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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 07:33

Nous réaffirmons que tous les membres de la zone euro doivent mener des politiques nationales saines conformes aux règles agréées. Ils ont une responsabilité partagée pour la stabilité économique et financière dans la zone.


Nous soutenons pleinement les efforts du gouvernement grec et saluons les mesures additionnelles
annoncées le 3 mars qui permettront d'atteindre les objectifs budgétaires pour 2010.


Nous reconnaissons que les autorités grecques ont pris des actions ambitieuses et résolues qui
devraient permettre à la Grèce de retrouver la pleine confiance des marchés.


Les mesures de redressement prises par la Grèce constituent une contribution importante au
renforcement de la soutenabilité budgétaire et de la confiance des marchés. Le gouvernement grec n'a demandé aucune aide financière. Par conséquent, aujourd'hui, aucune décision n'a été prise pour activer le mécanisme décrit ci-dessous.


Dans ce contexte, nous réaffirmons notre volonté de prendre, si nécessaire, des mesures déterminées
et coordonnées, pour préserver la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble, tel que décidé le 11 février.


Dans le cadre d'un accord comprenant une implication financière substantielle du Fonds monétaire
international et une majorité de financement européen, nous sommes prêts à contribuer à des prêts bilatéraux coordonnés.


Ce mécanisme, complétant un financement du Fonds monétaire international, doit être considéré
comme un dernier recours, ce qui signifie en particulier que le financement de marché est insuffisant. Les déboursements des prêts bilatéraux seraient décidés par les États membres de la zone euro à l'unanimité et soumis à de fortes conditionnalités, sur la base d'une évaluation menée par la Commission européenne et la BCE. Nous nous attendons à ce que les États membres de la

zone euro participent au prorata de leur part au capital de la BCE.


L'objectif de ce mécanisme ne sera pas de fournir un financement au taux moyen des emprunts des
pays de la zone euro, mais comportera des incitations pour retourner vers des financements de marché le plus vite possible par une tarification adéquate du risque. Les taux d'intérêt seront non concessionnels, c'est-à-dire qu'ils ne contiendront aucun élément de subvention. Les décisions prises dans ce cadre seront pleinement compatibles avec le traité et les législations nationales.


Nous réaffirmons notre engagement à mettre en oeuvre des politiques économiques destinées
à restaurer une croissance forte, stable et durable afin de favoriser les créations d'emplois et la cohésion sociale.


En outre, nous nous engageons à promouvoir une forte coordination des politiques économiques
en Europe. Nous considérons que le Conseil européen doit renforcer le gouvernement économique de l'Union européenne et nous proposons de renforcer son rôle dans la coordination macroéconomique et la définition d'une stratégie de croissance européenne.


La situation actuelle démontre le besoin de renforcer et de compléter le cadre existant pour assurer
la soutenabilité budgétaire dans la zone euro et de renforcer sa capacité à agir en temps de crise.


Pour le futur, la surveillance des risques économiques et budgétaires et les instruments de leur
prévention, y compris la procédure pour déficit excessif, doivent être renforcés. En outre, nous devons disposer d'un cadre robuste pour la résolution des crises, respectant le principe de la responsabilité budgétaire de chaque État membre.

Nous demandons au Président du Conseil européen d'établir, en coopération avec la Commission, un groupe de travail avec les États membres, la présidence tournante et la BCE pour présenter au Conseil, avant la fin de l'année, les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif, en explorant toutes les options pour renforcer le cadre juridique.


Source : Declaration Zone Euro Declaration Zone Euro




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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 00:01

Le lecteur trouvera ci-après le texte officiel des conclusions du Conseil européen des 25 et 26 mars 2010

Conclusions-Conseil europeen-mars 2010 Conclusions-Conseil europeen-mars 2010



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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 17:40

Il y a près d’un an, Barack Obama exprimait sa volonté de parvenir à un monde sans armes nucléaires, Dimitri Medvedev lui emboîtait le pas, Gordon Brown s’était prononcé dans le même sens plus d’un an auparavant. Dans beaucoup de pays, de nombreuses personnalités ont pris position, au cours des derniers mois, pour l’élimination des arsenaux . Toutes ces déclarations ne faisaient que reprendre un engagement contracté par les 189 pays signataires du Traité de Non-Prolifération, conclu il y a quarante-deux ans, et jamais respecté. Pourtant, elles ont suscité un immense espoir dans le monde, au point de faire parfois oublier que les programmes d’armement ne sont pas décidés sur le plan mondial, mais par chaque pays.


Dans tous les Etats détenteurs d’armes nucléaires, ce sont ceux qui entendent conserver les arsenaux pour une durée indéfinie qui imposent leur volonté. Aux Etats-Unis, malgré le discours du président, le projet de budget de défense pour l’année fiscale 2011 prévoit la construction d’une nouvelle installation de production d’ogives au plutonium. Il comporte aussi un crédit de 700 millions de dollars pour les recherches sur une nouvelle classe de sous-marins, qui entrera en service en 2020. Selon le calendrier défini par l’Administration Bush et qui n’a pas été modifié, une nouvelle génération de missiles sol-sol intercontinentaux doit être déployée en 2030, et un nouveau bombardier en 2040. La pérennité de l’arsenal américain est ainsi assurée jusque dans la dernière partie du XXIème siècle.


Pour leur part, les Russes déploient actuellement un nouveau missile sol-sol Topol-M et tentent de mettre au point un nouveau missile mer-sol. En France, les avions viennent d’être équipés d’un nouveau missile de croisière ASMP-A, la Marine reçoit le nouveau missile M-51, et la prochaine génération de sous-marins est déjà à l’étude. La Chine se dote de missiles intercontinentaux, et tente d’acquérir des sous-marins. L’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord s’équipent de missiles de plus longue portée.


Ces décisions sont dues à la formidable puissance des lobbies de l’industrie d’armement, qui contrôlent aussi certains organes de presse, et exercent leur emprise sur une partie du personnel politique. Ils sont soutenus par un grand nombre d’électeurs, partisans de l’arme nucléaire sans y avoir aucun intérêt financier. Les uns estiment qu’elle est synonyme de dissuasion, qu’elle protège contre toute menace, et garantit l’absence de tout conflit armé. Pour d’autres, elle est le symbole de la supériorité du pays.


La domination de cette redoutable coalition est contestée uniquement par cette partie de l’opinion pour qui les armes nucléaires sont inutiles et dangereuses. Inutiles, car aucun enjeu ne justifie le risque de destruction de la planète. Dangereuses, parce rien ne garantit qu’aucun arsenal ne tombera jamais entre les mains d’un individu décidé à en faire un instrument d’extermination. Même si la politique adoptée est celle de la dissuasion, les armes pourraient être utilisées à la suite d’une méprise, ou d’un accident, comme il s’en est déjà produit un bon nombre, qui n’ont, par chance, pas eu de suites fâcheuses. Il est déraisonnable de donner à une dizaine d’individus, dont rien n’assure que tous jouiront toujours de leurs facultés mentales, un droit de vie et de mort sur le reste de l’humanité. La capacité de tuer des millions d’êtres humains en un instant n’est pas nécessairement une source de fierté, et ce n’est pas forcément un signe de puissance et de prestige de se trouver dans la même catégorie de pays que la Corée du Nord et le Pakistan.


Le rapport de forces entre partisans et adversaires de l’élimination des armes ne sera pas modifié à court terme. Mais que des chefs d’Etat ou de gouvernement au pouvoir prennent publiquement position, en même temps que d’autres personnalités, en faveur d’un monde sans armes nucléaires, est un événement considérable. Il montre que, malgré l’extraordinaire puissance du lobby de l’armement, les mentalités évoluent, et les partisans du démantèlement des arsenaux continuent de gagner du terrain.

Georges Le Guelte
est l'auteur de « Les armes nucléaires, Mythes et réalités », Actes-Sud, 2009, 400 pages.

Voir également à ce sujet l'ensemble des articles de la rubrique : Jeux et enjeux nucléaires



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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 15:40

Le président américain Barack Obama et son homologue russe Dmitri Medvedev signeront le nouvel accord Start sur la réduction des arsenaux nucléaires le 8 avril à Prague, annoncent la Maison blanche et le Kremlin.


Cet accord constitue le plus important succès d'Obama en politique étrangère depuis son arrivée à la Maison blanche et appuiera sa volonté de " repartir de zéro " dans les relations entre Washington et Moscou.


Moscou et Washington négociaient depuis près d'un an un nouveau traité de réduction de leurs arsenaux nucléaires destiné à remplacer Start I, qui avait été signé en 1991 et est arrivé à expiration en décembre dernier.


Devant la presse, Barack Obama a salué " l'accord le plus complet sur le contrôle des armements en près de vingt ans ".


La présidence américaine a précisé à l'issue d'un ultime entretien téléphonique entre les deux hommes que le nouveau texte limiterait à 1.550 le nombre d'ogives nucléaires déployées et à 800 le nombre de lanceurs. Il sera signé pour dix ans et pourra être prorogé de cinq années.


" Cet accord qui fera date renforce la sécurité des deux pays et réaffirme le leadership américain et russe en matière de sécurité nucléaire et de non-prolifération au niveau mondial ", dit la Maison blanche dans un communiqué.


Le Kremlin, cité par l'agence RIA, met pour sa part en avant la coopération entre les deux chefs d'Etat. "Medvedev a noté que cet accord est le reflet d'un équilibre des intérêts des deux pays", a dit la porte-parole du président russe, Natalia Timakova.


Les deux pays espèrent que la réduction des deux plus grands arsenaux nucléaires du monde enverra un signal aux autres pays et permettra d'endiguer la prolifération des armes nucléaires.


" Signal clair "


La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a ainsi jugé que l'accord constituerait un message important adressé à l'Iran ou à la Corée du Nord, deux Etats dont les Occidentaux tentent de freiner les ambitions nucléaires.


La signature de l'accord interviendra à quatre jours du sommet sur la sécurité nucléaire que Barack Obama accueillera à Washington du 12 au 14 avril.


" Avec cet accord, les Etats-Unis et la Russie - les deux plus grandes puissances nucléaires au monde - envoient aussi un signal clair ", a déclaré le président américain.


" En respectant nos engagements en vertu du Traité de non-prolifération, nous renforçons nos efforts internationaux pour stopper la propagation et pour nous assurer que les autres nations assument leurs propres responsabilités ", a-t-il ajouté.


Le texte n'impose pas de restrictions aux programmes de défense antimissile américains, objet de friction dans les négociations, souligne la Maison blanche.


Mais la Russie a assuré que l'accord aurait une dimension contraignante à la fois sur les armes stratégiques défensives et offensives.


Pour le président américain, l'accord " maintient la souplesse nécessaire pour préserver et faire progresser notre sécurité nationale, et pour garantir notre engagement indéfectible envers la sécurité de nos alliés ".


Barack Obama doit encore obtenir l'approbation du Sénat pour ratifier le texte, ce qui pourrait être rendu difficile par l'affrontement partisan autour de la réforme de la santé, adoptée et promulguée cette semaine.


Il s'est dit impatient de " continuer à travailler étroitement avec le Congrès dans les mois à venir ", invoquant la longue tradition bipartisane sur la question du contrôle des armements.


Source : Reuters

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 11:27

Le gouvernement israélien a répété qu'il ne modifierait pas sa politique de constructions de colonies juives à Jérusalem-Est, objet d'un bras de fer avec son puissant allié américain.


Israël a réaffirmé cette position parallèlement à une réunion du cabinet restreint israélien pour étudier des propositions de Washington destinées à relancer le dialogue israélo-palestinien.


" La politique de construction israélienne à Jérusalem est la même depuis 42 ans et ne change pas ", a déclaré Nir Hefez, le porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans un communiqué, laissant entendre que les ministres du cabinet restreint ne bougeraient pas sur ce point.


La réunion ministérielle s'est achevée sans qu'aucune décision ne soit annoncée.


" Le Premier ministre a fixé de nouvelles discussions dans les prochains jours et les contacts vont se poursuivre avec l'administration américaine afin de trouver ensemble une voie pour faire avancer le processus diplomatique ", a dit Hefez.


Benjamin Netanyahu est rentré jeudi d'une visite difficile dans la capitale fédérale américaine où il a déjà refusé d'accéder à la demande des Etats-Unis d'un arrêt des constructions juives dans la partie arabe de Jérusalem.


Au lendemain de son retour, deux soldats israéliens et deux combattants palestiniens ont été tués dans l'accrochage le plus meurtrier survenu à la frontière de la bande de Gaza depuis l'offensive israélienne de décembre 2008 et janvier 2009 dans le territoire côtier.


Après cet affrontement, cinq blindés et deux bulldozers israéliens ont pénétré dans la bande de Gaza en direction de la ville de Khan Younès.


La question de Jérusalem, relancée par l'annonce le 9 mars d'un projet de construction de 1.600 nouveaux logements pour des Juifs dans le quartier de Ramat Shlomo en pleine visite du vice-président américain Joe Biden, a considérablement tendu les relations entre Washington et l'Etat hébreu.


Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible, ce que ne reconnaît pas la communauté internationale. Les Palestiniens, quant à eux, veulent faire de Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville, la capitale de leur futur Etat.


Les Palestiniens demandent un arrêt complet des activités de colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée comme condition préalable à leur retour à la table des négociations.


Rien de nouveau pour les Palestiniens


Nir Hefez, le porte-parole de Netanyahu, a déclaré que les entretiens du Premier ministre israélien à Washington avaient permis de définir une liste d'accords avec les Etats-Unis, mais que des divergences demeuraient sur les conditions d'une reprise des pourparlers avec les Palestiniens.


Dans un communiqué, les services du Premier ministre ont indiqué que Benjamin Netanyahu présenterait aux sept ministres de son cabinet restreint " les progrès obtenus sur une série de questions lors de contacts diplomatiques qu'il a eus aux Etats-Unis dans le but de faire avancer le processus de paix ".


On ignore si le cabinet rendra une décision avant la fin de la journée et le début du sabbat, jour de repos pour les Juifs, ou s'il se réunira à nouveau avant la semaine de congés de la Pâque juive, qui débute lundi soir. " Il n'y a aucune date fixée ", a déclaré un porte-parole du cabinet à la radio.


Le président Barack Obama a demandé aux Israéliens de présenter des mesures permettant d'établir la confiance avec les Palestiniens afin que ceux-ci acceptent de reprendre des négociations de paix, gelées depuis le lancement de l'offensive israélienne sur la bande de Gaza en décembre 2008.


Les Palestiniens ont déclaré ne pas avoir de précisions sur un quelconque accord conclu lors des discussions entre Obama et Netanyahu visant à une reprise des négociations.


" Il n'y a absolument rien de nouveau, pour le moment, concernant le processus de paix ", a dit Nabil Abou Rdaïnah, conseiller du président palestinien Mahmoud Abbas, jeudi.


Mahmoud Abbas informera la Ligue arabe de la situation lors du sommet prévu ce week-end en Libye, a ajouté Rdaïnah.

Source : Reuters


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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 10:16

Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a soutenu vendredi 19 mars l'idée de créer en Europe un fonds financé par les banques elles-mêmes pour faire face aux futures crises financières, une option vers laquelle s'oriente également la Commission européenne.


" Je crois qu'on a besoin d'une autorité européenne de résolution (des crises), dotée du pouvoir et des instruments pour gérer au meilleur coût le cas des défaillances de banques transfrontalières ", a indiqué M. Strauss-Kahn lors d'une colloque financier à Bruxelles.


" Autant que possible, le système doit être préfinancé par le secteur. Y compris par des primes d'assurance sur les dépôts ou une quelconque taxe sur les institutions financières ". En cas de nouvelle crise, " la solution ne peut pas être basée seulement sur l'argent des contribuables " comme en 2008-2009, quand les pouvoirs publics ont dû aider de nombreuses banques dans le monde.


" On devrait s'assurer que les pertes sont supportées en premier lieu par les actionnaires et les détenteurs de titres assimilables à des actions, et en second lieu par des créditeurs non assurés ", a dit M. Strauss-Kahn.


La Commission européenne semble également pencher en faveur d'une sorte de fonds d'assurance pour faire face aux crises bancaires, financé par les institutions financières elles-mêmes.


" Ma conviction personnelle est que les banques devraient contribuer à un fonds de résolution. Il s'agit d'une logique de prévoyance que j'évoque. D'une responsabilisation. Et d'une question morale ", a indiqué le Commissaire chargé des services financiers, Michel Barnier. " Pourquoi nos concitoyens devraient payer pour les excès et les prises de risque inconsidérées d'institutions financières? En matière d'environnement, il est un principe admis de tous: pollueur, payeur. En matière financière, je ne vois pas pourquoi il devrait en être autrement ".


L'un des rapporteurs du Parlement européen pour la future architecture de supervision financière, le conservateur Manuel Garcia-Magallo y Marfil, a appelé lui aussi à établir un fonds européen, alimenté par des contributions des banques.


Pour lui, un tel fonds pourrait garantir les dépôts des particuliers, mais aussi le cas échéant renflouer certaines d'entre elles en cas de difficultés, l'intervention des pouvoirs publics restant de dernier recours.


Michel Barnier a toutefois souligné que le fonds de résolution auquel il pensait ne serait pas destiné à réaliser des sauvetages de banques en difficulté, mais plutôt à organiser leur restructuration, voire leur faillite. " Il ne s'agit pas d'une nouvelle forme de sauvetage ", a-t-il dit. " Un cadre européen à la résolution de crise signifie à l'avenir moins, peu ou pas de sauvetage. Il conduit à une résolution ordonnée des banques. "


La précédente Commission européenne avait déjà estimé fin 2009 que la faillite d'une grande institution financière ne devait plus être un tabou dans l'UE, à condition de disposer d'un cadre pour la gérer de manière ordonnée et en limiter les effets.


La Commission devrait publier à l'automne de nouvelles propositions sur la prévention et la gestion des crises financières en Europe. Le sujet devrait également être discuté lors d'une réunion informelle des ministres des Finances de l'UE, en avril à Madrid.

Dès 1999, Frédéric Bobay et David Martineau ont proposé et détaillé ce mécanisme dans un article intitulé « Proposition d’un partenariat privé/public pour la stabilité systémique des marchés financiers », publié dans la Revue du Financier (No 118-119, 1999, pp. 105-123).

Quand bien même le problème évoqué alors ne concernait que les pays émergents à l’époque, il faut le lire avec l’état d’esprit de l’époque (la crise financière des pays émergents de 1997-1999).

En outre, Frédéric Bobay a également publié à la même époque un second article de présentation générale des tenants et aboutissants de la crise de l’époque (cf. « Réinventer Bretton Woods : la réforme de l’architecture financière internationale », Revue du Financier, No 118-119, 1999, pp. 3-12.).

Cette idée n'a rien de révolutionnaire, et elle ne vient pas de nulle part !

Sa concrétisation aurait donc pu être anticipée bien avant le déclenchement de cette dernière crise financière ; une crise qui n'a surpris que ceux qui ne voulait pas la voir venir !


Source : AFP


 
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 06:25

A l'heure des grandes manoeuvres militaires et diplomatiques autour d'une sortie de crise en Afghanistan, Américains et Pakistanais ont entamé, lundi 22 mars à Washington, une semaine de "dialogue stratégique" de très haut niveau dont l'un des effets secondaires est de susciter l'inquiétude ostensible de l'Inde.


La secrétaire d'Etat américaine,
Hillary Clinton, devait rencontrer mercredi son homologue pakistanais, Shah Mehmood Qureshi, pour qu'il lui soumette une série de requêtes visant à récompenser les efforts d'Islamabad dans la lutte contre les talibans afghans et pakistanais.


Fait inhabituel, le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général
Ashfaq Kayani, s'est lourdement investi dans la préparation de cette rencontre de Washington, un rôle qui alimente bien des spéculations sur sa nouvelle stature politique au sein de la direction de l'Etat pakistanais. Le général Kayani est accompagné du général Shuja Pasha, chef des services secrets de l'armée (ISI) dont les liens historiques avec les talibans afghans sont notoires. La présence des deux généraux dans la délégation pakistanaise ne passe pas inaperçue à New Delhi qui s'inquiète de voir les thèses anti-indiennes de l'armée pakistanaise trouver un large écho à Washington.


Depuis quelques semaines, les dirigeants pakistanais affichent une confiance nouvelle. Un vent d'optimisme souffle à Islamabad. L'évolution de la scène géopolitique autour de l'Afghanistan, où la voie d'un dialogue avec les talibans gagne en crédibilité, redonne au Pakistan un rôle central sur un théâtre où il était jusque-là marginalisé, voire violemment dénoncé pour la duplicité de son attitude à l'égard des groupes insurgés.


Les Américains ont chaudement apprécié l'arrestation à Karachi, à la mi-février, du mollah Baradar, le principal chef militaire de l'insurrection des talibans afghans. Ils applaudissent en outre les opérations de l'armée pakistanaise déclenchées à l'automne 2009 dans la zone tribale du Sud-Waziristan, une offensive qui a fait suite à la reconquête de la vallée de Swat au printemps.


A Washington, les satisfecit pleuvent. Lundi, le général
David Petraeus, chef des forces armées américaines au Moyen-Orient et en Asie centrale, a "félicité" le général Kayani pour "les gains obtenus de haute lutte" contre les talibans, jugeant même "impressionnante" la campagne engagée par l'armée d'Islamabad.


Les Pakistanais sont maintenant à Washington pour présenter la facture. Leur bonne volonté dans la lutte antitalibans n'est évidemment pas gratuite, et mérite à leurs yeux une récompense. Outre des indemnisations financières, qui s'ajouteront à l'enveloppe d'aide civile de 7,5 milliards de dollars sur cinq ans débloquée par le Congrès américain, ainsi que la possibilité de s'offrir certains armements (drones), ils vont demander à Washington de répondre à leurs préoccupations stratégiques envers l'Inde.


Les Américains ont-ils signé en 2005 un accord de coopération sur le nucléaire civil ? Islamabad souhaite bénéficier de la même faveur, et ce en dépit d'un passé de prolifération qui pèse toujours sur son image internationale. Cette même rivalité avec l'Inde conduit les Pakistanais à exiger le démantèlement des réseaux d'influence de New Delhi en Afghanistan, qui se sont étoffés depuis la chute du régime taliban fin 2001. Le général Kayani a ainsi rappelé que le Pakistan cherchait à s'assurer en Afghanistan "une profondeur stratégique" que seul un régime "ami" à Kaboul peut garantir.


Les Indiens vont observer de très près la réponse américaine aux requêtes pakistanaises. A New Delhi, la crainte de faire les frais du resserrement en cours de la coopération stratégique entre Islamabad et Washington, en particulier sur le théâtre afghan, est réelle. "Les Américains trahissent une partialité en faveur du Pakistan qui est assez démoralisante", commente
Mondira Dutta, spécialiste de l'Afghanistan à l'université Jawaharlal Nehru de New Delhi.


L'Inde a lourdement investi depuis 2001 afin de se ménager des soutiens au plus haut niveau de l'Etat afghan. Avec 1,5 milliard de dollars dépensés en programme de coopération, elle est le sixième plus gros bailleur international dans la reconstruction de l'Afghanistan. Quatre mille coopérants indiens sont sur le terrain.


Les Pakistanais ont toujours dénoncé cette présence comme une couverture à des manoeuvres de déstabilisation contre leurs intérêts. Le fait nouveau pour New Delhi est que cette thèse pakistanaise trouve un écho grandissant, dans les capitales occidentales mais aussi à Kaboul. Face à cette menace, l'Inde explore des options nouvelles, à l'écart d'un jeu américain qui n'offre plus la même garantie qu'au lendemain de 2001. Selon Mme Dutta, "l'Inde va tenter de développer une approche commune avec la Russie et l'Iran sur le dossier afghan".


NB : Cet article de Frédéric Bobin a été publié dans l'édition du quotidien Le Monde en date du 25 mars 2010

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 19:12

Introduction


" La force sans la justice est tyrannique "
Début 2007, au moment d’élire le futur Président de la République en France, l’un des débats importants est, une nouvelle fois, celui sur la sécurité. En 2002, alors que la gauche était au pouvoir et qu’elle devait rendre compte de son action, cette question était même au coeur de la campagne. Tel n’est pas le cas aujourd’hui. Les médias semblent moins friands de rapporter ces affaires de violences individuelles ou collectives qui avaient pourtant fait la une de beaucoup de journaux télévisés il y a cinq ans, non sans conséquence sur le résultat de l’élection d’ailleurs. La matière est aujourd’hui pourtant identique, plus dense même, puisque ces violences n’ont cessé de s’aggraver. On ne peut que se réjouir de voir d’autres sujets animer la campagne: l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, les impôts, la dette extérieur, la place du citoyen dans la République, le sort des minorités, la place de la France dans le monde... Mais dans une société où l’émotion et l’image sont reines, où la pensée gagne à ressembler à un slogan, où les “petites phrases” remplacent les vraies paroles, où la peur de l’autre est sans cesse alimentée, l’insécurité est nécessairement au rendez-vous de l’élection.
Et ce débat mérite peut-être plus que quelques chiffres auxquels personne ne peut croire ou
quelques formules jetées au hasard d’un fait divers. Mais comme d’habitude les solutions les plus démagogiques risquent de fleurir sur le terreau du crime. En démocratie la saison du vote voit éclore des fleurs légères, de deux ou trois pétales au plus, les simples, les faciles, les rapides. On en fait des bouquets éclatants mais éphémères. Et les plus belles couleurs sont encore celles des fleurs du mensonge.
Nous risquons donc voir les électeurs sollicités par une série de crimes et de délits médiatisés,
déformés, exploités sans le moindre recul, pour attiser l’angoisse ordinaire et attirer le chaland vers une répression toujours plus forte, plus dure, plus implacable, plus bornée. Tenir un discours argumenté, laissant place au doute, reposant sur un raisonnement plutôt que sur une affirmation relève alors de l’exploit.
Il faut néanmoins tenter de relever ce défi et affronter franchement le problème de l’insécurité
car ses enjeux sont bien plus vastes qu’il n’y paraît et dépassent de fort loin le cadre d’une consultation électorale, si importante soit elle. C’est la conception de l’individu et le sens d’une société qui se jouent là. Il faudra bien quelques voix pour le dire: la lutte contre la

délinquance exige d’abord une analyse rigoureuse, scientifique et patient. Aussi bien dans l’approche globale de la criminalité que dans son approche individuelle, au cas par cas, à niveau d’homme. Cette lutte permanente passe par l’utilisation de méthodes efficaces mais aussi soucieuses de la dignité de l’homme et garantissant les libertés publiques. Vivre en sécurité exige qu’on respecte la victime comme le délinquant. La peine doit impérativement avoir un sens, car punir est une science et non un réflexe: lutter contre toutes les formes de violence exige de mobiliser toutes les formes de l’intelligence et toutes les forces de la société.
On ne se débarrasse pas de la criminalité, on la traite. On ne “tourne pas la page”, on la lit
d’abord.
La tentation est grande, sur ce sujet, de personnaliser le débat et de le réduire à une simple
discussion des propositions du ministre-candidat, Nicolas Sarkozy. Héraut indéfectible et parfois pathétique d’une politique sécuritaire tous azimuts, il occupe, grâce à un marketing politique inédit et une couverture médiatique sans précédent, une place majeure dans ce débat.
Discuter, aujourd’hui, son action et son programme est donc nécessaire - et nous tenterons de
le faire méthodiquement -, mais cet ouvrage n’est en aucun cas un livre “contre” l’intéressé.
Car si l’homme essaie par tous les moyens de personnaliser le débat, il serait stupide et vain
de s’en prendre au personnage, ni diable, ni ange, en oubliant de plus qu’il n’est pas apparu par hasard, qu’il correspond nécessairement à l’une des évolutions profondes de notre société et qu’une bonne partie de la population partage ses idées. Le même débat a eu lieu lors de précédentes élections, tout aussi vif. Il se reposera à l’avenir dans tous les mêmes circonstances. L’important n’est donc pas Nicolas Sarkozy en tant que tel. Ce qui compte et ce qui restera, c’est la confrontation sur des idées et des valeurs où cet homme incarne simplement l’option la plus farouchement conservatrice.
Prenons donc acte de cette évolution: la politique de sécurité a pris une place de premier rang
dans l’ordre politique contemporain. De mauvaises raison y conduisent, mais d’excellentes aussi. L’exigence croissante de sécurité est une réalité. Peu importe que nous vivions, en Europe du moins, dans des sociétés infiniment moins violentes qu’il y a quelques siècles. Nos contemporains sont assez peu sensibles aux évolutions historiques. Ce qui compte, à juste titre, c’est de pouvoir, aujourd’hui et ici, vivre paisiblement, le plus loin possible de la violence et des agressions de toute sorte. L’état doit prendre prioritairement cette revendication en charge. Mais une autre raison, tout aussi puissante, milite dans le même sens: c’est que la bataille permanente pour les libertés se joue aussi à l’occasion de cette lutte contre la délinquance. Cette constatation peut fâcher ou surprendre mais elle est indiscutable. Les citoyens comprennent mieux l’argument lorsque des innocents sont pris “malencontreusement” dans le piège de la justice. Tout un pays se demande alors comment ces lois censées ne jouer que contre le crime et ne concerner que ce monde a priori étranger des délinquants, peut broyer des êtres ordinaires, vivant paisiblement la vie de tout un chacun.
Comment monsieur tout-le-monde peut-il voir subitement, sur un coup de dé, sa vie basculer
dans un enfer? Outreau a fait frémir en France. Il est apparu clairement, à tous ceux qui évitaient d’y penser, que l’insécurité pouvait aussi résulter de lois mal faites, de décisions mal prises, ou même du fonctionnement techniquement correct d’institutions au sein desquelles les libertés essentielles n’étaient pas suffisamment garanties. Montaigne disait il y a près de cinq siècles: “combien ai-je vu de condamnations plus crimineuses que le crime?” (Essais, III, 13).
L’histoire nous a, là, violemment rattrapés. Et chacun de comprendre, le temps de l’émotion
du moins, qu’en démocratie, le seul souci de la sécurité ne suffisait pas à fonder une politique.
On croit lutter contre le crime, on entasse des lois répressives, on supprime des garanties, on
rogne des libertés et c’est la démocratie qu’on tue à petit feu. A Rome les hommes libres se croyaient à l’abri lorsque la torture s’est appliquée au monde lointain des esclaves mais cette procédure a fini par gangrener tout le système. Elle a fini par s’appliquer à eux et c’est la République qui fut mise à la question.
Dans le domaine de la sécurité, personne ne peut se targuer de détenir de solutions miracles et
les donneurs de leçon devraient se faire rares, les échecs étant plus bavards que quelques incertaines réussites. Nous sommes pourtant confrontés à un programme sécuritaire, décliné par Nicolas Sarkozy avec un aplomb magistral, bardé de chiffres impressionnants et de certitudes absolues, bourré de solutions simples, débarrassé de toutes ces subtilités qui obscurcissent le discours et compliquent l’action. Ce programme, essentiellement fondé sur la prison, s’adresse immédiatement et agréablement à notre cortex primaire. Il présente cet avantage de procurer des sensations fortes, dès les premiers instants de l’écoute: il assouvit la soif de vengeance, la rage de punir, il procure en un minimum de temps la jouissance simple d’appliquer simplement des idées simples. Mais les suites sont moins exaltantes. Le danger est la minute d’après, celle où l’on se prend à réfléchir. Et pire, l’heure suivante, où l’on mesure les dégâts. L’un des buts de cet ouvrage est d’analyser ce programme sécuritaire dès à présent, avant qu’il ne soit trop tard, en profitant d’une chance inouïe: il est déjà en oeuvre depuis cinq ans par son auteur, sans qu’il soit question là d’une quelconque rupture, si ce n’est la volonté

affirmée d’aller encore plus loin, au-delà de ce que la droite classique a accepté.
Dès lors, ces questions à peine esquissées, vont se poser cruellement. Quelle place reste-t-il
pour les libertés si l’individu est prisonnier dès son plus jeune âge d’un destin auquel il ne peut échapper ? Déjà surveillé, bientôt fiché, poursuivi indéfiniment par son passé, interdit d’oubli, sanctionné au premier écart, éliminé automatiquement au second, suivi pas à pas jusqu’à la fin de ses jours, cet homme qui a failli, quelle possibilité lui reste-t-il d’évoluer, de changer, quand tout va lui rappeler qu’il ne vaut que par ses actes qui le talonneront en permanence ?
Quelle est cette société d’où toute tolérance est officiellement bannie ? Où l’on ne laisse rien
passer, du moins aux plus défavorisés ? Qui veut de ce carcan étouffant et rigide qui méconnaît la vie, ses surprises, ses renouveaux, ses embellies ?

La vision simpliste du délinquant qu’on nous propose est le pendant de celle du citoyen “moderne” qui se profile. L’avenir appartient à l’homme qui “se lève tôt”, l’homme sûr de lui, l ’homme qui choisit, l’homme qui réussit, l’homme qui mérite. Si l’exaltation du travail et de l’excellence sont si forte, c’est que à l’autre bout de la chaîne, celui qui a failli, le délinquant, l’homme sans mérite, doit être châtié sans pitié. Il s’agit de refuser toute “excuse”, le mot est choisi expressément au-delà de son sens réel, de refuser en fait toute compréhension. Car l’imposture est de faire croire que comprendre empêche de sanctionner: le délinquant, suffisamment averti par la loi, agissant en toute connaissance de cause, n’a pas droit à un quelconque aménagement.
Une autre politique est possible qui nous fasse vivre réellement en sécurité. Elle passe par
l’analyse, la réflexion, la prise en compte de l’extrême complexité de la délinquance. Elle ne propose pas de solutions simples ou uniformes mais fait appel à ce qu’il y a de meilleur chez le citoyen, à sa responsabilité. C’est que nous tenterons d’avancer à chacun des chapitres de cet ouvrage. Une alternative est possible qui réussisse à allier d’une part la sécurité, le soin des victimes, l’efficacité de la sanction, de l’autre l’humanité, le respect des libertés et des droits de l’homme.

Pour la suite du document :
Serge.Portelli Serge.Portelli






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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:52

Vouloir protéger les Français, refaire de l'Etat un Etat stratège, mettre en place un fonds d'investissements stratégiques, relancer les fondamentaux d'une politique industrielle, et procéder aux réformes nécessairses au Pays est bien ! Et même très bien !

Mais celà ne peut pas se limiter aux discours grandiloquents suivis d'aucun effet tangible comme c'est le cas dans d'autres domaines clé qui participent aussi au mauvais moral des Françaises et des Français (cf. par exemple l'article de ce blog intitulé Les marchés des produits dérivés en débat et les articles auxquels il renvoie) !

Selon le dernier rapport du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye (cf. Jean-Paul Delevoye : "Je suis inquiet, le chacun pour soi a remplacé l'envie de vivre ensemble" (LeMonde.fr)), l'état psychologique de la Nation, c'est à dire l'état psychologique des Françaises et des Françaises est alarmiste !

Comment pourrait-il en être autrement quand, dans leur quotidien, au moment même où Barack Obama parvient à surmonter des difficultés immenses pour garantir à 95 % des américains un droit à une couverture sociale décente sur le registre de la santé (cf. notamment à cet égard http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/03/22/victoire-historique-pour-barack-obama-sur-le-dossier-de-la-sante_1322342_3222.html), les Françaises et les Françaises ne parviennent plus à trouver dans leurs pharmacies de proximité les produits prescrits par leurs médecins, et dans les hôpitaux des personnels en mesure de surmonter les difficultés quotidiennes que leur impose une gestion comptable de la réforme du stsème hospitalier, après s'être fait " balladés " de manière éhontée par l'Etat lors de la gestion chaotique et inefficace de la désormais célèbre grippe "A" et de son virus H1N1 !

Entendre des pharmaciens leur révéler que de nombreux produits sont en rupture de stocks depuis plusieurs semaines et qu'aucune amélioration n'est à prévoir avant plusieurs semaines n'est supportable par personne ! Y compris par les corps médical et pharmaceutique qui sont eux aussi fortement frappés par cette pénurie qui confine à l'incurie !

Surtout quand " on " a été capable de passer de gros contrats à des laboratoires et des entreprises pharmaceutiques, outre les aides à la R&D dont ils bénéficient en masse !

A bon entendeur, .....



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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 08:40

La France est pleinement satisfaite des discussions qui se sont déroulées les 8 et 9 mars 2010.


La présence de plus de soixante pays, majoritairement représentés au niveau ministériel, et de plus d’un millier de participants à haut niveau pendant les deux jours de conférence illustrent la pertinence de l’initiative.


Les participants ont ainsi unanimement noté l’importance de cet évènement dans le calendrier international (avec en ligne de mire la Conférence d’examen du TNP, en mai prochain, à New-York) et profité de cette occasion pour nouer de nombreux contacts avec les organismes publics et les industriels français.


Par l’organisation de cette conférence, la France a donc répondu à une attente réelle : celle d’un dialogue approfondi sur les enjeux liés au développement du nucléaire civil entre des Etats détenteurs de technologies et les Etats souhaitant accéder à cette source d’énergie.


Il appartient à chaque Etat de décider souverainement d’introduire ou non le nucléaire dans son mix énergétique. La conférence des 8 et 9 mars a, à cet égard, illustré une réalité : celle de la demande croissante de nucléaire dans le monde. Cette réalité devrait être mieux prise en compte par tous les Etats même ceux qui sont opposés au nucléaire pour eux-mêmes. Un consensus international est possible : celui que promeut la France à travers son engagement en faveur du développement responsable du nucléaire civil (c’est-à-dire, dans les meilleures conditions de sûreté, de sécurité, de non-prolifération et de respect de l’environnement).


Le discours du Président de la République en ouverture de la conférence a permis de rappeler l’importance des besoins énergétiques mondiaux afin de soutenir le défi du développement économique, en tenant les engagements internationaux face aux risques du réchauffement climatique.


Le Président de la République a réitéré la disposition de la France à faire bénéficier de son expérience les pays respectant pleinement leurs engagements internationaux, en particulier en matière de non-prolifération, qui souhaitent accéder au nucléaire civil.


Se jouant des approches caricaturales présentant des Etats fournisseurs arcboutés sur leurs privilèges technologiques face à des Etats revendiquant un droit aux technologies nucléaires, le Président de la République a plaidé en faveur de coopérations bilatérales et multilatérales passant par des engagements renforcés de part et d’autre.


Ce discours a permis d’annoncer plusieurs initiatives qui seront promues par la France dans des domaines identifiés comme prioritaires par les Etats primo-accédants : financement (à l’intention notamment des institutions financières internationales et dans le domaine des crédits carbone) et de la formation. Sur ce dernier point, la création d’un institut international de formation nucléaire a été annoncée.


Le discours du Président de la République est accessible en version anglaise, arabe et espagnole sur le site Internet de l’Elysée ainsi que, en version française et en version arabe sur ce blog ( Allocution du président Nicolas Sarkozy lors de l'ouverture de la Conférence internationale sur l'accès au nucléaire civil (OCDE - Paris - 8 mars 2010) ; Allocution du président Nicolas Sarkozy lors de l'ouverture de la conférence internationale sur l'accès au nucléaire civil (version arabe) ).

Source : service de presse du gouvernement

Voir également le discours de clôture prononcé par le Premier ministre, François Fillon. Discours de clôture Fillon Discours de clôture Fillon ainsi que le discours prononcé par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso (Discours de José Manuel Barroso sur le thème "Energie nucléaire civile : une question fondamentale pour la communauté internationale". (OCDE - 8 mars 2010) ).





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