la Commission. Les délégations travailleront en étroit coopération avec les services diplomatiques des Etats membres. A la demande des Etats membres, elles pourront aussi les aider en matière de protection consulaire ;

 - la proposition ne dit rien encore sur le nombre de diplomates qui travailleront dans le SEAE ; lesquels proviendront de trois sources : Etats membres, Commission, Secrétariat général du Conseil. Elle insiste cependant sur l'équilibre géographique et de genre. Une fois que le service aura atteint sa pleine capacité, " au moins un tiers " des diplomates du niveau AD devra provenir des Etats membres.

 

Dans un communiqué conjoint, Elmar Brok (PPE, allemand), Guy Verhostadt (ADLE, belge), Hannes Swoboda (S&D) et Daniel Cohn-Bendit (Verts), rejettent la proposition de Mme Ashton, la qualifiant de " pas acceptable ". Faute de quelques " changements décisifs ", le Parlement européen ne sera pas en mesure d'approuver le règlement financier et le statut du personnel du SEAE, affirment-ils. Les quatre principaux groupes politiques rappellent leurs principales revendications : la pleine responsabilité politique et budgétaire du SEAE devant le PE ; l'intégration de la politique de développement dans le service ; des " représentants politiques " pour représenter le HR plutôt qu'un secrétaire général.

 

Source : Agence Europe

 

 

 

 

 

 

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 13:41

Le président sénégalais Abdoulaye Wade déclare que les bases de l'armée française à Dakar passeront dimanche 4 avril 2010 sous souveraineté sénégalaise, à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'indépendance du pays.

Le 19 février, lors d'une visite à Dakar du ministre français de la Défense Hervé Morin, les deux pays avaient convenu de la fermeture de ces bases et annoncé la signature d'ici le 4 avril d'un accord sur la restitution au Sénégal de ces bases, qui abritent un millier de militaires français.

" Nous sommes toujours en train de discuter ", déclare Abdoulaye Wade dans un entretien accordé au Journal du Dimanche. " Comme cette discussion traîne un peu, j'ai décidé d'annoncer que je saisis l'offre de M. (Nicolas) Sarkozy pour reprendre toutes les bases. A partir de ce 4 avril 00h00, ces bases seront sous souveraineté sénégalaise. "

" Mais en raison des relations très anciennes que nous entretenons avec la France, j'ajoute que nous sommes prêts à discuter avec elle de sa demande d'octroi de facilités sur notre territoire pour qu'elle développe une coopération militaire avec les Etats d'Afrique de l'Ouest. "

La France entend conserver à Dakar une plate-forme régionale de coopération. Cette décision de fermeture de Dakar signifie par contraste le maintien de la base de Libreville, au Gabon, le livre blanc de la défense adopté en 2008 prônant le maintien d'une seule base française sur le littoral d'Afrique de l'Ouest.

Les Etats-Unis, quant à eux, réapparaissent progressivement dans la Région, non seulement au travers des nombreuses sectes évangélistes qui s'emploient à propager la bonne parole tout en élargissant l'assiette de leurs cotisants ... mais également au travers d'Africom, le commandement militaire américain pour l'Afrique, « opérationnel » depuis le 1er octobre 2008, qui cherche toujours une implantation stable sur le continent.  

 

Source : Reuters

 

 

 

 

 

 

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