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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 08:04

Christine Lagarde sera ce mercredi la première ministre étrangère à assister à un conseil des ministres allemands, une occasion de resserrer les liens entre Paris et Berlin après d'âpres tractations sur la Grèce.

 

 Le conseil sera consacré au projet allemand de taxer les banques pour financer d'éventuelles restructurations bancaires et à la confrontation des visions allemande et française sur cette taxe pour la porter au niveau européen.

 

 

 

 

  

Cette visite a lieu juste après l'accord sur la Grèce, fruit d'un compromis entre les deux premières puissances de l'euro après des semaines de négociations qui pourraient laisser des traces durables en Europe.

  

Elle intervient par ailleurs deux semaines après que la ministre française de l'Economie a causé l'émoi à Berlin en suggérant que l'Allemagne pénalisait ses voisins en préférant trop l'exportation à la consommation, et qu'elle devait changer.

  

" Ces dernières six à huit semaines, on a vu le couple franco-allemand dans des moments difficiles mais aussi dans des moments, in fine, productifs ", estime Thomas Klau, un spécialiste des relations franco-allemandes.

  

" On a vu que le couple n'est pas mort, loin de là. Toute l'Europe a constaté que c'est un couple qui n'a pas la vie conjugale facile mais qui reste absolument essentiel. "

  

 

Selon cet expert du centre de réflexion European Council on Foreign Relations, l'accord sur la Grèce permettra à la visite de se faire " dans un cadre européen et un cadre franco-allemand beaucoup plus favorable qu'il y a dix jours ou deux semaines ".

 

 

 

  

" On se connaît trop mal "

  

La visite de Christine Lagarde à Berlin sera suivie de celle de son homologue allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, au conseil des ministres français, a priori le 7 avril.

  

Dans l'entourage de la ministre de l'Economie, on voit dans ces échanges "un symbole très fort d'une volonté d'avancer ensemble".

 

  

Ces visites ont été rendues possibles par le conseil ministériel franco-allemand du 4 février, lors duquel les pays ont convenu de coordonner leur stratégie de sortie de crise et de préparer ensemble les rendez-vous économiques internationaux.

 

 

  

Malgré ces décisions, on s'inquiète à Paris de la tiédeur actuelle des relations avec Berlin, même si les hauts - la marche vers l'intégration européenne sous l'impulsion du couple Helmut Kohl-François Mitterrand - et les bas - l'opposition française à la réunification allemande - ont toujours existé.

  

" Il y a une réticence du côté allemand. On ne prend pas le chemin d'une véritable relance de la relation ", expliquait récemment un ministre français ayant requis l'anonymat.

 

  

" Il faut sortir les Allemands de l'idée que l'objectif (français) de la relation avec l'Allemagne c'est de la garder en position d'infériorité ", ajoutait-il. " Pas de franco-allemand, ça veut dire pas d'Europe. "

 

 

 

 

 

 

  

Paris pour une taxe allant au budget

  

Pour Thomas Klau, une meilleure connaissance réciproque "éviterait bien des malentendus et bien des bêtises".

  

" On se connaît trop mal. Il y a peu de gens à Paris qui connaissent réellement le débat en Allemagne et il y a peu de gens en Allemagne qui connaissent réellement le débat en France ", ajoute-t-il.

  

La visite de Christine Lagarde à Berlin, "c'est une rencontre très importante si elle marque le début d'un processus qui mène réellement à une meilleure compréhension mutuelle et une meilleure connaissance de l'autre".

  

" Si ça reste protocolaire, poli et superficiel, c'est bien, mais ça sera une note de bas de page dans l'histoire de la décennie ", poursuit-il.

  

Paris et Berlin s'accordent sur la nécessité d'une taxe sur les banques pour prévenir d'éventuelles nouvelles crises mais Paris préfèrerait que son produit aille à l'Etat.

 

 

  

" On penche plutôt pour une taxe qui alimenterait le budget général, ce qui réduit aussi l'aléa moral ", a déclaré mardi à des journalistes un responsable français au fait du dossier.

  

" Si la logique est de peser sur les activités les plus risquées des banques, on taxerait alors le 'trading book' ou les actifs pondérés par les risques : nous partageons cette logique ", a-t-il ajouté.

 

Source : Reuters

 

 

 

 

 

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Published by Patrice Cardot - dans La France et ses partenaires
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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 07:10

Le boson de Higgs… Jamais particule n’aura été si farouchement recherchée.  

Les dernières analyses de données des expériences CDF et DZero, réalisées auprès de l'accélérateur Tevatron du Fermilab aux Etats-Unis et dans lesquelles sont impliqués l’IN2P3/CNRS et le CEA/Irfu*, excluent désormais une partie du domaine de masse possible du boson de Higgs, déterminé par les expériences antérieures. Celles-ci contraignaient la masse du boson de Higgs à se situer entre 114 et 185 GeV/c2. Les nouveaux résultats de CDF et DZero excluent une partie de ce domaine, de 160 à 170 GeV/c2, ce qui implique que le boson de Higgs, s'il existe, a une masse qui se situe soit entre 170 et 185 GeV/c2, soit, plus probablement, entre 114 et 160 GeV/c2.

Le boson de Higgs est la pierre angulaire de la théorie des particules élémentaires, aussi appelée Modèle standard, qui permet à ce jour d'expliquer tous les résultats microscopiques connus. Le boson de Higgs est une particule élémentaire appartenant à la famille des bosons, qui se distingue de celle des fermions, tels l'électron ou le proton, par ses propriétés rotationnelles intrinsèques (le "spin"). Dans le Modèle standard, le boson de Higgs est nécessaire pour expliquer pourquoi la grande majorité des particules élémentaires ont une masse. Si tout le domaine de masse permis du boson de Higgs venait à être exclu, ce pourrait être une découverte encore plus importante que sa mise en évidence, puisque le Modèle standard serait mis en défaut pour la première fois depuis sa formulation, il y a quarante ans.
 

L'observation du boson de Higgs est aussi l'objectif principal du Large Hadron Collider (LHC) du CERN, qui prévoit de commencer à collecter des données avant la fin de cette année.  

Jusqu'à présent, le boson de Higgs n'a pas pu être détecté directement. Les recherches au LEP (Large Electron Positron Collider) du CERN ont établi que le boson de Higgs devait peser plus de 114 GeV/c2. Les calculs d'effets quantiques appliqués à d'autres observations expérimentales mesurées principalement au LEP et au Tevatron, impliquent que sa masse est aussi inférieure à 185 GeV/c2. Avec ce nouveau résultat, il y a maintenant une grande probabilité pour que le boson de Higgs du Modèle standard ait une masse comprise entre 114 et 160 GeV/c2 (par comparaison, la masse du proton est de 0,9 GeV/c2).  

 Ce succès du Tevatron dans l'exploration du domaine du boson de Higgs a été rendu possible par les performances de l'accélérateur et par l'amélioration continuelle des techniques d'analyse des physiciens de CDF et DZero. Ceux-ci cherchent le boson de Higgs soit “directement” à travers ses possibles produits de désintégrations, soit “indirectement” via des mesures très précises de propriétés de certaines particules déjà connues, qui pourraient témoigner de la présence du boson de Higgs. Pour améliorer leurs chances de le trouver, les physiciens des deux expériences combinent les résultats de leurs analyses, ce qui revient en pratique à doubler la quantité de données pour cette recherche. Cette combinaison permet aussi à chacune des expériences de vérifier en détail les résultats de l'autre expérience, et d’adopter en commun les meilleures techniques d'analyse.

Jusqu'a présent CDF et DZero ont analysé environ 3 femtobarn-1 (unité utilisée pour compter le nombre de collisions) de données. Chaque expérience s'attend à enregistrer 10 femtobarn-1 d'ici la fin 2010. Le Tevatron continue à établir de nombreux records d'intensité de production d'antiprotons et de taux de collisions instantanées, ce qui laisse espérer une quantité finale de données encore plus importante que celle prévue actuellement.

Ce résultat de recherche du boson de Higgs est l'un des 70 nouveaux résultats présentés par les collaborations CDF et DZero à la conférence internationale annuelle sur la Physique électrofaible et les théories unifiées, ou rencontres de Moriond, qui se sont tenues du 7 au 14 mars, à La Thuile en Italie.

A noter que les deux collaborations ont également présenté deux autres résultats lors de cette conférence :
- la première observation de la production rare du quark top de manière isolée, par interaction électrofaible, qui confirme encore une fois le Modèle standard (Fermilab collider experiments discover rare single top quark, 9 mars 2009 :  http://www.fnal.gov/pub/presspass/press_releases/Single-Top-Quark-March2009.html ),
- la mesure la plus précise jamais faite dans une seule expérience de la masse du boson de W, par l’expérience DZero, ce qui aura aussi des répercussions sur les contraintes indirectes sur la masse du boson de Higgs (Fermilab experiments constrain Higgs mass, 11 mars 2009 : http://www.fnal.gov/pub/presspass/press_releases/W-Mass-20090311.html ).

*Fermilab est le Laboratoire national de Fermi, situé près de Chicago, dépendant du Department of Energy (DOE) des USA, et opérant l'accélérateur Tevatron.
CDF, « Collider Detector Facility », est une collaboration internationale rassemblant 602 physiciens appartenant à 63 institutions provenant de 15 pays. Dzero (D0), du nom du point d’interaction sur le Tevatron, où est situé le détecteur, est une collaboration internationale rassemblant 550 physiciens appartenant à 90 institutions provenant de 18 pays.
Le financement des expériences CDF et DZero provient du DOE, de la National Science Foundation et de plusieurs agences de financements internationales, dont l'IN2P3/CNRS et le CEA/Irfu.
 

Pour en savoir plus sur le Boson de Higgs, le Modèle standard et les Modèles alternatifs : cea defis127 04 10 cea defis127 04 10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 05:42

AfficheFRfinaleA4.jpg

  

Un petit livret d'explications des éléments du poster est disponible :  

http://quarks.lal.in2p3.fr/afficheComposants/Images/livretweb.pdf

 

 

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 00:30

On parle d'arbitrage prudentiel lorsqu'une institution soumise à un contrôle prudentiel arbitre son risque réel et sa position règlementaire

 

 L'expression est apparue pour désigner l'arbitrage, par une banque, de son risque de crédit réel par comparaison à son risque prudentiel tel que déterminé dans le cadre de l'application du ratio Cooke mis en place par les premières recommandations du Comité de Bâle.

 

Le mécanisme en est le suivant: les banques étant indifféremment tenues de maintenir un ratio de 8% de fonds propres pour un crédit quelconque (abstraction faite des pondérations spéciales), la quantité de crédits produite par une banque est limitée par le montants de ses fonds propres.

 

Afin d'optimiser la rentabilité de ceux-ci, la banque est alors induite à augmenter le niveau de risque réel, et donc la rémunération, de son portefeuille crédit.

 

A la limite, une banque aurait avantage à céder la totalité de la partie la moins risquée de son portefeuille (qui sera donc en principe la moins rémunératrice) contre un portefeuille de crédits très risqués mais très rémunérateurs, le tout sans impact sur la situation de son ratio Cooke.

 

En 1998, Alan Greenspan a souligné le fait qu'un contrôle prudentiel qui n'a pas une approche discriminante du risque de crédit avait pour effet une augmentation générale des risques dans le système bancaire, reproche classique adressé au premier Accord de Bâle que le second Accord devrait résoudre.

 

Source : Wikipédia

 

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 11:56

La Chine a accueilli favorablement le souhait exprimé par Barack Obama d'entretenir de bonnes relations avec Pékin.


Recevant lundi 29 mars les lettres de créances du nouvel ambassadeur de Chine à Washington, Zhang Yesui, le président américain a indiqué qu'il souhaitait "continuer à développer" une relation positive avec Pékin.


" Le président a également insisté sur la nécessité pour les Etats-Unis et la Chine de travailler ensemble et avec la communauté internationale sur les questions mondiales essentielles telles que la non-prolifération et de chercher à assurer une croissance mondiale soutenue et équilibrée ", ajoute le communiqué rendu public par le porte-parole Robert Gibbs.


Le secrétaire d'Etat-adjoint James Steinberg assistait également à l'entretien.


Les sujets de friction entre les deux pays - niveau du yuan, commerce, Taïwan, Tibet, Internet - n'ont pas disparu comme par enchantement, mais le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a illustré à sa manière le changement de climat entre Washington et Pékin.


" La Chine apprécie la position positive prise par le président Obama et le secrétaire d'Etat-adjoint Steinberg dans le développement des relations sino-américaines ", a déclaré Qin Gang lors de son point de presse.


" Il y a eu récemment des turbulences indésirables dans les relations entre la Chine et les Etats-Unis, et cela ne sert pas nos intérêts mutuels ", a-t-il ajouté.


" Des relations saines répondent aux intérêts fondamentaux de nos deux pays et profitent à la paix, à la stabilité et à la prospérité de la région Asie-Pacifique et du monde entier ", a dit encore le porte-parole.

Source : Reuters






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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 06:55

Ni Benyamin Nétanyahou ni Mahmoud Abbas n’ont la volonté et la capacité à imposer la paix à leur peuple.

D’abord et avant tout, être réaliste, ne pas se faire trop d’illusions. Il n’est pas tout à fait impossible qu’aiguillonnés par un président américain souriant mais menaçant Israéliens et Palestiniens finissent par négocier de façon indirecte, ce qu’on qualifie ici de «conversations par personne interposée». Il n’est pas impossible non plus que l’increvable George Mitchell fasse, à nouveau, des dizaines d’allers-retours entre Jérusalem et Ramallah ; entre Benyamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas, et que tout cela donne le sentiment agréable que le processus de paix «reprend». Mais soyons sérieux : comment imaginer un seul instant que le gouvernement israélien, dans sa composition actuelle, et l’Autorité palestinienne puissent se mettre un tant soit peu d’accord, même sur le minimum du minimum ?
Barack Obama, fort du succès de sa réforme de l’assurance maladie, essaiera de jouer de la carotte et du bâton, il encouragera, menacera, grondera, on sous-entendra que l’aide militaire à Israël pourrait bien être touchée, Hillary Clinton téléphonera plusieurs fois à Nétanyahou pour le semoncer, le Quartette (ONU, Etats-Unis, Russie et Union européenne) interviendra solennellement pour dire aux uns et aux autres ce qu’il faut faire, et après ? Après : rien. Pourquoi ? Parce que, pour le moment, aucune des deux parties en présence n’a l’envie ni les moyens de progresser sur la voie d’un accord de paix définitif.
Faiblesse.
Israël, d’abord. Nous, les Israéliens, avons actuellement à notre tête un gouvernement au sein duquel, ne vous y trompez pas, Benyamin Nétanyahou fait figure d’«homme de gauche», voire de «colombe» ! C’est encore lui le plus pragmatique de toute la bande. Sa coalition comprend des opportunistes vissés à leurs sièges ministériels et sans aucune idée claire (les travaillistes, la majorité du Likoud), des laïques nationalistes (la droite dure du Likoud), des nationalistes religieux (qui soutiennent à 100% les colons), des populistes au sentiment démocratique mitigé (comme Avigdor Lieberman, le ministre des Affaires étrangères), une droite séfarade ultrareligieuse (Shas) et un parti fondamentaliste ashkénaze ultraorthodoxe. C’est tout, qui dit mieux ?
Même si Nétanyahou, pressuré comme un citron par les Américains, était tenté d’assouplir un tout petit peu les positions de son gouvernement, il trouverait en face de lui, dans son propre parti, des députés qui préféreraient le voir partir plutôt que céder sur quoi que ce soit. Dans cette configuration, on peut comprendre que le Premier ministre israélien préfère l’immobilisme à tout. S’il ne veut pas que son gouvernement explose, il ne peut strictement rien faire, sinon le gros dos en attendant que les Américains, les Européens et l’ONU se fatiguent. En exerçant leurs pressions et en se servant de la mini-crise suscitée lors de la visite du vice-président, Joe Biden, les Américains caressent sûrement l’espoir que le gouvernement Nétanyahou se brise et soit remplacé par une coalition Kadima-Likoud-travaillistes. Mais il y a extrêmement peu de chances qu’un tel scénario se réalise, parce que l’actuel Premier ministre tient de toutes ses forces à sa coalition actuelle, et qu’il est persuadé qu’il en va de sa survie politique de barrer la route à Tzipi Livni, leader du parti Kadima.
Le président Obama pensait-il vraiment que le cabinet restreint israélien, composé de sept membres dont au moins quatre ne veulent rien entendre sur rien, accepterait de geler la construction de logements juifs dans les quartiers arabes de Jérusalem ? La seule et unique possibilité que quelque chose change du côté israélien, c’est que… la population israélienne elle-même change ses perceptions, prenne conscience que la politique de son gouvernement ne sert pas les intérêts du pays et, comme on l’a dit cent fois, que la prolongation du conflit et l’évolution démographique nous conduisent directement à un Etat binational, dont nous, qui sommes sionistes, ne voulons pas. Est-ce si utopique de rêver à une évolution de la population israélienne vers des orientations plus sensées, plus intelligentes et plus morales que celles de l’actuel gouvernement Nétanyahou ? Je ne crois pas. Déjà, cette semaine, de nombreux observateurs de la scène intérieure ont noté un «frémissement», et un recul des partis de droite dans les sondages d’opinion, Kadima arrivant pour la première fois largement en tête, et le Meretz (gauche sioniste) doublant son score. Un rayon d’espoir.
Mais quid de l’autre partie ? La faute de l’arrêt total du processus de paix et de l’absence totale de perspectives repose-t-elle uniquement et entièrement sur cet exécrable gouvernement israélien ? Non. Car du côté palestinien non plus, ce n’est pas brillant. Même si nous, les Israéliens, n’avons stupidement rien fait pour «renforcer» Mahmoud Abbas (libération de prisonniers, suppression de barrages, arrêt de la construction du mur de séparation, etc.), reste le fait que l’Autorité palestinienne est d’une faiblesse extrême. Autant Nétanyahou mène une politique d’immobilisme arrogante et obtuse, autant Mahmoud Abbas apparaît terne, fade et irrésolu. Sa terreur permanente, c’est que le Hamas progresse à ses dépens en Cisjordanie. Il sait que, s’il fait le moindre geste de conciliation en direction des Israéliens, il sera immédiatement accusé (il est déjà accusé) par le Hamas de trahir les intérêts palestiniens. Alors, pour Abou Mazen, le meilleur moyen de battre le Hamas sur son propre terrain, c’est de faire de la surenchère.
Mythe
Prenons le cas de Jérusalem, la ville où j’habite, et qui est au centre même de la controverse et des heurts de ces derniers jours. Les Palestiniens ont parfaitement raison de revendiquer Jérusalem-Est comme capitale du futur Etat palestinien. L’affirmation par Israël, depuis 1967, de sa souveraineté pleine et entière sur Jérusalem, «capitale réunifiée et éternelle du peuple juif», n’a aucun sens. Il est certain que la ville sera un jour redivisée (pas nécessairement par des murs et des barbelés) et que, tandis que les quartiers juifs seront en Israël, les quartiers arabes seront en Palestine. C’est la raison pour laquelle il faut absolument s’opposer à ce que des colons juifs s’installent, par pure provocation, au cœur même des quartiers arabes, comme c’est le cas à Sheikh Jarrah, Ras al-Amoud ou Silwan. Et tous les vendredis, qu’il pleuve ou qu’il vente, comme d’autres membres du «camp de la paix» et de la gauche sioniste israélienne, je me rends à Sheikh Jarrah manifester contre l’installation des colons juifs dans ce quartier arabe, des colons dont l’objectif unique est de faire obstacle à la paix.
Mais il y a quand même des choses que l’Autorité palestinienne, et les Arabes en général, devront accepter. La première, c’est que, quoi qu’en dise le monde arabe, le peuple juif a réellement un lien historique, culturel et religieux avec Jérusalem. Le mur des Lamentations n’est pas seulement le mur d’enceinte de la mosquée Al-Aqsa, d’où le prophète Mahomet est monté au ciel. C’est aussi le mur du Temple, le seul vestige national et religieux qui fonde l’attachement des Juifs à Jérusalem. Il n’est pas normal, et même contre-productif, que le Waqf (l’autorité islamique des biens de mainmorte) et l’Autorité palestinienne répètent constamment que «le soi-disant attachement des juifs à Jérusalem» est un mythe et une pure invention, comme il n’est pas normal que lors des travaux de terrassement sous l’esplanade des Mosquées la partie palestinienne cherche volontairement à éradiquer tout souvenir d’une quelconque présence juive dans le coin.
Stupide.
La semaine dernière, les Jérusalémites ont fêté la réouverture de la synagogue Hourva dans le quartier juif de la Vieille Ville. Fallait-il nécessairement que l’Autorité palestinienne dénonce violemment cette inauguration et appelle à manifester alors que la Hourva, détruite par la Légion jordanienne en 1948, était la plus ancienne synagogue de Jérusalem et se trouve dans le quartier juif, qui fera nécessairement partie d’Israël dans tout règlement de paix définitif ? Est-il bien utile et productif que les Palestiniens annoncent, presque chaque jour, que les Juifs complotent en vue de détruire la mosquée Al-Aqsa ? Mais surtout, autant le refus de l’installation de colons juifs dans les quartiers arabes est légitime et absolument justifiée, autant le fait de considérer les quartiers juifs établis dans le no man’s land après 1967, Ramot, Ramat Eshkol, Gilo, Hagiva Tsarfatit, etc. comme des «colonies» est vraiment stupide. Qui peut imaginer que ces quartiers juifs qui datent d’une quarantaine d’années soient un jour évacués de leurs habitants ? Je fais partie de ces Israéliens qui soutiennent totalement et apprécient énormément Barack Obama, je pense que c’est un réel ami d’Israël, j’espère que les Juifs américains continueront à le soutenir et qu’il sera réélu en 2012, mais je doute malheureusement que, dans le contexte actuel, ses efforts pour rapprocher un tant soit peu les deux parties réticentes ne donnent pas beaucoup plus de résultats que ceux des précédents présidents.

PS : Cette analyse a été publiée dans l'édition du quotidien Libération date du 25 mars 2010

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 21:48

Nicolas Sarkozy a appelé lundi les Etats-Unis à travailler avec l'Europe à la régulation de la finance, estimant que seules les deux puissances étaient en mesure d'inventer " une nouvelle économie mondiale ".

Le président français, qui entamait une visite de 48 heures à New York puis à Washington, leur a demandé en outre de ne pas se recroqueviller sur eux-mêmes, " parce qu'on peut pas se permettre dans le monde du XXIe siècle d'avoir la première puissance du monde qui n'est pas ouverte sur le monde ".

S'exprimant devant 300 étudiants de l'université de Columbia, à New York, il a indiqué qu'il s'agissait aujourd'hui d'éviter que se reproduisent les événements qui ont conduit à la crise financière de 2008.

" C'est notre seule responsabilité ", a-t-il dit en indiquant que le sujet serait au menu des entretiens qu'il doit avoir mardi à la Maison blanche avec Barack Obama.

Il a félicité le président américain pour l' " attitude positive " dont il a fait preuve au sommet du G20, en avril dernier à Londres, qui a décidé de lutter contre les paradis fiscaux, avant d'insister sur la nécessité d'aller plus loin.

Dans un monde où les Etats sont tellement endettés qu'ils ne seront plus en mesure d'endiguer la prochaine catastrophe financière, l'Europe et les Etats-Unis peuvent "inventer les règles qui vont stabiliser l'économie", a-t-il déclaré.

" Il s'agit de réguler l'économie de marché mondiale. Si l'Europe peut s'appuyer sur les Etats-Unis, alors nous gagnerons, si l'Europe et les Etats-Unis s'affrontent, alors ils perdront ", a-t-il ajouté.

Besoin d'une Amérique ouverte et généreuse

Le président français s'est abstenu de toute allusion aux frictions actuelles entre Washington et les Européens sur des sujets comme l'encadrement des fonds spéculatifs ou la régulation des marchés de dérivés.

Il a en revanche réaffirmé son intention de porter au niveau du G20 des dossiers comme la forte volatilité des taux de change et des prix des matières premières quand la France en prendra la présidence à l'automne prochain.

Au-delà de la finance, il a plaidé à nouveau pour une réforme de la gouvernance des institutions internationales, à commencer par le Conseil de sécurité de l'Onu dont le nombre de membres permanents doit être augmenté pour s'ouvrir à l'Afrique, au monde arabe, à l'Amérique latine et à l'Inde.

Il devait aborder ces sujets lors d'un entretien lundi après-midi avec le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon.

" Comment voulez-vous que nous puissions régler dans le cadre de l'Onu les grandes crises, guerres, conflits, si on pense qu'on peut le faire sans l'Afrique, sans les trois-quarts de l'Asie, sans l'Amérique latine, sans les pays arabes ? " a-t-il demandé.

Dans ce contexte, il a appelé les Etats-Unis à "partager", "écouter" et "débattre" parce qu'"une seule nation, aussi forte soit-elle, ne peut pas imposer ses vues au monde entier".

" Jamais vous ne devez vous recroqueviller sur vous-mêmes, le monde a besoin d'une Amérique ouverte, d'une Amérique généreuse, d'une Amérique qui montre la voie, à l'écoute des souffrances et des attentes des autres ", a-t-il encore dit.

Nicolas Sarkozy quittera New York mardi matin pour Washington où il s'entretiendra en fin de matinée au Sénat avec le démocrate John Kerry et d'autres sénateurs du projet de loi américain sur l'environnement, qui est loin d'avoir passé l'obstacle du Congrès.

Il retrouvera dans l'après-midi Barack Obama, qu'il a félicité lundi pour l'adoption de sa réforme de l'assurance santé. Les deux hommes tiendront une conférence de presse commune à l'issue de leurs entretiens avant de dîner en compagnie de leurs seules épouses dans les appartements privés de la Maison blanche.

Source :
Agence Reuters

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 13:28

Euractiv.fr a publié sur son site un article de Sarah Jais consacré aux premiers résultats de la consultation publique lancée par la Commission européenne sur le fonctionnement de la société européenne.


La société européenne, connue aussi sous la dénomination latine « Societas Europaea » ou SE est une « forme juridique européenne, de nature spécifique et communautaire », selon les termes de la la Cour de justice de l’Union européenne.

Un règlement et une directive ont été adoptés le 8 octobre 2001, permettant à la SE de voir le jour, après plus de 30 ans de négociations.


Ce statut, utilisable depuis le 8 octobre 2004, offre la possibilité aux entreprises qui opèrent dans plusieurs États membres de se constituer en une seule société de droit communautaire et d'appliquer ainsi les mêmes règles: un système unique de gestion et de publication de l'information financière. Les sociétés qui adoptent ce statut évitent alors d'avoir à se conformer à la législation nationale de chaque État membre où elles comptent une filiale, entraînant ainsi une réduction de leurs coûts administratifs.


Documents officiels

Commission européenne

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 10:18

Ce qui est frappant à la lecture des différentes propositions qui se succèdent en vue de l’établissement de la coopération structurée permanente (CSP), c’est le peu d’attention accordé au texte du traité. Si l’on peut comprendre le malaise ressenti à la lecture des articles 42 et 46 et du protocole n° 10, dont les formulations paraissent à première vue floues et même contradictoires, il n’en demeure pas moins que ces dispositions prévoient de façon très claire deux étapes dans la mise en place de la CSP, avec des critères, des objectifs et des moyens pour mettre en œuvre ces derniers. Pour résumer, les Etats membres doivent remplir des critères « plus élevés de capacités militaires» et souscrire a des objectifs « plus contraignants en vue des missions les plus exigeantes » avant d’accéder à la CSP. Il s’agit d’une conditionnalité stricte. Dans un deuxième temps, dans le cadre de la CSP, ils doivent prendre (sur la base des différents moyens décrits dans l’article 2 du protocole n° 10) les engagements concrets leur permettant d’atteindre les objectifs énoncés au départ. Tout projet qui ne respecterait pas cette structure serait inévitablement en contradiction avec l’esprit et même la lettre du traité.
Ayant rappelé ces principes essentiels pour bien comprendre la spirale vertueuse qui est au cœur de la CSP, je souhaite ici livrer quelques commentaires très personnels sur les quatre critères proposés par Sven Biscop et le général Jo Coelmont dans le « Security Policy Brief » publié par Egmont au début du mois de mars et qui a servi de base de discussions, mardi 16 mars, lors du séminaire organisé par la Présidence espagnole. On ne peut que souscrire à l’excellente analyse que font ces deux experts de la finalité de la CSP : accroître les capacités, les améliorer, et y parvenir ensemble. La place centrale qu’ils choisissent d’accorder à l’agence européenne de défense (AED) est également à saluer.

1. Déployabilité.
Il est essentiel d’accroître la déployabilité des troupes européennes (le taux moyen actuel se situe aux environs de 4% à peine), mais il ne faudrait pas retenir une progression de l’effectif réellement déployé ou de trop vagues objectifs de déployabilité. En effet, les déploiements fluctuent nécessairement d’une année sur l’autre selon des critères politiques (nature des missions, majorités parlementaires, soutien des opinions publiques, etc.) et économiques (coûts variant considérablement selon le type ou le cadre (ONU, OTAN, UE) de la mission, situation budgétaire, etc.). L’établissement d’un schéma de progression du pourcentage de forces effectivement déployables (+25% à 5 ans, +50% à 10 ans) suggéré par les auteurs doit reposer sur des  critères concrets assortis d’un système de vérification. En d’autres termes, il est indispensable d’identifier dans le cadre de la CSP (2ème étape) les critères quantitatifs et qualitatifs qui assurent que les troupes sont effectivement déployables et peuvent être maintenues sur le théâtre d’opération et d’établir une procédure de certification commune pour s’en assurer.

2. Dépenses.
La préoccupation belge de ne pas être admis à participer à la CSP du fait du niveau très faible du budget national de défense transpire clairement des propositions d’Egmont. Comme l’observent les auteurs, il est nécessaire de concilier ambition et degré de participation. L’objectif de la CSP ne doit pas être d’exclure, mais bien de conduire le plus grand nombre possible d’Etats membres à améliorer leurs performances et à participer plus activement à la PSDC. Dès lors, ce qu’il est convenu d’appeler « l’inclusivité » ne doit pas être recherché à tout prix au risque d’affaiblir le niveau de performance moyen ou de donner un brevet de bonne conduite à ceux qui ne font pas les efforts qui devraient être requis. Les idées que l’on retrouve à plusieurs endroits du papier d’Egmont (engagement de ne pas réduire le budget de défense ou participation à la CSP de chaque Etat selon les moyens dont ils disposent) conduiraient à abdiquer toute forme d’ambition. Il ne s’agit d’ailleurs pas de reconstituer l’Union à l’intérieur de l’Union. Dans ces conditions, il ne faut pas se priver de la faculté de fixer un droit d’entrée minimum, quitte à prévoir comme pour l’Union économique et monétaire (c’est une proposition avancée par Nick Witney dans un rapport de 2008), une possibilité d’accès pour les Etats qui, ayant déjà atteint un premier plancher, s’engageraient dans un délai de trois ans à atteindre le seuil minimum. Un tel mécanisme favorisera la spirale vertueuse, en particulier s’il sert d’outil de transformation en ne retenant que les dépenses liées à l’entraînement, l’équipement et le déploiement.

3. Equipements.
L’obligation de contribuer de façon effective au développement de l’AED, y compris en souscrivant à son financement pluriannuel doit constituer un critère d’entrée. Au sein de celle-ci pourrait être constitué un fonds pour la R/T financé par des contributions nationales reposant sur une clé de répartition équitable.
Ce fonds pourrait servir à financer des activités de recherche en coopération sur le modèle du programme cadre communautaire. Séduisante sur le plan intellectuel, l’idée selon laquelle l’AED constituerait au sein de la CSP une « conférence de génération des capacités » pour combler les lacunes en révisant de façon centralisée les planifications nationales d’investissement me paraît difficile à mettre en œuvre. Tout d’abord, la méthode me semble trop invasive pour être acceptée par les Etats membres. Ensuite, l’AED, dont le comité directeur comprend 26 Etats membres, interviendrait dans la réorientation des investissements des 20 ( ?) membres de la CSP pour combler des lacunes au bénéfice de tout le monde. Enfin, ce système pourrait déresponsabiliser les Etats membres qui ne participent pas à la CSP.
4. Opérations.
L’introduction d’une obligation de participation substantielle des Etats membres participants à la CSP à toutes les opérations de la PSDC me semble enfin être la fausse bonne idée par excellence. Non seulement elle exclurait d’office les Etats membres qui, pour des raisons constitutionnelles, ne peuvent pas prendre ce type d’engagements, mais elle aurait, du fait de son automaticité, un effet autobloquant sur les décisions de lancement des opérations, sans compter un risque de déresponsabilisation des Etats ne participant pas à la CSP.

NB : Cet article a été préalablement publié dans l'édito du bulletin d'EUROPE, DIPLOMATIE & DEFENSE en date du 17 mars 2010.





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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 20:32

Les dirigeants des pays membres de la Ligue arabe réunis à Syrte se sont séparés dimanche 28 mars sans consensus sur l'attitude à adopter face à l'intransigeance d'Israël sur la question des colonies.

Un comité de ministre des Affaires étrangères a présenté au sommet un résolution affirmant qu'Israël devait cesser toutes ses activités de colonisation pour que les négociations de paix avec les Palestiniens puissent reprendre.

Mais ce texte n'a pas été adopté en séance plénière et, confirmant l'absence de consensus, le chef de la diplomatie syrienne a fait savoir que son pays ne reconnaissait pas le document comme représentant le point de vue de la Ligue.

Amr Moussa, secrétaire général de l'organisation panarabe, a annoncé qu'un sommet extraordinaire se tiendrait cette année à une date et en un lieu non précisés pour traiter des questions en suspens.

 
" Une perte de temps "


Samedi, Moussa avait estimé que les pays arabes devaient se préparer à la possibilité d'un échec total des efforts de paix américains pour relancer le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

" Nous devons étudier la possibilité que le processus de paix soit un échec complet. Il est temps de faire face à Israël. Nous devons préparer des projets alternatifs parce que la situation est arrivée à un tournant ", avait-il dit à l'ouverture du sommet.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avait de son côté exhorté les pays arabes - désormais divisés à ce sujet - à continuer à soutenir l'idée de ces pourparlers indirects, en dépit des revers sur le terrain.

" Il n'y a pas d'alternative à des négociations sur une solution à deux Etats. Sans cela, nous risquons de tomber dans le désespoir et le type de violences auxquelles nous avons assisté dernièrement ", a-t-il affirmé.

Mais, la délégation palestinienne a souligné que, dans les faits, c'est Israël qui a gelé les pourparlers indirects en annonçant de nouveaux projets de colonisation.

" Nous avons accepté un processus de paix sans limite de temps, il en est résulté une perte de temps et nous n'avons abouti à rien sinon à permettre à Israël de perpétuer sa politique pendant 20 ans ", a renchéri Amr Moussa.

Il n'a pas précisé la nature d'une éventuelle alternative au processus de paix, mais de nombreux pays arabes s'en tiennent à l'initiative de paix arabe proposée par l'Arabie saoudite et adoptée en 2002 au sommet arabe de Beyrouth.

Aux termes du plan, tous les pays arabes normaliseraient leurs rapports avec Israël en échange de son retrait complet des territoires occupés en 1967 et d'une solution équitable au problème des réfugiés palestiniens chassés de leurs foyers lors du conflit de 1948.

Certains pays membres proposent toutefois comme alternative que les Palestiniens déclarent unilatéralement leur Etat ou bien encore qu'il changent de stratégie en prônant l'avènement d'un Etat binational pour les Juifs et les Arabes, une solution déjà rejetée par Israël.

Les dirigeants arabes ne sont pas parvenus non plus à se mettre d'accord sur une proposition du secrétaire général d'ouvrir le dialogue avec l'Iran sur son programme nucléaire.

" Je ne pense pas que le moment soit arrivé où nous assistons à un changement d'attitude de l'Iran vis-à-vis des pays arabes ", a déclaré aux journalistes le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud al Faycal.
Mais il a souligné l'urgence de prendre une décision collective sur le processus de paix israélo-israélien, que les Etats-Unis cherchent à relancer par des négociations indirectes via leur médiateur pour le Proche-Orient George Mitchell.

Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui avait reçu ce mois-ci le feu vert de la Ligue arabe pour engager de tels pourparlers indirects, est revenu sur son accord à la suite de l'annonce par Israël de la construction de 1.600 nouveaux logements pour des Juifs dans la partie orientale annexée de Jérusalem.

" Dans les semaines qui viennent, nous devront décider ce qu'il convient de faire: ou continuer sur la voie des négociations, soit changer complètement de cours ", a déclare Am Moussa lors de sa conférence de presse de clôture.

Source : Agence Reuters

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